Paroisse Notre-Dame-de-Grâce

Ce site est consacré à la paroisse Notre-Dame-de-Grâce,
qui a été créée en 1924 et
réintégrée à la paroisse-mère Saint-Sauveur en 1997,
dans la ville de Québec.




EXPOSITION PERMANENTE





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Table des matières

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Historique de NDG en résumé

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Précisions

Les prêts qui me furent faits de nombreux documents me décidèrent à partager ces souvenirs avec la collectivité. Vos commentaires, souvenirs et suggestions sont les bienvenus, de même que vos corrections des erreurs ou omissions involontaires.

Notes :

Nous respectons le désir des individus de ne pas voir leur nom ou leur photo apparaître.

Pour lire les messages, toujours descendre après le "Hommage à Simonne Tardif (Dumont)".

La présentation est optimale en fonction de Windows XP, avec Firefox (Mozilla) comme navigateur et lorsque les fenêtres sont ouvertes à pleine largeur. À défaut de ces conditions, on risque de rencontrer des irrégularités.

On peut cliquer sur les photos pour les agrandir.

Les messages sont sujets à des mises à jour, sans autre avis.

Michel Gignac

Horaire de l'Exposition

À VISITER au
CENTRE COMMUNAUTAIRE ÉDOUARD-LAVERGNE,
390 Arago Ouest :

EXPOSITION permanente pour rappeler
la paroisse Notre-Dame-de-Grâce,
son curé fondateur et son église.

Elle peut être visitée surtout
le VENDREDI entre 9h et 21h,
le SAMEDI entre 9h et 15h,
(fermée le dimanche)

Pour ces jours et pour les AUTRES JOURS,
prière de s'entendre avec un préposé
(418-691-7190 ou 418-641-6252).

ENTRÉE GRATUITE

N.B. Liens vers les messages concernant l'Exposition :
inauguration
photos
crédits

Simonne Dumont (Tardif) 1920-2018

Simonne Dumont (Tardif) 1920-2018

Hommage à Simonne Tardif (Dumont), co-fondatrice du blogue et qui a écrit ce texte :

ÉLOGE DE L'ÉGLISE

Les cloches ont sonné pour la dernière fois dimanche le 29 juin 1997. Les portes de l'église Notre-Dame de Grâce dans Saint-Sauveur se sont fermées à jamais après une dernière messe solennelle dans l'église que remplissaient des résidents et d'anciens paroissiens heureux d'y revenir mais tristes de la voir fermer. La générosité de ces derniers avait permis de la conserver plusieurs années, permettant à la paroisse de célébrer son 70e anniversaire en 1994. Mais la baisse d'assistance aux offices avait fait diminuer les revenus, causant finalement la fermeture.

Depuis, des organismes ont essayé en vain de faire revivre ce temple merveilleux. Mais pendant ces années, la bâtisse s'est détériorée, ce qui fait que le Journal "Le Soleil" annonçait le 15 octobre 2008 : "L'église sera démolie d'ici Noël" pour faire place à des logements. Que de serrements de coeur pour ceux et celles qui y sont attachés !

Nous perdons donc définitivement notre belle église. Le curé-fondateur Édouard Lavergne en 1924 (voir photo), s'il voit son église débâtie, va certainement être très triste comme nous, les paroissiens. C'était un immeuble d'une grande qualité acoustique, classé édifice à "valeur patrimoniale élevée" par déclaration gouvernementale. Le glas a sonné mais je sais que toutes les personnes qui ont fréquenté ce temple en garderont de bons souvenirs.

L'église est maintenant démolie et, pour rappeler l'histoire de la paroisse, ce site "NDGquébec" se plaît à évoquer certains événements et certains aspects de la vie à NDG, à l'aide de photos, d'extraits de "La Bonne Nouvelle", le journal de la paroisse à ses débuts, etc. Les curés et vicaires dévoués, les constructeurs, les marguilliers, les bénévoles ne seront pas oubliés.

Simonne Dumont.
(Photo de l'église prise le jour de la fermeture.)

jeudi 14 avril 2011

Dernier prône du Curé Lavergne (section 1)

Notre collaboratrice Simonne Dumont s'est vu offrir un autre trésor, par l'entremise de Liliane Gignac. Cette dernière a obtenu, de la part Jean-Claude Ménard et Mariette Boutet, le document, en parfait état, du dernier prône du curé Lavergne dans la paroisse NDG, le 9 novembre 1941, contenant aussi son dernier sermon (que nous avons déjà publié).

