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Historique de NDG en résumé
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Précisions
Les prêts qui me furent faits de nombreux documents me décidèrent à partager ces souvenirs avec la collectivité. Vos commentaires, souvenirs et suggestions sont les bienvenus, de même que vos corrections des erreurs ou omissions involontaires.
Notes :
Nous respectons le désir des individus de ne pas voir leur nom ou leur photo apparaître.
Pour lire les messages, toujours descendre après le "Hommage à Simonne Tardif (Dumont)".
La présentation est optimale en fonction de Windows XP, avec Firefox (Mozilla) comme navigateur et lorsque les fenêtres sont ouvertes à pleine largeur. À défaut de ces conditions, on risque de rencontrer des irrégularités.
On peut cliquer sur les photos pour les agrandir.
Les messages sont sujets à des mises à jour, sans autre avis.
Michel Gignac
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Michel Gignac
Horaire de l'Exposition
À VISITER au
CENTRE COMMUNAUTAIRE ÉDOUARD-LAVERGNE,
390 Arago Ouest :
EXPOSITION permanente pour rappeler
la paroisse Notre-Dame-de-Grâce,
son curé fondateur et son église.
Elle peut être visitée surtout
le VENDREDI entre 9h et 21h,
le SAMEDI entre 9h et 15h,
(fermée le dimanche)
Pour ces jours et pour les AUTRES JOURS,
prière de s'entendre avec un préposé
(418-691-7190 ou 418-641-6252).
ENTRÉE GRATUITE
N.B. Liens vers les messages concernant l'Exposition :
inauguration
photos
crédits
CENTRE COMMUNAUTAIRE ÉDOUARD-LAVERGNE,
390 Arago Ouest :
EXPOSITION permanente pour rappeler
la paroisse Notre-Dame-de-Grâce,
son curé fondateur et son église.
Elle peut être visitée surtout
le VENDREDI entre 9h et 21h,
le SAMEDI entre 9h et 15h,
(fermée le dimanche)
Pour ces jours et pour les AUTRES JOURS,
prière de s'entendre avec un préposé
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ENTRÉE GRATUITE
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inauguration
photos
crédits
Simonne Dumont (Tardif) 1920-2018
Hommage à Simonne Tardif (Dumont), co-fondatrice du blogue et qui a écrit ce texte :
ÉLOGE DE L'ÉGLISE
Les cloches ont sonné pour la dernière fois dimanche le 29 juin 1997. Les portes de l'église Notre-Dame de Grâce dans Saint-Sauveur se sont fermées à jamais après une dernière messe solennelle dans l'église que remplissaient des résidents et d'anciens paroissiens heureux d'y revenir mais tristes de la voir fermer. La générosité de ces derniers avait permis de la conserver plusieurs années, permettant à la paroisse de célébrer son 70e anniversaire en 1994. Mais la baisse d'assistance aux offices avait fait diminuer les revenus, causant finalement la fermeture.
Depuis, des organismes ont essayé en vain de faire revivre ce temple merveilleux. Mais pendant ces années, la bâtisse s'est détériorée, ce qui fait que le Journal "Le Soleil" annonçait le 15 octobre 2008 : "L'église sera démolie d'ici Noël" pour faire place à des logements. Que de serrements de coeur pour ceux et celles qui y sont attachés !

Nous perdons donc définitivement notre belle église. Le curé-fondateur Édouard Lavergne en 1924 (voir photo), s'il voit son église débâtie, va certainement être très triste comme nous, les paroissiens. C'était un immeuble d'une grande qualité acoustique, classé édifice à "valeur patrimoniale élevée" par déclaration gouvernementale. Le glas a sonné mais je sais que toutes les personnes qui ont fréquenté ce temple en garderont de bons souvenirs.
L'église est maintenant démolie et, pour rappeler l'histoire de la paroisse, ce site "NDGquébec" se plaît à évoquer certains événements et certains aspects de la vie à NDG, à l'aide de photos, d'extraits de "La Bonne Nouvelle", le journal de la paroisse à ses débuts, etc. Les curés et vicaires dévoués, les constructeurs, les marguilliers, les bénévoles ne seront pas oubliés.
Simonne Dumont.
(Photo de l'église prise le jour de la fermeture.)
Depuis, des organismes ont essayé en vain de faire revivre ce temple merveilleux. Mais pendant ces années, la bâtisse s'est détériorée, ce qui fait que le Journal "Le Soleil" annonçait le 15 octobre 2008 : "L'église sera démolie d'ici Noël" pour faire place à des logements. Que de serrements de coeur pour ceux et celles qui y sont attachés !

Nous perdons donc définitivement notre belle église. Le curé-fondateur Édouard Lavergne en 1924 (voir photo), s'il voit son église débâtie, va certainement être très triste comme nous, les paroissiens. C'était un immeuble d'une grande qualité acoustique, classé édifice à "valeur patrimoniale élevée" par déclaration gouvernementale. Le glas a sonné mais je sais que toutes les personnes qui ont fréquenté ce temple en garderont de bons souvenirs.L'église est maintenant démolie et, pour rappeler l'histoire de la paroisse, ce site "NDGquébec" se plaît à évoquer certains événements et certains aspects de la vie à NDG, à l'aide de photos, d'extraits de "La Bonne Nouvelle", le journal de la paroisse à ses débuts, etc. Les curés et vicaires dévoués, les constructeurs, les marguilliers, les bénévoles ne seront pas oubliés.
Simonne Dumont.
(Photo de l'église prise le jour de la fermeture.)
dimanche 10 novembre 2013
Les Dames de Sainte Famille transformées en Dames de Sainte Anne par le curé Ouellet
Les Dames de la Sainte Famille avaient été l'un des premiers comités formés à la naissance de Notre-Dame-de-Grâce. (Voir la composition du comité élu le 2 novembre 1924, en cliquant ici.)
En 1949 par exemple, le conseil des Dames de la Sainte Famille était constitué de :
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Pendant que l'abbé Aurèle Ouellet était curé, il décida de transformer les Dames de la Sainte Famille, qui étaient présidées par Lucienne Matte (Cauchon) (photo), pour qu'elles deviennent les Dames de Sainte Anne.

La première présidente en fut Simonne Dumont (Tardif) (photo), assistée par Yvette Boutet (Guay) au secrétariat et Marie-Jeanne Côté (Gingras) à la trésorerie. Madame Dumont animait les réunions des Dames de Sainte Anne en leur faisant prendre la forme de forums.
Michel.
(merci à Simonne Dumont pour ses souvenirs)
En 1949 par exemple, le conseil des Dames de la Sainte Famille était constitué de :
Mme Oscar Gagnon, présidente
Mme Ulric Blouin, vice-présidente
Lucienne Matte (Cauchon), secrétaire-trésorière
Mme Fortunat Côté, assistante-secrétaire
Mme Alfred Blais, maîtresse des approbanistes
Émilia Blouin, organiste
Leur aumônier était le vicaire Ernest Robitaille.
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Pendant que l'abbé Aurèle Ouellet était curé, il décida de transformer les Dames de la Sainte Famille, qui étaient présidées par Lucienne Matte (Cauchon) (photo), pour qu'elles deviennent les Dames de Sainte Anne.

La première présidente en fut Simonne Dumont (Tardif) (photo), assistée par Yvette Boutet (Guay) au secrétariat et Marie-Jeanne Côté (Gingras) à la trésorerie. Madame Dumont animait les réunions des Dames de Sainte Anne en leur faisant prendre la forme de forums.
Michel.
(merci à Simonne Dumont pour ses souvenirs)
dimanche 3 novembre 2013
Pendant la guerre mondiale : un monument et une armée de la paix à NDG.
