Messages les plus récents
Pour lire les messages les plus récents, TOUJOURS VOIR APRÈS LA SECTION "Hommage à Simonne Tardif (Dumont)".
Table des matières
Pour atteindre la table des matières, veuillez cliquer ICI puis voir après la section "Hommage à Simonne Tardif (Dumont)".
Historique de NDG en résumé
Pour se rendre à l'historique succinct de NDG, veuillez cliquer ICI puis voir après la section "Hommage à Simonne Tardif (Dumont)".
Précisions
Les prêts qui me furent faits de nombreux documents me décidèrent à partager ces souvenirs avec la collectivité. Vos commentaires, souvenirs et suggestions sont les bienvenus, de même que vos corrections des erreurs ou omissions involontaires.
Notes :
Nous respectons le désir des individus de ne pas voir leur nom ou leur photo apparaître.
Pour lire les messages, toujours descendre après le "Hommage à Simonne Tardif (Dumont)".
La présentation est optimale en fonction de Windows XP, avec Firefox (Mozilla) comme navigateur et lorsque les fenêtres sont ouvertes à pleine largeur. À défaut de ces conditions, on risque de rencontrer des irrégularités.
On peut cliquer sur les photos pour les agrandir.
Les messages sont sujets à des mises à jour, sans autre avis.
Michel Gignac
Notes :
Nous respectons le désir des individus de ne pas voir leur nom ou leur photo apparaître.
Pour lire les messages, toujours descendre après le "Hommage à Simonne Tardif (Dumont)".
La présentation est optimale en fonction de Windows XP, avec Firefox (Mozilla) comme navigateur et lorsque les fenêtres sont ouvertes à pleine largeur. À défaut de ces conditions, on risque de rencontrer des irrégularités.
On peut cliquer sur les photos pour les agrandir.
Les messages sont sujets à des mises à jour, sans autre avis.
Michel Gignac
Horaire de l'Exposition
À VISITER au
CENTRE COMMUNAUTAIRE ÉDOUARD-LAVERGNE,
390 Arago Ouest :
EXPOSITION permanente pour rappeler
la paroisse Notre-Dame-de-Grâce,
son curé fondateur et son église.
Elle peut être visitée surtout
le VENDREDI entre 9h et 21h,
le SAMEDI entre 9h et 15h,
(fermée le dimanche)
Pour ces jours et pour les AUTRES JOURS,
prière de s'entendre avec un préposé
(418-691-7190 ou 418-641-6252).
ENTRÉE GRATUITE
N.B. Liens vers les messages concernant l'Exposition :
inauguration
photos
crédits
CENTRE COMMUNAUTAIRE ÉDOUARD-LAVERGNE,
390 Arago Ouest :
EXPOSITION permanente pour rappeler
la paroisse Notre-Dame-de-Grâce,
son curé fondateur et son église.
Elle peut être visitée surtout
le VENDREDI entre 9h et 21h,
le SAMEDI entre 9h et 15h,
(fermée le dimanche)
Pour ces jours et pour les AUTRES JOURS,
prière de s'entendre avec un préposé
(418-691-7190 ou 418-641-6252).
ENTRÉE GRATUITE
N.B. Liens vers les messages concernant l'Exposition :
inauguration
photos
crédits
Simonne Dumont (Tardif) 1920-2018
Hommage à Simonne Tardif (Dumont), co-fondatrice du blogue et qui a écrit ce texte :
ÉLOGE DE L'ÉGLISE
Les cloches ont sonné pour la dernière fois dimanche le 29 juin 1997. Les portes de l'église Notre-Dame de Grâce dans Saint-Sauveur se sont fermées à jamais après une dernière messe solennelle dans l'église que remplissaient des résidents et d'anciens paroissiens heureux d'y revenir mais tristes de la voir fermer. La générosité de ces derniers avait permis de la conserver plusieurs années, permettant à la paroisse de célébrer son 70e anniversaire en 1994. Mais la baisse d'assistance aux offices avait fait diminuer les revenus, causant finalement la fermeture.
Depuis, des organismes ont essayé en vain de faire revivre ce temple merveilleux. Mais pendant ces années, la bâtisse s'est détériorée, ce qui fait que le Journal "Le Soleil" annonçait le 15 octobre 2008 : "L'église sera démolie d'ici Noël" pour faire place à des logements. Que de serrements de coeur pour ceux et celles qui y sont attachés !

Nous perdons donc définitivement notre belle église. Le curé-fondateur Édouard Lavergne en 1924 (voir photo), s'il voit son église débâtie, va certainement être très triste comme nous, les paroissiens. C'était un immeuble d'une grande qualité acoustique, classé édifice à "valeur patrimoniale élevée" par déclaration gouvernementale. Le glas a sonné mais je sais que toutes les personnes qui ont fréquenté ce temple en garderont de bons souvenirs.
L'église est maintenant démolie et, pour rappeler l'histoire de la paroisse, ce site "NDGquébec" se plaît à évoquer certains événements et certains aspects de la vie à NDG, à l'aide de photos, d'extraits de "La Bonne Nouvelle", le journal de la paroisse à ses débuts, etc. Les curés et vicaires dévoués, les constructeurs, les marguilliers, les bénévoles ne seront pas oubliés.
