L'Exposition permanente

On peut lire un compte-rendu de l'inauguration de l'Exposition permanente après le "message à l'honneur".

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Table des matières

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Historique de NDG en résumé

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Présentation

Ce site est consacré à la paroisse Notre-Dame de Grâce, qui a été créée en 1924 et réintégrée à une autre paroisse en 1997, dans le quartier Saint-Sauveur de la ville de Québec.

Les prêts qui me furent faits de nombreux documents me décidèrent à partager ces souvenirs avec la collectivité. Vos commentaires, souvenirs et suggestions sont les bienvenus, de même que vos corrections des erreurs ou omissions involontaires.

(Notes :
Nous respectons le désir des individus de ne pas voir leur nom ou leur photo apparaître.
La présentation des images est optimale en fonction de Windows XP et lorsque les fenêtres sont ouvertes à pleine largeur. On peut cliquer dessus pour les agrandir.
Les messages sont sujets à des mises à jour, sans autre avis)

Michel Gignac

Éloge de l'église

Les cloches ont sonné pour la dernière fois dimanche le 29 juin 1997. Les portes de l'église Notre-Dame de Grâce dans Saint-Sauveur se sont fermées à jamais après une dernière messe solennelle dans l'église que remplissaient des résidents et d'anciens paroissiens heureux d'y revenir mais tristes de la voir fermer. La générosité de ces derniers avait permis de la conserver plusieurs années, permettant à la paroisse de célébrer son 70e anniversaire en 1994. Mais la baisse d'assistance aux offices avait fait diminuer les revenus, causant finalement la fermeture.

Depuis, des organismes ont essayé en vain de faire revivre ce temple merveilleux. Mais pendant ces années, la bâtisse s'est détériorée, ce qui fait que le Journal "Le Soleil" annonçait le 15 octobre 2008 : "L'église sera démolie d'ici Noël" pour faire place à des logements. Que de serrements de coeur pour ceux et celles qui y sont attachés !

Nous perdons donc définitivement notre belle église. Le curé-fondateur Édouard Lavergne en 1924 (voir photo), s'il voit son église débâtie, va certainement être très triste comme nous, les paroissiens. C'était un immeuble d'une grande qualité acoustique, classé édifice à "valeur patrimoniale élevée" par déclaration gouvernementale. Le glas a sonné mais je sais que toutes les personnes qui ont fréquenté ce temple en garderont de bons souvenirs.

L'église n'est pas encore démolie, mais pour rappeler l'histoire de la paroisse, ce site "NDGquébec" se plaît à évoquer certains événements et certains aspects de la vie à NDG, à l'aide de photos, d'extraits de "La Bonne Nouvelle", le journal de la paroisse à ses débuts, etc. Les curés et vicaires dévoués, les constructeurs, les marguilliers, les bénévoles ne seront pas oubliés.

Simonne Dumont.
(Photo de l'église prise le jour de la fermeture.)

Message à l'honneur


Monsieur l'abbé Benoît Allaire, qui a célébré sa première messe à l'église de NDG le 4 juin 1950, année où il avait été ordonné prêtre, nous transmet ce message :

"C'est malheureux que la belle église de Notre-Dame de Grâce soit démolie. Mes respectueuses salutations."


mardi 17 novembre 2009

L'inauguration de l'Exposition : un succès !

Autant mercredi le 11 que dimanche le 15 novembre, les amis de la paroisse Notre-Dame-de-Grâce ont répondu par centaines à l'invitation du comité organisateur de l'Exposition permanente maintenant installée au Centre Communautaire Édouard-Lavergne, formé par la Corporation des Loisirs de NDG.

Mercredi, la cérémonie s'est déroulée en présence de plusieurs anciens curés ou administrateurs (les abbés Jean-Guy Roberge, Jean-Luc Laflamme, Marcel Plamondon), anciens vicaires ou prêtres-assistants (les abbés Philippe Poulin, Richard Turcotte, André Cyr, Jean-Yves Lacroix), religieuses et religieux né-e-s sur le territoire de NDG, anciens marguilliers et bénévoles trop nombreux pour les nommer sans en oublier, des neveux et nièces du Curé Lavergne, etc.

