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Historique de NDG en résumé
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Précisions
Les prêts qui me furent faits de nombreux documents me décidèrent à partager ces souvenirs avec la collectivité. Vos commentaires, souvenirs et suggestions sont les bienvenus, de même que vos corrections des erreurs ou omissions involontaires.
Notes :
Nous respectons le désir des individus de ne pas voir leur nom ou leur photo apparaître.
Pour lire les messages, toujours descendre après le "Hommage à Simonne Tardif (Dumont)".
La présentation est optimale en fonction de Windows XP, avec Firefox (Mozilla) comme navigateur et lorsque les fenêtres sont ouvertes à pleine largeur. À défaut de ces conditions, on risque de rencontrer des irrégularités.
On peut cliquer sur les photos pour les agrandir.
Les messages sont sujets à des mises à jour, sans autre avis.
Michel Gignac
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Michel Gignac
Horaire de l'Exposition
À VISITER au
CENTRE COMMUNAUTAIRE ÉDOUARD-LAVERGNE,
390 Arago Ouest :
EXPOSITION permanente pour rappeler
la paroisse Notre-Dame-de-Grâce,
son curé fondateur et son église.
Elle peut être visitée surtout
le VENDREDI entre 9h et 21h,
le SAMEDI entre 9h et 15h,
(fermée le dimanche)
Pour ces jours et pour les AUTRES JOURS,
prière de s'entendre avec un préposé
(418-691-7190 ou 418-641-6252).
ENTRÉE GRATUITE
N.B. Liens vers les messages concernant l'Exposition :
inauguration
photos
crédits
CENTRE COMMUNAUTAIRE ÉDOUARD-LAVERGNE,
390 Arago Ouest :
EXPOSITION permanente pour rappeler
la paroisse Notre-Dame-de-Grâce,
son curé fondateur et son église.
Elle peut être visitée surtout
le VENDREDI entre 9h et 21h,
le SAMEDI entre 9h et 15h,
(fermée le dimanche)
Pour ces jours et pour les AUTRES JOURS,
prière de s'entendre avec un préposé
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ENTRÉE GRATUITE
N.B. Liens vers les messages concernant l'Exposition :
inauguration
photos
crédits
Simonne Dumont (Tardif) 1920-2018
Hommage à Simonne Tardif (Dumont), co-fondatrice du blogue et qui a écrit ce texte :
ÉLOGE DE L'ÉGLISE
Les cloches ont sonné pour la dernière fois dimanche le 29 juin 1997. Les portes de l'église Notre-Dame de Grâce dans Saint-Sauveur se sont fermées à jamais après une dernière messe solennelle dans l'église que remplissaient des résidents et d'anciens paroissiens heureux d'y revenir mais tristes de la voir fermer. La générosité de ces derniers avait permis de la conserver plusieurs années, permettant à la paroisse de célébrer son 70e anniversaire en 1994. Mais la baisse d'assistance aux offices avait fait diminuer les revenus, causant finalement la fermeture.
Depuis, des organismes ont essayé en vain de faire revivre ce temple merveilleux. Mais pendant ces années, la bâtisse s'est détériorée, ce qui fait que le Journal "Le Soleil" annonçait le 15 octobre 2008 : "L'église sera démolie d'ici Noël" pour faire place à des logements. Que de serrements de coeur pour ceux et celles qui y sont attachés !

Nous perdons donc définitivement notre belle église. Le curé-fondateur Édouard Lavergne en 1924 (voir photo), s'il voit son église débâtie, va certainement être très triste comme nous, les paroissiens. C'était un immeuble d'une grande qualité acoustique, classé édifice à "valeur patrimoniale élevée" par déclaration gouvernementale. Le glas a sonné mais je sais que toutes les personnes qui ont fréquenté ce temple en garderont de bons souvenirs.
L'église est maintenant démolie et, pour rappeler l'histoire de la paroisse, ce site "NDGquébec" se plaît à évoquer certains événements et certains aspects de la vie à NDG, à l'aide de photos, d'extraits de "La Bonne Nouvelle", le journal de la paroisse à ses débuts, etc. Les curés et vicaires dévoués, les constructeurs, les marguilliers, les bénévoles ne seront pas oubliés.
Simonne Dumont.
(Photo de l'église prise le jour de la fermeture.)
Depuis, des organismes ont essayé en vain de faire revivre ce temple merveilleux. Mais pendant ces années, la bâtisse s'est détériorée, ce qui fait que le Journal "Le Soleil" annonçait le 15 octobre 2008 : "L'église sera démolie d'ici Noël" pour faire place à des logements. Que de serrements de coeur pour ceux et celles qui y sont attachés !