Simonne Dumont.
(Photo de l'église prise le jour de la fermeture.)
Depuis, des organismes ont essayé en vain de faire revivre ce temple merveilleux. Mais pendant ces années, la bâtisse s'est détériorée, ce qui fait que le Journal "Le Soleil" annonçait le 15 octobre 2008 : "L'église sera démolie d'ici Noël" pour faire place à des logements. Que de serrements de coeur pour ceux et celles qui y sont attachés !

Nous perdons donc définitivement notre belle église. Le curé-fondateur Édouard Lavergne en 1924 (voir photo), s'il voit son église débâtie, va certainement être très triste comme nous, les paroissiens. C'était un immeuble d'une grande qualité acoustique, classé édifice à "valeur patrimoniale élevée" par déclaration gouvernementale. Le glas a sonné mais je sais que toutes les personnes qui ont fréquenté ce temple en garderont de bons souvenirs.L'église est maintenant démolie et, pour rappeler l'histoire de la paroisse, ce site "NDGquébec" se plaît à évoquer certains événements et certains aspects de la vie à NDG, à l'aide de photos, d'extraits de "La Bonne Nouvelle", le journal de la paroisse à ses débuts, etc. Les curés et vicaires dévoués, les constructeurs, les marguilliers, les bénévoles ne seront pas oubliés.
Simonne Dumont.
(Photo de l'église prise le jour de la fermeture.)
mardi 16 avril 2013
Fondation de la J.O.C. de NDG en 1935.
En mars 1935, un groupe de jeune gens de Notre-Dame-de-Grâce venait de se former, sous la direction de leur aumônier le Curé Lavergne. Affiliés à la Société Saint-Vincent-de-Paul de la paroisse, ils allaient avoir pour mission de soulager les pauvres, de visiter les personnes âgées, les malades, les "déshérités de la fortune", donnant à tous un bon conseil, un mot d'encouragement. Ils étaient sous le patronage de Notre Dame de Liesse. Ils avaient comme président Gabriel Plante et comme trésorier Josaphat Plante.

Le soin des pauvres ne serait qu'un service dans une plus vaste Organisation connue sous le nom de J.O.C. (la Jeunesse Ouvrière Catholique). La section de Notre-Dame-de-Grâce était la première section de jeunes gens établie à Québec. Elle comprenait vingt membres. Seul le Cercle d'étude fonctionnait ; il travaille à la formation des militants.
La conférence, bien que naissante, était déjà au travail. Ses membres secouraient depuis sa fondation sept familles de personnes âgées que la Conférence des hommes leur avait confiées. Le président et le trésorier visitèrent toutes les familles de la conférence afin de les connaître. Ils reçurent dans les familles des marques de reconnaissance. Elles étaient très contentes de voir des jeunes gens s'occuper d'eux.
Le secrétaire J.-S. Ouellet fit dans La Bonne Nouvelle le rapport des activités de la conférence N.-D.-de-Liesse qui eut sa première réunion officielle le 1er ou le 8 mars 1935. Les invités étaient J.-C.(ou J.-G.) Magnan, président général des conférences Saint-Vincent-de-Paul, W. Cantin, président du Conseil particulier de Saint-Sauveur, et Ernest Giroux, président de la Conférence paroissiale. Le Curé et messieurs Magnan et Giroux adressèrent la parole. Chaque vendredi soir, après la séance de la Conférence, il y avait la réunion de la J.O.C.
La J.O.C., parfois appelée la J.O.C.M. (Jeunesse Ouvrière Catholique Masculine) et la J.O.C.F. (La Jeunesse Ouvrière Catholique Féminine) étaient toutes deux des sociétés de jeunes travailleurs et ouvrières nées de besoins divers. La J. O. C. (F.) groupait déjà des centaines de milliers de jeunes travailleurs en tous les pays catholiques comme: Belgique, France, Hollande, Suisse, Espagne, Canada, Colombie. Entre eux ils se formaient, ils s'entraînaient, ils se soutenaient. Ensemble ils organisaient des services d'assistance et de protection mutuelle. Ils publiaient leurs journaux qu'ils répandaient à des milliers d'exemplaires.
Leurs buts étaient :
- Sauver jeunes gens et jeunes filles obligés de travailler en dehors du foyer pour gagner leur vie.
- Leur assurer, en coopération avec les syndicats ouvriers, de meilleures conditions de travail, au point de vue salaire, hygiène physique et morale.
- Poursuivre dans tous les milieux ouvriers des enquêtes qui les mettront plus en mesure d'aider; en s'appuyant sur des situations de faits.
- Enfin, mieux s'instruire de leur religion pour l'aimer mieux, la pratiquer mieux.
Ce qu'il y avait de significatif dans ces groupements était que la mission n'était pas confiée à des éducateurs ou réformateurs venant du dehors, mais qu'elle était remplie directement par les jeunes travailleurs.
La J.O.C.F. avait un petit comité qui se rassemblait chaque mercredi à un petit local au 12 rue Colbert (ancien numéro). Chaque lundi soir le local était ouvert à toutes et une petite soirée récréative était toujours organisée (par exemple: chants, musique, parties de cartes, patin à roulettes, etc.). Lucia Villeneuve, la présidente, invitait les jeunes ouvrières à se joindre à elles.