Au quatrième étage du "Collège", sous l'animation d'Yvan Gignac, instigateur du projet, des représentants d'organismes ayant participé à sa réalisation ont pris la parole pour souligner le caractère original et patrimonial de cette initiative visant à rappeler "une paroisse, une église, un homme", principalement Monsieur Bissonnette, de la Ville de Québec. On peut mentionner aussi la présence de représentant-e-s
- de la Caisse Desjardins du Centre-ville de Québec,
- du Ministère de la culture, des communications et de la condition féminine du Québec,
- de l'Archevêché de Québec.
- du district municipal Saint-Sauveur de la Ville de Québec,
- de la paroisse Saint-Sauveur

Le point culminant des cérémonies fut l'illumination officielle de la "rosace", vitrail qui anciennement dominait le jubé à l'arrière de l'église. L'honneur de ce geste fut réservée à Mme Simonne Dumont, membre du comité de l'Exposition, et à M. Jean-Paul Castonguay, malheureusement absent pour raison de santé. Mme Dumont, à qui est due une grande part de l'affluence lors des deux journées, a tenu à dire quelques mots pour remercier M. Yvan Gignac d'avoir eu l'idée d'élaborer ce musée.
Dimanche le 15, le Centre Communautaire ouvrait ses portes à la population en général qui avait été informée, entre autres par l'hebdo "Le Carrefour" et par la station de télévision CFCM-TV (TVA), de la tenue de l'événement. Les visiteurs peuvent admirer, sur les murs de la cage d'escalier, les fresques qui illustrent les thèmes de l'exposition de même que de nombreux vitraux illuminés qui ont été sauvegardés lors de la démolition récente de l'église.

Ensuite, au quatrième étage de l'édifice, des pièces du mobilier de l'ancienne église de même que la magnifique rosace peuvent être examinées de près. Le local principal de l'exposition exhibe des panneaux d'interprétation racontant une partie de la vie du curé fondateur Édouard Lavergne, une description de l'église qu'il a fait construire dans les années 1920 et une vue d'ensemble de la paroisse et de ses habitants qui lui tenaient tant à coeur et qui ont évolué jusqu'à la fermeture en 1997. Pierre-Antoine Hamel avait effectué les recherches historiques nécessaires.

Il est important de mentionner les noms des membres du Comité responsable de l'Exposition :
Yvan Gignac,
Conrad Plante,
Simonne Dumont,
Gilles Pagé,
Gérard Marcotte.

Un gros merci est adressé aux visiteurs qui se sont déplacés. Ce fut en en quelque sorte le 85e anniversaire de NDG ! Ceux et celles qui ont oublié d'écrire leurs impressions et leurs suggestions dans le registre des invités peuvent les envoyer au présent site web de NDGquébec (par un commentaire ou par courriel).

Rappelons qu'il s'agit d'une Exposition permanente qui peut donc être visitée à tout moment, à peu près aux heures d'ouverture du Centre Communautaire et autant de fois que désiré (il est suggéré de s'informer auparavant). Yvan Gignac a mentionné que l'Exposition pourrait être bonifiée annuellement à l'aide d'autres souvenirs. C'est à suivre !

Michel.
(Merci à Pierre Castonguay pour ses photos. Pierre vous invite à aller visionner ses autres photos de cet événement, à :
http://picasaweb.google.com/pierre.castonguay/NDG# )

vendredi 13 novembre 2009

Il y a 60 ans, le 25e anniversaire de NDG.

Les fêtes du 25e anniversaire de la paroisse Notre-Dame-de-Grâce se sont tenues du 6 au 13 novembre 1949. Voici le programme de ce Jubilée d'argent :

Le premier dimanche, le 6 novembre :
Grand'messe solennelle à 10 h 45, célébrée par le curé de Saint-Sauveur, Jean Leduc ; sermon par l'Archevêque de Québec Maurice Roy.
Vêpres solennelles, à 19 h 00.
Soirée de famille (Vieux Temps) à 20 h 00, à la salle de l'École Supérieure (Collège).

Lundi, le 7 novembre :
À 20 h 30, soirée par les élèves du Couvent, à la salle du Couvent.

Mardi, le 8 novembre :
À 20 h 30, soirée par les Élèves de l'École des Frères (Collège), à la salle de l'École Supérieure.

Mercredi, le 9 novembre :
À 20 h 30, soirée paroissiale récréative à la Salle paroissiale.

Jeudi, le 10 novembre :
À 20 h 00, Service solennel à l'intention des paroissiens défunts.
À 20 h 30, soirée organisée par les Lacordaire et les Jeanne-D'Arc, à la Salle paroissiale.

Dimanche, le 13 novembre :
À toutes les messes, sermon par l'abbé Lactance Blais, à ce moment-là aumônier de l'hôpital de l'Enfant-Jésus.
à 20 h 00, Banquet paroissial, à la salle de l'École Supérieure (Collège), sous la présidence d'Albert Maheux et la présidence d'honneur du Curé Joseph Falardeau. Le plat principal fut du poulet rôti.

Un cahier souvenir du 25e anniversaire avait été distribué, source précieuse d'informations sur l'histoire de NDG de 1924 à 1949. La chronologie des événements fut écrite par Lionel Roberge et le Curé Joseph Falardeau.

Michel
(merci aux personnes qui ont partagé leur cahier du 25e, leur insigne ou leurs photos.)

vendredi 6 novembre 2009

Il y a 75 ans, le 10e anniversaire de NDG.