Avec le début de la deuxième guerre mondiale en 1939, de nouvelles préoccupations apparurent dans la paroisse Notre-Dame-de-Grâce comme partout ailleurs dans le monde. Le curé Lavergne prononça une causerie à la station de radio CKCV au début de 1941, où il fit part aux auditeurs d'une initiative pour la paix qui regroupait environ 2000 paroissiens. Voici des extraits de cette émission :
"Sous le titre, LES NUITS DE LONDRES, j'ai lu dans un journal de Montréal la terrifiante description suivante : Les nuits de Londres sont de ce temps-ci d'une horreur telle que cela ne s'est jamais vu en Angleterre, ni même à l'extérieur. Le bombardement intense de Varsovie en septembre 1939, celui de Rotterdam le printemps dernier, n'étaient rien en comparaison de ce qui se déroule à Londres, d'après un correspondant de guerre qui a subi ceux de Pologne et de Hollande et se trouve de ce temps-ci dans la capitale anglaise. Les raids se succèdent sans répit. Ils s'enchaînent pour ainsi dire. Treize nuits consécutives de bombardements continus ont contraint à l'insomnie la population de Londres, qui n'a même plus le moindre repos le jour tant il y a d'avions au ciel bas de la Tamise. Ce n'est plus, la nuit, qu'une cacophonie horrible de bombes qui tombent et détonnent, d'édifices qui s'effrondent, de sonneries d'alarmes, de pompiers courant à des incendies, de vitres qui volent en éclats, de conduites de gaz qui crèvent et font explosion, des pans entiers de murs s'abattant sur le sol, de morceaux de verre sonnant sur la chaussée, tandis que montent des immeubles écroulés les gémissements et les lamentations des malheureux pris sous les décombres et qui, gravement blessés, appellent au secours avec des hurlements de douleur.
Ces effroyables détails datent du 19 septembre (1940). Depuis, les bombardements ont continué chaque jour plus longs, plus violents, plus meurtriers. La Royal Air Force y a répondu en intensifiant les siens et en allant semer la dévastation et la mort, en pays allemands ou dans la France occupée.
J'ai insisté, mesdames et messieurs, sur ces navrants détails afin que, vos coeurs en étant émus douloureusement, vous soyez plus disposés à fournir votre part dans l'effort pour la paix. Une lettre de notre Cardinal demandant des prières et des jeûnes, a établi, si non officiellement, du moins en fait, les "Vendredis de la paix". Y avons-nous donné notre concours ? À Notre-Dame-de-Grâce, tous les vendredis à 19h30, nous avons un exercice en l'honneur de Notre Dame des Douleurs pour obtenir la paix.
D'accord avec 740 églises des États-Unis et du Canada, nous avons travaillé à établir l'"Armée de la paix" ; nous avons recruté 2000 membres, qui comptent parmi les 691,395 dont se compose présentement cette armée. Dans son numéro du (samedi) 17 août dernier, L'Action Catholique a publié la photographie de l'une des manifestations hebdomadaires qui eut lieu au Parc Notre-Dame-de-Lourdes. Presque chaque semaine, je suis venu à ce poste grâce à la générosité de son gérant, répéter les mêmes appels à la prière et à la pénitence. Ces deux dernières fois, j'ai annoncé un bouquet spirituel vivant pour la paix et j'ai offert des formules gratuites. Nous en avons distribué deux mille, le troisième mille est en voie de distribution.
Si nous voulons collaborer dans le travail que chacun doit avoir à coeur pour la paix, tous enrôlons-nous dans l'Armée de la paix, par la prière et la pénitence. Chaque jeudi soir de 23 h. à minuit, l'Heure sainte et la communion. Procurez-vous un blanc de bouquet spirituel vivant en l'honneur de Notre Dame des Douleurs. Ne restons pas insensibles aux appels du vicaire de Jésus-Christ, ne vivons pas en égoïstes, mais profondément émus des douleurs qui abreuvent le monde, entrons de plain-pied et de grand coeur dans tous bons mouvements qui sollicitent la paix. C'est notre devoir d'homme, une obligation de chrétien !"
La photo à laquelle le curé Lavergne faisait référence est appelée "L'Armée de la paix en prière" et représente la foule réunie à la grotte de Notre-Dame-de-Lourdes, près de l'église Notre-Dame-de-Grâce. Elle est ainsi décrite :
Le monument de la Via Matris (photo) portait une médaille miraculeuse. Cette plaque est disparue du monument qui se trouve encore actuellement sur le terrain de la Grotte de NDG.
Dimanche le 24 septembre 1940, en après-midi et en soirée, des offices se sont tenus à la demande du Pape et du Cardinal. Ils souhaitaient que ce soit, non pas un acte isolé, mais une croisade de prières qui embrigade tous les âges, toutes les classes de la société. De là est venue l'idée de l'Armée de la paix dont il était question plus haut.
Ceci était la dernière causerie du curé Édouard-V. Lavergne transcrite dans une Bonne Nouvelle (la dernière parution). Il allait démissionner de sa charge de curé quelques mois plus tard, en octobre 1941.
Michel.
"Sous le titre, LES NUITS DE LONDRES, j'ai lu dans un journal de Montréal la terrifiante description suivante : Les nuits de Londres sont de ce temps-ci d'une horreur telle que cela ne s'est jamais vu en Angleterre, ni même à l'extérieur. Le bombardement intense de Varsovie en septembre 1939, celui de Rotterdam le printemps dernier, n'étaient rien en comparaison de ce qui se déroule à Londres, d'après un correspondant de guerre qui a subi ceux de Pologne et de Hollande et se trouve de ce temps-ci dans la capitale anglaise. Les raids se succèdent sans répit. Ils s'enchaînent pour ainsi dire. Treize nuits consécutives de bombardements continus ont contraint à l'insomnie la population de Londres, qui n'a même plus le moindre repos le jour tant il y a d'avions au ciel bas de la Tamise. Ce n'est plus, la nuit, qu'une cacophonie horrible de bombes qui tombent et détonnent, d'édifices qui s'effrondent, de sonneries d'alarmes, de pompiers courant à des incendies, de vitres qui volent en éclats, de conduites de gaz qui crèvent et font explosion, des pans entiers de murs s'abattant sur le sol, de morceaux de verre sonnant sur la chaussée, tandis que montent des immeubles écroulés les gémissements et les lamentations des malheureux pris sous les décombres et qui, gravement blessés, appellent au secours avec des hurlements de douleur.
Ces effroyables détails datent du 19 septembre (1940). Depuis, les bombardements ont continué chaque jour plus longs, plus violents, plus meurtriers. La Royal Air Force y a répondu en intensifiant les siens et en allant semer la dévastation et la mort, en pays allemands ou dans la France occupée.
J'ai insisté, mesdames et messieurs, sur ces navrants détails afin que, vos coeurs en étant émus douloureusement, vous soyez plus disposés à fournir votre part dans l'effort pour la paix. Une lettre de notre Cardinal demandant des prières et des jeûnes, a établi, si non officiellement, du moins en fait, les "Vendredis de la paix". Y avons-nous donné notre concours ? À Notre-Dame-de-Grâce, tous les vendredis à 19h30, nous avons un exercice en l'honneur de Notre Dame des Douleurs pour obtenir la paix.
D'accord avec 740 églises des États-Unis et du Canada, nous avons travaillé à établir l'"Armée de la paix" ; nous avons recruté 2000 membres, qui comptent parmi les 691,395 dont se compose présentement cette armée. Dans son numéro du (samedi) 17 août dernier, L'Action Catholique a publié la photographie de l'une des manifestations hebdomadaires qui eut lieu au Parc Notre-Dame-de-Lourdes. Presque chaque semaine, je suis venu à ce poste grâce à la générosité de son gérant, répéter les mêmes appels à la prière et à la pénitence. Ces deux dernières fois, j'ai annoncé un bouquet spirituel vivant pour la paix et j'ai offert des formules gratuites. Nous en avons distribué deux mille, le troisième mille est en voie de distribution.
Si nous voulons collaborer dans le travail que chacun doit avoir à coeur pour la paix, tous enrôlons-nous dans l'Armée de la paix, par la prière et la pénitence. Chaque jeudi soir de 23 h. à minuit, l'Heure sainte et la communion. Procurez-vous un blanc de bouquet spirituel vivant en l'honneur de Notre Dame des Douleurs. Ne restons pas insensibles aux appels du vicaire de Jésus-Christ, ne vivons pas en égoïstes, mais profondément émus des douleurs qui abreuvent le monde, entrons de plain-pied et de grand coeur dans tous bons mouvements qui sollicitent la paix. C'est notre devoir d'homme, une obligation de chrétien !"
"Hier soir (vendredi le 16 août 1940) on a inauguré le chemin de croix "Via Matris" en l'honneur de Notre Dame des Sept Douleurs. Chaque vendredi soir on fait à cet endroit des prières publiques pour la paix. Le photographe a pris la foule (les Neuvainistes) au moment où, les bras levés, chacun récite la prière pour la paix (du pape Benoît XV), sous la direction de l'abbé Lavergne (placé dans la chaire). On ne voit pas ici la grotte Notre-Dame-de-Lourdes. Ce que l'on voit en arrière du prédicateur, c'est la fontaine où jaillit l'eau que tout le monde recherche."