Les membres de la J.O.C. firent dans la paroisse une première enquête mensuelle, organisée par l'A.C.J.C. (l'Action Catholique de la Jeunesse Canadienne-française) afin de savoir la situation exacte des jeunes gens dans la province. L'enquête est une méthode pratique à la portée des jeunes ouvriers.
Les Jocistes assistèrent à une conférence à la salle des promotions de l'Université Laval. L'A.C.J.C. y donna le rapport de l'enquête sur les jeunes ouvriers. Le résultat de cette enquête montrait la situation déplorable où sont la plupart des jeunes gens. Le Ministre du travail, Charles-Joseph Arcand, qui parla ensuite, ne put dire ce qu'il ferait pour répondre aux demandes des jeunes et soulager leur angoisse.
La J.O.C. allait s'occuper de conduire des enquêtes sur d'autres questions.
Par décision de l'Archevêque de Québec, le Père R. Pomerleau, O.M.I., fut nommé aumônier-directeur de la J.O.C. diocésaine, laquelle ferait partie de la fédération diocésaine des œuvres de jeunesse. Le Père Pomerleau prononça une conférence à NDG le 24 mai durant laquelle il précisa que le Père Joseph Cardyn, fondateur de la J.O.C., lança son mouvement en 1924 après 10 ans d'étude.
Un Congrès était annoncé pour le 14 juillet 1935 à Montréal. Un chant du Congrès avait été composé, dont le refrain était :
"Debout, la jeunesse ouvrière,
Réajustons insignes et bérêts,
Bien groupés autour de nos bannières,
Debout! C'est le Congrès."
Michel.
mardi 9 avril 2013
Précisions sur plusieurs commerces et enseignantes
Voici quelques détails précisés par Alain Verret concernant des commerces situés dans NDG.
Les écuries sur la rue Christophe-Colomb ouest entre Durocher et Victoria : d'ailleurs je me souviens du gigantesque incendie qui les a détruites vers 1969 en pleine nuit, c'était un peu la panique dans le voisinage. C'est de cet endroit que tous les matins partaient les calèches en direction de la haute-ville, les chevaux étaient attelés et ensuite empruntaient Christophe-Colomb vers l'ouest jusqu'à Durocher et de là vers le sud jusqu'à Châteauguay, ensuite direction est jusqu'à Langelier. C'est suite à l'incendie que les écuries ont été relocalisées face au cimetière Saint-Charles.
Également sur Christophe-Colomb proche des écuries mais de l'autre côté de la rue, il y avait une étable avec vache et poules jusque vers 70 ou 71, c'était chez Monsieur Rochon. Pas besoin de vous dire qu'avec les écuries, Sylvain et frères et l'étable de M. Rochon, les rats étaient légion dans le quartier !
Trois commerces sur Christophe-Colomb, l'épicerie chez Bouchard au coin Durocher, un joyau du genre avec ses glacières en bois et son tiroir-caisse également en bois, le lavomat au coin Durocher de l'autre côté, là où les gens allaient faire sécher leur linge en hiver et, au coin Victoria, il y avait un vendeur de bonbons à la cent, M. (Rosaire) Chartré si ma mémoire est bonne.
Sur Châteauguay face à madame Jobin (la laine) il y avait le local des Scavengers (un groupe de motards non criminalisés qui faisaient également de la peinture automobile); encore là je me souviens du terrible incendie.
Monsieur Verret nous transmet aussi les noms de plusieurs de ses enseignantes, au Couvent et au Collège :
"J'ai fait mes 3 premières années de primaire au couvent NDG.
Mes 3 enseignantes :
1 Hélène Falardeau (comme je suis né en 62, je présume que c'était fin années 60)
2 Mlle Beaumont (n'est pas dans la liste) (photo de ce groupe)
3 Mme Lise Boily (elle apparaît dans la liste du collège mais pas du couvent) (N.D.B. la photo suivante est celle de la classe de Lise Boily des 5e et 6e années en 1975-1976 au Collège. René Castonguay faisait partie de cette classe ; on lui doit cette photo, pour laquelle nous le remercions.)
Ensuite 4-5-6 au collège :
4 Denise Côté
5 Soeur Saint-Claude (Marguerite Lambert) elle enseignait au collège et non au couvent au début des années 70
6 Soeur Saint-Claude (Marguerite Lambert) oui, deux années de suite, 5 et 6.
Merci à nouveau à Alain Verret pour ses souvenirs. Les données sur les commerces et les enseignant-e-s ont été ou seront bientôt mises à jour.
Jean-Paul Castonguay a réagi au message sur les Loisirs :
"Je me souviens très bien de Jean Verret... Il a été de la première équipe de jeunes à vouloir nous aider pour les Loisirs avec la famille des Laroche et plusieurs autres jeunes. Est-il décédé? Quel beau souvenir…"
Alain Verret précise que son frère Jean est à la retraite et réside à Forestville sur la Côte Nord.
Michel.