Dimanche le 4 novembre 1934 était célébré le 10e anniversaire de la paroisse Notre-Dame-de-Grâce. Il reste peu de souvenirs matériels (photos, programme, ...) de cette fête. Heureusement la Bonne Nouvelle qui allait être publiée par la suite (datée du 29 décembre 1934) décrivait en détails le programme de cette journée.

Précisons d'abord qu'un numéro spécial de la Bonne Nouvelle, daté du samedi 3 novembre, faisait le bilan des dix années d'existence de NDG. Ce document devait servir de modèle pour le cahier souvenir du 25e anniversaire qui allait être rédigé en 1949 (dont nous traiterons bientôt). Un historique, des photos précieuses, des messages de dignitaires, etc., constituaient ce "cahier du 10e".

Revenons donc au déroulement des festivités du 4 novembre 1934. Je résume les détails fournis par la Bonne Nouvelle en laissant "parler" le rédacteur (les ajouts sont entre parenthèses):

"D'abord, la messe solennelle qui a appelé aux pieds des autels une foule reconnaissante. Elle remplissait toute l'église. À l'Autel, M. l'abbé Guillaume Deschênes, professeur de philosophie au Séminaire de Québec. Enfant de la paroisse, c'est lui qui, il y a dix ans, chantait la première messe paroissiale dans le soubassement du Couvent, et celle de la bénédiction de l'Église, 1'année suivante.

À l'orgue, la chorale sous la direction de M. Moïse Fradet. Lui aussi était 1à au début de la paroisse. Malgré la maladie et les épreuves, son dévouement s'est maintenu avec un courage inlassable. Ses chantres savent l'apprécier.

Était là aussi, la petite maîtrise, ceux que nous appelons les "Petits chanteurs en toge" à cause qu'ils portent, par-dessus leur costume aux couleurs de la Vierge, une toge taillée dans le style des professeurs de l'université. Maintenant; c'est le Frère Eugène qui en a la direction. Longtemps le Frère Anselme se dévoua à la former. À certains moments quelques-uns atteignirent presque la célébrité en chantant à la radio soit au bénéfice des pauvres, soit pour le compte de la Compagnie "Pony Brand".

L'organiste actuelle Mlle (Marie-Anna) Hamel a remplacé Mlle Bernadette Lavergne, devenue Mme Aurélius Blouin. Et nous avons eu une belle messe bien choisie et bien chantée.

En chaire, M. l'abbé Jules LockweIl, aujourd'hui Curé de Donnacona. Ce fut le premier vicaire. Il nous a donné l'un le ses meilleurs sermons, plein de coeur et de doctrine.

Le soir, banquet, dans la grande salle du Collège, que la Commission des Écoles Catholiques a voulu prêter aux paroissiens, pour cette circonstance. Autour des tables que la charité et le dévouement avaient bien garnies, près de six cents convives. Et il y eut des discours.

D'abord M. le Curé qui présidait le banquet donna lecture des lettres reçues :
- Il renouvela la lecture du court billet que Son Éminence le Cardinal Villeneuve avait eu la bienveillance de lui adresser. Le matin, à la messe, l'assistance l'avait écouté debout. Le soir ce fut la même chose.
- À ces témoignages si précieux et qui excitent en notre reconnaissance, il faut ajouter celui-ci de Mgr (Eug. Ch.)Laflamme P. A., Curé de (la Basilique) Notre-Dame de Québec. Aux premiers jours de notre paroisse. Mgr Laflamme avait daigné nous honorer de sa bienveillance, en assistant à la bénédiction de notre église et en nous versant une très généreuse contribution.
- J. Alfred Langlois, l'Évêque de Valleyfield qui nous a toujours honoré de son amitié, nous a écrit (une) lettre si cordiale et si aimable.
- Le Curé (J. E. Laberge) de St-Jean-Baptiste, cette belle paroisse qui nous domine sur les hauteurs du cap a écrit au secrétaire du Comité d 'organisation (Monsieur J.-Raoul Matte).
- Parmi les anciens vicaires, Messieurs les abbés (Napoléon) Tanguay et (Arthur) Lévesque se sont souvenus de la générosité des paroissiens à leur départ. Ils ont écrit des lettres d'excuse, et M. Lévesque a même eu la bonté d'y joindre une offrande pour les oeuvres paroissiales.
- Un excellent Jésuite, J.A. Plamondon a.j., que notre Curé a le bonheur de compter parmi ses amis, lui a écrit de Sault-au-Récollet.
- De l'Honorable M. (Maurice) Dupré, un télégramme d'Ottawa.
(Aussi des messages de :)
- L'Honorable Ministre des Travaux publics, J.-N. Francoeur.
- M. Oscar Drouin (M.P.U.), ancien élève du Curé.
- Notre architecte, de Cap-Santé, M. le notaire Gérard Morisset qui, avec l'abbé Jean-Thomas Nadeau, décédé depuis, a fait les plans de l'église de N.-D. de Grâce, etc.