Nous perdons donc définitivement notre belle église. Le curé-fondateur Édouard Lavergne en 1924 (voir photo), s'il voit son église débâtie, va certainement être très triste comme nous, les paroissiens. C'était un immeuble d'une grande qualité acoustique, classé édifice à "valeur patrimoniale élevée" par déclaration gouvernementale. Le glas a sonné mais je sais que toutes les personnes qui ont fréquenté ce temple en garderont de bons souvenirs.L'église est maintenant démolie et, pour rappeler l'histoire de la paroisse, ce site "NDGquébec" se plaît à évoquer certains événements et certains aspects de la vie à NDG, à l'aide de photos, d'extraits de "La Bonne Nouvelle", le journal de la paroisse à ses débuts, etc. Les curés et vicaires dévoués, les constructeurs, les marguilliers, les bénévoles ne seront pas oubliés.
Simonne Dumont.
(Photo de l'église prise le jour de la fermeture.)
jeudi 20 octobre 2011
Funérailles de Mme Noëlla Tardif (Morin)

Suite au décès de Mme Noëlla Tardif (Morin) le 9 octobre, à l'âge de 98 ans, ses funérailles auront lieu à l'église Saint-Sauveur samedi, le 22 octobre, à 11:00. Elle était la soeur de notre principale collaboratrice, Simonne Dumont (Tardif). La famille recevra les condoléances au Salon Sylvio Marceau (224, Saint-Vallier ouest) entre 9:30 à 10:45.
Michel.
dimanche 16 octobre 2011
Un climat de miracle(s) à la Messe des malades du printemps 1931
Quelques jours avant la Messe des malades du 3 juin 1931, la Bonne Nouvelle décrivit un cas possible de miracle survenu un an auparavant. En effet le 31 mai 1930, Mlle Marie-Louise Leclerc de Saint-Sauveur se rendit à la Messe des malades de NDG. Elle était très souffrante et reçut la bénédiction avec les autres malades.
Son état de santé fut en résumé décrit, dans la revue, comme étant fragile depuis sa naissance. Ses médecins diagnostiquèrent une anémie pernicieuse qui se localisait dans les jambes. Sa démarche était pénible, les articulations étant douloureuses et menaçant de s'ankyloser. Vers l'âge de vingt-cinq ans, les douleurs envahirent le dos. Chaque année son état paraissait s'aggraver ; les crises de contractions devenaient plus fréquentes et plus aiguës. Elle se soumit au régime de porter une tige métallique. À l'automne de 1929, on lui installa un corset en celluloïd. Mais des abcès apparurent autour du cou. En avril 1930, elle se fit ouvrir deux gros abcès au côté gauche de la figure. Elle n'était capable d'aucun travail et marchait très peu. Sa faiblesse était excessive.
Le dimanche, lendemain de la Fête des malades, elle remit son corset qui lui causa une douleur intense. Mais c'est au moment où l'état était le plus grave et le plus souffrant que, pendant la messe, elle se sentit mieux. Elle assista à la messe sans douleur et sans fatigue. Au retour elle enleva son corset, qu'elle n'aura toujours pas remis un an plus tard. Elle put travailler pendant 14 heures chaque jour aux soins du ménage. "Jamais, dit-elle, je n'ai connu avant cette date ce que c'était que d'être en santé".
Le curé Lavergne écrivit : "Y a-t-il miracle? Je ne sais pas. Tout ce que je puis dire. c'est qu'elle (...) fut l'objet d'une guérison extraordinaire."
C'est dans ce contexte que se tint la Messe des malades du printemps 1931. Près de 212 malades presque de tout âge eurent à leur disposition les ambulances Lépine, Moisan, Jalbert et Bouchard. L'abbé Bouillé avait organisé tout le service jusque dans les moindres détails avec l'aide du Comité Paroissial. Dix malades étaient étendus dans leur lit ; quelques-uns revenaient pour la troisième fois. C'est le Père Alphonse Paquet des Missions étrangères qui célébra la messe. Au jubé, la petite Maîtrise fit le chant.
On demanda au curé Lavergne : "Avez-vous eu des miracles ?" Il avoua que cette guérison des corps ne le préoccupait que d'une façon secondaire. Il écrivit :
Michel.
