Paroisse Notre-Dame-de-Grâce

Ce site est consacré à la paroisse Notre-Dame-de-Grâce,
qui a été créée en 1924 et
réintégrée à la paroisse-mère Saint-Sauveur en 1997,
dans la ville de Québec.




EXPOSITION PERMANENTE





Messages les plus récents

Pour lire les messages les plus récents, TOUJOURS VOIR APRÈS LA SECTION "Hommage à Simonne Tardif (Dumont)".

Table des matières

Pour atteindre la table des matières, veuillez cliquer ICI puis voir après la section "Hommage à Simonne Tardif (Dumont)".

Historique de NDG en résumé

Pour se rendre à l'historique succinct de NDG, veuillez cliquer ICI puis voir après la section "Hommage à Simonne Tardif (Dumont)".

Précisions

Les prêts qui me furent faits de nombreux documents me décidèrent à partager ces souvenirs avec la collectivité. Vos commentaires, souvenirs et suggestions sont les bienvenus, de même que vos corrections des erreurs ou omissions involontaires.

Notes :

Nous respectons le désir des individus de ne pas voir leur nom ou leur photo apparaître.

Pour lire les messages, toujours descendre après le "Hommage à Simonne Tardif (Dumont)".

La présentation est optimale en fonction de Windows XP, avec Firefox (Mozilla) comme navigateur et lorsque les fenêtres sont ouvertes à pleine largeur. À défaut de ces conditions, on risque de rencontrer des irrégularités.

On peut cliquer sur les photos pour les agrandir.

Les messages sont sujets à des mises à jour, sans autre avis.

Michel Gignac

Horaire de l'Exposition

À VISITER au
CENTRE COMMUNAUTAIRE ÉDOUARD-LAVERGNE,
390 Arago Ouest :

EXPOSITION permanente pour rappeler
la paroisse Notre-Dame-de-Grâce,
son curé fondateur et son église.

Elle peut être visitée surtout
le VENDREDI entre 9h et 21h,
le SAMEDI entre 9h et 15h,
(fermée le dimanche)

Pour ces jours et pour les AUTRES JOURS,
prière de s'entendre avec un préposé
(418-691-7190 ou 418-641-6252).

ENTRÉE GRATUITE

N.B. Liens vers les messages concernant l'Exposition :
inauguration
photos
crédits

Simonne Dumont (Tardif) 1920-2018

Simonne Dumont (Tardif) 1920-2018

Hommage à Simonne Tardif (Dumont), co-fondatrice du blogue et qui a écrit ce texte :

ÉLOGE DE L'ÉGLISE

Les cloches ont sonné pour la dernière fois dimanche le 29 juin 1997. Les portes de l'église Notre-Dame de Grâce dans Saint-Sauveur se sont fermées à jamais après une dernière messe solennelle dans l'église que remplissaient des résidents et d'anciens paroissiens heureux d'y revenir mais tristes de la voir fermer. La générosité de ces derniers avait permis de la conserver plusieurs années, permettant à la paroisse de célébrer son 70e anniversaire en 1994. Mais la baisse d'assistance aux offices avait fait diminuer les revenus, causant finalement la fermeture.

Depuis, des organismes ont essayé en vain de faire revivre ce temple merveilleux. Mais pendant ces années, la bâtisse s'est détériorée, ce qui fait que le Journal "Le Soleil" annonçait le 15 octobre 2008 : "L'église sera démolie d'ici Noël" pour faire place à des logements. Que de serrements de coeur pour ceux et celles qui y sont attachés !

Nous perdons donc définitivement notre belle église. Le curé-fondateur Édouard Lavergne en 1924 (voir photo), s'il voit son église débâtie, va certainement être très triste comme nous, les paroissiens. C'était un immeuble d'une grande qualité acoustique, classé édifice à "valeur patrimoniale élevée" par déclaration gouvernementale. Le glas a sonné mais je sais que toutes les personnes qui ont fréquenté ce temple en garderont de bons souvenirs.