Après la lecture de ces lettres, M. le Curé ajouta quelques commentaires dans lesquels il rappela les chiffres déjà parus dans le dernier numéro de "La Bonne Nouvelle". Il eut des paroles spéciales de remerciements à l'adresse des personnes et groupements paroissiaux qui ont préparé et rendu possible cette démonstration: le comité paroissial, la Société St-Jean-Baptiste, les Dames de la Ste-Famille, les Enfants de Marie, les vicaires de N.-D. de Grâce, MM. les abbés (Paul) Bouillé, (Lactance) Blais et (Adrien) Lanouette et l'abbé Guillaume Deschênes qui secondent si admirablement leur curé. Il remercia aussi toutes les personnes qui avaient répondu à son invitation, celles qui, ayant été invitées, ont écrit pour s'excuser de ne pouvoir accepter et offrant au Curé et aux paroissiens de N.-D. de Grâce leurs félicitations et leurs meilleur voeux. (C'est aussi) le Père Guérin, curé de St-Sauveur.

M. l'abbé Lockwell, qui fut le premier collaborateur, à N.-D. de Grâce, se fit l'éloquent porte-parole des paroissiens de N.-D. de Grâce et celui de tous les membres du clergé de ce diocèse pour louer la vigueur apostolique du curé de cette paroisse. M. l'échevin Morin parla aussi dans le même sens.

Le Père Choquette, représentant la paroisse de St-Sauveur, mère de la paroisse de Notre-Dame de Grâce, dit que la mère est fière de sa fille.

M. le Docteur Philippe Hamel, que M. le Curé avait présenté comme le champion et le pionnier de la lutte contre le trust de l'électricité, joignit ses félicitations aux autres.

M. l'échevin Trépanier fit, lui aussi, un peu d'histoire.

M. le Maire (Joseph-Ernest) Grégoire arriva au milieu de la soirée; il avait été retenu dans sa paroisse par une réunion analogue. Il fut longuement applaudi et M. le Curé le présenta à l'auditoire comme l'ami du peuple, l'ami des ouvriers, l'ami des pauvres. M. Grégoire se dit heureux de revenir à Notre-Dame de Grâce. Il félicita le Curé et les paroissiens pour la situation enviable dans laquelle se trouve leur paroisse, en ces temps difficiles que nous traversons.

Avant de clore la réunion, M. l'abbé (Édouard) Lavergne attira l'attention de son auditoire sur l'enquête qui va commencer en cette province sur la question de l'électricité. Si vous voulez être bien renseignés, lisez "L'Action Catholique." Et il fit mémoire des marguilliers disparus: MM. (Alfred) Larose, (Arthur) Paquet, (Amédée) Lapointe, (Marcel) Rochette.

Pour terminer disons que la réunion fut présidée par M. le Curé de N.-D. de Grâce. Il avait à ses côtés, outre les orateurs et autres personnes déjà nommées, MM. les Marguilliers de N.-D. de Grâce, les Frères de l'École et les officiers des différentes organisations paroissiales."

Michel.

dimanche 1 novembre 2009

Notre-Dame de Grâce c'était tout un lieu de vie! (partie 3 : la Grotte et la Salle paroissiale)

Note : M. l'abbé Lucien Robitaille a gentiment accepté de partager avec NDGquébec l'article qu'il a fait paraître dans un périodique. Dans son enfance il résidait de l'autre côté du boulevard Langelier, dans la paroisse Jacques-Cartier, mais il préférait les activités de NDG, qui étaient davantage proches de chez lui. Voici la troisième et dernière partie :
Le mois de mai, évidemment, n'était pas un mois comme les autres à Notre-Dame-de-Grâce. C'était le mois de Marie. Or, nous avions à Notre-Dame-de-Grâce ce que personne d'autre à Québec n'avait: la grotte de Notre-Dame-de-Lourdes. Une reproduction de la vraie grotte en France, bien sûr, mais plus vraie que nature. Miraculeusement, une source d'eau jaillissait du flanc du cap en haut de la rue Mazenod. Elle coulait tout l'été, même dans les temps de plus grande sécheresse. On l'avait canalisée et elle jaillissait dans des chantepleures habilement aménagées dans une grotte naturelle où on n'avait eu qu'à loger dans des endroits déjà prédestinés une statue de la Sainte Vierge et une autre de Bernadette Soubirous.

Quand la température le permettait, ce qui était le cas de presque tous les jours puisque tout le monde sait que le mois de Marie, c'est le mois le plus beau, la célébration du mois de Marie commencée à l'intérieur de l'église se transformait très tôt en procession à l'extérieur vers la Grotte, dans le soleil couchant. Ce qui faisait de cet exercice de piété, auquel je consentais à vrai dire à mon corps défendant, une joyeuse fête.