Son état de santé fut en résumé décrit, dans la revue, comme étant fragile depuis sa naissance. Ses médecins diagnostiquèrent une anémie pernicieuse qui se localisait dans les jambes. Sa démarche était pénible, les articulations étant douloureuses et menaçant de s'ankyloser. Vers l'âge de vingt-cinq ans, les douleurs envahirent le dos. Chaque année son état paraissait s'aggraver ; les crises de contractions devenaient plus fréquentes et plus aiguës. Elle se soumit au régime de porter une tige métallique. À l'automne de 1929, on lui installa un corset en celluloïd. Mais des abcès apparurent autour du cou. En avril 1930, elle se fit ouvrir deux gros abcès au côté gauche de la figure. Elle n'était capable d'aucun travail et marchait très peu. Sa faiblesse était excessive.Le dimanche, lendemain de la Fête des malades, elle remit son corset qui lui causa une douleur intense. Mais c'est au moment où l'état était le plus grave et le plus souffrant que, pendant la messe, elle se sentit mieux. Elle assista à la messe sans douleur et sans fatigue. Au retour elle enleva son corset, qu'elle n'aura toujours pas remis un an plus tard. Elle put travailler pendant 14 heures chaque jour aux soins du ménage. "Jamais, dit-elle, je n'ai connu avant cette date ce que c'était que d'être en santé".
Le curé Lavergne écrivit : "Y a-t-il miracle? Je ne sais pas. Tout ce que je puis dire. c'est qu'elle (...) fut l'objet d'une guérison extraordinaire."
C'est dans ce contexte que se tint la Messe des malades du printemps 1931. Près de 212 malades presque de tout âge eurent à leur disposition les ambulances Lépine, Moisan, Jalbert et Bouchard. L'abbé Bouillé avait organisé tout le service jusque dans les moindres détails avec l'aide du Comité Paroissial. Dix malades étaient étendus dans leur lit ; quelques-uns revenaient pour la troisième fois. C'est le Père Alphonse Paquet des Missions étrangères qui célébra la messe. Au jubé, la petite Maîtrise fit le chant.
On demanda au curé Lavergne : "Avez-vous eu des miracles ?" Il avoua que cette guérison des corps ne le préoccupait que d'une façon secondaire. Il écrivit :
"Cependant il est bon de dire que l'on nous a rapporté le cas d'une jeune fille dont les mains étaient enveloppées parce qu'elles étaient couvertes d'eczéma ; qu'après la messe, elle les a développées et qu'il n'y avait plus de traces de la pénible maladie. Et d'autres. Mais il vaut mieux attendre. En temps et lieu, je ferai comme pour Mlle Leclerc, je publierai les faits utiles."N.B. La photo est celle de Marie-Louise Leclerc.
Michel.
dimanche 9 octobre 2011
Fred Ratté commençait à NDG en 1931.
La Bonne nouvelle du 19 septembre 1931 nommait pour la première fois le comédien Fred Ratté en rapport avec les représentations théâtrales de la Salle paroissiale de Notre-Dame-de-Grâce.(Afin de permettre l'indexation des indications données sur l'affiche, elles sont reprises maintenant :)
Lundi et mardi le 21 et le 22 Septembre (1931)
À 8 heures 15
À L'AFFICHE :
LES MYSTÈRES DU TEMPLE
GRAND DRAME EN 5 ACTES
La fameuse troupe Julien Daoust :
MM. Julien Daoust, Fred. Ratté, Arthur Fortin, C. Harpe, R. Bussière, A. Garneau, Dave McArdel,
Mme Ella Duval,
Mlles Yvonne Grondin, R. Daspe, E. Garneau et Germaine Richard.
Sièges réservés: 35¢.
Admission: 25¢.
Michel.
dimanche 2 octobre 2011
Le vicaire Tanguay remplacé par l'abbé Blais, en 1931
À l'hiver 1930-31, le vicaire Napoléon Tanguay tomba malade (relire ici sur son arrivée à NDG). Au mois de mai 1931, il tenta de reprendre le travail, mais ce fut trop rapide. Il dût retourner à l'hôpital du Saint-Sacrement pour un traitement de quelques semaines, son médecin lui commandant trois mois de repos.En septembre 1931, l'abbé Lactance Blais (photo) fut nommé vicaire à Notre-Dame-de-Grâce. Parmi ses antécédents, il fit ses études au Collège de Lévis où il a été professeur de "hautes mathématiques" jusqu'à la fin de 1930. Il fut ordonné prêtre dans l'église de NDG le 23 juin 1929 par Monseigneur Alfred Langlois. Le lendemain il célébra sa première messe à l'église de Saint-Anselme de Dorchester, sa paroisse natale.
