Paroisse Notre-Dame-de-Grâce

Ce site est consacré à la paroisse Notre-Dame-de-Grâce,
qui a été créée en 1924 et
réintégrée à la paroisse-mère Saint-Sauveur en 1997,
dans la ville de Québec.




EXPOSITION PERMANENTE





Messages les plus récents

Pour lire les messages les plus récents, TOUJOURS VOIR APRÈS LA SECTION "Hommage à Simonne Tardif (Dumont)".

Table des matières

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Historique de NDG en résumé

Pour se rendre à l'historique succinct de NDG, veuillez cliquer ICI puis voir après la section "Hommage à Simonne Tardif (Dumont)".

Précisions

Les prêts qui me furent faits de nombreux documents me décidèrent à partager ces souvenirs avec la collectivité. Vos commentaires, souvenirs et suggestions sont les bienvenus, de même que vos corrections des erreurs ou omissions involontaires.

Notes :

Nous respectons le désir des individus de ne pas voir leur nom ou leur photo apparaître.

Pour lire les messages, toujours descendre après le "Hommage à Simonne Tardif (Dumont)".

La présentation est optimale en fonction de Windows XP, avec Firefox (Mozilla) comme navigateur et lorsque les fenêtres sont ouvertes à pleine largeur. À défaut de ces conditions, on risque de rencontrer des irrégularités.

On peut cliquer sur les photos pour les agrandir.

Les messages sont sujets à des mises à jour, sans autre avis.

Michel Gignac

Horaire de l'Exposition

À VISITER au
CENTRE COMMUNAUTAIRE ÉDOUARD-LAVERGNE,
390 Arago Ouest :

EXPOSITION permanente pour rappeler
la paroisse Notre-Dame-de-Grâce,
son curé fondateur et son église.

Elle peut être visitée surtout
le VENDREDI entre 9h et 21h,
le SAMEDI entre 9h et 15h,
(fermée le dimanche)

Pour ces jours et pour les AUTRES JOURS,
prière de s'entendre avec un préposé
(418-691-7190 ou 418-641-6252).

ENTRÉE GRATUITE

N.B. Liens vers les messages concernant l'Exposition :
inauguration
photos
crédits

Simonne Dumont (Tardif) 1920-2018

Simonne Dumont (Tardif) 1920-2018

Hommage à Simonne Tardif (Dumont), co-fondatrice du blogue et qui a écrit ce texte :

ÉLOGE DE L'ÉGLISE

Les cloches ont sonné pour la dernière fois dimanche le 29 juin 1997. Les portes de l'église Notre-Dame de Grâce dans Saint-Sauveur se sont fermées à jamais après une dernière messe solennelle dans l'église que remplissaient des résidents et d'anciens paroissiens heureux d'y revenir mais tristes de la voir fermer. La générosité de ces derniers avait permis de la conserver plusieurs années, permettant à la paroisse de célébrer son 70e anniversaire en 1994. Mais la baisse d'assistance aux offices avait fait diminuer les revenus, causant finalement la fermeture.

Depuis, des organismes ont essayé en vain de faire revivre ce temple merveilleux. Mais pendant ces années, la bâtisse s'est détériorée, ce qui fait que le Journal "Le Soleil" annonçait le 15 octobre 2008 : "L'église sera démolie d'ici Noël" pour faire place à des logements. Que de serrements de coeur pour ceux et celles qui y sont attachés !

Nous perdons donc définitivement notre belle église. Le curé-fondateur Édouard Lavergne en 1924 (voir photo), s'il voit son église débâtie, va certainement être très triste comme nous, les paroissiens. C'était un immeuble d'une grande qualité acoustique, classé édifice à "valeur patrimoniale élevée" par déclaration gouvernementale. Le glas a sonné mais je sais que toutes les personnes qui ont fréquenté ce temple en garderont de bons souvenirs.

L'église est maintenant démolie et, pour rappeler l'histoire de la paroisse, ce site "NDGquébec" se plaît à évoquer certains événements et certains aspects de la vie à NDG, à l'aide de photos, d'extraits de "La Bonne Nouvelle", le journal de la paroisse à ses débuts, etc. Les curés et vicaires dévoués, les constructeurs, les marguilliers, les bénévoles ne seront pas oubliés.

Simonne Dumont.
(Photo de l'église prise le jour de la fermeture.)

vendredi 22 août 2014

Le livre sur NDG en vente au Marché Saint-Sauveur.