Notre-Dame-de-Grâce, c'était aussi, en appendice à l'église, la Salle paroissiale. Elle était le fief de la troupe de Fred Ratté qui y faisait chaque semaine salle comble. Je me souviens d'avoir assisté un jour à un de ces mélodrames où un père - c'était Fred Ratté lui-même qui tenait ce rôle ignoble - menaçait sa propre fille en tenant à la main un fouet avec lequel, heureusement, il ne fit que de grandes démonstrations sans conséquence. Mais pour nous, les plus jeunes, la salle paroissiale était la salle des vues une fois par semaine, après l'école. Nous avions droit à un grand film, un Charlie Chaplin, par exemple. Mais ce qui nous attachait le plus, c'était une série dont on nous distillait un épisode à chaque semaine. J'ai eu Zorro et ses grands Z tracés chez les méchants, Batman et son jeune collègue Robin avec leurs voitures époustouflantes. Nous étions tassés comme des sardines dans cette salle surchauffée mais combien heureux de nous retrouver en présence vivante de héros que nous ne voyions jusqu'alors que de façon statique dans les bandes dessinées des journaux.

Dernière image de l'église Notre-Dame-de-Grâce vue de chez nous: presque chaque après-midi, les petits corbillards blancs qui s'arrêtaient quelques minutes, le temps de célébrer la Cérémonie des anges. La mortalité infantile était effarante à cette époque dans le quartier. Papa et maman m'ont expliqué ce dont il s'agissait en ajoutant combien j'étais chanceux d'être en vie. Ils exprimaient alors le sentiment de reconnaissance incommensurable qui les habitait.

Lucien Robitaille

(Merci à la revue du diocèse, "Pastorale-Québec", où cet article est paru en septembre 2009.
Michel)

samedi 31 octobre 2009

L'Exposition permanente

Suite à la fermeture et à la démolition de l'église de Notre-Dame-de-Grâce, un comité de la Corporation des loisirs NDG présidée par Yvan Gignac a constitué une Exposition permanente au Centre communautaire Édouard-Lavergne (le "Collège") pour rappeler la paroisse, en particulier son curé fondateur et son église.

Dans le cadre de l'inauguration de cette exposition, appelée "Une paroisse, une église, un homme", une opération portes ouvertes sera tenue dimanche le 15 novembre, entre 13 et 17 heures. Toute la population est invitée et, en particulier, les amis de Notre-Dame-de-Grâce. Cette visite vous permettra de partager de beaux souvenirs.

L'adresse à retenir : 390 rue Arago ouest, à Québec. Entrée libre.

Merci à toutes et tous,
Simonne Dumont.

mardi 27 octobre 2009

Il y a 35 ans, le 50e anniversaire de NDG.

Dimanche le 27 octobre 1974 était célébrée la messe du 50e anniversaire de la paroisse Notre-Dame-de-Grâce. Ce fut le point culminant des festivités qui soulignaient ce jubilé d’or. Depuis le début de cette année 1974 s’étaient succédées des activités telles soirées récréatives et dansantes, parties de cartes, de même que des spectacles (exemple : Les Goélands). Le docteur Lucien Roy était le président du comité d’organisation des célébrations dont le slogan fut « C’est fête chez nous ! ». Le curé Lefebvre avait utilisé le feuillet paroissial pour tenir une chronique hebdomadaire afin de rappeler les faits saillants de l’historique de la paroisse.

Si on revient au 27 octobre, voici quelques éléments du programme musical de la « Messe du Cinquantenaire » :

- Orgue d’entrée, par Paul-Henri Plante, organiste - « Grand choeur dialogué » (de Eugène Gigout)
- Procession des offrandes, par la chorale - « Quid retribuam Domino » (de E. Le Moal)
- Sanctus, par la chorale - « Sanctus » latin (de A. Diericx)
- Communion, par la chorale - « Jésus divine Eucharistie » ( paroles de P. Ange-Marie, o.f.m., 1919)
- Chant final, par la chorale - le cantique bien connu « Notre Dame du Canada » (paroles d’Ernest Desjardins, s.j.; musique de l’abbé P. Chassang)
À la Communion, il y avait eu aussi le « Chant du Cinquantenaire », entonné par l’assemblée, sur l’air de la chanson populaire « Edelweiss » (de la comédie musicale « The Sound Of Music » composée par Richard Rodgers). Voici les paroles que Lucien Roy avait composées :

-1-
Oui « c’est fête chez nous »,
Notre Cinquantenaire,
Nous dit comme il est doux
De s’aimer comme frères ;
Notre joie allume en nos coeurs
Des élans vivaces ;
Célébrons tous en choeur
Notre Dame de Grâce !
-2-
Nos aïeux ont semé
Avec tant de vaillance
Qu’un bel arbre a germé
Tout bruissant d’espérance ;
Travaillant pour nos lendemains
Chacun rivalise
Pour bâtir de leurs mains
Une attachante Église.
-3-
Le Pasteur pour les siens
Tout entier se dépense
Et ses chers paroissiens
Lui rendent récompense ;
On était plus riche d’amour
Que d’argent liquide ;
On s’aidait sans retour,
Seul le coeur était guide.
-4-
Soyons fiers des aïeux,
Comme eux soyons des hommes ;
Sur leurs pas généreux
Montrons ce que nous sommes ;
En chacun de nous vit encor
Un peu de leur âme ;
Conservons dans nos corps
Cette immortelle flamme !
-5-
À leur suite marchons,
Le passé nous convie ;
Dans leurs pas, recherchons
Le vrai sens de leur vie ;
Et comme eux, dans les grands tournants,
Dans le gris du doute,
Nous presserons nos rangs
En poursuivant la route.