On lui souhaita la bienvenue dans La Bonne Nouvelle.
Michel.
jeudi 22 septembre 2011
Enseignant-e-s de 1'année 1931-32 dans les deux écoles
Nous commençons maintenant à compléter des listes déjà publiées de personnels d'enseignants des deux écoles, principalement dans les années '40. Il y aura ajouts surtout de laïques et laïcs. Mais d'abord, il s'agit ici des noms des enseignant-e-s lors de la rentrée des classes en 1931 :
Au couvent :
1e classe Soeur Hélène de la Croix.
2e " Sr Saint-Antoine de Padoue.
3e " Sr François-Joseph.
4e " Sr Marie de la Nativité.
5e " Mlle Valéda Filion.
6e " Sr Saint-Gérard.
7e " Mlle Anne-Marie Filion.
8e " Mlle Maria Guimond.
9e " Mlle Gratia Létourneau.
10e " Sr Madeleine De Pazzi.
11e " Mlle Évana Martel.
12e " Mlle Marie-Louise Lachance.
Cours d'Anglais: Mlle Suzanne McKenna
Chant et cours ménager: Sr Marie-Madeleine.
Supérieure: Mère Marie-Angélique (photo).
Au collège, où avait lieu l'ouverture du nouvel édifice :
6e année Frère Anselme (Léonidas Boulet).
5e " Hervé Morissette.
4e " Frère Joseph.
3e "A Roland Pinze.
3e "B Conrad Tanguay.
2e "A Frère Marc (photo).
2e "B Apollinaire Laverdière.
2e "C Alfred Bourque (photo).
1e "A Frère Raymond (Pierre Bédard).
1e "B G.-A. Rhéaume.
Préparatoire A Frère Ludger (Alphonse Champagne).
Préparatoire B Arthur Godbout (photo).
Directeur: Frère Cléophas (Ivanoé Martin).


Michel
(Au fur et à mesure, les listes d'enseignant-e-s déjà publiées ne seront pas reprises mais plutôt mises à jour dans les messages d'origine, que vous êtes invités à consulter à nouveau.)
Au couvent :

1e classe Soeur Hélène de la Croix.
2e " Sr Saint-Antoine de Padoue.
3e " Sr François-Joseph.
4e " Sr Marie de la Nativité.
5e " Mlle Valéda Filion.
6e " Sr Saint-Gérard.
7e " Mlle Anne-Marie Filion.
8e " Mlle Maria Guimond.
9e " Mlle Gratia Létourneau.
10e " Sr Madeleine De Pazzi.
11e " Mlle Évana Martel.
12e " Mlle Marie-Louise Lachance.
Cours d'Anglais: Mlle Suzanne McKenna
Chant et cours ménager: Sr Marie-Madeleine.
Supérieure: Mère Marie-Angélique (photo).
Au collège, où avait lieu l'ouverture du nouvel édifice :
6e année Frère Anselme (Léonidas Boulet).
5e " Hervé Morissette.
4e " Frère Joseph.
3e "A Roland Pinze.
3e "B Conrad Tanguay.
2e "A Frère Marc (photo).
2e "B Apollinaire Laverdière.
2e "C Alfred Bourque (photo).
1e "A Frère Raymond (Pierre Bédard).
1e "B G.-A. Rhéaume.
Préparatoire A Frère Ludger (Alphonse Champagne).
Préparatoire B Arthur Godbout (photo).
Directeur: Frère Cléophas (Ivanoé Martin).


Michel(Au fur et à mesure, les listes d'enseignant-e-s déjà publiées ne seront pas reprises mais plutôt mises à jour dans les messages d'origine, que vous êtes invités à consulter à nouveau.)
samedi 17 septembre 2011
Un nouveau Chemin de Croix en 1931
Dès 1924, la paroisse NDG avait son chemin de croix (lire le message à ce sujet, avec la liste des donateurs). En avril 1931, le nouveau chemin de croix était installé. Il était dû au talent artistique du jeune paroissien Émilien Dion (photo de l'avis de décès) et à la générosité de paroissiens bienfaiteurs. Les donateurs furent, pour les différentes stations :
1ère station, la famille Amédée Lapointe2ème (photo) la famille Télesphore Boutet
3ème Adélard Minguy
4ème les familles Théophile Veilleux et Ronaldo Boissonneault
5ème Alfred Roy
6ème Alfred Pichette
7ème Aimé Dinel
8ème Elzéar Dion
9ème Paul Laliberté
10ème Mlle Émilia Blouin
11ème la famille F.-X. Jobin
12ème J.-B. Odilon Bussières
13ème Napoléon Plante
14ème Louis Gagnon
Michel.