L'église est maintenant démolie et, pour rappeler l'histoire de la paroisse, ce site "NDGquébec" se plaît à évoquer certains événements et certains aspects de la vie à NDG, à l'aide de photos, d'extraits de "La Bonne Nouvelle", le journal de la paroisse à ses débuts, etc. Les curés et vicaires dévoués, les constructeurs, les marguilliers, les bénévoles ne seront pas oubliés.

Simonne Dumont.
(Photo de l'église prise le jour de la fermeture.)

samedi 24 avril 2021

Rue Hermine : avant (Boulevard Charest) et maintenant (Conseil de quartier)

Récemment la parution dans Facebook d'une photo montrant la jonction de Charest Est et Langelier en 1951 m'a fait imaginer le rôle important que la rue Hermine dans Notre-Dame-de-Grâce aurait pu jouer.  Drôle de coïncidence, Hermine a été l'un des sujets traités lors de l'Assemblée générale annuelle récente du Conseil de quartier Saint-Sauveur pour 2020. 

Commençons par les affaires récentes. Le conseiller municipal de Saint-Roch-Saint-Sauveur, Pierre-Luc Lachance, a mentionné lors de ce Conseil de quartier virtuel que Hermine est incluse dans les rues qui bénéficieront d'un effort de verdissement et de lutte contre les îlots de chaleur. Il fut même question de la création d'un petit parc sur la rue Hermine !

Parlant de parc, je lui ai posé une question concernant l'Oasis Sauvageau (le parc de la Grotte Notre-Dame-de-Lourdes). Il m'a précisé que, l'été dernier, aucun projet n'avait été proposé pour cette place éphémère (la seule activité dont j'ai eu connaissance ayant été la messe de la Saint-Jean). C'est la même situation en cet été 2021 : aucune activité n'a été proposée et ce lieu ne demeurera malheureusement qu'un simple parc.

Reculons maintenant dans les années 50. La photo mentionnée ci-haut est celle-ci :


On reconnaît le Boulevard Charest Est, où le photographe a pris la photo, et le Boulevard Langelier qui le croise. On remarque que, contrairement à maintenant, Charest Est est bloqué pour circuler dans l'ouest. L'auto se dirige vers la rue Saint-Vallier Ouest. En observant la position des rues, sur la carte suivante de 1954, 


on constate que Charest Est à droite aurait été en ligne presque directe avec la rue Hermine dans NDG (rue en blanc). Il aurait été naturel que Hermine soit choisie pour constituer le Boulevard Charest pour qu'il y ait continuité entre l'est et l'ouest. On peut imaginer l'importance qu'aurait prise cette rue de NDG, qui retrouverait et même dépasserait celle qu'elle avait quand le tramway y passait jusqu'en 1948. 

On constate bien sûr que la décision ne fut pas prise en ce sens car on observe que ce fut la rue Morin qui fut sélectionnée pour jouer le rôle du Boulevard Charest "West" tel que déjà indiqué sur la carte précédente, même si les démolitions et les réfections ne seront effectuées et complétées qu'en 1960. La situation conduisit donc à celle que nous observons maintenant, avec le crochet comme sur le plan suivant :


Il est vrai que cette solution a probablement occasionné moins d'expropriations qu'il en aurait fallu avec l'hypothèse d'Hermine.

Michel.

(merci à Michel Gallant pour la colorisation de la photo des archives de la Ville de Québec, à BAnQ pour la carte des assurances de 1954 et au site de la Ville de Québec pour le plan actuel)




mercredi 17 mars 2021

Quelques films qui avaient été projetés à la salle paroissiale de NDG.

 Salutations à Amélie Audet et à l'équipe du journal "Le Carillon". Quelques-uns de mes souvenirs du quartier Saint-Sauveur sont rapportés dans la chronique "C'était comme ça, dans l'temps" du numéro de mars 2021 ! Je mentionne entre autres les films pour les jeunes qui étaient projetés à la salle paroissiale de Notre-Dame-de-Grâce (entrée par la rue Colbert), les dimanches après-midi au début des années 60. Ça me donne l'idée d'énumérer quelques-uns des titres que j'avais visionnés à cette époque. Si ma mémoire est fidèle, le coût d'entrée était de 10 cents !