(Un lecteur de NDGquébec m'a informé avoir en sa possession des documents sonores de cette messe et il m'a assuré qu'il tenterait de les numériser afin de les partager avec les autres lecteurs de notre site.)

Un banquet avait également été offert aux paroissiens. Je pense qu'il avait été servi à la grande salle de l'édifice de la C.S.N. sur le boulevard Charest est.
(Suggestion : cliquer sur les photos pour les agrandir.)

Souvenir personnel : Mon père Joachim Gignac avait reçu l'honneur d'être sélectionné pour faire partie des enfants de choeur de la messe du 50e, à titre de l'un des plus anciens servants de messe de la paroisse, ce dont il se réjouissait. Mais un mois avant la date de cette messe, il fut victime d'un infarctus et, donc, hospitalisé pendant quelques semaines. Le jour du 50e anniversaire, mon père en convalescence ne se sentit pas encore assez rétabli pour pouvoir participer à la fête. Cet épisode assombrit pour nous la célébration de ce jubilé d'or que nous attendions avec impatience.

Michel.

dimanche 25 octobre 2009

Notre-Dame de Grâce c'était tout un lieu de vie! (partie 2 : les personnes)


Note : M. l'abbé Lucien Robitaille a gentiment accepté de partager avec NDGquébec l'article qu'il a fait paraître dans un périodique. Dans son enfance il résidait de l'autre côté du boulevard Langelier, dans la paroisse Jacques-Cartier, mais il préférait les activités de NDG, qui étaient davantage proches de chez lui. Voici la seconde de trois parties :
J'ai vécu dans cette église des moments beaucoup plus intimes. Mon père m'amenait avec lui à la messe de sept heures. Je me souviens surtout des matins d'hiver. Entrés dans l'église, mon père et moi allions occuper le dernier banc à l'arrière, le dos au calorifère qui longeait le dos du banc. Je me souviens encore du sentiment de bien-être que j'y éprouvais. Les soeurs de Saint-François-d'Assise qui tenaient le couvent des filles étaient déjà rendues, regroupées à leurs places attitrées à l'avant-gauche de l'église. Les frères des Écoles chrétiennes de l'École supérieure venaient aussi à cette messe de sept heures. Ils arrivaient en ordre dispersé, un par un ou deux ensembles, et s'éparpillaient çà et là dans le dernier tiers de l'église. Monsieur Marcoux, qui a habité au troisième étage de la maison voisine de chez nous durant plusieurs années, était le maître-chantre. Lui, avec sa voix de ténor léger aux intonations précises, et son compagnon, Monsieur Morin (note), barbier de son métier sur la rue de Mazenod, avec sa voix chaude de baryton, chantaient un grégorien dont j'ai pu apprécier la qualité quand plus tard j'y ai connu quelque chose. Ces deux hommes, me confia un jour Monsieur Marcoux, se perfectionnaient sans cesse en fréquentant l'École de musique de l'Université Laval et les moines de l'abbaye de Saint-Benoît-du-Lac.

C'est évidemment à l'église que l'on rencontrait les prêtres. Je me souviens assez vaguement du curé Lavergne. Sa prédication des mercredis de saint Joseph attirait les foules. De chez nous, nous pouvions voir des gens de la haute-ville descendre l'escalier de la rue Colbert. Quand l'église était pleine, le connétable fermait les portes à clef pour éviter trop d'affluence. Piété et dévotion, sans doute, mais aussi autres intérêts: on attendait chaque fois de cet orateur extraordinaire des propos percutants à saveur politique nationaliste. Il avait au milieu de son peuple la réputation d'un homme d'une charité absolue à l'égard des plus pauvres. On racontait qu'on l'avait retrouvé un jour sans souliers parce qu'il venait de les donner à un quêteux. Ce fut un grand étonnement et une grande tristesse quand il fut démis de ses fonctions à cause, disait-on, de ses opinions politiques trop affirmées. J'ai, dans ce contexte, un souvenir très précis. Le curé venait de quitter officiellement la paroisse. Je devais avoir six ans. Nous remontions, mon père et moi, le boulevard Langelier du côté de Notre-Dame-de-Grâce. Mon père me dit: «Regarde, c'est Monsieur le curé Lavergne qui s'en vient ». Il descendait vers nous. Rendu à notre niveau, mon père lui dit: «Bonjour, Monsieur le curé. J'espère qu'on va vous revoir encore. » Le curé lui a répondu: «Je ne le pense pas, Monsieur Robitaille, je le pense pas.» Le curé Falardeau qui lui a succédé était un brave homme, mais il n'avait aucun talent de prédicateur. L'évêque a eu beau le nommer chanoine, il n'a jamais pu effacer chez les plus vieux la nostalgie du curé fondateur de leur paroisse.