Le prône est un peu long. Il sera publié ici en trois sections. Voici la première (sauf pour des détails de ponctuation et d'orthographe, le texte et sa disposition ont été respectés) :

C'est mon dernier dimanche au milieu de vous. Il y a une quinzaine, croyant partir plus tôt, et dans la crainte de ne pouvoir surmonter l'émotion qui, à cette pensée de vous quitter, envahissait mon âme, surmergeait mon cœur, j'avais chargé M. l'abbé Gosselin de vous lire ce que je croyais mes dernières paroles, ce que j'ai appelé "Mes adieux." Il s'est acquitté de cette tâche pénible avec un dévouement pour lequel, il me plaît de lui renouveler mes remerciements. Je ne reviendrai pas sur ce que j'ai dit alors. Maintenant j'ai affermi mon âme: j'ai donné au Bon Dieu ce que j'aimais le plus sur la terre: ma paroisse, l'œuvre de ma vie. Et je puis commander à mes sentiments.

En sa bonté il daigne m'accorder cette dernière rencontre d'un père avec une famille paroissiale qu'il a vivement aimée, dont il gardera un souvenir reconnaissant. Pour la gloire de Dieu, le plus grand bien de vos âmes et ma consolation, je veux, ce matin, accomplir envers vous un devoir de reconnaissance et vous y exhorter vous-mêmes envers Dieu.

C'est le Bon Dieu qui est l'auteur de tout bien.

Il n'y a rien en nous que nous n'ayons pas reçu et pour lequel nous ne soyons pas tenu de dire: "Merci! Merci à Dieu d'abord, merci à ceux qui nous entourent."

C'est par la grâce de Dieu que cette paroisse est née. C'est par votre fidélité à écouter les inspirations de cette grâce dans vos cœurs qu'elle s'est développée, qu'elle a grandi.

J'ai travaillé avec vous pendant dix-sept ans. Dieu seul peut savoir les résultats sur les âmes de nos prières, de nos prédications et de nos sacrifices.

Le travail matériel est plus facilement appréciable: les édifices paroissiaux, tous les objets et tous les vêtements liturgiques sont là pour l'attester.

Tout est bâti. Tout est à l'ordre, même les finances.

Le Chanoine qui est venu de l'évêché faire l'audition des livres a écrit dans son rapport: "Les comptes sont très bien tenus."

Le 26 janvier 1940, Son Éminence m'écrivait: « Le rapport de vos finances me paraît intéressant, je vous en félicite et vous en remercie cordialement... »

L'an passé, à cause des réparations à nos murs qui menaçaient ruine et à la fournaise, il y a eu un cran d'arrêt; mais cette année, notre situation financière après dix mois est excellente

À la fin des travaux en 1926, nous devions une somme approximative de
$218,000.00
Au 31 décembre l'année dernière, nos emprunts se chiffraient au montant de
$161,995.94
Cette année au 31 octobre 1941, ils se chiffrent au montant de
$146,117.21
Nous avons donc une remise sur nos emprunts
$15,868.73

Et comme preuve du crédit dont nous jouissons, on nous consent des prêts à 3% : ce qui aidera à accentuer la remise sur le capital. Résultat encourageant attribuable à votre constante générosité et dont je rends hommage au Bon Dieu et pour lequel, avant de partir, je tenais à vous remercier.

Il y a un autre merci que je vous dois. Ce que je viens de mentionner, c'est pour votre paroisse que vous l'avez donné et vous en avez tiré un certain profit. Mais voilà qu'à l'annonce de mon départ votre cœur s'est ému, et vous avez voulu me prouver votre reconnaissance non pas seulement par des paroles mais par des actes. Et dans un geste tout à fait désintéressé vous m'avez souscrit une bourse qui dépasse vos moyens si j'en crois le chiffre qu'on m’a dit. Pour plusieurs, elle représente de très lourds sacrifices . Quelques-uns même m’ont apporté des montants assez élevés qu’ils n’ont pas voulu remettre au collecteur officiel parce qu’ils n’aimaient pas, m'ont-ils dit, trop afficher leur générosité. D'autres me les ont envoyés dans des lettres anonymes dont les termes touchants me crevaient le cœur.