Les écuries sur la rue Christophe-Colomb ouest entre Durocher et Victoria : d'ailleurs je me souviens du gigantesque incendie qui les a détruites vers 1969 en pleine nuit, c'était un peu la panique dans le voisinage. C'est de cet endroit que tous les matins partaient les calèches en direction de la haute-ville, les chevaux étaient attelés et ensuite empruntaient Christophe-Colomb vers l'ouest jusqu'à Durocher et de là vers le sud jusqu'à Châteauguay, ensuite direction est jusqu'à Langelier. C'est suite à l'incendie que les écuries ont été relocalisées face au cimetière Saint-Charles.
Également sur Christophe-Colomb proche des écuries mais de l'autre côté de la rue, il y avait une étable avec vache et poules jusque vers 70 ou 71, c'était chez Monsieur Rochon. Pas besoin de vous dire qu'avec les écuries, Sylvain et frères et l'étable de M. Rochon, les rats étaient légion dans le quartier !
Trois commerces sur Christophe-Colomb, l'épicerie chez Bouchard au coin Durocher, un joyau du genre avec ses glacières en bois et son tiroir-caisse également en bois, le lavomat au coin Durocher de l'autre côté, là où les gens allaient faire sécher leur linge en hiver et, au coin Victoria, il y avait un vendeur de bonbons à la cent, M. (Rosaire) Chartré si ma mémoire est bonne.
Sur Châteauguay face à madame Jobin (la laine) il y avait le local des Scavengers (un groupe de motards non criminalisés qui faisaient également de la peinture automobile); encore là je me souviens du terrible incendie.
Monsieur Verret nous transmet aussi les noms de plusieurs de ses enseignantes, au Couvent et au Collège :
"J'ai fait mes 3 premières années de primaire au couvent NDG.
Mes 3 enseignantes :
1 Hélène Falardeau (comme je suis né en 62, je présume que c'était fin années 60)
2 Mlle Beaumont (n'est pas dans la liste) (photo de ce groupe)
3 Mme Lise Boily (elle apparaît dans la liste du collège mais pas du couvent) (N.D.B. la photo suivante est celle de la classe de Lise Boily des 5e et 6e années en 1975-1976 au Collège. René Castonguay faisait partie de cette classe ; on lui doit cette photo, pour laquelle nous le remercions.)
Ensuite 4-5-6 au collège :
4 Denise Côté
5 Soeur Saint-Claude (Marguerite Lambert) elle enseignait au collège et non au couvent au début des années 70
6 Soeur Saint-Claude (Marguerite Lambert) oui, deux années de suite, 5 et 6.
Merci à nouveau à Alain Verret pour ses souvenirs. Les données sur les commerces et les enseignant-e-s ont été ou seront bientôt mises à jour.
Jean-Paul Castonguay a réagi au message sur les Loisirs :
"Je me souviens très bien de Jean Verret... Il a été de la première équipe de jeunes à vouloir nous aider pour les Loisirs avec la famille des Laroche et plusieurs autres jeunes. Est-il décédé? Quel beau souvenir…"
Alain Verret précise que son frère Jean est à la retraite et réside à Forestville sur la Côte Nord.
Michel.
mardi 2 avril 2013
Partage de souvenirs par Alain Verret.
Un ancien paroissien, Alain Verret, a fait parvenir des informations concernant Notre-Dame-de-Grâce.
Ses parents se nommaient Gérard Verret (fils de Blanche Gignac) et Madeleine Légaré, tous deux natifs de la paroisse Sacré-Coeur mais s'installant à NDG à leur mariage. Les frères d'Alain se prénomment Jean, Pierre et Gaston.
Les renseignements fournis par Alain Verret concernent les Loisirs, les écoles et les commerces. Certains seront ajoutés aux messages déjà publiés. Voici comment Monsieur Verret se rappelle les loisirs à NDG :

Revoir entre autres les messages :
http://ndgquebec.blogspot.ca/2007/07/la-corporation-des-loisirs.html
et
http://ndgquebec.blogspot.ca/2009/02/la-premiere-reunion-de-la-corporation.html
Merci, Alain, pour ces souvenirs et pour ceux qui suivront !
Michel.
Ses parents se nommaient Gérard Verret (fils de Blanche Gignac) et Madeleine Légaré, tous deux natifs de la paroisse Sacré-Coeur mais s'installant à NDG à leur mariage. Les frères d'Alain se prénomment Jean, Pierre et Gaston.
Les renseignements fournis par Alain Verret concernent les Loisirs, les écoles et les commerces. Certains seront ajoutés aux messages déjà publiés. Voici comment Monsieur Verret se rappelle les loisirs à NDG :
"À propos des loisirs organisés et inter-paroissiaux, j'ai joué dans une ligue de gouret de salon (ringuette) en 1972; d'ailleurs je vous envoie deux photos, une de la plaque commémorative que j'ai conservée soulignant notre victoire dans le tournoi inter paroissial et une de l'équipe (cliquer pour agrandir). J'ai inscrit les noms dont je me souvenais mais il m'en manque. Gilles Abel était notre coach."
"Jean Verret qui est inscrit sur la liste de la réunion des loisirs de 1962, c'est mon frère aîné et je crois qu'il est à l'origine du flambeau emblème des loisirs, mais cela serait à confirmer."
Revoir entre autres les messages :
http://ndgquebec.blogspot.ca/2007/07/la-corporation-des-loisirs.html
et
http://ndgquebec.blogspot.ca/2009/02/la-premiere-reunion-de-la-corporation.html
Merci, Alain, pour ces souvenirs et pour ceux qui suivront !