Émilie Lapierre Pintal nous informe que Dale Gilbert et elle seront au marché St-Sauveur samedi matin, le 23 août au parc Durocher, pour vendre le livre de Dale : «De cloches et de voix». (Malheureusement, ils ne pourront pas être présents à "Saint-Sauveur en fête" samedi le 30 août.)

Des copies de ce livre sur Notre-Dame-de-Grâce peuvent aussi être commandées chez l'éditrice à :
342 rue Franklin
Québec, Qc G1K 2G3
Tél.: 418 523-0507

ou par courriel :

samedi 16 août 2014

Tableau d'honneur au Collège de NDG en 1941-42

Pour compléter le coup d'oeil que nous avions jeté sur le premier numéro (celui de 1941-42) du Flambeau, journal annuel du Collège de Notre-Dame-de-Grâce, voici le Tableau d'honneur, c'est-à-dire les meilleurs élèves de chacune des classes :

N.B. ce sont les 5 premiers (sauf indication contraire); la plupart du temps, du premier (à gauche) jusqu'au cinquième (à droite). Il peut y avoir des erreurs dans l'identification des élèves.

1e année (du Frère Émile) :

Gaston Côté
Maurice Gariépy
Laurent Dumas
Jean-Guy Côté
Eugène Roussin







2e année A (de Maxime Bergeron) :

Claude Pagé
Gérard Maheux
Raymond Pépin
Gérard Breton
Gérard O'Hearn







2e année B (de Gustave DeBlois) :

Daniel Lessard
Marcel Langevin
Jacques L'Heureux
Jean-Guy Langlois
Lucien Pelletier


N.B. Jean-Paul Poitras (photo à part) était aussi parmi les 5 premiers





3e année A (d'Alfred Bourque) :

Roland Bilodeau
Jean-Claude Verret
Jean-Guy Lower
Bernard Lachance
Gilles Gosselin






3e année B (de Louis-Marie Lavoie) :

Robert Côté
Lucien Robitaille
René Richard
Raymond Morency
Henri Delisle







4e année (d'Arthur Godbout) :

André Lortie
Antonio Martel
Jean-Guy Lessard
Maurice Vigneault
Adrien Guay





5e année (du Frère Constant) :

Roger Vigneault
Roger Morin
Claude Savard
Claude Martin
Maurice Simard






6e année (d'Éloi Tremblay) :

René Côté
Jean-Paul Bussières
Fernand Frigault
Claude Boivin
Louis-Georges Lachance






7e année (de Charles Tousignant) :

Jean-Louis Boudreau
Robert Thibeault
Roger Gingras
Roger Robitaille
Laurent Drolet





8e année (du Frère Théodore), les 7 premiers :

Fernando Gobeil
Maurice Gagné
Adrien Côté
Roger Leclerc
Roland Ferland
Jean-Paul Lafrance
Henri Lorrain




9e année (du Frère Louis) :

Henri Gamache
Marc-Édouard Côté
Berchmans Gagnon
Roger Tanguay
Fernand Boudreau








10e année A (du Frère Anselme), les 7 premiers :

Jean-Guy Pagé
Guy Dionne
André Bédard
Jean-Paul Bélanger
Charles-Auguste Noël
Lucien Morisset
Gaston Plamondon





10e année B (du Frère Marc), les 8 premiers :

Paul-Émile Grenier
Wilfrid Lecours
Maurice Gagnon
Guy Girard
Arthur Frenière
Charles-Édouard Leclerc
Adrien Leclerc
Paul-Eugène Drolet







11e année (du Frère Léon) :




Florentin Turgeon
Roger Émond (photo de la 12e année de 1942-43)
Antonio Audet
Rosaire Pépin
Joseph Villeneuve (ci-contre)









N.B. Il n'y a pas eu de 12e année


Un phénomène particulier consistait pour un étudiant à faire tout son cours primaire et secondaire au Collège NDG. Le premier exemple, basé sur les Flambeaux, fut celui de Gaston Côté, qui commença sa première année en 1941 et termina sa 12e année en 1952 (il "sauta" sa quatrième année).

en 1e année
en 12e année

Jean-Paul Poitras (photo ci-haut en 2e année B) est peut-être un autre exemple. Il a fini sa 12e année également en 1952, mais nous n'avons pas de certitude qu'il a fait sa 1e année à NDG.