1962?                        Le monstre des temps perdus (The Beast From 20000 fathoms, 1953). Le premier                                     film que j'ai vu en salle.

4 novembre 1962      L'Oasis des tempêtes (The Land Unknown, 1957)

11 novembre 1962    Spaceman contre Satellites

18 novembre 1962    L'homme Chauve-souris

25 novembre 1962    L'ennemi invisible 

16 décembre 1962    La guerre des mondes (War Of The Worlds, 1953)

24 février 1963         La petite Aurore, l'enfant-martyre (1951)

17 mars 1963            L'invincible Spaceman

24 mars 1963            Les monstres de l'Île en feu (Dinosaurus!, 1960)


17 novembre 1963    La machine à explorer le temps (The Time Machine, 1960). Cet après-midi-là s'annonçait pour être long et pénible. Au début du film, les discussions dans l'assistance étaient plus bruyantes que le son venant des haut-parleurs. En effet, la première demi-heure du film était fort bavarde, ce qui intéressait peu les jeunes que nous étions. Mais quand le héros commença à utiliser sa machine à voyager dans le temps, le silence se fit dans la salle ! C'est un film marquant. Il prévoyait une troisième guerre mondiale en 1966 !

1 décembre 1963      Prisonnières des Martiens (The Mysterians, 1957)

22 décembre 1963 ?  Gorgo (Gorgo, 1961)

29 décembre 1963    Tobor, le maître du monde (Tobor, The Great, 1954)

1963?                        Le septième voyage de Sinbad (The Seventh Voyage Of Sinbad, 1958)

1963?                        Le monde perdu (The Lost World, 1960)


En plus des films de science-fiction et d'horreur que j'ai vus à NDG, j'étais allé avec des amis au Centre Durocher pour le film d'aventures "Ivanhoé" (1942). La salle étant plus vaste, j'étais plus éloigné de l'écran et je n'avais rien vu du film, étant myope sans le savoir. Constatant que mes amis suivaient attentivement l'intrigue, je me doutai que, voyant tout embrouillé, quelque chose ne tournait pas rond !

Michel.
(source : les feuillets paroissiaux de 1962 et 1963 à NDG)

samedi 27 février 2021

Des commerces de NDG ou à proximité, en 1929

Le programme conçu pour le Grand Concert donné par la Chorale et la Maîtrise de Notre-Dame-de-Grâce en 1929 avait permis de constater qu'un grand nombre de commerces de la paroisse l'avaient commandité. Faire une liste de ces magasins ou travailleurs offrant leur service donne une idée de l'intensité impressionnante d'activités économiques qui s'effectuaient dans cette paroisse ou à proximité, tout comme dans la plupart des paroisses à cette époque. 


Voici donc les annonces qui se trouvaient dans ce cahier, par ordre alphabétique de rues. Il faut noter que les adresses postales étaient fournies selon leurs anciens numéros, que vu les numéros actuels n'allaient apparaître que vers 1950 (pour obtenir une meilleure situation, on peut consulter le livre "De cloches et de voix" de Dale Gilbert, aux pages 58 et 59, où l'éditrice Émilie Lapierre-Pintal a dressé un plan du territoire de NDG comportant des commerces de sa première décennie avec indication de leur adresse post-1950) 


Arago (vers l’ouest, à partir de 195) : 

196 (coin Langelier) Dinel, Josaphat, boucher 
198 Boucher & Lapointe, (Amédée), entrepreneurs-menuisiers 
198 Lapointe, Marguerite, coiffeuse 
240 (coin DeMazenod) Restaurant Notre-Dame (propr. Demers, Roméo) 
284 Blouin, Aurélius, épicier et nouveautés 
287 Robitaille, Jos, boulanger 
293 Dinel, Aimé, boucher 
322 Pichette, Alfred, épicier 
323 Dion, Elzéar, peintre-décorateur 

Bayard (vers le sud, à partir de 162) : 

183 Lachance, F.-X., épicier et boucher 
191 Plamondon, Ovide, boulanger 

Châteauguay (vers l’ouest, à partir de 10) : 