Michel.
mardi 26 mars 2013
Nouvelles d'hier et d'aujourd'hui.
Nous avons appris le décès à Rougemont, le 6 janvier 2013, de l'abbé André Letarte (photo), cistercien, un religieux natif de la paroisse NDG. Ses funérailles eurent lieu le 11 janvier, l'homélie étant prononcée par Dom Vladimir. Dom André Letarte s'était établi entre autres à l’Abbaye Notre Dame de Nazareth, à Rougemont, au monastère bénédictin de la Pierre qui Vire, en France, et à l'Abbaye de la Maigrauge, en Suisse, où il était aumônier. (Merci à Simonne Dumont, qui a découvert cette triste nouvelle, et au Père Raphaël pour les informations.)
-o-o-o-o-o-
Il n'y avait pas de référence à la fête de Pâques dans la Bonne Nouvelle de 1935, si ce n'est que pour souligner que la JOC (Jeunesse Ouvrière Chrétienne), naissante dans NDG, avait fait la quête du dimanche à l'arrière de l'église. Elle ramassa 36$ au profit des pauvres (sept familles de vieillards) dont elle avait décidé de prendre charge. Bientôt nous donnerons davantage d'informations sur ce comité paroissial.
-o-o-o-o-o-
Le printemps étant, par le passé, souvent synonyme de processions, l'un des cantiques les plus populaires à ces occasions, comme on le sait déjà, était "Notre Dame du Canada" (cliquer ici pour relire le message à ce sujet). On pourra écouter en permanence ce chant qui est en quelque sorte le cantique officiel de la paroisse NDG. Il suffira de cliquer sur le lien qui est placé dans la colonne de droite de notre site. Bonne écoute !
Joyeuses Pâques !
Michel.
dimanche 17 mars 2013
Décès en 1935 d'Armand Lavergne, cousin du curé.
L'avocat Armand Lavergne (photo),ancien vice-président de la Chambre des Communes et ancien député de Montmagny, est décédé le 5 mars 1935 et a été inhumé à Arthabaska (Victoriaville) trois jours plus tard.
ÉLOGE FUNÈBRE :
Il était cousin du curé Édouard-V. Lavergne de Notre-Dame-de-Grâce (Québec), paroisse où fut célébré un éloge funèbre le 14 mars suivant. Cet hommage fut organisé par la section locale de la Société Saint-Jean-Baptiste. Elle avait adressé des invitations au Premier Ministre Taschereau, à tous les membres du Cabinet et au Chef de l'opposition Camilien Houde. Mais ils négligèrent d'accuser réception de l'invitation.
Une assistance nombreuse avait envahi l'église NDG pour rendre un dernier hommage au disparu. C'est l'abbé Pierre Gravel, vicaire à Saint-Alphonse de Thetford, qui officia, assisté des abbés Lactance Blais et Adrien Lanouette, vicaires à NDG. Durant la cérémonie, deux messes basses furent dites aux autels latéraux par les abbés A. Doyon et L.-P. Gravel.
Au chœur se trouvaient Mgr Omer Plante, accompagné des abbés Horace Gagnon, curé de Notre-Dame-du-Chemin, et Israël Laroche, curé de Saint-Joseph; Mgr Camille Roy, accompagné de l'abbé Oscar Genest et du père R. Pomerleau; le Curé Lavergne; le curé Louis-Adélard Gagnon de Jacques-Cartier, l'abbé E. Deblois, vicaire à Jacques-Cartier; Raoul Cloutier, directeur des terrains de jeux et le père Jacob, O.M.I.
Une chorale composée des meilleures chantres de la ville, sous la direction d'Antoine Montreuil, maître de chapelle à Limoilou, a exécuté la Messe de Pietro Yon et plusieurs motets de circonstance. Omer Létourneau accompagnait à l'orgue.
Aux premiers rangs dans la nef, on retrouvait entre autres le maire Joseph-Ernest Grégoire; Albert Sévigny; M. Marsan, des Artisans; J.-Arthur Gravel, président de la Société Saint-J.-Baptiste; John Allen, secr.-trés. de la Société Saint-J.-Baptiste de Saint-Sacrement; l'échevin Gosselin; Sylvio Proulx, de Saint-Sauveur; Alphonse-Martin Boucher, vice-prés. du Conseil central des Syndicats catholiques; Joseph Catara, secr. de la Société Saint-J.-Baptiste de Montréal; le Dr Philippe Richard, maire de Montmagny; le dentiste Philippe Hamel; Émile Gignac, de Sillery; Séraphin Vachon, de l'Action Nationale Libérale; Maurice Turgeon, secr. des Syndicats catholiques; Valère Marcoux, René Lemelin, Omer Létourneau, Wheeler Dupont, W. Dufresne et de nombreux artistes venus de toutes les parties de la ville.
Au moment du Libéra, le curé Lavergne, s'adressa à l'assistance pour honorer le "patriote toujours debout dans l'honneur par le désintéressement et la résistance invincible à toutes les compromissions."