Ce n'est pas sûr que je vérifierai tous les cas !

Michel.

lundi 4 août 2014

Photo de groupe d'étudiantes à la communion solennelle.

Une rare photo de groupe des étudiantes du Couvent m'a été prêtée. Il s'agit des finissantes de la septième année lors de leur communion solennelle, en 1965. La cérémonie a eu lieu le 13 mai, mais la photo a été prise la veille lors d'une pratique à l'église. On remarque à l'avant, de gauche à droite, l'abbé Victor Beaulé, le curé Gérard Lefebvre, l'abbé Philippe Poulin et l'enseignante Soeur Saint-Lucien. On peut observer en même temps le costume obligatoire porté par toutes les élèves du Couvent.


En complément, voici la classe de septième année du Collège à la même occasion. En plus des trois mêmes prêtres, on reconnaît à l'extrême gauche le directeur Edmond Gagnon et à l'extrême droite l'enseignant Gérard Racine.


Merci à Diane Gignac pour la première photo.
Michel.

dimanche 20 juillet 2014

Les plus anciennes réalisations matérielles pour l’église de NDG.

J'ai trouvé un document qui énumère les premières réalisations matérielles pour l'église de la paroisse Notre-Dame-de-Grâce.


D'abord voici comment on avait prévu les matériaux de la construction :

Dans un souci d'économie, les concepteurs choisirent des matériaux modestes, d'origine locale:

- Le bois pour l'intérieur : ils tirent parti des effets décoratifs vrais à partir d'une alternance des différentes essences de bois:
pour le décor, sapin, pin, et épinette,
et, pour le mobilier, érable, merisier, chêne, pin, noyer et frêne.

- La brique Citadelle, le bardeau d'amiante pour le revêtement extérieur, le granit de Rivière-à-Pierre;

- Le calcaire de Saint-Marc-des-Carrières.

Il semble que l'église fut dotée d'un premier chemin de croix, avant celui peint par Émilien Dion en 1931. Les donateurs du premier chemin de croix auraient été, pour les différentes stations :

1. Famille Télesphore Boutet
2. Famille feu Alphonse Sylvain 
3. Joseph Albert Langlois
4. M. et Mme Napoléon Plante
5. Famille Théodore Gagnon
6. Pierre Drouin et sa fille
7. un paroissien
8. Gabrielle Mainguy 
9. Joseph Villeneuve
10. Louis Lippi 
11. Mme J.-M.Rochette
12. Omer Houde
13. Blanche Plamondon 
14. Edmond Castonguay

Le 1er février 1925, la contribution des Congréganistes sera collectée pendant les retraites (probablement pour les vitraux).

En 1925, le curé reçoit un don anonyme de 100$ pour l'église.

Les 22 et 23 avril 1925, l'abbé Jean-Thomas Nadeau donna une conférence avec projection lumineuse sur les plans de la future église et du presbytère et sur l'art religieux en général. Début à 8h30 avec chant et musique. La salle paroissiale ne peut pas contenir plus que 500 personnes. Pour avoir droit à des cartes pour la conférence, il fallait être souscripteur et avoir donné au moins 3$ depuis le 1er janvier 1925.

Pour offrir une verrière, il faut débourser 300$ pour une des cinq dans l'abside et 50$ pour celles dans la nef.

C'est l'atelier «de travail artistique sur verre et décoration générale» de Jos. Bernard qui a eu le contrat pour la réalisation des vitraux de l'église NDG. Son atelier était situé sur la 6e Rue à Limoilou puis au 125 de la rue Grant. Les factures sont datées de 1926 et le coût pour les verrières du sanctuaire sont détaillées à 260$ (les 5 de l'abside), les autres le sont à 30$ et il y a aussi des verrières avec inscriptions à 15$. Ces prix ne semblent pas toujours inclure le temps de travail. Le maître est payé 70 cents de l'heure et l'apprenti (ou les apprentis), 20 cents de l'heure. Monsieur Bernard a fourni plusieurs sortes de verre différentes ; il a réalisé des vitres doubles, une vitre avec l'inscription «bureau privé», le dessus «en verre plombé» de la porte principale, etc.

C'est Philippe Roberge, sculpteur, et Alphonse Ferland, menuisier, tous deux de Saint-Jean-Chrysostôme, qui sont embauchés pour réaliser le maître-autel.

Alfred et Jos. Charbonneau de Saint-Sauveur ont sculpté les chapiteaux.