34 Blouin, Jos., épiceries de choix 

Colbert (vers le sud, à partir de 3) : 

23 ½ Boivin, Adélard, fourrures 

DeMazenod (vers le sud, à partir de 116) : 

173 Côté, A. Fortunat, peintre-décorateur 

Durocher (vers le sud, à partir de 156) : 

156 (coin Kirouac), Laroche, Wilfrid, boucher (voir aussi Kirouac) 
161 Sylvain & Frères, viandes 

Franklin (vers l’ouest, à partir de 3) : 

12 Gignac, Honoré, marchand de bois et entrepreneur général 
154 Barbeau, Omer, couvreur 

Kirouac (vers l’ouest, à partir de 4) : 

98-100 (coin Durocher), Laroche, Wilfrid, épicier (voir aussi Durocher) 

Langelier, Boulevard (vers le nord, à partir de 1) : 

9 Asselin, Napoléon, ferblantier-plombier 
69 Roberge, Théodule, tailleur de pierre et constructeur 
136 Garage Andrews, (Edgar), pièces et service de remorquage 

Victoria (vers le sud, à partir de 84) : 

115-117 (coin Châteauguay) Royer, Ludger, épicier 
135 Minguy, Adélard, épicier



























Nous examinerons peut-être, dans un message subséquent, une autre époque pour les commerces de NDG. 

Merci à nouveau à Claude Drouin.

Michel.
(la photo de la Maîtrise avec la Chorale date de 1934)

mardi 2 février 2021

Un exploit récent dans la Côte Salaberry.



La Côte Salaberry, cette voie qui peut être associée à quatre paroisses ou anciennes paroisses, dont Notre-Dame-de-Grâce, a été le lieu d'un exploit, samedi le 30 janvier dernier. Marie-Ève Trottier, une athlète, s'est donné le défi de monter (et descendre) la côte de façon à atteindre l'équivalent de la moitié du Mont Everest ! Voici comment Ici-Québec de Radio-Canada résumait l'interview avec elle qui s'est tenue la veille à Première heure avec Claude Bernatchez :

"Courir dans la côte de Salaberry pendant 15 heures, c’est le nouveau défi de Marie-Ève Trottier (Courir "comme une fille"). Demain, 30 janvier, elle tentera de cumuler le maximum de dénivelé positif entre 5h et 20h. Pour Marie-Ève, une conseillère scientifique en santé publique à l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) et une habituée des courses longues distances, il s’agit d’un geste symbolique pour remercier les commerces locaux, notamment Le coureur nordique, qui continuent d’offrir de bons services malgré la pandémie. Alors un gros défi dans cette côte, bien connue à Québec, qui a une pente à 18 %. Elle souhaite faire au moins 85 montées/descentes. Mireille l’a rencontrée ce matin."

On peut écouter l'entrevue en cliquant ce lien :

http://www.radio-canada.ca/util/postier/suggerer-go.asp?nID=4617447

M'étant présenté sur les lieux, j'ai pu la féliciter au passage et j'ai discuté un peu avec sa tante (et son conjoint), une ancienne résidente de la rue De Tracy, qui m'a fourni quelques informations.

Marie-Ève Trottier a annoncé dans Internet le bilan de sa journée. Au lieu d'une durée de 15 heures, elle a dû raccourcir son exercice à 11 heures. Elle ajoute :

"Si Près! J'ai dû gérer des problèmes à cause du froid.

Distance 50,2 km

Altitude 3 905 m"

Tout de même, cette performance rappelle d'autres exploits qui se sont déroulés par le passé dans la Côte Salaberry, notamment dans la discipline du ski, lorsqu'elle était fermée à la circulation l'hiver.

Michel.


jeudi 28 janvier 2021

Grand concert par la Maîtrise et la Chorale de NDG en 1929

Dans le site Facebook, quelqu'un a partagé presque au complet le programme du Grand concert de 1929 par la Chorale et la Maîtrise de Notre-Dame-de-Grâce.