vendredi 9 septembre 2011
Bénédiction du nouveau collège de NDG
Le collège de Notre-Dame-de-Grâce, nouvellement construit, accueillait les élèves depuis septembre 1931, mais ce n'est que le premier novembre que sa bénédiction eut lieu. En ce jour de la Toussaint, la cérémonie fut présidée par Mgr Omer Plante en présence de tous les écoliers et d'une foule de parents et d'amis venus pour en être témoin.Voici un résumé du compte-rendu que La Bonne Nouvelle en avait fait.
Après la récitation du "Veni Creator" au pied de l'autel de l'église paroissiale, l'évêque précédé des enfants de chœur et assisté du Curé et de l'abbé Létourneau se dirigea vers l'école et procéda immédiatement à la bénédiction. Pendant toute la durée des cérémonies liturgiques, l'orchestre interpréta la "Marche Romaine". (On peut écouter cette pièce de Charles Gounod ici.)
La partie religieuse terminée, la fête se continua par plusieurs discours entrecoupés de chants.
Mgr Plante était entouré de :
le Curé Lavergne, le Commandeur Joseph Picard, président de la Commission Scolaire,
Cyrille F. Delage, surintendant de l'Instruction Publique, le Commandeur Charles-Joseph Magnan, le Commandeur Chapleau, l'inspecteur L.-P. Goulet, ainsi que T. Verret, M. Bédard, le père Gravel, l'abbé Lactance Blais, l'abbé L. Létourneau, le Frère Nivard, le Frère Germain, le Frère Cléophas, l'échevin Noreau et plusieurs autres personnes.
D'abord la petite Maîtrise sous la direction du Frère Anselme, aidée de quelques chantres de la chorale paroissiale, chanta "Les Martyrs aux arènes", et J.-Moïse Fradet, maître de chapelle, rendit le chant "À jamais". Mlle Bernadette Lavergne, organiste de la paroisse, accompagnait au piano.
Puis le Curé remercie Mgr Plante. Il rappelle qu'il a peut-être manifesté un peu d'impatience devant la Commission Scolaire dont il n'admire pas moins la sagesse et la générosité. "M. le Président, ajoute-t-il, vous nous avez dit que nous ne perdrions rien pour attendre; vous avez bien rempli votre promesse, car notre école est belle et hygiénique." Il termine en invitant les parents à envoyer leurs enfants à l'école, puisqu'elle leur appartient.
Cyrille Delage succède au Curé. Il dit n'avoir pu résister à l'invitation du Frère Directeur et vouloir donner en même temps une appréciation et un témoignage mérité au Curé, fondateur d'une paroisse qui figure parmi les plus prospères de la ville. Après avoir rappelé quelques souvenirs personnels, il a évoqué le nom d'Arsène Parent. Il félicite les commissaires de leur sagesse dans l'accomplissement d'une tâche difficile et délicate, ainsi que les Frères pour le dévouement dont ils ont toujours fait preuve, et il invite les ouvriers à donner une bonne instruction à leurs enfants puisqu'on s'efforce de donner à chaque classe de la société les écoles qui lui conviennent.
Après le chant du "Cor" par Lucien Fortier, qui s'était fait remarqué au début par sa bonne diction dans une petite adresse lue au nom de ses compagnons, et le chant de "Carmen" par Gabriel Plante, Joseph Picard expose la situation financière de la Commission solaire afin de prévenir des jugements trop sévères, et prouve que la taxe est adéquate c'est-à-dire ni trop élevée ni trop basse.
L.-P. Goulet poursuit la série des discours en félicitant les Commissaires et les Frères et en demandant aux parents leur coopération par la surveillance de leurs enfants et le consentement à faire les sacrifices nécessaires pour les maintenir suffisamment longtemps.
C.-J. Magnan, invité à dire quelques mots, félicite les membres de la petite Maîtrise pour leur bon goût. Il fait observer que les Frères ne donnent pas seulement des rudiments de science mais enseignent aussi les beaux arts. Il les supplie aussi de faire leur possible pour que leurs enfants soient encouragés. Aucun succès de l'enfant ne doit laisser le père ou la mère indifférent.