Messieurs Poulin et Messely de Limoilou ont réalisé la ferronerie d'art.

Adélard Dion, menuisier, a reçu en 1926 le contrat pour la fabrication des bancs. En 1928, l'Action catholique mentionne que Monsieur Dion termine les stalles et les corniches du sanctuaire.

En 1931, Dominique Cogné de Montréal vend à l'église NDG une statue en fonte de fer avec bronzage métallique représentant Jésus au Jardin des oliviers (275$). En 1933, il vend:
. une statue de Saint Joseph sans enfant (380$)
. un Christ en fonte de fer (de 5 pi. 10 po. de haut) avec une croix en pin jaune de Géorgie (285$)
. une statue de la Vierge (5 pi. 8 po.) pour 325$
. une statue de Saint Jean (5 pi. 8 po.) pour 325$
. une statue de l'Ecce Homo pour 360$
. une statue de Saint Michel (2 pi. 6 po.) pour 72,50$

En 1931, Émilien Dion (fils d'Elzéar Dion qui effectuait les travaux de peinture dans l'église) réalise le nouveau chemin de croix. Il est alors âgé de 21 ans. (Cliquer ici pour la liste des donateurs des stations de ce chemin de croix.)

Michel.

dimanche 6 juillet 2014

Le Collège en 1941-1942

Notre survol de la paroisse Notre-Dame-de-Grâce pour les années 20, 30 et 40, grâce au journal "La Bonne Nouvelle" étant momentanément terminé, il va de soi de poursuivre notre parcours dans les années 40 grâce à la revue annuelle "Le Flambeau" publiée par le Collège NDG.

Nous avons déjà pris connaissance des finissants de 12e année de la promotion de 1940-1941, telle qu'indiquée dans le Flambeau (cliquer ici pour la consulter). Voici, à l'autre extrémité, la photo de la classe de première année de 1941-42 du Frère Émile :



Pour fins de référencement, voici les noms des élèves, à partir du haut :

rangée du haut :
Langevin, Raymond
Simard, Jean-Claude
Asselin, Jean-Guy
Lachance, Jean-Claude
Corriveau, André
Malouin, Jean-Marie
Moreau, Jean-Claude
Blais, Roger

seconde rangée :
Morency, Georges
Samson, Raymond
Brousseau, Gaston
Paquet, Fernand
Hamel, Robert
Dumas, Laurent
Lortie, René
Roussin, Eugène

troisième rangée :
Côté, Gaston
Loiselle, Gilbert
Moisan, Jean-Jacques
Richard, Gérard
Lafrance, Raymond
Paquet, Jean-Marie
Rousseau, Robert
Létourneau, Marcel
Royer, Lucien

rangée du bas :
Pouliot, Jean-Claude
Pagé, Yvon
Cantin, Jean-Claude
Samson, Marcel?
Giguère, Jean-Claude
Saucier, Henri
Gariépy, Maurice
Côté, Jean-Guy
Lacerte, Jean-Guy

absents de la photos ? :
Cloutier, Albert
Cloutier, Édouard
Essembre, Raymond ?
Langlois, Yvon
Robert, Gérard
Robichaud, Raymond
Turcotte, Roland

Voici des photos des différents comités étudiants du Collège cette année-là :

apôtres de la Sainte-Enfance :

la Croisade :

enfants de choeur du Sanctuaire :

Jécistes (de la J.E.C.) :

la Maîtrise (du Frère Anselme) :


Une prochaine fois, nous mettrons en évidence le tableau d'honneur de chacune des classes de 1941-42.

Michel.

dimanche 22 juin 2014

La Saint-Jean-Baptiste de 1937 à NDG

Le curé Lavergne faisait un bilan mitigé de la fête de Saint-Jean-Baptiste de 1937. En voici quelques extraits:

"Vous vous attendez d'en entendre parler. Ça été surtout une fête extérieure. On a lancé des pétards. On a bu de la bière, etc. Nous avons eu une belle parade, de beaux chars allégoriques généralement bien conçus. Le nôtre représentait Notre Dame du Canada. Il a été très applaudi. (N.D.B. La photo du char allégorique de Notre-Dame-de-Grâce avait déjà été publiée, mais en petit format, il y a quelques années (cliquer ici pour avoir la liste des participantes).) Nos jeunesses organisées, gardes, patronages ont défilé nombreux, en bon ordre.