CONFÉRENCE :
Wheeler Dupont (photo prise beaucoup plus tard), avocat et secrétaire général de la Société Saint-J.-Baptiste, donna à la salle paroissiale, le 31 mars suivant, une conférence sur Armand LaVergne. Cette conférence était sous les auspices de la Section NDG de la Société Saint-J.-Baptiste et sous la présidence du curé Édouard-V. Lavergne. Ce dernier fit la présentation de Monsieur Dupont. En voici quelques extraits :"M. Dupont n'est pas parmi nous un inconnu. Déjà nous avons eu le plaisir de l'entendre dans une conférence sur Pie XI, le Pape du bonheur. Aussi c'est moins pour le présenter que je me lève que pour signaler la valeur et la portée de son attitude. Notre jeunesse vit des heures difficiles. Comme le reste du monde, elle est en proie à des crises douloureuses, angoissantes contre lesquelles quelques-uns luttent avec énergie, mais sans résultats très appréciables. Il leur manque à nos jeunes un chef autour duquel ils se réuniraient.Maître Wheeler Dupont analysa alors, de sa voix chaude et sympathique, et dans un style plein de relief, l'œuvre politique et sociale d'Armand LaVergne.
Voici le nom d'Armand LaVergne. En face des puissances d'argent et des puissances de la politique, lui qui n'a récolté, sur sa route pavée de renoncements qui brisaient son cœur, aucun titre, ni sonores, ni sonnants, lui le député honni des hypocrites et des Judas, lui l'homme loyal trahi, abandonné au milieu du combat, il se dresse. Vous, M. Dupont, c'est dans le sillage d'Armand LaVergne que vous avez décidé d'orienter votre carrière. Vous méritez nos félicitations. Avec vous, la flamme d'idéal allumée par nos pères en ce pays, brouillée par la Confédération de 1867, que nos politiciens ont travaillé à éteindre, nous la voyons se rallumer. Elle va briller d'un éclat nouveau, alimenté par les sacrifices d'un LaVergne et des autres, vos compagnons, vos imitateurs. D'autres jeunes se lèvent avec vous et appuieront vos attitudes. Je salue ici toute une pléiade de jeunes gens, les uns de l'A.C.J. (l'Action Catholique de la Jeunesse canadienne-française), de la J.O.C. (Jeunesse Ouvrière Chrétienne) ou des "Jeunes Canada".
Et voici qu'un maire jeune encore, gloire de notre ville, espoir des réformes qui s'imposent, veut vous applaudir une autre fois après vous avoir applaudi dimanche dernier à Saint-Fidèle.
Sa présence nous réjouit et nous honore. J'exprime l'espoir qu'aux prochaines élections l'électorat le débarrassera de ce quintette échevinal qui ne semble pas avoir d'autre préoccupation que de l'empêcher d'accomplir son programme, qui paraît souffrir à en être malade de voir à l'Hôtel de ville un honnête homme. Et je salue ses lieutenants de l'extérieur comme le Docteur Hamel, l'ardent apôtre de notre libération économique par la guerre au trust de l'électricité, et ses lieutenants de l'intérieur comme l'échevin Trépanier.
Je vous offre à vous, M. Dupont, à vous les jeunes, à vous M. le Maire, non pas mon prestige - vous savez qu'on me traite de fou - mais ma bonne vo1onté, l'appui de toutes mes énergies et de mes paroissiens."
C'est l'abbé Pierre Gravel (photo) qui remercia Monsieur Dupont. Il remarqua d'abord avec quel accent de sincérité M. Dupont avait parlé. "II vient de nous exprimer ce que pense la jeunesse d'aujourd'hui", dit-il. Puis, tout en se défendant de faire l'oraison funèbre d'Armand LaVergne, il fit quelques réflexions très intéressantes sur la vie du grand patriote :"LaVergne n'est pas mort riche. Il a fait ce que Louis Veuillot appelait un acte d'honnêteté impopulaire. Mais il est mort dans l'honneur. LaVergne a eu tous les honneurs, jusqu'à celui de ne pas voir accourir à ses funérailles des gens qui officiellement auraient dû y être, jusqu'à celui d'avoir été bafoué et sali dans sa tombe par des écrivains mercenaires et vils. Et son œuvre n'est pas terminée. Toute une jeunesse se lève sur son tombeau."
Le programme musical fut confié à Antoine Montreuil, violoniste bien connu alors du public de Québec, qui exécuta quelques pièces modernes "déconcertantes". Il était accompagné au piano par Rachel Drouin. Maurice Mongrain se fit aussi entendre dans quelques pièces de chant, accompagné par Henri Royer.
Michel.
(source : La Bonne Nouvelle de 1935)
dimanche 10 mars 2013
Un comité de citoyens dans Saint-Sauveur, ça ne date pas d'hier !
La Bonne Nouvelle du début de l'année 1935 révélait l'existence du "Comité des citoyens de Notre-Dame-de-Grâce", aussi appelé "Ligue des citoyens" de NDG. On y reproduisait deux lettres qu'il avait rédigées et envoyées.
L'une s'adressait au premier ministre Louis-Alexandre Taschereau. En voici l'intégrale :
Le Comité de 1935 ne semble pas avoir connu une longue existence car c'est la seule mention que j'en ai trouvée.
Michel.
(Merci au Comité des Citoyens du Vieux-Québec et à la Ligue des Citoyens sur Facebook pour les logos.)