Certes, ces sentiments vous honorent et je ne sais quels termes employer pour vous en louer et vous en exprimer ma reconnaissance. Vous le dirai-je? J'ai été pendant quelques jours comme absourdi par la multiplicité et la diversité des témoignages d'attachements et de sympathies auxquels j'étais loin de m'attendre, qui me sont venus même du dehors de la paroisse.

Mais je ne veux pas insister. "

(à suivre)

Michel
(merci aux intervenants qui ont permis cette publication)

jeudi 7 avril 2011

L'inauguration de la grotte Notre-Dame-de-Lourdes

Nous parvenons à l'inauguration de la grotte Notre-Dame-de-Lourdes. Comme on le sait, les travaux en 1929 avaient été retardés à cause de circonstances judiciaires. En juin, on annonçait que la statue de la Vierge serait prochainement installée et on remerciait des membres du Comité Paroissial auxquels s'étaient joints quelques jeunes gens.

La "Bonne Nouvelle" régulière n'a pas rapporté la bénédiction officielle du 15 août, mais Lionel Roberge a résumé ainsi cette cérémonie :
"Le 15 août, jour de l'Assomption, Mgr Omer Plante venait bénir la grotte de N.-D. de Lourdes. C'est encore une autre initiative de M. le curé Lavergne d'avoir fait creuser dans le cap cette belle grotte où tant de gens sont venus prier depuis. L'abbé Vien, curé de St-François de Montmagny avait donné le sermon de circonstance."
Ainsi la paroisse Notre-Dame-de-Grâce possédait dorénavant le site idéal pour tenir des cérémonies en plein air. Elle n'allait pas s'en priver !

Michel.
(la photo date de 1930.)

jeudi 31 mars 2011

L'établissement des "mercredis à Saint Joseph".

C'est aussi en 1929 que les "mercredis à Saint Joseph" furent étendus à longueur d'année, et pas seulement dans le mois de la fête de Saint Joseph soit en mars. La première "Bonne Nouvelle" de la rentrée, en septembre, donnait ainsi les explications :
"C'est à la demande instante et réitérée de nos paroissiens que nous avons dû établir les mercredis de Saint Joseph avec prières spéciales chaque semaine à 19h30. Tout l'été, l'église n'a pas cessé de se remplir. Il y a tout lieu de croire que la foule ne sera pas moindre au cours de l'année. Nous publierons dans la "Bonne Nouvelle" les demandes et les actions de grâce."
En plus du mercredi et de ses "Échos", chaque autre jour, sauf le dimanche, donnait lieu à une cérémonie à 19h30 :

les lundis : les bienheureux Martyrs
les mardis : Saint Antoine
les jeudis : Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et le salut au Saint Sacrement
les vendredis : Chemin de Croix et vénération des reliques
les samedis : la Sainte Vierge

On peut relire le billet concernant les manifestations consacrées à Saint Joseph qui se sont développées dans les années subséquentes en cliquant ici.

Michel.

jeudi 24 mars 2011

Le Congrès Marial de 1929.

Le premier Congrès Marial diocésain eut lieu du mercredi 12 juin au dimanche 16 juin 1929.

Le sujet d'étude : Marie, médiatrice universelle. Les congressistes du diocèse de Québec furent convoqués à des séances d'étude où les théologiens exposèrent la doctrine de la médiation mariale, son histoire, ses fondements, ses convenances, sa nécessité, ses conséquences pratiques, proposant à tous les fidèles la définition dogmatique de cette doctrine.

À part des grandes manifestations de piété au Manège militaire sur la Grande Allée, il y eut dans toutes les églises des exercices de piété faits exprès pour chaque catégorie de paroissiens . À Notre-Dame-de-Grâce, en voici le détail :

Exercices pour tout le monde : Mercredi soir à 19h30. Adoration devant le Saint Sacrement exposé. Le Père Lévesque rédemptoriste, curé de Sainte-Anne de Beaupré, était le prédicateur.

Pour les enfants : Le mercredi matin à 7h fut dite une messe basse à laquelle tous les enfants furent invités à la communion. Le samedi après-midi à 15h30, sur la place du Manège militaire eut lieu une grande démonstration pour les enfants.

Pour les dames et demoiselles : Grande démonstration au Manège militaire, le jeudi à 15h30 et le vendredi à 7h.