Le monument de la Via Matris (photo) portait une médaille miraculeuse. Cette plaque est disparue du monument qui se trouve encore actuellement sur le terrain de la Grotte de NDG.
Dimanche le 24 septembre 1940, en après-midi et en soirée, des offices se sont tenus à la demande du Pape et du Cardinal. Ils souhaitaient que ce soit, non pas un acte isolé, mais une croisade de prières qui embrigade tous les âges, toutes les classes de la société. De là est venue l'idée de l'Armée de la paix dont il était question plus haut.
Ceci était la dernière causerie du curé Édouard-V. Lavergne transcrite dans une Bonne Nouvelle (la dernière parution). Il allait démissionner de sa charge de curé quelques mois plus tard, en octobre 1941.
Michel.
dimanche 27 octobre 2013
Le Congrès eucharistique de 1938
La seule édition de La Bonne Nouvelle de 1938 en fut une de préparation pour le premier Congrès eucharistique national qui se tenait à Québec, du 22 au 28 juin. Ce rassemblement à Québec suivait le Congrès eucharistique international qui s'était rassemblé le mois précédent à Budapest.
À cause du Congrès, la fête de la Saint-Jean-Baptiste ne fut marquée d'aucune manifestation extérieure. Cette année-là, la fête nationale fut déplacée par la fête du Sacré Coeur, qui tombait aussi le 24 juin, mais elle ne fut pas ignorée.
Le reposoir (photo), entouré d'estrades pouvant accueillir plus de 100000 personnes, fut dressé sur les Plaines d'Abraham. Plusieurs arcs furent construits à la Haute-Ville, sur le parcours que devait emprunter la procession finale, comme l'arc de Saint-Boniface sur la rue Saint-Jean (photo).
Chaque paroisse eut pendant le Congrès ses offices spéciaux. À Notre-Dame-de-Grâce, elles commencèrent mercredi le 22 juin 1938 par une soirée et une nuit d'adoration.
Ce mercredi soir, la messe fut célébrée en l'honneur de Saint Joseph, puis il y eut exposition du Saint Sacrement jusqu'au lendemain matin. Cette nuit d'adoration comporta entre autres :
De 23 h. 1/2 à minuit et 1/2, Heure sainte prêchée par le Curé Lavergne.
À minuit et 3/4, messe par le Curé Lavergne.
Servants de messe: Roger et Paul Blais.
À 2 h. 1/4, messe par l'abbé Adrien Plante, professeur au Séminaire de Québec.
Servants de messe: Alex. et J.-B. Fradet.
À 3 h. 1/2, messe par le Père Léo Plante.
Servants de messe: P.-Émile Plante et Fernand Côté
À 4 h. 1/2, messe par l'abbé Léo Plante, vicaire
Servants de messe: Raoul Matte et Antonio Larose.
À 5 h. 1/4, messe par l'abbé Antonio Guay, vicaire
Servants de Messe: J.-P. Drolet et J.-Marc Roberge.
À 6 h. 1/4, messe par l'abbé Guillaume Deschênes.
À 7 h., messe par l'abbé Wellie Brulotte, vicaire.
À 7 h. 3/4, messe par Mgr Ubald Langlois, vicaire apostolique de Grouard en Alberta, qui prononça une allocution.
Incidemment, chaque jour, la messe de 7 h. 3/4 fut célébrée par Mgr Langlois.
À la messe du jeudi le 23 juin étaient instamment invitées toutes les personnes qui n'étaient pas allées dans la nuit.
À la messe de 7 h. 3/4 du vendredi le 24 juin fut célébrée la fête du Sacré Coeur. Le soir, il y eut Heure sainte par l'abbé LeBel, chancelier du diocèse de Gaspé.
Le Congrès eucharistique international succédant à celui de Budapest n'eut lieu qu'en 1952 à Barcelone. Après le Congrès national de Québec de 1938 (dont on voit la plaque souvenir sur la photo), la ville fut le siège d'un Congrès international en 2008, à l'occasion du 400e anniversaire de sa fondation par Samuel de Champlain.
Michel.
À cause du Congrès, la fête de la Saint-Jean-Baptiste ne fut marquée d'aucune manifestation extérieure. Cette année-là, la fête nationale fut déplacée par la fête du Sacré Coeur, qui tombait aussi le 24 juin, mais elle ne fut pas ignorée.
Le reposoir (photo), entouré d'estrades pouvant accueillir plus de 100000 personnes, fut dressé sur les Plaines d'Abraham. Plusieurs arcs furent construits à la Haute-Ville, sur le parcours que devait emprunter la procession finale, comme l'arc de Saint-Boniface sur la rue Saint-Jean (photo).
Chaque paroisse eut pendant le Congrès ses offices spéciaux. À Notre-Dame-de-Grâce, elles commencèrent mercredi le 22 juin 1938 par une soirée et une nuit d'adoration.
Ce mercredi soir, la messe fut célébrée en l'honneur de Saint Joseph, puis il y eut exposition du Saint Sacrement jusqu'au lendemain matin. Cette nuit d'adoration comporta entre autres :
De 23 h. 1/2 à minuit et 1/2, Heure sainte prêchée par le Curé Lavergne.
À minuit et 3/4, messe par le Curé Lavergne.
Servants de messe: Roger et Paul Blais.
À 2 h. 1/4, messe par l'abbé Adrien Plante, professeur au Séminaire de Québec.
Servants de messe: Alex. et J.-B. Fradet.
À 3 h. 1/2, messe par le Père Léo Plante.
Servants de messe: P.-Émile Plante et Fernand Côté
À 4 h. 1/2, messe par l'abbé Léo Plante, vicaire
Servants de messe: Raoul Matte et Antonio Larose.
À 5 h. 1/4, messe par l'abbé Antonio Guay, vicaire
Servants de Messe: J.-P. Drolet et J.-Marc Roberge.
À 6 h. 1/4, messe par l'abbé Guillaume Deschênes.
À 7 h., messe par l'abbé Wellie Brulotte, vicaire.
À 7 h. 3/4, messe par Mgr Ubald Langlois, vicaire apostolique de Grouard en Alberta, qui prononça une allocution.
À la messe du jeudi le 23 juin étaient instamment invitées toutes les personnes qui n'étaient pas allées dans la nuit.
À la messe de 7 h. 3/4 du vendredi le 24 juin fut célébrée la fête du Sacré Coeur. Le soir, il y eut Heure sainte par l'abbé LeBel, chancelier du diocèse de Gaspé.
Le Congrès eucharistique international succédant à celui de Budapest n'eut lieu qu'en 1952 à Barcelone. Après le Congrès national de Québec de 1938 (dont on voit la plaque souvenir sur la photo), la ville fut le siège d'un Congrès international en 2008, à l'occasion du 400e anniversaire de sa fondation par Samuel de Champlain.
Michel.
dimanche 20 octobre 2013
Historique de la Caisse Populaire Notre-Dame-de-Grâce.
Un document datant de 1948 permet de faire l'historique des débuts de la Caisse de NDG. Un étudiant à l'École de Commerce de l'Université Laval, Yves Gagnon, présentait un mémoire pour l'obtention de la Maîtrise en sciences commerciales. Il l'intitulait "Monographie de la Caisse populaire de Notre-Dame-de-Grâce". En voici des extraits.
La paroisse la plus ouvrière de la ville de Québec, Notre-Dame-de-Grâce, avait grand besoin d'une Caisse à ses débuts en 1924. L'activité en 1948 était de plus en plus grande autour de celle qu'on y avait installée, depuis de nombreuses années.
Dès le début de leur existence, le clergé a beaucoup fait pour les "Caisses Populaires". Il en fut de même à Notre-Dame-de-Grâce où la Caisse prit naissance grâce aux encouragements et aux efforts du Curé Édouard-V. Lavergne. Le fondateur de la paroisse Notre-Dame-de-Grâce forma très tôt le dessein de fonder une Caisse Populaire. Aussi moins d'un an après sa nomination, soit le 1er septembre 1925, avait lieu, rue De Mazenod, la première assemblée générale dans la Chapelle de l'école des Soeurs Saint-François-d'Assise qui servait alors temporairement d'église paroissiale. On avait enlevé le Saint Sacrement pour la circonstance. L'Abbé Philibert Grondin, propagandiste et auteur du Catéchisme des Caisses, fonda ce jour-là la Caisse Populaire de Notre-Dame-de-Grâce. Une quarantaine de personnes s'engagèrent à souscrire au moins une part sociale mais, de ce nombre, une douzaine seulement tinrent promesse.