Mgr Plante termine la série des discours en observant que les bénédictions d'école sont nombreuses chez nous. Il faut s'en réjouir, dit-il, car c'est une richesse qu'il faut conserver précieusement. L'école ne doit pas être un danger pour les enfants, mais un endroit où leur intelligence continue à se développer. Les écoles donnent une éducation qui complète l'éducation familiale.
À l'issue de la bénédiction, l'évêque retourna à l'église pour présider le Salut du Saint Sacrement qui clôturait la retraite des hommes.
Michel.
samedi 3 septembre 2011
Un nouveau collège pour la rentrée des classes de 1931
En cette période de rentrée des classes, je me suis intéressé à celle qui eut lieu il y a 80 ans
au Collège NDG. Les demandes répétées d'une nouvelle école année après année pour remplacer l'édifice construit en 1916 devenu inadéquat avaient fini par porter fruit. La nouvelle construction de la rue Durocher fut commencée en 1930.
Au début de 1931, la Bonne Nouvelle décrivit le contexte dans lequel les ouvriers eurent à oeuvrer :
Le lendemain soir, ses restes furent transportés de l'école Saint-Sauveur au presbytère NDG. Le cortège se mit en marche au son des cloches de l'église de St-Sauveur. Le deuil était conduit par les parents du défunt, suivis du Frère Laurent, directeur de l'école Saint-Sauveur, des professeurs de cette communauté-sœur, frères Maristes, de l'Instruction Chrétienne, du Sacré-Cœur, etc. Les paroissiens de Saint-Sauveur ayant à leur tête leur curé, le père Magnan, se firent un devoir d'y assister. Après les prières du mois de Marie, le curé Lavergne rappela brièvement les vertus éminentes du Frère Benoît.
Des funérailles imposantes ont eu lieu le matin du 13 mai. La levée du corps fut faite par le Père Magnan. Le curé Lavergne a chanté le service assisté comme diacre par le père
Loubier, cousin du défunt, et par l'abbé Henri Boulet, comme sous-diacre. Au chœur on remarquait plusieurs pères Oblats dont les pères Jacob, Laberge, Normand, Berlinguette; le père LeDoré eudiste, le père Gagnon des Pères du Sacré-Cœur, le père Lockwell de la communauté des Frères de Saint-Vincent de Paul, le Père Plamondon du Patronage Laval, l'abbé Adolphe Laberge curé de la paroisse des Bienheureux Martyrs, l'abbé Israël Laroche curé de Saint-Joseph,
les abbés Lévesque de Notre-Dame du Chemin, Fournier de Saint-Fidèle, Ferland de Saint-Roch, Létourneau et Bouillé de Notre-Dame de Grâce, Matte de Saint-Joseph. Le chorale des hommes et des jeunes gens de NDG exécuta un programme de chant, de concert avec la Maîtrise.
L'inhumation eut lieu au cimetière de la communauté, à Sainte-Foy.
La rentrée des classes en septembre 1931 se fit donc dans une "École Supérieure" neuve. Les 400 élèves étaient répartis en douze classes instruites par cinq professeurs religieux et sept laïques, sous la direction du frère Cléophas (Ivanoé Martin).
(À venir, la bénédiction du nouvel édifice.)
Michel.
au Collège NDG. Les demandes répétées d'une nouvelle école année après année pour remplacer l'édifice construit en 1916 devenu inadéquat avaient fini par porter fruit. La nouvelle construction de la rue Durocher fut commencée en 1930.
Au début de 1931, la Bonne Nouvelle décrivit le contexte dans lequel les ouvriers eurent à oeuvrer :
"On sait que, lorsque fut décidée la construction de l'école de Notre-Dame de Grâce, Son Éminence Le Cardinal Rouleau, par l'intermédiaire de Mgr Laberge, curé de St-Jean-Baptiste, demanda que la préférence fût assurée aux membres des Syndicats Catholiques. La Commission Scolaire refusa de se rendre à cette demande, mais elle imposa aux entrepreneurs les salaires stipulés par les Syndicats Catholiques.Au mois de mai 1931, les travaux furent affectés par une triste nouvelle. Le Frère Benoît (Philémon Roy), qui avait orchestré l'établissement du nouveau collège, décéda le 11 mai, frappé soudainement par une hémorrhagie cérébrale.