Pour les hommes et les jeunes gens : Le jeudi à 20h30, grande manifestation au Manège militaire. À 19h30 on sonna les cloches de toutes les églises ; ralliement sur la place de l'église et montée en groupe vers le Manège. De 23h à minuit, heure sainte dans l'église paroissiale.
Dimanche : Dans plusieurs paroisses, la messe matinale de clôture fut chantée par un évêque. La paroisse NDG quant à elle reçut Monseigneur Hermann Bruneault, évêque de Nicolet, qui célébra la messe de clôture à 10h30. La messe solennelle pontificale eut lieu dans la cour du Séminaire de Québec (photo).Dans l'après-midi, procession à travers les rues de la ville avec les statues de la Sainte Vierge. Un endroit de ralliement était assigné à chaque paroisse. L'endroit indiqué pour NDG fut la rue Christophe-Colomb, côté ouest du Boulevard Langelier. Il n'y eut, dans la procession, ni fanfares ni clairons. Durant la procession, on chanta le "Laudate Mariam" du Boulevard Langelier à la rue de la Couronne, et l'"Ave Maria", de la rue de la Couronne à la Basilique. Après chaque refrain, on récitait une dizaine de chapelet. La gigantesque procession se déroula dans la ville pavoisée aux couleurs de Marie ; les madones antiques des cloîtres et des plus anciens sanctuaires diocésains, églises paroissiales ou chapelles furent présentées à la vénération des foules accourues de partout.

Michel.
(On pouvait lire le rapport détaillé du Congrès sur le site de "Nos racines" :
http://www.ourroots.ca/e/toc.aspx?id=1777) qui n'est plus disponible.

jeudi 17 mars 2011

Troisième Messe des malades

La troisième Messe des malades fut organisée pour la fête patronale de la paroisse, le 31 mai 1929. Cette fête de Notre Dame de Grâce est aussi appelée la fête de la médiation universelle de Marie. Ce dernière sujet allait être bientôt l'objet des études au cours du Congrès Marial du 13 au 16 juin suivant.

Plus de cent malades sont allés à cette Messe avec l'espoir de guérir. "L'Action Catholique" reprenait le récit de ce spectacle tel qu'il s'est déroulé. En voici le résumé :
"Un peu avant sept heures, malades et infirmes arrivent à l'Église. Les uns sont sur des lits et la pâleur de leur visage s'harmonise parfaitement avec la blancheur des couvertures. D'autres s'avancent sur des chaises roulantes auxquelles ils sont rivés pour ainsi dire depuis de nombreuses années. Quelques-uns sont transportés sur les épaules d'un bon samaritain. Plusieurs déambulent à l'aide de béquilles et de cannes. Il en est enfin qui marchent sur leurs jambes, mais ils accusent une claudication prononcée.
À sept heures et vingt minutes, près de cent malades sont là. Il y a des paralytiques, des aveugles, des boiteux, enfin des victimes de toutes les infirmités. L'église est remplie de fidèles. Le Cardinal Marie-Raymond Rouleau lui-même a bien voulu célébrer le Saint Sacrifice pour le soulagement de cette partie de son peuple qui souffre. Il fit une réconfortante allocution.

Après l'Évangile, le curé de la paroisse, souhaite la bienvenue à l'Archevêque. Le Père Carmel, rédemptoriste, donne le sermon de circonstance.

La Messe terminée, le Cardinal prononce une touchante allocution. Avant de retourner à son trône, il accorde aux fidèles la bénédiction papale. Le Curé Lavergne y ajoute la bénédiction du rituel spéciale aux malades et aux infirmes.

On expose ensuite le Saint-Sacrement. "Sacré Coeur de Jésus, guérissez nos malades" crie la foule. Et un prêtre impose l'Ostensoir sur la tête des malades. La cérémonie se termine par le Salut du Saint Sacrement."
Le soir, la procession à la Sainte Vierge a été interrompue par la pluie mais la foule s'est réunie à l'intérieur.

Michel
(La photo date de la Messe des malades de novembre 1934.)

mercredi 9 mars 2011

La grotte retardée à cause d'un procès.

En mars 1929, le curé Lavergne avait l'espoir que la troisième messe des malades, prévue pour le mois de mai, soit tenue sur les lieux de la grotte Notre-Dame-de-Lourdes, si sa construction était suffisamment avancée. Malheureusement un imprévu allait survenir, dans un contexte de procès.

Je ne comprends pas parfaitement le déroulement de ces événements. Alors je reproduis tels quels les textes parus dans la "Bonne Nouvelle":

"Notre projet de terminer la grotte Notre-Dame de Lourdes a subi un échec et un retard à cause du procès que nous a intenté la Québec Motor Sales. Cet acte recevra sa récompense.