Durant plusieurs années, soit de 1928 à 1941, la Caisse logea dans un local fourni gratuitement par le Curé dans le presbytère de l'église. Depuis la naissance de la Caisse, la fabrique y déposait chaque semaine le fruit de la quête paroissiale, ce qui alimenta la Caisse dans les premiers temps et lui permit de vivre. La Caisse à ses débuts eut à souffrir, comme d'ailleurs toutes les organisations financières, de l'hostilité d'entreprises concurrentes. Elle eut même à surmonter une autre difficulté. La paroisse Notre-Dame-de-Grâce, récemment fondée, était un démembrement de la paroisse de Saint-Sauveur où existait déjà une Caisse. Lorsque l'on fonda Notre-Dame-de-Grâce, bon nombre de sociétaires de Saint-Sauveur demeuraient dans la nouvelle paroisse et ne voulaient pas, pour tout l'or du monde, changer de Caisse. Le temps seul eut raison de cette difficulté.
La première année, le premier gérant, Charles-Antonio Larose (photo) fut choisi dès la première assemblée. À l'origine de la Caisse, la taxe d'entrée était de quinze cents, il fallait avoir été membre six mois pour pouvoir emprunter et le capital-social possédé par chaque sociétaire était limité à 100 parts. Pour cette première année des activités, l'année sociale allait du 1er septembre 1925 au 30 novembre 1926.
La deuxième année, grâce à la générosité de monsieur Wilfrid Charest, manufacturier de biscuits, la Caisse ouvrit ses portes deux fois la semaine, les lundis et vendredis soirs, dans le bureau de celui-ci. L'année suivante, la Caisse déménagea dans la crypte de l'église, rue Colbert, où elle eut un bureau jusqu'en mai 1947, alors qu'elle entra dans son local définitif, coin Franklin et De Mazenod.
Considérons l'évolution du nombre de sociétaires de la Caisse au cours des années :
Il y avait peu de sociétaires en 1926: 28 seulement. Ce nombre augmenta cependant considérablement l'année suivante car il monta de 328.5%. En 1931, nous constatons une augmentation de 112% sur 1927. Il y eut en 1932 une baisse légère de 8.2% sur l'année précédente; c'est la période de la crise: les gens préfèrent garder leur argent plutôt que de le prêter. Par la suite, il y eut augmentation constante et, en 1942, nous constatons une augmentation de 273.2% sur 1932. Cette augmentation se maintint à peu près constante, puisqu'en 1948 elle était de 137% plus élevée qu'en 1942.
C'est de 1928 à 1932 que l'existence de la Caisse fut assurée grâce à l'encouragement de ses sociétaires. Un boni de 5 1/2 % sur le capital-social et un intérêt de 4% sur les épargnes furent versés jusqu'en 1932, lors de la fédération des Unions.
En 1940, il fut décidé qu'un sociétaire pourrait faire un emprunt trois mois après son entrée à la Caisse. Au cours de cette même année, les retraits sur l'épargne se sont faits nombreux, car nous sommes au début de la guerre et les gens craignent que le gouvernement ne fasse la conscription des richesses.
L'année 1942 voit le chiffre d'affaires de la Caisse augmenter considérablement ; on assiste à la fondation d'une Caisse scolaire.
En 1944, Charles-Antonio Larose, gérant, donne sa démission pour cause de santé ; il demeure pourtant assistant-gérant et Jean-Marie Côté le remplace comme gérant.
La Caisse Populaire de Notre-Dame-de-Grâce fait l'acquisition en 1945 d'une propriété située à l'angle des rues De Mazenod et Franklin.
1946 voit la fondation de la Caisse de Noël ainsi que la démission de Charles-Antonio Larose comme directeur. On commence cette même année la construction d'un nouvel édifice de la Caisse (photo).
En 1947 le gérant, Jean-Marie Côté, donne sa démission et son frère Roland Côté,
inspecteur des Caisses Populaires, le remplace le 1er mai. À partir du 2 juillet, la Caisse ouvrait le jour.
Pour compléter cet historique d'Yves Gagnon, voici qui furent les principaux gérants de la Caisse populaire:
Pour donner une idée de la composition des comités de la Caisse, voici comment ils étaient constitués en 1949 :
Conseil d'administration :
président: J.-Raoul Matte
vice-président: Alphonse Sylvain
secrétaire-gérant: Roland Côté
directeurs: Jean-Marie Côté, Roméo Fortier, Gérard Gamache, Georges Parent, Raymond Savard, Joseph Villeneuve
Commission de crédit :
président: Lucien Clément
membres: Edmond Castonguay, Jean Leclerc
Conseil de surveillance :
président: Arsène Vaillancourt
membres: Arthur Pichette, Lionel Roberge
Après la fermeture de l'église en 1997, ce fut celle de la Caisse en 1999, qui était devenue un centre de service suite à la fusion avec la Caisse de la paroisse Saint-Joseph. À cette dernière, le directeur général était Gilles Sanfaçon. Enfin d'autres fusions conduisirent à l'établissement de l'actuelle Caisse populaire du Centre-Ville de Québec.
Michel.
La paroisse la plus ouvrière de la ville de Québec, Notre-Dame-de-Grâce, avait grand besoin d'une Caisse à ses débuts en 1924. L'activité en 1948 était de plus en plus grande autour de celle qu'on y avait installée, depuis de nombreuses années.
Durant plusieurs années, soit de 1928 à 1941, la Caisse logea dans un local fourni gratuitement par le Curé dans le presbytère de l'église. Depuis la naissance de la Caisse, la fabrique y déposait chaque semaine le fruit de la quête paroissiale, ce qui alimenta la Caisse dans les premiers temps et lui permit de vivre. La Caisse à ses débuts eut à souffrir, comme d'ailleurs toutes les organisations financières, de l'hostilité d'entreprises concurrentes. Elle eut même à surmonter une autre difficulté. La paroisse Notre-Dame-de-Grâce, récemment fondée, était un démembrement de la paroisse de Saint-Sauveur où existait déjà une Caisse. Lorsque l'on fonda Notre-Dame-de-Grâce, bon nombre de sociétaires de Saint-Sauveur demeuraient dans la nouvelle paroisse et ne voulaient pas, pour tout l'or du monde, changer de Caisse. Le temps seul eut raison de cette difficulté.
La première année, le premier gérant, Charles-Antonio Larose (photo) fut choisi dès la première assemblée. À l'origine de la Caisse, la taxe d'entrée était de quinze cents, il fallait avoir été membre six mois pour pouvoir emprunter et le capital-social possédé par chaque sociétaire était limité à 100 parts. Pour cette première année des activités, l'année sociale allait du 1er septembre 1925 au 30 novembre 1926.La deuxième année, grâce à la générosité de monsieur Wilfrid Charest, manufacturier de biscuits, la Caisse ouvrit ses portes deux fois la semaine, les lundis et vendredis soirs, dans le bureau de celui-ci. L'année suivante, la Caisse déménagea dans la crypte de l'église, rue Colbert, où elle eut un bureau jusqu'en mai 1947, alors qu'elle entra dans son local définitif, coin Franklin et De Mazenod.
Considérons l'évolution du nombre de sociétaires de la Caisse au cours des années :
1926 28
1927 92
1931 195
1932 179
1942 668
1948 1573
C'est de 1928 à 1932 que l'existence de la Caisse fut assurée grâce à l'encouragement de ses sociétaires. Un boni de 5 1/2 % sur le capital-social et un intérêt de 4% sur les épargnes furent versés jusqu'en 1932, lors de la fédération des Unions.
En 1940, il fut décidé qu'un sociétaire pourrait faire un emprunt trois mois après son entrée à la Caisse. Au cours de cette même année, les retraits sur l'épargne se sont faits nombreux, car nous sommes au début de la guerre et les gens craignent que le gouvernement ne fasse la conscription des richesses.
L'année 1942 voit le chiffre d'affaires de la Caisse augmenter considérablement ; on assiste à la fondation d'une Caisse scolaire.
En 1944, Charles-Antonio Larose, gérant, donne sa démission pour cause de santé ; il demeure pourtant assistant-gérant et Jean-Marie Côté le remplace comme gérant.
La Caisse Populaire de Notre-Dame-de-Grâce fait l'acquisition en 1945 d'une propriété située à l'angle des rues De Mazenod et Franklin.