Quelques tableaux comportaient de bonnes leçons. Prière en famille, mois de Marie, etc. Que sont devenues ces pratiques...? Hélas! À cela s'est borné notre patriotisme. Dans les rangs, notre Section comptait à peine une centaine d'hommes et de jeunes gens. C'était la plus nombreuse.

Aux messes, c'était pitoyable, peu d'hommes, peu de communions. Je sais que ce n'est pas à notre paroisse seulement que ce reproche s'adresse. J'ai été prêcher en dehors de la paroisse; c'était une basse messe. Il y avait des femmes et des enfants, quelques hommes; les jeunes, je les ai vus sur les trottoirs, aux portes des restaurants. Ça n'était ni mieux ni pire qu'ici, mais c'était aussi désolant. Désolant, parce que nous ne méritons pas mieux et il n'apparaît pas que nous mériterons mieux de sitôt.

Notre patriotisme vaut ce que valent nos élections. Nous croyons que les élections, c'est le temps de faire de l'argent en pressurant les candidats au lieu d'en dépenser pour aider à un meilleur choix de députés. Nos élections sont un scandale par l'orgie de mensonges, de blasphèmes, d'alcool et des parjures qui nous méritent des gouvernements de farceurs, pour ne pas dire plus.

Notre patriotisme vaut-il mieux? On ne s'y dévoue pas parce qu'il n'y a pas une piastre au bout, un verre de bière et que l'on n'a pas d'amour Le Congrès de la langue française nous fournirait des preuves de cela si j'avais la permission de les énumérer. Mais ce serait trop déprimant. Fasse le ciel que, selon la parole de l'abbé Groulx, nous soyons enfin la génération des vivants."

Malgré que le triste constat que faisait le curé Lavergne semble s'appliquer aussi à notre période contemporaine, bonne Saint-Jean 2014 !

Michel.

dimanche 1 juin 2014

Autres bénévoles honorés par la Corporation des Loisirs de NDG

À l'occasion de l'Assemblée générale annuelle de la Corporation des Loisirs de NDG, le 20 mai 2014, un hommage fut rendu à d'autres bénévoles. Les points de l'ordre du jour furent d'abord rapidement abordés, avec la participation d'Yvan Gignac, président, Diane Plourde, secrétaire, Pierre Bernier, trésorier et Gilles Bouchard, vérificateur. Le dernier point fut celui des élections, où les membres du Conseil d'administration dont le mandat venait à échéance furent réélus.

On se souviendra que, lors du 50e anniversaire le 26 octobre 2012 (cliquer ici), où le président Yvan Gignac avait reçu un émouvant hommage, deux anciens bénévoles Jean-Paul Castonguay et Jos Bérubé avait été honorés et s'étaient fait offrir un vitrail fabriqué à partir de matériaux récupérés de l'ancienne église. Les organisateurs de cette célébration et même notre site internet, NDGquébec, font aussi partie des récipiendaires de cette récompense.

Ce 20 mai 2014, de tels vitraux, fabriqués par Richard Hamel (photo) qui fut lui aussi honoré, furent remis à Yves Giguère, André Marcoux, Suzanne Bisson, Claude Robert, Gilles Bouchard et à Pierre Castonguay.

Un goûter clôtura ce "cinq à sept" et fut une occasion d'échanges entre les personnes présentes.

Souhaitons une nouvelle année enrichissante aux Loisirs Notre-Dame de Grâce inc.

Michel.

mardi 13 mai 2014

Une veille de Fête des mères dansante il y a 40 ans.

Dans le blogue consacré à mes parents, j'ai rappelé le début des célébrations du 50e anniversaire de la paroisse NDG, en 1974.

La Fête des mères de 1974 (12 mai) avait été spéciale. La veille avait eu lieu la première activité de célébration du 50e anniversaire de la paroisse Notre-Dame-de-Grâce (fondée en octobre 1924). À la Salle paroissiale, les mamans avaient été fêtées sous forme d'une soirée dansante. La discothèque avait été celle de Jean-Guy Huot mais la cérémonie avait été ouverte par les souhaits du docteur Lucien Roy (médecin de mon père), l'un des organisateurs (photo). L'animation avait été confiée à Louisette Duperron (photo)(belle-soeur de Bruno Gignac). Plusieurs familles Gignac étaient présentes : entre autres celles de Jean-Marie, Emmanuel et Bruno Gignac, en plus de nous trois. La partie dansante fut suivie par un repas et mon oncle Emmanuel s'occupa d'aller chercher à son épicerie du lait qui était manquant !