Mais il ne faut pas se rebuter à cause des difficultés. Nous avons payé la Québec Motor Sales tout ce qu'elle a généreusement exigé et nous nous occupons de trouver l'argent pour reprendre les travaux dès les premiers jours de mai.

Une rafle est en marche. Cette fois-ci, ce n'est pas une auto achetée à "La Québec Motor Sales" que nous allons faire rafler mais un montant de cinq cents piastres ! Le gagnant pourra réclamer le montant aussitôt que la rafle aura eu lieu, il n'aura pas besoin de se présenter au bureau trois ou quatre fois ni d'aller devant le Juge Belleau se faire dire que nous avions trente jours avant de payer. Déjà une couple de cent livrets sont vendus. Nous demandons à tous ceux qui le peuvent de vouloir bien nous aider. Nous travaillerons tous à la gloire de la Vierge Marie, et non plus au profit de la Québec Motor Sales."
Quelques semaines plus tard, il était écrit :
"En attendant que nous ayons l'argent pour l'exécution des travaux qu'il faudra payer, nous avons demandé aux âmes généreuses de vouloir bien se dévouer à donner quelques heures de travail pour l'amour de la Ste Vierge. Nous devrions avant la fin du mois nous libérer de la dette que la "Québec Motor Sales" nous a imposée par les retards qu'elle a mise à nous livrer l'auto que nous lui avions achetée et que j'avais gagnée.

Pour le moment, ce qui importe, c'est de pousser le plus activement possible notre rafle."
Si à la lumière de ces informations vous avez une compréhension claire de ce qui s'est passé, s'il vous plaît nous en faire part !

Bientôt, la troisième Messe des malades.

Michel.
(L'illustration provient du journal "La Province" du 4 mai 1917.)

mercredi 2 mars 2011

Un concert célèbre ... et des disques

Les 8 et 9 avril 1929, La Maîtrise de Notre-Dame-de-Grâce et la Chorale paroissiale livraient un concert spécial. Pour l'annoncer à l'avance, la Bonne Nouvelle publiait l'avis montré ici, comportant une photo devenue célèbre car reprise dans plusieurs cahiers d'anniversaires de NDG.Le spectacle, accompagné par l'Orchestre paroissial, fut tellement populaire qu'il fut repris le 14 mai. Les directeurs de chorale, Moïse Fradet pour la Chorale et le Frère Anselme pour la Maîtrise, furent félicités pour le travail accompli.

Lionel Roberge écrivait 20 ans plus tard :
"Nos petits chanteurs en toge acquirent une grande célébrité, tant à la radio qu'en dehors de Québec. Leurs plus magnifiques chants ont été enregistrés sur disques et nous les entendons encore fréquemment."
En faisant une recherche, je ne m'attendais pas à trouver les références pour ces disques. Pourtant, j'ai eu la surprise de les trouver dans le catalogue de la Bibliothèque Nationale du Québec. Il s'agit de deux 78 tours mis sur le marché en 1930 et 1931. Voici les numéros et les contenus de ces disques de la "Maîtrise de Notre-Dame-de-Grâce de Québec" parus sur étiquette HMV (His Master's Voice) :

263758 La nuit en mer (composé par Théodore Botrel) chanyé par Lucien Fortier) / La brise du soir (composé par Adrien) chanté par Lucien Fortier, Fernand Plante et Charles-Henri Cantin).

263775 Sous l’ormeau, chanté par Lucien Fortier et Fernand Plante / L’ange et l’âme (composé par Garin et De La Bouillerie) chanté par Lucien Fortier, Fernand Plante et Charles-Henri Cantin).

Le site de recherche de la BANQ (Bibliothèque et Archives Nationales du Québec) était à l'adresse :
http://iris.banq.qc.ca/iris.aspx qui n'est plus disponible.

Peut-être aurons-nous la très grande chance de les entendre un de ces jours !

Michel.
P.S. Dans quelques jours sera le 40e anniversaire de la "tempête du siècle" qui endommageait le toit du Couvent de NDG. C'était le 4 mars 1971. Pour lire le message à ce sujet, on peut cliquer ici.

mardi 22 février 2011

Trois cercles de théâtre en 1929

Au printemps de 1929, la paroisse Notre-Dame-de-Grâce comptait trois cercles de théâtre.