1946 voit la fondation de la Caisse de Noël ainsi que la démission de Charles-Antonio Larose comme directeur. On commence cette même année la construction d'un nouvel édifice de la Caisse (photo).En 1947 le gérant, Jean-Marie Côté, donne sa démission et son frère Roland Côté,
inspecteur des Caisses Populaires, le remplace le 1er mai. À partir du 2 juillet, la Caisse ouvrait le jour.
Pour compléter cet historique d'Yves Gagnon, voici qui furent les principaux gérants de la Caisse populaire:
Antonio Larose
Jean-Marie Côté
Roland Côté
Vincent Lachance
Jean-Hercule Dubé
Claude Bussières
Michel Latour
Pour donner une idée de la composition des comités de la Caisse, voici comment ils étaient constitués en 1949 :
Conseil d'administration :
président: J.-Raoul Matte
vice-président: Alphonse Sylvain
secrétaire-gérant: Roland Côté
directeurs: Jean-Marie Côté, Roméo Fortier, Gérard Gamache, Georges Parent, Raymond Savard, Joseph Villeneuve
Commission de crédit :
président: Lucien Clément
membres: Edmond Castonguay, Jean Leclerc
Conseil de surveillance :
président: Arsène Vaillancourt
membres: Arthur Pichette, Lionel Roberge
Après la fermeture de l'église en 1997, ce fut celle de la Caisse en 1999, qui était devenue un centre de service suite à la fusion avec la Caisse de la paroisse Saint-Joseph. À cette dernière, le directeur général était Gilles Sanfaçon. Enfin d'autres fusions conduisirent à l'établissement de l'actuelle Caisse populaire du Centre-Ville de Québec.
Michel.
dimanche 13 octobre 2013
Les débuts du "Collège" de NDG.
Le début d'écoles dans le quartier Saint-Sauveur daterait des années 1890. L'annexion par la Ville de Québec du village de Saint-Sauveur en 1890 causa l'ouverture d'une cinquantaine de classes aux effectifs sous contrôle du Bureau des commissaires: 17 classes des Frères des écoles chrétiennes, 5 classes des Frères Maristes de Saint-Malo, 15 chez les Soeurs de la Congrégation plus une dizaine tenues par des institutrices laïques.
Sur le territoire de la future paroisse NDG, le début du 20e siècle vit la construction par le Bureau en 1904 de l'école ("couvent") de l'Immaculée Conception (4 classes), rue Sauvageau (De Mazenod) et la location d'une maison en 1912 pour l'école Saint-Charles (4 classes) au coin des rues Arago et Durocher.
Dix ans plus tard, en 1922, sur l'emplacement de l'école Saint-Charles, fut construite l'école de garçons ("collège") Marguerite-Marie. Elle était constituée de deux édifices (précieuses photos), dos à dos sur la rue Durocher, l'une au coin d'Arago, l'autre au coin de Franklin.
+vers+1925+(Franklin).jpg)
+vers+1925+(Arago).jpg)
En 1926, cette dernière obtient le nouveau nom d'École Notre-Dame-de-Grâce, suite à la fondation de la paroisse en 1924 et à l'arrivée des Frères des écoles chrétiennes. Elle fut reconstruite et inaugurée en 1931 grâce à l'insistance des paroissiens.
Il y eut mise en place de nouvelles définition et classification qui prévoyaient l'existence d'écoles primaires supérieures que, très souvent, on appelait «collège». En 1941, le Bureau des commissaires statua sur le regroupement des élèves des écoles supérieures de garçons. Ainsi dans le secteur Saint-Roch et Saint-Sauveur, c'était l'école Notre-Dame-de-Grâce qui était sélectionnée pour être la seule école supérieure.
Il est à noter qu'à la désignation en 1947 des écoles primaires supérieures de filles, le Couvent Saint-Sauveur (de la Congrégation Notre-Dame) fut le seul admis à la basse-ville.
Un phénomène majeur fut la création du cours secondaire public. Les écoles qui reçurent les élèves bénéficiant de ce nouveau programme furent au début les écoles déjà existantes, qui suffirent puisqu'à son implantation il s'appliqua chaque année à une nouvelle année du cours, à partir de la 8e année. L'École supérieure NDG connut sa première cohorte de finissants de 12e année en 1941.
Mais déjà on voyait venir la vague des «baby boomers» qui submergeait le primaire depuis quelques années. La Commission dut construire de nouvelles écoles secondaires. C'est alors que, dans Saint-Sauveur, furent érigées l'école Marguerite-Bourgeoys (filles) en 1958 et l'école Cardinal-Roy (garçons) en 1964 (après l'école Joseph-François-Perrault (garçons) en 1961 à la haute-ville).
La laïcisation du Collège de NDG en 1964 coïncida avec la disparition des années du cours secondaire de cette institution.
Le résumé précédent permettra d'enchaîner avec un regard un peu plus approfondi sur le Collège supérieur de NDG.
Michel.
dimanche 6 octobre 2013
La vente du Couvent NDG s'ajoutait à plusieurs autres écoles primaires à vendre.
À la suite du message sur les mésaventures d'édifices de Notre-Dame-de-Grâce, des documents ont été retrouvés, qui précisent davantage le sort qui fut réservé au Couvent de NDG (photos). Le quotidien "Le Soleil", sous la plume du journaliste Damien Gagnon, situe ceci dans le contexte de plusieurs autres édifices qui étaient à vendre par la Commission scolaire au début de 1979 :
André Forgues, le président de la CECQ (Commission des écoles catholiques de Québec), lors d'une assemblée du Conseil des commisssaires le 29 janvier, déplorait l'attitude de la Société d'habitation du Québec (SHQ) qui, le 18 mars 1978, acceptait d'acquérir le Couvent NDG pour une somme de 65000$. Cependant, la SHQ était toujours à la recherche d'un notaire pour avaliser la transaction entre les deux parties. Les pourparlers duraient depuis février 1976, à la suite de la fermeture de l'école en 1974.
La CECQ devait voir à l'entretien de l'édifice, les frais s'élevant à 15000$ dont les 2/3 étaient versés par la SHQ. Cette dernière voulait démolir la bâtisse (ce qu'elle fit en 1979) pour y construire des habitations à loyer modique (HLM) (vers 1980).
Lors de la même réunion, la CECQ annonçait qu'elle avait à vendre d'autres écoles primaires et deux résidences qui servaient à loger des enseignants religieux. La plupart des écoles étaient alors louées. La résidence et l'école Saint-Fidèle l'était au cégep de Limoilou ; l'école Notre-Dame-de-la-Paix l'était à l'Institut de marine ; la Nouvelle Maisonnée l'était au cégep F.-X.-Garneau et au Barreau ; enfin l'école Saint-Luc était louée aux Scouts.
Les écoles Saint-Charles, Saint-Esprit et Saints-Martyrs devaient être libérées en juin. Dans le cas de cette dernière, qui possédait aussi une résidence, elle logeait le COFI (Centre d'orientation et de formation des immigrants). Pour ce qui est de l'école Sainte-Claire de Limoilou, elle faisait l'objet de pourparlers avec le Patro Roc-Amadour.
La baisse de la clientèle scolaire avait obligé, au cours des années précédentes, la fermeture et la vente d'une bonne demi-douzaine d'écoles. Pour sa part, l'école Maria-Goretti était cédée au Ministère des travaux publics pour la somme de un dollar.
Pour revenir au Couvent NDG, un notaire fut finalement trouvé et une transaction de 75000$ fut complétée le 7 février 1979 avec la SHQ.
André Forgues, le président de la CECQ (Commission des écoles catholiques de Québec), lors d'une assemblée du Conseil des commisssaires le 29 janvier, déplorait l'attitude de la Société d'habitation du Québec (SHQ) qui, le 18 mars 1978, acceptait d'acquérir le Couvent NDG pour une somme de 65000$. Cependant, la SHQ était toujours à la recherche d'un notaire pour avaliser la transaction entre les deux parties. Les pourparlers duraient depuis février 1976, à la suite de la fermeture de l'école en 1974.
La CECQ devait voir à l'entretien de l'édifice, les frais s'élevant à 15000$ dont les 2/3 étaient versés par la SHQ. Cette dernière voulait démolir la bâtisse (ce qu'elle fit en 1979) pour y construire des habitations à loyer modique (HLM) (vers 1980).