Nous, les enfants, nous connaissions plutôt les vicaires. L'abbé Bélanger était celui qui venait au collège. C'est lui qui nous parlait lorsque nous nous rendions à l'église pour aller à la confesse. Il se mettait en face de nous, dans un banc, et nous préparait à recevoir le sacrement. Il nous parlait bien. Une fois, il nous avait raconté et commenté la parabole de la brebis perdue et retrouvée. Que nous avait-il dit de précis? Je ne le sais pas, mais je me souviens que j'avais beaucoup aimé cette histoire. Cependant, le moment venu d'entrer dans le confessionnal, j'aimais mieux aller rencontrer l'abbé Gosselin, je ne sais pas trop pourquoi, mais sa façon de me parler était bonne et douce. Des années, bien des années plus tard, j'ai fait du ministère avec lui dans sa paroisse Saint-François-Xavier à Duberger. On a célébré sur les entrefaites son vingt-cinquième anniversaire d'ordination. Étaient présents aussi beaucoup de gens de Notre-Dame-de-Grâce et de Saint-François d'Assise où il avait été vicaire, de même que de Joly de Lotbinière où il avait été curé. Qu'ont célébré tous ces gens? Son accueil chaleureux, sa bonté sans faille, sa compassion jusqu'aux larmes. J'ai découvert alors pourquoi je l'avais aimé quand j'étais petit. (à suivre)

Note : L'abbé Robitaille nommait "Monsieur Benoît" comme chantre et barbier mais, selon des informations venant de résidents de NDG, Benoît Morin, cordonnier, était le père de Lucien Morin qui, lui, était le maître de chapelle et barbier.

(Merci à la revue du diocèse, "Pastorale-Québec", où cet article est paru en septembre 2009.
On reconnaît les photos de l'abbé Lucien Robitaille, Valère Marcoux, Lucien Morin, le curé Lavergne et les abbés J.-Albert Bélanger et Gérard Gosselin.
Michel.)

dimanche 18 octobre 2009

Notre-Dame de Grâce c'était tout un lieu de vie! (partie 1 : l'aspect matériel de l'église)

Note : M. l'abbé Lucien Robitaille a gentiment accepté de partager avec NDGquébec l'article qu'il a fait paraître dans un périodique. Dans son enfance il résidait de l'autre côté du boulevard Langelier, dans la paroisse Jacques-Cartier, mais il préférait les activités de NDG, qui étaient davantage proches de chez lui. Voici la première de trois parties :
C'est en contemplant un jour la voûte en forme de vaisseau inversé de la magnifique église Saint-Zénon à Vérone que je me suis rendu compte, pour la première fois de ma vie, du privilège que j'avais eu de fréquenter pendant des années sans le savoir un édifice d'une beauté incomparable, l'église de mon enfance, Notre-Dame-de-Grâce à Québec. Aujourd'hui, cette oeuvre architecturale unique de Gérard Morisset est en première ligne sur la liste des édifices religieux à conserver coûte que coûte. Au grand étonnement de bien des gens qui l'avaient vu de bien haut en descendant la Côte Salaberry. Moi, pourtant, je l'avais toujours trouvée belle. À ceux qui se moquaient de son clocher différent de tous les clochers traditionnels des alentours - c'est bien le clocher qui ressemble à une boîte de savon? ai-je entendu un jour de la bouche d'une personne par ailleurs cultivée - je vantais le plafond de sa nef en bois naturel vernis et la dentelle de colonnes délicates qui délimitait le choeur. Un prêtre m'a dit combien il était fier d'avoir sauvé cette église paroissiale d'un désastre alors qu'il y était tout jeune vicaire. Les marguilliers de la fabrique, pour moderniser leur église avaient eu l'idée de recouvrir de peinture blanche tout ce bois trop sombre à leur goût. Le curé avait fait part de cette intention à son vicaire, tout à fait incidemment, au cours d'un repas. Timidement, le jeune prêtre avait suggéré qu'on devrait peut-être y penser encore un peu avant de s'engager dans une telle transformation. Il a réussi à créer un certain doute dans l'esprit du curé si bien que, de fil en aiguille, le conseil de fabrique a fini par renoncer à son projet.