Par un sous-contrat M. Amédée Latulippe obtient les travaux de maçonnerie. Il était stipulé que les journaliers auraient 40 sous de l'heure. Rien n'avait été fixé pour les heures supplémentaires. Les ouvriers d'ordinaire pour ces heures et pour le travail de nuit reçoivent temps et demi. Or, des ouvriers se sont plaints qu'ils avaient travaillé des vingt heures consécutives et même plus et que, loin de recevoir temps et demi, ils n'ont pas même reçu le salaire de 40 sous de l'heure tel que stipulé, l'entrepreneur Amédée Latulippe ne leur donnant que 35 sous.
Bien qu'ils ne fussent pas des syndicats, qu'ils n'aient pas trouvé utile de s'y affilier, ces ouvriers ont compris alors qu'ils avaient besoin de quelqu'un qui réclamât pour eux. En leur nom, charitablement les Syndicats Catholiques sont intervenus. La Commission Scolaire Catholique, qui avait refusé les services des Syndicats et avait repoussé la demande du Cardinal Rouleau, a répondu: "Que les ouvriers présentent des plaintes assermentées. Et nous y verrons". Quinze ont porté plainte par l'intermédiaire des Syndicats. La Commission Scolaire a alors décidé de retenir le montant réclamé sur les prochains estimés à être payés à l'entrepreneur Latulippe. Les choses en sont là."
Le lendemain soir, ses restes furent transportés de l'école Saint-Sauveur au presbytère NDG. Le cortège se mit en marche au son des cloches de l'église de St-Sauveur. Le deuil était conduit par les parents du défunt, suivis du Frère Laurent, directeur de l'école Saint-Sauveur, des professeurs de cette communauté-sœur, frères Maristes, de l'Instruction Chrétienne, du Sacré-Cœur, etc. Les paroissiens de Saint-Sauveur ayant à leur tête leur curé, le père Magnan, se firent un devoir d'y assister. Après les prières du mois de Marie, le curé Lavergne rappela brièvement les vertus éminentes du Frère Benoît.
Des funérailles imposantes ont eu lieu le matin du 13 mai. La levée du corps fut faite par le Père Magnan. Le curé Lavergne a chanté le service assisté comme diacre par le père
Loubier, cousin du défunt, et par l'abbé Henri Boulet, comme sous-diacre. Au chœur on remarquait plusieurs pères Oblats dont les pères Jacob, Laberge, Normand, Berlinguette; le père LeDoré eudiste, le père Gagnon des Pères du Sacré-Cœur, le père Lockwell de la communauté des Frères de Saint-Vincent de Paul, le Père Plamondon du Patronage Laval, l'abbé Adolphe Laberge curé de la paroisse des Bienheureux Martyrs, l'abbé Israël Laroche curé de Saint-Joseph,
les abbés Lévesque de Notre-Dame du Chemin, Fournier de Saint-Fidèle, Ferland de Saint-Roch, Létourneau et Bouillé de Notre-Dame de Grâce, Matte de Saint-Joseph. Le chorale des hommes et des jeunes gens de NDG exécuta un programme de chant, de concert avec la Maîtrise.
L'inhumation eut lieu au cimetière de la communauté, à Sainte-Foy.
La rentrée des classes en septembre 1931 se fit donc dans une "École Supérieure" neuve. Les 400 élèves étaient répartis en douze classes instruites par cinq professeurs religieux et sept laïques, sous la direction du frère Cléophas (Ivanoé Martin).
(À venir, la bénédiction du nouvel édifice.)
Michel.
dimanche 28 août 2011
Syndicalisme et politique à NDG en 1931.
Nous entrons dans l'année 1931 et nous allons tout de suite en août, puisque les événements suivants datent d'il y a 80 ans.
Dimanche le 29 août 1931, les Syndicats Catholiques tenaient leurs séances de Congrès annuel à Québec. La messe d'ouverture eut lieu dans l'église Notre-Dame de Grâce.
Le Curé Lavergne y prononça une allocution. Il souligna entre autres que les membres des syndicats catholiques étaient accusés à certains jours de socialisme ou de bolchévisme, notamment par les journaux "L'Événement" et "Le Soleil".