Lors de la même réunion, la CECQ annonçait qu'elle avait à vendre d'autres écoles primaires et deux résidences qui servaient à loger des enseignants religieux. La plupart des écoles étaient alors louées. La résidence et l'école Saint-Fidèle l'était au cégep de Limoilou ; l'école Notre-Dame-de-la-Paix l'était à l'Institut de marine ; la Nouvelle Maisonnée l'était au cégep F.-X.-Garneau et au Barreau ; enfin l'école Saint-Luc était louée aux Scouts.
Les écoles Saint-Charles, Saint-Esprit et Saints-Martyrs devaient être libérées en juin. Dans le cas de cette dernière, qui possédait aussi une résidence, elle logeait le COFI (Centre d'orientation et de formation des immigrants). Pour ce qui est de l'école Sainte-Claire de Limoilou, elle faisait l'objet de pourparlers avec le Patro Roc-Amadour.La baisse de la clientèle scolaire avait obligé, au cours des années précédentes, la fermeture et la vente d'une bonne demi-douzaine d'écoles. Pour sa part, l'école Maria-Goretti était cédée au Ministère des travaux publics pour la somme de un dollar.
Pour revenir au Couvent NDG, un notaire fut finalement trouvé et une transaction de 75000$ fut complétée le 7 février 1979 avec la SHQ.
Michel
(les photos sont l'oeuvre de Roland Marcoux du Soleil)
dimanche 29 septembre 2013
Mésaventures et sort de quelques-uns de nos édifices.
Il y a plusieurs sujets concernant lesquels nous avons assez peu d'informations. C'est notamment le cas du sort plus ou moins heureux qui a été réservé à certains des édifices de la paroisse Notre-Dame-de-Grâce. Abordons-en quelques-uns.
Le Couvent de NDG avait été ébranlé le 4 mars 1971 lorsqu'une violente tempête de neige avait fait partir son toit. On sait que le Couvent a fermé en 1974 ou 1975. Il fut démoli en 1979. Le Bureau des greffes et des archives de la ville de Québec indique qu'un permis de construction d'un HLM à cet emplacement a été accordé en 1980. (Pour plus de détails, voir :
http://ndgquebec.blogspot.ca/2013/10/la-vente-du-couvent-ndg-sajoutait.html)

Quant au Collège de NDG, qui avait débuté son existence en 1916, il a connu un sort moins triste. On mit fin à l'enseignement en 1978. Une plaque au dessus de la porte d'entrée porte les dates 1916-1982. Les archives de la Commission scolaire révèlent que le collège a été vendu à la ville de Québec en 1983 ou 1984 pour le transformer en Centre communautaire Édouard-V. Lavergne.
Adjacente à l'église, la Salle paroissiale a connu dans les années 80 un effondrement à cause du poids de la neige. Le prêtre en charge de la paroisse était alors Jean-Marie Pépin. La salle dut être refaite, sous la supervision de Constant Langlais et Lucien Drolet.

La chapelle Notre-Dame-de-Lourdes, bien que ne faisant pas partie de NDG mais souvent associée à cette paroisse, avait été construite en 1879 et elle fut démolie en 1968. Quand l'Orphelinat de Saint-Sauveur, qui était adjacent, subit le même sort, le quadrilatère fut et est encore occupé par le Foyer Notre-Dame-de-Lourdes (CHSLD), construit en 1971-1972
Pour ce qui est de la Caisse populaire, après avoir logé dans le presbytère, elle occupa son propre emplacement au coin des rues Franklin et De Mazenod à partir de mai 1947. La Caisse de NDG fera bientôt l'objet d'un historique.
Le Couvent de NDG avait été ébranlé le 4 mars 1971 lorsqu'une violente tempête de neige avait fait partir son toit. On sait que le Couvent a fermé en 1974 ou 1975. Il fut démoli en 1979. Le Bureau des greffes et des archives de la ville de Québec indique qu'un permis de construction d'un HLM à cet emplacement a été accordé en 1980. (Pour plus de détails, voir :http://ndgquebec.blogspot.ca/2013/10/la-vente-du-couvent-ndg-sajoutait.html)

Quant au Collège de NDG, qui avait débuté son existence en 1916, il a connu un sort moins triste. On mit fin à l'enseignement en 1978. Une plaque au dessus de la porte d'entrée porte les dates 1916-1982. Les archives de la Commission scolaire révèlent que le collège a été vendu à la ville de Québec en 1983 ou 1984 pour le transformer en Centre communautaire Édouard-V. Lavergne.
L'église de NDG a été victime d'au moins deux incidents. Le 15 septembre 1977, un incendie délogeait de nuit les religieuses de Saint-François-d'Assise du presbytère, le feu s'attaquant à la salle à dîner des prêtres. Au début des années 90, le curé en fonction étant André Ferland, une inondation détériorait le sous-sol de l'église, dont la Salle des oeuvres. Par le dévouement de marguillières, l'eau avait pu être pompée, grâce à Réjean Gignac.
Adjacente à l'église, la Salle paroissiale a connu dans les années 80 un effondrement à cause du poids de la neige. Le prêtre en charge de la paroisse était alors Jean-Marie Pépin. La salle dut être refaite, sous la supervision de Constant Langlais et Lucien Drolet. 
La chapelle Notre-Dame-de-Lourdes, bien que ne faisant pas partie de NDG mais souvent associée à cette paroisse, avait été construite en 1879 et elle fut démolie en 1968. Quand l'Orphelinat de Saint-Sauveur, qui était adjacent, subit le même sort, le quadrilatère fut et est encore occupé par le Foyer Notre-Dame-de-Lourdes (CHSLD), construit en 1971-1972
Merci à Simonne Dumont d'avoir partagé le fruit de ses recherches, pas toujours faciles.
Michel.
dimanche 22 septembre 2013
Causerie du curé Lavergne sur Samuel de Champlain.
"Mesdames,
Messieurs,
Mardi le 29 juin dans l'édifice du Colisée à une séance du 2ème Congrès de la langue française, M. l'abbé (Lionel) Groulx prononçait un discours d'une haute portée nationale tout plein d'enseignements puisés aux sources de notre histoire, prêchant l'énergie nationale, la fierté nationale, la survivance nationale. Ce fut un véritable lavage de toutes les théories et sornettes dont on a berné notre jeunesse, endormi notre âge mur, et dont on voudrait encore continuer d'empoisonner la jeune génération qui monte et qui, ne voulant pas vivre dans l'insignifiance et dans la honte de la démission, entend bien ne pas laisser imposer de bornes à l'essor de notre culture, à l'élan de nos aspirations françaises. Et parce que M. Groulx l'a dit crânement avec des phrases qui sonnaient comme une fanfare de ralliement pour de nouvelles et glorieuses chevauchées vers notre destin national, nous ne lui avons pas menagé les applaudissements et les ovations.
Or de ce discours, véritable synthèse d'une doctrine nationale, virile et stimulante, je détache le passage suivant:
"Après 1760, au lendemain du traité de Paris, nos pères s'étant comptés n'eurent pas de peine à se reconnaître pour le peuple le plus infime de la terre et apparemment le plus inorganique. Mais leur propre histoire, sur leur propre terre, leur avait laissé dans l'esprit une image grandiose d'exaltante fierté."Et l'orateur pose ces questions:
"Avons-nous gardé quelques-uns des stimulants qui, autrefois, ont soutenu nos pères dans leurs épreuves et leur pauvreté, leur ont permis de rester fiers ? Et par exemple, de notre grand passé, de la chanson du geste des conquérants de l'Amérique, quel souvenir, quelle image subsiste en nos mémoires ? La vérité crue, c'est que notre petit peuple qui aurait tant besoin d'être stimulé par le prestige de ses grandeurs historiques n'en sait rien. Lui, héritier de cette histoire, demandez-lui de nommer un seul des conquérants fameux du continent américain. Il ne le pourra pas."
Or, c'est pour aider à combler cette lacune soulignée par l'abbé Groulx que sont nées, en ces derniers temps, nos Sociétés d'histoire régionale. C'est pour y remédier que, l'hiver dernier par exemple, notre société Saint-Jean-Baptiste a demandé à ce grand historien national une série de cours sur Champlain le Père de la Nouvelle-France. Dans le même but, la Société d'Histoire régionale de Québec célèbre ce soir le 329e anniversaire de la fondation de Québec.Elle veut rappeler que, le 30 juin 1608, le Don-de-Dieu parti de France le 17 avril précédent abordait à la falaise de Québec, dont Champlain a écrit: "Il ne se peut trouver d'endroit plus commode ni mieux situé que la pointe de "Québec", ainsi appelé par les Sauvages." Dès leur descente à terre, sans tarder, trente ouvriers et artisans se mirent résolument à entamer la forêt, à creuser des caves et des fossés pour les prochaines habitations. La tradition rapporte qu'on y planta une croix. Telles furent les premiers jours de Québec et les premiers travaux de son établissement.