Ce qui faisait cependant la beauté de ce temple, c'était la vie qui s'y déroulait. D'abord, on n'y ménageait pas l'éclairage. Autour et au-dessus de l'autel, des anges, les uns triomphants, les ailes dressées en l'air, d'autres prostrés, les ailes retombantes, portaient dans leurs mains angéliques de brillantes lumières. À l'arrière de l'église, c'était le royaume des lampions. De larges comptoirs en soutenaient une multitude, les uns offerts, d'un côté à la Sainte Vierge, de l'autre à saint Joseph et au centre, comme il se devait, au Sacré-Coeur. À la fin des messes du dimanche, le sacristain-connétable revêtu de son costune galonné se plaçait près de la statue de Notre-Dame-de-Grâce et les gens lui confiaient leurs offrandes pour qu'il allume leur lampion.

Les Quarante Heures étaient une apothéose de la lumière. Le sacristain sortait tout ce qu'il avait en frais de luminaires, de trépieds à lampions et à lampes du sanctuaire et il en couvrait littéralement tout le plancher du choeur. Des gerbes de glaïeuls ou de pivoines selon les saisons, surtout des fougères géantes conservées à l'année dans la sacristie fournissaient le complément floral à la décoration. Le Saint-Sacrement était exposé dans un immense ostensoir-soleil situé très haut au-dessus de l'autel auquel le prêtre accédait mystérieusement par un escalier caché derrière le maître-autel. Deux membres de la garde paroissiale Sainte-Jeanne-d'Arc, en uniformes d'un brun dont je n'ai jamais compris le choix, montaient la garde, épée au clair, immobiles, de chaque côté de l'avant-choeur. J'aimais beaucoup être là quand s'effectuait le changement de la garde à la demi-heure. Les remplaçants sortaient de la sacristie, s'avançaient au pas cadencé, se plaçaient à côté de leurs collègues immobiles et effectuaient des mouvements d'une précision digne des gardiens du palais de Buckingham, en chuchotant à mi-voix les commandements indispensables. (à suivre)

(Merci à la revue du diocèse, Pastorale-Québec, où cet article est paru en septembre 2009.
La photo montre des Quarante-Heures en 1950.
Michel.)

dimanche 11 octobre 2009

Bénédiction d'une statue de la Vierge, en 1926

Mercredi le 29 septembre 1926, Monseigneur Joseph-Alfred Langlois, évêque auxiliaire de Québec, bénissait la nouvelle statue de la Vierge, don d'un bienfaiteur de Montréal. Mgr Langlois, qui avait déjà présidé au printemps précédent à la bénédiction de l'église, avait voulu encore, avant son départ pour Valleyfield où il était nommé évêque, apporter une preuve de l'attachement qu'il portait à la paroisse Notre-Dame de Grâce.

En retour le curé Lavergne, dans une allocution pendant la cérémonie, avait rendu hommage au futur évêque.

Voici le programme de l'activité :

I. Entrée solennelle, procession au chant des litanies de la Sainte Vierge.

II. Sermon de l'abbé Jules Lockwell, qui avait quitté NDG pour devenir vicaire à Saint-Roch.

III. Bénédiction de la statue par Mgr Langlois assisté des abbés M. Fortin et A. Côté, aumôniers des Syndicats Catholiques.

IV. Chant à N.-D. de Grâce par la Maîtrise des enfants.

V. Allocution du curé Lavergne.

VI. Réponse de Mgr Langlois.

VII. Chant du Magnificat par la Maîtrise.

VIII. Salut du Saint Sacrement par la Maîtrise.

On notait aussi la présence de :
Chanoine Beaulieu, Révérend Père Fortin, Guillaume Miville-Deschênes, A. Déry, secrétaire de Mgr Langlois, Jean-Thomas Nadeau, A. Caron, de l' Action Catholique, Arthur Ferland et Arthur Lévesque, vicaires.



Michel.
(Je ne sais pas si la statue en question était celle que l'on trouvait dans l'église, par exemple en 1947 comme sur la photo. En complément, j'ai placé l'image de Notre Dame de Grâce qui, selon la tradition, aurait été peinte par l'apôtre Saint Luc et remise à Marie elle-même, laquelle aurait répondu : "Ma grâce sera toujours avec cette image.")

lundi 5 octobre 2009

Arrivée de l'Abbé Arthur Lévesque en 1926.


Dans la Bonne Nouvelle du 11 septembre 1926, il était finalement annoncé que l'abbé Arthur Lévesque, qui était vicaire à Saint-Honoré de Shenley allait remplacer, comme vicaire, l'abbé Jules Lockwell, juste à temps pour la visite paroissiale. Il devait entre autres s'occuper de la chorale des hommes à titre de directeur et de maître de chapelle.

Au moment de cette nomination, personne n'était encore désigné pour remplacer l'abbé Arthur Ferland dont le départ était pourtant prévu. Le curé Lavergne écrivait :
"J'ai l'espoir que dans deux ou trois mois, nos jeunes gens pourront encore bénéficier de son affection et de son dévouement."
Michel.