L'une s'adressait au premier ministre Louis-Alexandre Taschereau. En voici l'intégrale :
Québec, 17 janvier 1935.La seconde lettre était destinée au Conseil municipal de Québec :
À L'Honorable Premier Ministre de la Province de Québec.
Honorable Monsieur,
J'ai l'honneur de vous transmettre une demande de la Ligue des Citoyens de Notre-Dame de Grâce. À la réunion du 11 janvier courant, la Ligue a pris connaissance que Monsieur le Président de la Commission des écoles catholiques s'est fait voter un salaire de $2,400. par année. Cette décision ne prendra force que si elle est approuvée par votre gouvernement.
La ligue me prie de porter à votre connaissance les faits suivants.
1° Les présidents qui ont précédé celui-ci et qui ont rendu des services aussi précieux que les siens ont toujours rempli cette charge gratuitement.
2° C'est la porte ouverte à un salaire pour chacun des commissaires. Si le président est payé, pourquoi pas ses collègues?
3° Des citoyens aussi honorables et aussi compétents que celui-ci, sinon plus, pourront avec autant de zèle et plus de désintéressement le remplacer, si seulement il veut nous donner le bénéfice de son départ.
4° Il ne paraît ni juste ni convenable que la Commission paie un salaire de $2,400. par année à son président lorsque, au nom d'économies nécessaires, elle coupe les salaires de tous ses employés et refuse de faire droit aux légitimes plaintes des instituteurs pères de famille, réduit les Frères, les Sœurs et les autres employés à des salaires de "meurt de faim" et supprime les allocations familiales et toutes les récompenses de fin d'année.
Aussi la Ligue des Citoyens vous prie-t-elle de ne pas donner suite à ce projet de salaire et elle tient à enregistrer une énergique opposition.
Au nom de la Ligue, je vous prie d'agréer, Monsieur le Premier Ministre, l'assurance de notre respectueuse considération.
J.-B. Côté, Secrétaire,
xyz rue Arago.
Québec, 12 janvier 1935Je trouve révélateur que ces réflexions ne soient pas étrangères à celles auxquelles se livre le Comité des citoyen-ne-s du quartier Saint-Sauveur en 2013 !
Monsieur le Maire, Messieurs les Échevins de la ville de Québec.
Messieurs,
L'assemblée du Comité des citoyens de Notre-Dame de Grâce me charge de vous faire parvenir la résolution qu'elle a adoptée à sa réunion du 11 janvier courant. L'assemblée prie le Conseil de vouloir bien inscrire, dans les amendements à la charte de la ville, un amendement par lequel toute personne résidant hors des limites de la ville et n'y payant pas déjà une taxe soit passible d'une taxe au montant et dans la forme que le Conseil jugera praticable.
Cette taxe aura un double résultat.
1° Créer des revenus à la ville.
2° Protéger les ouvriers résidant en ville contre ceux qui viennent y prendre leur place et ne paient rien pour l'administration publique.
Dans l'espoir que cette proposition sera prise en considération.
J'ai l'honneur de vous présenter les hommages du Comité des citoyens de Notre-Dame de Grâce,
J.-B. Côté, Secrétaire,
xyz rue Arago.
Le Comité de 1935 ne semble pas avoir connu une longue existence car c'est la seule mention que j'en ai trouvée.
Michel.
(Merci au Comité des Citoyens du Vieux-Québec et à la Ligue des Citoyens sur Facebook pour les logos.)
lundi 4 mars 2013
Après environ 10 ans, l'église de NDG acquérait ses bancs.
Au milieu de 1934, la paroisse NDG commença à organiser des activités pour financer l'achat de bancs.
Par exemple, le 25 juin, il y eut un euchre-bridge en plein air, au coin des rues Franklin et Durocher, organisé par Léda Parent (Lecours) et Auréa Leclerc (Lecours). Au-delà de 100 prix furent distribués, prix exposés chez J.-R. L'Heureux, rue Saint-Joseph. Il y en eut un autre le 16 juillet, organisé par Dolora? Renaud et Délia? Charest, en plein air sur la rue Châteauguay.
D'autre part il y eut à l'automne 1934, tous les mercredis soirs, des bingos (image) dans la Salle des oeuvres pour payer les bancs.
À la fin de 1934, la situation financière de la Fabrique ne lui permettant pas d'assumer de nouvelles obligations, un comité de la section locale de la Société Saint-Jean-Baptiste se chargea de commander des bancs, projet lancé par Ernest Giroux et continué par Albert Maheux. Le contrat fut donné à la compagnie québécoise "La Maison Onésime Chalifour", pour plus de 2000$. Ce ne serait pas un banc très riche, mais il cadrerait avec l'église et serait confortable.
Des euchres-bridges les 24 et 25 octobre à la salle Saint-Pierre furent organisés par un groupe de jeunes gens de la paroisse, sous les auspices de la Société. Au-delà de 1200 personnes participèrent à ces parties de cartes, la recette étant de 300$.
En mars 1935, on annonça que, grâce au concours apporté entre autres par plusieurs dames et demoiselles et à la générosité des paroissiens, les bingos des vendredis, euchres et séances avaient rapporté plus de 1300$. Il manquait encore environ 1100$.