Et la Société d'histoire m'a prié ce soir d'évoquer devant vous quelques traits saillants dans la vie du fondateur Samuel de Champlain. N'en voulez pas à la Société d'un tel choix ; après le Congrès, la liste des bons orateurs a paru épuisée. Et l'on a escompté que j'aurais la faiblesse d'accepter cette tâche et la témérité de venir à la radio avec quelques notes réunies à la hâte. Vous n'espérez pas que je peux en ces quelques minutes vous retracer en son entier une telle vie : l'entreprise serait aussi folle que chimérique. Quelques faits pour montrer l'homme et surtout l'apôtre, quelques pensées pour notre méditation. Ce sera tout.
D'abord qu'était Samuel de Champlain ? Navigateur de métier, français de race, catholique de religion, apôtre de coeur. Né au port de Brouage en Saintonge en 1567, dès le bas âge il s'affectionna à l'art de la navigation, à l'amour de l'océan. Avant de fonder Québec, il avait parcouru plusieurs mers et accompli déjà trois voyages en Amérique pour le compte d'abord de M. (Aymard) de Chattes; lors de la fondation de Québec, un quatrième pour M. (Pierre Du Gua) de Monts. Ces deux hommes ne voyaient dans l'entreprise qu'un caractère commercial. Leur ambition ne paraît pas avoir dépassé cet idéal : tirer le plus grand profit de la traite des pelletries avec les Sauvages.Pour M. de Champlain au contraire, la traite n'était qu'un moyen, il visait plus loin, plus haut. On en trouvera l'affirmation dans ses écrits ; c'est en 1603 que Champlain entra en scène et mit un terme à la série d'échecs et de tâtonnements que M. l'abbé Groulx a si lumineusement exposés en ses cours de l'hiver dernier au Palais Montcalm à Québec. Maintenant grâce à son esprit d'apostolat, Champlain ne permettra plus que la cour et la ville, que l'État et l'Église oublient cette terre et ces hommes dont l'Atlantique les sépare. Il a servi dans les armées en face de celui qui allait devenir le roi Henri IV ; désormais, service de l'église et service du roi ne font qu'un, et c'est sur mer et c'est outre mer que Champlain s'en acquittera.
Les océans lui sont familiers il a navigué vers les Indes occidentales et vers le Mexique. Il s'est rendu compte, deux cent cinquante ans avant (Ferdinand de) Lesseps, que de ce qui s'appelle l'Amérique on pourrait faire deux grandes îles en perçant l'isthme de Panama: le grand découvreur comme le grand vivant a le don de l'hypothèse, et ses voyages sont l'expérience qui la vérifie. Il songe à présent à trouver, par le Canada, la route de la Chine.
Esprit toujours précis, au service d'une âme toujours ardente, Champlain laisse assez d'essor à ses rêves pour ne jamais cesser de voir grand et les tient assez en bride pour garder le contact avec le réel. "L'idéaliste en lui, écrit Georges Goyau, oriente le réalisateur et le réalisateur surveille l'idéaliste" ; et son rare génie d'organisation s'accommode à toutes les tâches. Durant l'été de 1603, il reconnaît Québec, Trois-Rivières et l'île qui s'appellera Montréal.
Les difficu1tés ne manquèrent pas. Il y eu la chute de Québec aux mains des (frères) Kirks, qui semblait consommer la ruine de cette colonie naissante. En 1629, trois ans plus tard, des négociations diplomatiques avec l'Angleterre rendaient le Canada et l'Acadie à la France. Alors s'ouvrit pour ces deux terres une histoire d'héroïsme et de splendeurs. Champlain, tenace, allait et venait sur l'Océan parlant de la France aux Sauvages et des Sauvages à la France. Enfin quatre franciscains munis d'une somme convenable vinrent avec lui pour l'accomplissement de son beau programme.
Après le traité de Saint-Germain(-en-Laye), Champlain revenait à Québec avec le titre de gouverneur. Au commencement du mois d'octobre 1635, il fut frappé de paralysie. Le 25 décembre suivant, ayant dit au Père Lejeune ses péchés, il mourut. Telle est la courte esquisse que, ce soir mesdames et messieurs, j'ai l'honneur de vous offrir et le regret de ne pas l'avoir dessinée en un plus brillant coloris.
Maintenant la statue de Champlain se dresse sur les hauteurs de Québec, à quelques pas du Château Frontenac, rendez-vous de toutes nos sommités sociales, témoin silencieux de plus d'une conspiration, où des capitalistes véreux s'accoquinent aux politiciens pour nous réduire en servitude. Dans le discours qu'il a donné l'hiver dernier, M. l'abbé Groulx a raconté les luttes de Champlain contre les puissances d'argent, leur cupidité et leur égoïsme qui entravaient son oeuvre. Alors devant le fort, la lutte paraissait non seulement implacable et cruelle, mais vouée à la défaite. Le courage et la foi de Champlain, son patriotisme, ont triomphé. Courage et espoir, peuple canadien-français ! Si nous le voulons, nous aussi nous vaincrons cette dictature économique qui nous opprime et dont Pie XI a dit qu'elle est dure, cruelle, implacable, exaspérante. Courage, les chaînes qui veulent nous asservir, nous les briserons !
En cet anniversaire de Québec au lendemain de ce Congrès où nos frères de la dispersion sont venus nous dire en mâles accents leur irrédentisme, leur volonté de vivre la vie française, selon la formule du Cardinal Villeneuve ce sera une ressaisie d'elle-même que notre race continuera d'opérer."
Édouard-V. Lavergne.
Michel.
dimanche 15 septembre 2013
Les rues des explorateurs : Colomb, Jolliet et Franklin
Trois noms de rues dans Notre-Dame-de-Grâce qui n'ont pas besoin d'une longue présentation : ceux des explorateurs Christophe-Colomb, (Louis) Jolliet et (John) Franklin.
Succédant parallèlement à la rue Kirouac, si on se dirige vers le sud, la rue Christophe-Colomb s'appelait simplement la rue Colomb à son ouverture en 1844. C'est en 1937 qu'elle adopta le nom complet de l'explorateur.
Cristoforo Colombo, tel que nommé en italien, est né à Gênes en 1451. C'est pour le compte de l'Espagne que, comme navigateur, il est le premier être humain à traverser l'océan Atlantique en 1492 et est ainsi considéré comme le découvreur de l'Amérique. Peu après ses quatre voyages transatlantiques étalés sur une dizaine d'années, il décède en 1506. Une portion de la rue, hors-NDG, s'est aussi appelée rue Saint-Georges, du nom du martyre chrétien du quatrième siècle.
Après la rue Châteauguay, toujours en montant en direction du sud, on croise la rue Franklin, qui faudrait normalement prononcer à l'anglaise puisqu'elle est nommée en l'honneur de l'explorateur britannique John Franklin (1786-1847).
Franklin a exploré les côtes arctiques du Canada. C'est lors de sa dernière expédition, à la recherche du passage du Nord-Ouest, qu'il périt en compagnie du reste de l'équipage. Le bout de rue entre le boulevard Langelier et la rue Signaï s'était auparavant appelé la rue Saint-Théophile, en l'honneur d'un autre martyre mort au 4e siècle. Une section hors-NDG s'est aussi appelée la rue Saint-Augustin, possiblement en hommage à l'évêque père de l'église latine ayant vécu aux 4e et 5e siècles.
Après avoir franchi la rue Arago, la rue la plus au sud entre Victoria et Durocher est la rue Jolliet, nom emprunté à l'explorateur Louis Jolliet, 1645-1700 (qu'il ne faut pas confondre avec Barthélemy Joliette (1768-1850), fondateur de la ville du même nom).
Louis Jolliet, né près de Québec, est considéré comme le découvreur du fleuve Mississippi, qu'il visita avec le père Jacques Marquette. Quelques années avant son décès à Québec, il explora la côte du Labrador. Ce bout de rue (Jolliet) s'appelait la ruelle Saint-Roch avant 1890, en souvenir du saint légendaire français du 14e siècle.
En plus d'explorateurs, la ville de Québec aimait nommer ses rues aussi du nom d'astronomes, mais ce sera pour une autre fois !