Cette performance des 8 et 9 avril était au profit de l'église de la paroisse et de la grotte Notre-Dame-de-Lourdes. Dans La Bonne Nouvelle, le message suivant avait été publié :

"LES 8 ET 9 AVRIL

GRAND CONCERT PAR LA CHORALE ET LA MAÎTRISE

Avec accompagnement par l'Orchestre

 

Ne manquez pas de retenir vos billets. Beaucoup d'étrangers ont déjà retenu leurs billets. Hâtez-vous car il ne faudrait pas que les paroissiens n'aient pas de places.

Admission - - - - 25 sous"


Le cahier comportait entre autres le programme musical exécuté :

"PROGRAMME


1- Ouverture
Orchestre N.-Dame de Grâce
au piano: M. A. Langlois

2- Les trois jours de Colomb (choeur)
Chorale et Maîtrise
au piano: Mlle Bernadette Lavergne

3- Aimez, priez, chantez
Solo par M. Joseph-Moïse Fradet

4- Un rêve
Solo par David Parent

5- La nuit (2 voix)
Maîtrise

6- Orchestre

7- Sous l'ormeau
Duo par MM. F. Plante & L. Fortier

8- L'Angelus de la mer
Solo par M. Elzéar Gendreau

9- Berceuse de Jocelyn
Solo par M. Albert Laliberté

10- Les croix des bois (2 voix)
Maîtrise

11- Les voix du soir
Maîtrise

12- Orchestre

13- Les fauvettes
Maîtrise

14- Choeur des soldats (Faust, de Gounod)
Chorale et Maîtrise

15- Ô CANADA


Le cahier contenait aussi des annonces de commerces qui commanditaient le spectacle. En voici un échantillon :






Contrairement au programme de la bénédiction des cloches de l'église, produit en 1927, on peut constater que le cahier du Grand concert de 1929 était annoncé par de nombreux commerces locaux. On pourra y revenir dans un prochain message pour dresser un portrait des principaux commerces qui opéraient dans la paroisse dans ses premières années.

Michel.
(merci à Claude Drouin, de la page Facebook "Souvenirs de la Ville de Québec (Et les environs)" )


lundi 21 décembre 2020

Anecdotes d'une première messe de minuit (1931)

 


Dans la "Bonne Nouvelle" (journal de Notre-Dame-de-Grâce) du 19 décembre 1931, un texte racontant des anecdotes d'un enfant à sa première messe de minuit fut publié. C'était présenté comme un conte de Noël, dont j'ignore l'auteur. Il fera du bien de rire un peu, pour oublier cette année 2020 qui ne fut pas facile. Voici la rédaction intégrale :

MA PREMIÈRE MESSE DE MINUIT

"Quand pour la première fois mes parents m'amenèrent à la messe, j'avais sept ans, et c'était pour la messe de minuit.

Depuis longtemps ma mère me parlait de l'Enfant Jésus, et j'avais hâte de voir ce petit Jésus qui m'avait donné déjà de si belles étrennes. J'eus beaucoup de peine à m'endormir, tant j'avais peur de ne pas être éveillé. Je revois encore la scène.

Nous partons en voiture, vers 11 heures. Comme nous approchons de l'église, il me semblait qu'elle était en feu; c'était la première fois que je la voyais la nuit. Nous entrons. Il faisait plus clair que dans le jour. Ma mère m'enlève mon casque et me lève pour me faire prendre de l'eau bénite. Je plongeai toute la main dans le bénitier et je me mis à pleurer parce que ma main était toute mouillée.

Maman m'essuya et la main et les yeux, puis, pour me consoler, m'amena droit tout en avant de la balustrade, à la crèche de l'Enfant Jésus. En arrivant, je criai tout haut:

-Oh! le beau petit Jésus!

Et je me précipitai vers le petit Enfant.

-Touche pas! murmura ma mère.

-Pourquoi?

-Chut !

Je ne comprenais rien à ce mystère.

Je m'agenouillai tout près du divin Enfant, et je l'examinai de la tête aux pieds. Oh! comme il me paraissait beau avec ses petits yeux toujours fixés au ciel, ses petits bras étendus, ses petites mains pas plus grosses que celles de Bébé chez nous! Et sa petite robe blanche ! .... la poupée de ma sœur n'était pas si bien habillée, va ! ... J'étais en extase.