On peut trouver le texte original dans cette page du blogue Blanche et Joachim Gignac :

http://michelgignac.blogspot.ca/2014/05/une-veille-de-fete-des-meres-dansante.html

La Fête des pères (16 juin 1974) cadra également dans le jubilé d'or de NDG, par une soirée dansante, la veille, mais cette fois à la grande salle du Collège.

Michel.

dimanche 27 avril 2014

Historique des dernières années de la présence des religieuses de Saint-François-d'Assise à NDG (partie 2)

Après que le Couvent de Notre-Dame-de-Grâce ait mis fin en 1973 à sa fonction d'enseignement, les Soeurs de Saint-François-d'Assise revinrent dans la paroisse en 1975, logeant dans le presbytère, duquel elles furent chassées par un incendie deux ans plus tard. Toujours dans son volume "Loué sois-tu, pour mes sœurs les saisons, les Soeurs de St-François-d’Assise au Canada 1904-2004", Lise Jacob (photo) termine ainsi son historique de la présence des religieuses à NDG :

La Maison Notre-Dame-de-Grâce en 1988

« Bien que depuis septembre 1977, les Sœurs de Saint-François-d'Assise n'aient plus de résidence communautaire dans la paroisse Notre-Dame-de-Grâce, sœur Marie-Berthe Gagnon y poursuit fidèlement son labeur pastoral. En 1988, elle voit d'un très bon œil le retour de l'Abitibi de sœur Jeanne-d'Arc Sylvain (photo de gauche ci-bas). Quel duo merveilleux ne formeraient-elles pas, sœur Jeanne-d'Arc et elle-même, travaillant ensemble dans cette paroisse aimée, d'autant plus chère qu'elle les a vues naître et grandir! Se pourrait-il avenir plus prometteur pour une seconde carrière? Dès ce moment-là, l'idée est semée chez les gens du quartier qui ne se sont jamais résignés complètement au départ des religieuses. Comme ils aimeraient leur confier encore leurs enfants, prier avec elles dans leur église, les voir circuler de nouveau sur leurs trottoirs et visiter leurs malades et leurs aînés qui se font avec les ans de plus en plus nombreux!

Il n'en fallait pas davantage pour que sœur Marie-Berthe gagne à sa cause sœur Jeanne-d'Arc et que toutes deux soumettent leur projet à sœur Marie-Thérèse Roy, supérieure provinciale. Ouverte aux appels de l'Esprit manifestés dans les désirs de ses sœurs, sœur Marie-Thérèse accueille favorablement leur demande d'insertion dans un milieu répondant au charisme franciscain. Elle prend alors contact avec sœur Lucille Matte (photo de droite), dont les parents (M. et Mme J.-Raoul Matte) habitent la paroisse et Lucille, sollicitée, accepte de devenir responsable du groupe. Sœur Julienne Doré sera appelée par la suite à compléter la fraternité.




Enthousiasmées, les sœurs devront  pourtant sacrifier de s'installer à Notre-Dame-de-Grâce même, la paroisse n'offrant pas de logement approprié. Néanmoins, elles considéreront comme providentiel de pouvoir louer au 591, boulevard Langelier (du côté est), à proximité du lieu où elles exercent déjà leur apostolat. Le 2 mai 1988, les membres du conseil provincial votent l'ouverture de la Maison, moyennant l'approbation de ce projet par l'Ordinaire du lieu et le conseil général. L'approbation étant accordée par les deux parties, sœur Marie-Thérèse autorise le groupe à aménager le nouvel appartement selon les critères de leurs besoins et du milieu choisi. Le 1er avril 1989, sœur Louise Denis, nouvelle supérieure provinciale, appuie la demande du groupe pour l'établissement d'un oratoire : « C'est de tout cœur que je donne mon consentement à cette requête. Jésus présent, honoré et visité fréquemment, reste toujours, surtout pour qui y croit, source de vie et de fécondité ».