Michel.
(Merci à la section toponymie du site internet de la ville de Québec.)
Michel.
Succédant parallèlement à la rue Kirouac, si on se dirige vers le sud, la rue Christophe-Colomb s'appelait simplement la rue Colomb à son ouverture en 1844. C'est en 1937 qu'elle adopta le nom complet de l'explorateur.Cristoforo Colombo, tel que nommé en italien, est né à Gênes en 1451. C'est pour le compte de l'Espagne que, comme navigateur, il est le premier être humain à traverser l'océan Atlantique en 1492 et est ainsi considéré comme le découvreur de l'Amérique. Peu après ses quatre voyages transatlantiques étalés sur une dizaine d'années, il décède en 1506. Une portion de la rue, hors-NDG, s'est aussi appelée rue Saint-Georges, du nom du martyre chrétien du quatrième siècle.
Après la rue Châteauguay, toujours en montant en direction du sud, on croise la rue Franklin, qui faudrait normalement prononcer à l'anglaise puisqu'elle est nommée en l'honneur de l'explorateur britannique John Franklin (1786-1847).Franklin a exploré les côtes arctiques du Canada. C'est lors de sa dernière expédition, à la recherche du passage du Nord-Ouest, qu'il périt en compagnie du reste de l'équipage. Le bout de rue entre le boulevard Langelier et la rue Signaï s'était auparavant appelé la rue Saint-Théophile, en l'honneur d'un autre martyre mort au 4e siècle. Une section hors-NDG s'est aussi appelée la rue Saint-Augustin, possiblement en hommage à l'évêque père de l'église latine ayant vécu aux 4e et 5e siècles.
Après avoir franchi la rue Arago, la rue la plus au sud entre Victoria et Durocher est la rue Jolliet, nom emprunté à l'explorateur Louis Jolliet, 1645-1700 (qu'il ne faut pas confondre avec Barthélemy Joliette (1768-1850), fondateur de la ville du même nom).
Louis Jolliet, né près de Québec, est considéré comme le découvreur du fleuve Mississippi, qu'il visita avec le père Jacques Marquette. Quelques années avant son décès à Québec, il explora la côte du Labrador. Ce bout de rue (Jolliet) s'appelait la ruelle Saint-Roch avant 1890, en souvenir du saint légendaire français du 14e siècle.
En plus d'explorateurs, la ville de Québec aimait nommer ses rues aussi du nom d'astronomes, mais ce sera pour une autre fois !
Michel.
(Merci à la section toponymie du site internet de la ville de Québec.)
Michel.
dimanche 8 septembre 2013
Le nom de la rue Kirouac a un lien avec le Frère Marie-Victorin.
Décidément, le sujet de la paroisse Notre-Dame-de-Grâce ne cesse de me réserver des surprises ! Mon étonnement de cette semaine concerne la rue Kirouac, qui est plus au sud que les rues Hermine et Demers, déjà traitées.
La rue Kirouac possède ce nom depuis 1890. Elle fait référence à François Kirouac (1826-1896) (photo), maire de l'ancienne municipalité de Saint-Sauveur de 1870 à 1883 ainsi qu'en 1888 et 1889. C'est donc lui qui prépara l'annexion de Saint-Sauveur à Québec en 1889. Descendant d’une famille bretonne, il fonda l'entreprise F. Kirouac et Fils, commerce de grossiste dans le domaine des farines et des grains. Consacré "Chevalier", il fut échevin de la ville de Québec, président de l’Union Saint-Joseph, directeur du chemin de fer de la Rive-Nord, vice-président de la Société des Prêts et Placements. Pendant plus de quarante ans il fut un membre engagé de la Société Saint-Vincent-de-Paul.
Il épousa (Marie-)Julie Hamel en 1848. Vers 1890, les Kirouac déménagèrent à Saint-Sauveur et habitèrent une belle maison de briques rouges, richement meublée, rue Saint-Vallier.
L'un de ses fils, Cyrille Kirouac, devint rapidement un des citoyens les plus en vue de son quartier. Cyrille hérita du commerce de son père, qu'il administra avec son frère Napoléon.
L'un des fils de Cyrille fut Conrad Kirouac (photo)
, qui fréquenta l'école des Frères des Écoles chrétiennes dans le quartier Saint-Sauveur, puis l'Académie Commerciale de Québec. En 1901, il fit son entrée chez les Frères des Écoles chrétiennes et prit comme nom nul autre que celui de Frère Marie-Victorin. Cette célèbre personnalité fut, on le sait, le fondateur et le directeur de l'Institut botanique de Montréal en 1922, et le fondateur du Jardin botanique de Montréal en 1931. Il fonda en 1923 la Société canadienne des sciences naturelles et la diriga jusqu'en 1940. Auteur de beaucoup d'ouvrages, on lui doit notamment celui sur la botanique du Québec : "La Flore laurentienne".
La rue Kirouac s'était appelée auparavant la rue Jacques-Cartier et la rue Saint-Flavien. Jacques Cartier (1491-1557) n'a pas besoin d'une longue présentation. Il suffit de rappeler que, natif de Saint-Malo, cet explorateur français fut surnommé le « découvreur du Canada ». Quant à Saint-Flavien, ce nom de rue provient de Flavien Durocher (1800-1876), curé-fondateur de Saint-Sauveur ; nous y reviendrons quand il sera question de la rue Durocher.
Conclusion : quand on voit une plaque de la rue Kirouac, on peut penser à François Kirouac mais aussi à son petit-fils Conrad qui, après avoir étudié tout près de NDG, devint le fameux Frère Marie-Victorin !
Michel.
(Merci au site http://www.archiv.umontreal.ca/ de l'Université de Montréal pour les photos.)
La rue Kirouac possède ce nom depuis 1890. Elle fait référence à François Kirouac (1826-1896) (photo), maire de l'ancienne municipalité de Saint-Sauveur de 1870 à 1883 ainsi qu'en 1888 et 1889. C'est donc lui qui prépara l'annexion de Saint-Sauveur à Québec en 1889. Descendant d’une famille bretonne, il fonda l'entreprise F. Kirouac et Fils, commerce de grossiste dans le domaine des farines et des grains. Consacré "Chevalier", il fut échevin de la ville de Québec, président de l’Union Saint-Joseph, directeur du chemin de fer de la Rive-Nord, vice-président de la Société des Prêts et Placements. Pendant plus de quarante ans il fut un membre engagé de la Société Saint-Vincent-de-Paul.Il épousa (Marie-)Julie Hamel en 1848. Vers 1890, les Kirouac déménagèrent à Saint-Sauveur et habitèrent une belle maison de briques rouges, richement meublée, rue Saint-Vallier.
L'un de ses fils, Cyrille Kirouac, devint rapidement un des citoyens les plus en vue de son quartier. Cyrille hérita du commerce de son père, qu'il administra avec son frère Napoléon.
L'un des fils de Cyrille fut Conrad Kirouac (photo)
, qui fréquenta l'école des Frères des Écoles chrétiennes dans le quartier Saint-Sauveur, puis l'Académie Commerciale de Québec. En 1901, il fit son entrée chez les Frères des Écoles chrétiennes et prit comme nom nul autre que celui de Frère Marie-Victorin. Cette célèbre personnalité fut, on le sait, le fondateur et le directeur de l'Institut botanique de Montréal en 1922, et le fondateur du Jardin botanique de Montréal en 1931. Il fonda en 1923 la Société canadienne des sciences naturelles et la diriga jusqu'en 1940. Auteur de beaucoup d'ouvrages, on lui doit notamment celui sur la botanique du Québec : "La Flore laurentienne".
La rue Kirouac s'était appelée auparavant la rue Jacques-Cartier et la rue Saint-Flavien. Jacques Cartier (1491-1557) n'a pas besoin d'une longue présentation. Il suffit de rappeler que, natif de Saint-Malo, cet explorateur français fut surnommé le « découvreur du Canada ». Quant à Saint-Flavien, ce nom de rue provient de Flavien Durocher (1800-1876), curé-fondateur de Saint-Sauveur ; nous y reviendrons quand il sera question de la rue Durocher.
Conclusion : quand on voit une plaque de la rue Kirouac, on peut penser à François Kirouac mais aussi à son petit-fils Conrad qui, après avoir étudié tout près de NDG, devint le fameux Frère Marie-Victorin !
Michel.
(Merci au site http://www.archiv.umontreal.ca/ de l'Université de Montréal pour les photos.)
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