Par exemple, comme on le sait, les jeunes gens du Cercle Saint-Édouard présentaient les pièces "Le voyage à Boulogne-sur-Mer" (d'André Lesot) et "La Torpille", dirigés par le vicaire Paul Bouillé.

Le Cercle Campagnat (image) (anciennement le Cercle Legault), sous la direction de J.-Arthur Fortin, jouaient "Jean le maudit" ou "Le fils du forçat" (de Joseph-George-Walter McGown).Enfin le Cercle Notre-Dame-de-Grâce répétait "Un oncle à héritage".

Cependant le début des années '30 allait réserver des surprises du côté théâtral avec des troupes qui eurent une bonne renommée. On y reviendra.

Michel.

mercredi 16 février 2011

Un début de 1929 marqué par des statistiques et par le vicaire Paul Bouillé.

Nous avons donc traversé en 1929. Jusqu'en juin, La Bonne Nouvelle ne fut publié qu'une fois par mois, chaque numéro comportant comme d'habitude 8 pages, sauf pour un exemplaire à seulement 4 pages. La revue fournit en janvier et février plusieurs statistiques.

La compilation du recensement d'octobre 1928 révélait la présence de 720 familles, toutes canadiennes-françaises et catholiques, regroupant un total de 3572 personnes. Au cours de 1928, il y avait eu 138 haptêmes, 28 mariages, 69 décès dont 30 adultes et 39 enfants.

Le budget de la paroisse s'établissait ainsi :
Les recettes :
- Recette ordinaire de $14,574.71, ce qui comprend les dons payés à l'église, revenus des bancs, des cloches, des sépultures, etc.
- Recette extraordinaire de $20,695, ce qui comprend les séances, les enchères et la collecte à domicile appelé la Part de Dieu.
- Au total................ $35,269.

Les dépenses :
- Dépense pour l'administration de l'église, salaires, chauffage, taxes, assurance, etc.: $19,488.60 .
- Dépense pour les réparations, paiements de comptes, d'intérêts et d'autres : montant non indiqué (probablement autour de $15,000).

On commentait ainsi :
"Quand on considère le chiffre de notre population, sa situation sociale souvent voisine de la pauvreté, on reste émerveillé de sa générosité si constante."
La Société Saint-Vincent-de-Paul présentait elle aussi son bilan.
En 1928, il lui a fallu appeler à l'aide les confrères de la paroisse Saint-Dominique qui se sont chargés d'aider 7 ou 8 familles. Le bulletin statistique révélait :
Membres : Membres actifs 53
Membres honoraires 4
Bienfaiteurs 15
Membres admis dans l'année 4
Membres retirés 9
Membres décédés 1
Secours :
Familles secourues 57
Veuves avec trois enfants 6
Nombre de personnes secourues 285, soit :
Adultes 132
Enfants 153
Orphelins patronnés 10
Écoliers patronnés 15

Enfin la Bonne Nouvelle mentionnait pour la première fois le nom de l'abbé Paul Bouillé, vicaire, qui était sans doute arrivé au cours de 1928. Sous sa direction, les jeunes gens du Cercle Saint-Édouard remportaient un beau succès avec les pièces "Le voyage à Boulogne-sur-Mer" et "La Torpille".

mardi 8 février 2011

Du vandalisme sur des vitres de l'église

Nous terminons l'année 1928 sur une triste note. Je laisse "La Bonne Nouvelle" fournir les détails :
"La police a causé tout un émoi dans quelques familles en assignant un certain nombre de garçons à comparaître devant le Recorder (juge) le 27 novembre dernier. Des plaintes montaient contre eux. On les accusait soit de casser des vitres par des cailloux lancés imprudemment, soit d'insulter les passants.

Il est possible que, sur le nombre de ces enfants, quelques-uns n'avaient pas d'autre culpabilité que d'avoir fréquenté des compagnons trop turbulents. Quoiqu'il en soit l'affaire n'a pas eu d'autre suite que d'amener ces petits bonshommes devant le juge qui leur a servi une bonne semonce.

La police a fait en cette circonstance de la bonne besogne dont il faut la féliciter. Souhaitons que la leçon produise des résultats et que l'impression reçue de cette comparution devant le Recorder durera."
Au prochain message nous commencerons probablement l'année 1929.

Michel.
N.B. Merci à Jean-Marc Laberge pour la photo prise lors de la démolition de l'église en 2009.