Pourtant, quelque chose me surprenait: l'Enfant-Dieu ne remuait pas.

De le voir si tranquille, si différent de moi qu'on appelait le Mouvement Perpétuel, si différent des bébés que j'avais vus au berceau chez nous, je n'en pouvais croire mes yeux.

-Est-ce qu'il dort? demandai-je à ma mère. Mais on ne dort pas les yeux ouverts !

-Chut! chut!

-Maman, pourquoi que le petit Jésus me regarde pas?

-Chut! chut! on ne parle pas à l'église !

La réponse n'était pas très satisfaisante. Je continuai à regarder celui que maman priait et j'examinai la crèche. Il y avait là un bœuf. Ce qui me surprit, c'est que le petit Jésus était aussi gros que le bœuf. Puis je vis un autre animal qui ressemblait pas mal à un cheval, mais il me semblait que notre vieux Rouget n'avait pas les oreilles si longues que ça. Puis je regardai les petits moutons, ah! de beaux petits moutons blancs comme dans le champ, chez nous.

-Maman! regarde donc les beaux p'tits moutons. Est-ce que je peux en prendre un?

Maman sa hâta de me prendre la main.

-Viens-t'en, me dit-elle d'un air sévère.

Et nous nous rendons dans notre banc. Je regardai faire ma mère. Je vis que ses lèvres remuaient; je fis marcher mes lèvres moi aussi. Tout à coup, quand entrèrent les enfants de chœur, je m'écriai:

-Maman, regarde donc les petites filles en robe rouge !

Ma mère se mit à sourire.

Et la messe commença. Oh! mes impressions de première messe. À voir M. le Curé aller, venir à l'autel, se retourner pour le Dominus vobiscum, chanter, se taire, parler, mon imagination travaillait fort.

Je me demandais ce que c'était que cette table où il y avait des cierges plus grands et plus beaux que celui que ma mère allumait pendant les orages.

J'aurais bien voulu savoir pourquoi M. le Curé pouvait, lui, parler tout haut dans l'église et qu'à moi on disait: "On ne parle pas dans l'église."

Et puis, j'aurais bien voulu comprendre ce qui disait M. le Curé. Si la langue m'était inconnue, les gestes ressemblaient beaucoup à ceux de grand'mère quand elle me promettait une grosse récompense si j'étais sage.

Ce qui m'intrigua le plus, ce fut de voir partir tout à coup papa, maman et presque tout le monde. L'on ne parlait pas alors de la communion à des enfants de six ou sept ans.

Qu'est-ce qu'on donnait à manger à la balustrade, ce long escalier à trois marches?

Quand ma mère fut revenue, je lui dis:

-Qu'est-ce que vous êtes allée faire donc, maman?

Pour toute réponse, elle me mit le doigt sur les lèvres d'un air grave, puis se cacha la figure dans les mains. J'eus l'impression que je lui avais fait de la peine.

Papa, lui, avait les bras croisés et regardait tout le temps à la même place, comme le petit Jésus.

Je croyais que lui aussi était mécontent de moi.

Je me gardais bien de questionner encore, mais que j'avais hâte de parler et d'aller voir de nouveau la crèche!

Quand la messe fut dite et que les bancs commencèrent à se vider, maman m'emmena près de la crèche. Je m'approchai plus près que tout à l'heure, et je voulais à tout prix toucher à l'Enfant Jésus.

Ma mère me regarda avec deux gros yeux, qui me contrariaient fort. Le petit Jésus semblait tellement dire: "Laissez venir à moi les petits enfants." Je sentis la main de ma mère m'entraîner.

Mais c'est que je ne voulais pas quitter cette crèche qui me captivait.

Oh! les impressions d'enfance, elles s'écrivent pour la vie dans nos âmes tendres et simples. Plus tard elles revivent et impressionnent nos vieux ans."


Je vous souhaite de joyeuses Fêtes et une véritable bonne année 2021 !