À cette période, les interventions du curé Lavergne était souvent dénoncées dans les quotidiens "Le Soleil" et "L'Événement". Ce fut aussi le cas lors de la campagne électorale provinciale dont le scrutin eut lieu le 24 août 1931. La veille, le curé prononça un prône pour éclairer les électeurs de la paroisse. Il rappela que, lors de cette campagne électorale, le chef du Parti Conservateur Camilien Houde a mis dans son programme des réformes sociales demandées par le Pape: les allocations familiales, la pension aux veuves et aux orphelins, la pension aux vieillards ; autant de modes de protection en faveur des familles nombreuses. Il écrivit:
Cela n'empêcha pas le Parti Libéral de Louis-Alexandre Taschereau d'être reporté au pouvoir avec 79 élus, contre 11 pour les Conservateurs. Mais dans le comté de Saint-Sauveur, le conservateur Pierre Bertrand, qui avait été député ouvrier de ce comté de 1923 à 1927, fut élu. Camille Houde (photo) démissionna comme chef l'année suivante et il se dirigea vers la politique municipale montréalaise. Il fut remplacé par nul autre que Maurice Duplessis.
Michel.
Dimanche le 29 août 1931, les Syndicats Catholiques tenaient leurs séances de Congrès annuel à Québec. La messe d'ouverture eut lieu dans l'église Notre-Dame de Grâce.
Le Curé Lavergne y prononça une allocution. Il souligna entre autres que les membres des syndicats catholiques étaient accusés à certains jours de socialisme ou de bolchévisme, notamment par les journaux "L'Événement" et "Le Soleil".
À cette période, les interventions du curé Lavergne était souvent dénoncées dans les quotidiens "Le Soleil" et "L'Événement". Ce fut aussi le cas lors de la campagne électorale provinciale dont le scrutin eut lieu le 24 août 1931. La veille, le curé prononça un prône pour éclairer les électeurs de la paroisse. Il rappela que, lors de cette campagne électorale, le chef du Parti Conservateur Camilien Houde a mis dans son programme des réformes sociales demandées par le Pape: les allocations familiales, la pension aux veuves et aux orphelins, la pension aux vieillards ; autant de modes de protection en faveur des familles nombreuses. Il écrivit:
"Ignorance ou partisanerie politique, je ne sais, mais des bagoulards et des journaux, tels L'Événement, cet hypocrite défenseur des trusts, ont crié au bolchévisme et au socialisme."
Cela n'empêcha pas le Parti Libéral de Louis-Alexandre Taschereau d'être reporté au pouvoir avec 79 élus, contre 11 pour les Conservateurs. Mais dans le comté de Saint-Sauveur, le conservateur Pierre Bertrand, qui avait été député ouvrier de ce comté de 1923 à 1927, fut élu. Camille Houde (photo) démissionna comme chef l'année suivante et il se dirigea vers la politique municipale montréalaise. Il fut remplacé par nul autre que Maurice Duplessis.
Michel.
dimanche 21 août 2011
Fondation d'une Congrégation des enfants
À l'automne de 1930, à l'école, une Congrégation des enfants s'était formée parmi les plus âgés, sous l'inspiration du Frère Anselme (photo). La réception eut lieu un dimanche soir, veille de la Toussaint. Voici ceux qui ont été reçus :
Roland Bilodeau, Préfet
Roland Demers, Assistant-Préfet
Roland Côté, Approbaniste
Armand Gingras, Secrétaire
Adrien Côté, Trésorier
Victor Pouliot, Assistant-Trésorier
Jacques Lachance, Cérémoniaire.
Et comme membres:
Albert Larochelle
Maurice Bussière
Gaston Cloutier
Jean-Louis Ouellet
Jean-Marie Gobeil
Jean-Paul Pouliot
Raymond Sylvain
Fernand Plante
Albert Gignac
Gérard Gamache
Charles-Henri Plante
Léonce Crépault
Léopold Lachance
Raymond Dion
Fernand Bussière
Georges Lemelin
René Gamache
René Côté
Gérard Lachance
Roland Demers, Assistant-Préfet
Roland Côté, Approbaniste
Armand Gingras, Secrétaire
Adrien Côté, Trésorier
Victor Pouliot, Assistant-Trésorier
Jacques Lachance, Cérémoniaire.
Et comme membres:
Albert Larochelle
Maurice Bussière
Gaston Cloutier
Jean-Louis Ouellet
Jean-Marie Gobeil
Jean-Paul Pouliot
Raymond Sylvain
Fernand Plante
Albert Gignac
Gérard Gamache
Charles-Henri Plante
Léonce Crépault
Léopold Lachance
Raymond Dion
Fernand Bussière
Georges Lemelin
René Gamache
René Côté
Gérard Lachance
N.B. Des problèmes avec mon ancien ordinateur m'ont obligé à en acheter un nouveau. Les messages devraient maintenant reprendre à une fréquence régulière !
Michel.
Michel.
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