De 1988 à 1993, sœur Lucille Matte, sœur Marie-Berthe Gagnon, sœur Jeanne-d'Arc Sylvain et sœur Julienne Doré forment la Fraternité Notre-Dame-de-Grâce, unies par l'objectif commun de « porter dans leur travail individuel une attention particulière aux personnes les plus démunies ». Nous voyons ainsi sœur Marie-Berthe et sœur Jeanne-d'Arc s'impliquer au niveau liturgique dans l'animation des messes, la direction de la chorale et les célébrations du baptême. Toutes deux visitent les personnes seules et portent la communion aux malades. Elles inaugurent et soutiennent de leur présence le mouvement Vie montante. Alors que sœur Marie-Berthe donne des cours de piano à la maison Sainte-Marie-des-Anges et à la paroisse, sœur Jeanne-d'Arc, aidée de dames qu'elle a initiées, prépare les enfants à la réception des sacrements. Aux cinq semaines environ, cette dernière est chargée de l'homélie aux messes dominicales. Soutien physique et moral, sœur Julienne se dévoue auprès de ses parents âgés et malades. Son vécu, son intérêt et sa participation à la fraternité demeurent pour sa famille et ses sœurs le témoignage de son attachement à la vie religieuse. Sœur Lucille poursuit sa carrière d'enseignante, secteur commercial, à Limoilou. Des jeunes et des adultes venant de milieux simples composent sa clientèle. Bénévole à la Maison de la famille, à l'écoute téléphonique, elle travaille aussi auprès des analphabètes dans le cadre du projet Alpha.

Au départ de sœur Julienne, sœur Hermance Lord (photo de droite ci-haut) vient se joindre au groupe. Réceptionniste au presbytère Saint-Sauveur, trois jours par semaine, elle enseigne la catéchèse à quelques adultes et fait partie de la fraternité des Associés. En 1994, à son cuisant regret, sœur Jeanne-d'Arc doit quitter « sa chère paroisse Notre-Dame-de-Grâce ». Sur son lit de malade à l'infirmerie, elle suivra les activités de ses sœurs.

C'est dans l'action de grâce que, le 29 mai 1994, la Congrégation vit le 70e anniversaire de la fondation de la paroisse : « Nous, Sœurs de Saint-François-d'Assise, ne pouvons passer sous silence pareil événement. C'est que, dès les débuts, soit en août 1918, avant même l'érection de la paroisse comme telle, nos sœurs collaboraient très étroitement avec ceux et celles qui travaillaient au développement culturel et au mieux-être de ce milieu social. Depuis, plusieurs d'entre nous ont eu le bonheur d'œuvrer au sein de cette communauté ecclésiale. Notre service apostolique parmi les paroissiens et paroissiennes de Notre-Dame-de-Grâce a bien un peu varié, mais il s'est maintenu jusqu'à ce jour dans l'attachement et la fidélité. Nous sommes fières d'avoir, encore aujourd'hui, quelques représentantes qui logent et exercent leur apostolat chez vous. Notre-Dame-de-Grâce a été jadis une source féconde de vocations religieuses pour la Congrégation des Sœurs de Saint-François-d'Assise. Aussi, est-ce avec une bien vive reconnaissance que nous partageons la joie jubilaire de tous, membres du clergé, paroissiens et paroissiennes de Notre-Dame-de-Grâce.»

Cette joie ne tardera pas à connaître l'épreuve car, dès l'année suivante, le 1er avril 1995, les membres du conseil provincial délibèrent sur la fermeture de la Maison. Ne pouvant répondre adéquatement aux besoins du milieu, en raison de la santé déficiente de deux sœurs, et n'ayant pas l'effectif suffisant pour assurer une présence signifiante dans la paroisse, après consultation des sœurs concernées, il est décidé de ne pas renouveler le bail de la maison. Les sœurs devront donc laisser le loyer, au plus tard à la fin de juin 1995. Après avoir soumis cette décision au Conseil général, sœur Pauline Doyon qui a succédé à sœur Louise Denis comme supérieure provinciale adresse une lettre au curé, monsieur l'abbé André Ferland: "Même si nous ne pouvons plus assurer une présence physique sur les lieux, la paroisse Notre-Dame-de-Grâce restera toujours dans notre cœur et dans notre prière". »

N.D.B. L'existence de NDG tirait elle aussi à sa fin car, en 1997 comme on le sait, la paroisse allait vivre sa fermeture.