Michel.

vendredi 11 décembre 2020

Décès de Lucien Drolet, ancien marguillier de Notre-Dame-de-Grâce

 

On trouve dans les avis de décès celui de Lucien Drolet, ancien marguillier de la paroisse NDG, mort le 30 novembre dernier. 

Une cérémonie funéraire se tiendra dans la plus stricte intimité. Pour des messages à la mémoire de Monsieur Drolet, se rendre au  :

https://www.lepinecloutier.com/necrologie-avis-de-deces/60871-lucien-drolet

Un témoignage de sympathie peut se traduire par un don à la Société canadienne du cancer, 214-1040, avenue Belvédère, Québec (Qc) G1S 3G3, internet : www.cancer.ca


Michel.


vendredi 4 décembre 2020

Compléments concernant le décès de Clément Fortier

 


Suite au décès de Clément Fortier, voici les détails concernant les visites de sympathies et les funérailles :

La famille recevra les condoléances à 

la Souvenance

301 Rang Ste-Anne (Québec)

le 8 décembre

de 13: à 15:30

Une liturgie de la parole se tiendra à la chapelle du même endroit et le même jour, à 15:30.

Une limite de 25 personnes devra être respectée pour la cérémonie. Le port du masque sera obligatoire.

Les  sympathies peuvent aussi se traduire par un don à la Fondation du CHU de Québec (hôpital du Saint-Sacrement), 10, rue de l’Espinay, Québec, G1L 3L5.

Michel.


lundi 30 novembre 2020

Décès de Clément Fortier



Mon cousin Yvan Gignac a informé du décès de Clément Fortier, qui s'est dévoué pour la Corporation de Loisirs de Notre-Dame-de-Grâce. Les détails des cérémonies concernant les funérailles seront publiés ici, lorsque connus.

(photo datant de la première époque des Loisirs)

Michel.

samedi 31 octobre 2020

Un nouveau monument sur le Boulevard Langelier : Étienne-Paschal Taché

 Depuis quelques semaines, le terre-plein du Boulevard Langelier, entre Arago et Franklin, s'est enrichi d'une nouvelle statue, celle d'Étienne-Paschal Taché, l'un des Pères de la Confédération. Oeuvre de Jules Lasalle, cette statue avait été initialement installée dans le parc Notre-Dame-de-la-Garde, dans le quartier Champlain en 2014 (photo). C'était un don de l'Île-du-Prince-Édouard à l'occasion du 150e anniversaire de la Conférence de Québec (1864) qui a mené à la Confédération canadienne (1867).

La plaque bilingue (photo) qui est installée devant la statue donne des détails. Voici la transcription :

"Étienne-Paschal Taché (1795-1865)

Oeuvre de Jules Lasalle

À l'occasion du 150e anniversaire des conférences de Charlottetown et de Québec, de 1864, qui ont mené à la création du Canada, les statues en bronze de deux Pères de la Confédération ont été érigées, l'une à Charlottetown, à l'Île-du-Prince-Édouard, et l'autre à Québec.

Étienne-Paschal Taché, président de la Conférence de Québec, est ici représenté au moment où il accueille les délégués de la Nouvelle-Écosse, du Nouveau-Brunswick et de l'Île-du-Prince-Édouard, arrivés à bord du SS Queen Victoria pour assister à la Conférence de Québec du 10 au 27 octobre 1864.

La statue érigée à Charlottetown représente William Henry Pope, secrétaire colonial de l'Île-du-Prince-Édouard, venu accueillir les délégués à l'occasion de la Conférence de Charlottetown tenue du 1er au 9 septembre 1864.

Créées par le sculpteur Jules Lasalle, ces oeuvres d'art complémentaires font ressortir le lien entre les deux premières conférences. Une troisième et dernière conférence a eu lieu à Londres, en Angleterre, de décembre 1866 à mars 1867. Le 1er juillet 1867, le Dominion du Canada était constitué par la proclamation de l'Acte de l'Amérique du Nord britannique.

Don d'Île-du-Prince-Édouard 2014 inc.

à la Ville de Québec

Le 5 septembre 2014"



À ma connaissance, la statue nouvellement déménagée n'a pas encore été officiellement inaugurée.

Michel.