Michel.
(Merci à Simonne Dumont pour les photos et le prêt du livre de Lise Jacob.)

dimanche 13 avril 2014

Historique des dernières années de la présence des religieuses de Saint-François-d'Assise à NDG (partie 1)

Nous avons vu récemment qu'en 1973 le Couvent de Notre-Dame-de-Grâce fut obligé de mettre fin à sa fonction d'enseignement. En 1974, il fut acheté par la Ville de Québec et les Soeurs de Saint-François-d'Assise qui y demeuraient encore durent se reloger à Sillery. L'auteur Lise Jacob poursuit son historique (paru en 2004) de la présence des religieuses à NDG :

Sœur Marie-Berthe Gagnon (photo), avec son travail d'animation liturgique, n'a jamais laissé la paroisse, sa présence entretenant la possibilité du retour de la communauté. Il est vrai aussi que sœur Marie-Berthe elle-même a toujours nourri secrètement cet espoir. En juillet 1975, des circonstances viennent en favoriser la réalisation. Alors que la maison Claire-d'Assise de Sillery change d'orientation et que sœur Marie-Thérèse Gagnon, supérieure provinciale, cherche un endroit où reloger les sœurs, sœur Marie-Berthe apprend de l'abbé (Gérard) Lefebvre (photo) que la Fabrique consentirait volontiers à louer les locaux adjacents au presbytère, locaux à peu près inoccupés, si ceux-ci répondaient aux besoins des religieuses.

L'information paraissant opportune, un groupe est formé sous la responsabilité de sœur Anita Beaulé. Dès septembre, chaque matin, quatre sœurs prennent la route les menant de Notre-Dame-de-Grâce à Sillery : sœur Anita, accompagnée de sœur Marie-Berthe et de sœur Rachel St-Firmin, pour le Centre intercommunautaire de formation doctrinale, et sœur Thérèse Lambert, pour le collège Jésus-Marie. Sœur Laurette Deslongchamps est la cuisinière attitrée de la maison et sœur Anna-Marie Hamel travaille bénévolement chez les pauvres, à Vanier.

En fin de semaine, monsieur le Curé se montre bien heureux de voir ses sœurs réunies pour la célébration dominicale et conversant ensuite avec parents et enfants à la porte de l'église. Il exprime sa satisfaction à sœur Marie-Thérèse Gagnon venue saluer la communauté: « C'est ma plus belle année vécue depuis longtemps! Heureuses êtes-vous, mes sœurs, d'accomplir un service d'Église apprécié ! »

Cette rubrique de l'abbé Gérard Lefebvre, curé, parue dans le bulletin paroissial de septembre 1975, prouve bien sa joie de revoir les sœurs à Notre-Dame-de-Grâce :

« Le retour des religieuses de Saint-François-d'Assise réjouira nos paroissiens qui n'ont pu oublier les 50 années de dévouement au service des jeunes de notre paroisse, alors que les sœurs animaient notre couvent, hélas fermé! Les religieuses logeant au presbytère ont des emplois diversifiés, au-delà de notre paroisse, mais nul doute qu'elles seront ouvertes aux problèmes de notre milieu, qu'elles auront un regard intéressé sur tout ce qui s'y passe, qu'elles participeront à la vie paroissiale. À cet égard, leur présence est une bénédiction providentielle et une aide précieuse qu'on ne pourrait refuser. »

Mais le bonheur de l'abbé Lefebvre sera de courte durée... Dans la nuit du 15 au 16 septembre 1977, un incendie se déclare.
(N.D.B. Nous avons relaté cette catastrophe dans un message précédent qu'on peut relire en cliquant ici.)

Devant cette épreuve, les gens se font proches et invitent les sœurs à leur table. Malgré ce courant de sympathie, le 17 au soir, les sinistrées doivent se réfugier à Charlesbourg. Peuvent-elles trouver sommeil en revoyant ces sombres images, en pensant à ce bon monsieur le Curé si décontenancé et aux marguilliers si malheureux qu'elles viennent de laisser? Mais le souvenir des paroissiens bien unis autour de leur pasteur leur donne néanmoins de s'endormir dans la paix en rêvant à leur retour. Un retour qui demeurera un rêve car, pas plus que la communauté ne peut s'engager à assurer une location à long terme, la fabrique ne peut assumer les frais considérables qu'occasionnerait la réparation du logement incendié. Par la force des événements, les Sœurs de Saint-François-d'Assise doivent donc, une fois de plus, se retirer de la chère paroisse Notre-Dame-de-Grâce.

(Cette fois-ci, une forme de retour s'effectuera en 1988 : à suivre dans la partie 2 ! )
Michel.