Dans son rapport publié dans la Bonne Nouvelle au début d'avril, Gabriel Plante de la Société Saint-Jean-Baptiste annonça que les bancs seraient incessemment installés en permanence. On avait organisé dix à douze euchres-bridges et 24 soirées de bingo en plus d'avoir reçu plusieurs dons.
En novembre 1935, le Comité des bancs de la Société Saint-Jean-Baptiste, section Notre-Dame-de-Grâce, organisa un concours de popularité pour achever de payer les bancs.
L'objectif fut finalement atteint environ 10 ans après l'ouverture de l'église, soit au début de février 1936, alors qu'un grand banquet dans la salle du collège fut donné à l'occasion de la présentation de ces bancs qui étaient entièrement payés. Plus de 500 convives prirent place le 2 février autour des tables. Albert Maheux présida, ayant à ces côtés le maire de Québec Joseph-Ernest Grégoire, le docteur Philippe Hamel, Ernest Drolet (représentant de la Société St-Jean Baptiste), M. Lasnier (représentant de la section du Saint-Sacrement), Onésime Chalifour (fabricant des bancs), les vicaires, les marguilliers, etc. Adressèrent la parole à cette occasion : le président Maheux, le maire Grégoire, Philippe Hamel et Philémon Garneau (futur candidat à la mairie de Québec en 1947).
Les bancs dans l'église, c'était l'affaire de tout le monde car tout le monde allait en jouir. Alors le système de bancs libres fut conservé.
Michel.
Par exemple, le 25 juin, il y eut un euchre-bridge en plein air, au coin des rues Franklin et Durocher, organisé par Léda Parent (Lecours) et Auréa Leclerc (Lecours). Au-delà de 100 prix furent distribués, prix exposés chez J.-R. L'Heureux, rue Saint-Joseph. Il y en eut un autre le 16 juillet, organisé par Dolora? Renaud et Délia? Charest, en plein air sur la rue Châteauguay.
D'autre part il y eut à l'automne 1934, tous les mercredis soirs, des bingos (image) dans la Salle des oeuvres pour payer les bancs.
À la fin de 1934, la situation financière de la Fabrique ne lui permettant pas d'assumer de nouvelles obligations, un comité de la section locale de la Société Saint-Jean-Baptiste se chargea de commander des bancs, projet lancé par Ernest Giroux et continué par Albert Maheux. Le contrat fut donné à la compagnie québécoise "La Maison Onésime Chalifour", pour plus de 2000$. Ce ne serait pas un banc très riche, mais il cadrerait avec l'église et serait confortable.
Des euchres-bridges les 24 et 25 octobre à la salle Saint-Pierre furent organisés par un groupe de jeunes gens de la paroisse, sous les auspices de la Société. Au-delà de 1200 personnes participèrent à ces parties de cartes, la recette étant de 300$.
En mars 1935, on annonça que, grâce au concours apporté entre autres par plusieurs dames et demoiselles et à la générosité des paroissiens, les bingos des vendredis, euchres et séances avaient rapporté plus de 1300$. Il manquait encore environ 1100$.
Dans son rapport publié dans la Bonne Nouvelle au début d'avril, Gabriel Plante de la Société Saint-Jean-Baptiste annonça que les bancs seraient incessemment installés en permanence. On avait organisé dix à douze euchres-bridges et 24 soirées de bingo en plus d'avoir reçu plusieurs dons.
En novembre 1935, le Comité des bancs de la Société Saint-Jean-Baptiste, section Notre-Dame-de-Grâce, organisa un concours de popularité pour achever de payer les bancs.
L'objectif fut finalement atteint environ 10 ans après l'ouverture de l'église, soit au début de février 1936, alors qu'un grand banquet dans la salle du collège fut donné à l'occasion de la présentation de ces bancs qui étaient entièrement payés. Plus de 500 convives prirent place le 2 février autour des tables. Albert Maheux présida, ayant à ces côtés le maire de Québec Joseph-Ernest Grégoire, le docteur Philippe Hamel, Ernest Drolet (représentant de la Société St-Jean Baptiste), M. Lasnier (représentant de la section du Saint-Sacrement), Onésime Chalifour (fabricant des bancs), les vicaires, les marguilliers, etc. Adressèrent la parole à cette occasion : le président Maheux, le maire Grégoire, Philippe Hamel et Philémon Garneau (futur candidat à la mairie de Québec en 1947).Les bancs dans l'église, c'était l'affaire de tout le monde car tout le monde allait en jouir. Alors le système de bancs libres fut conservé.
Michel.
dimanche 24 février 2013
Le 10e anniversaire de NDG (dernière partie) : Les autres discours
Nous terminons la description de la célébration du 10e anniversaire de NDG, le 4 novembre 1934, par les autres discours qui ont été prononcés lors du banquet.
L'abbé Jules Lockwell, qui fut le premier vicaire à N.-D. de Grâce, se fit le porte-parole des paroissiens de N.-D. de Grâce et celui de tous les membres du clergé de ce diocèse pour louer la vigueur apostolique du curé de la paroisse. "Je considère comme un grand honneur, dit-il, d'avoir été à l'école du Curé Lavergne." Et il ajouta: "Je souhaiterais que le diocèse de Québec eût dix autres prêtres comme M. Lavergne. Votre bon esprit, paroissiens de N.-D. de Grâce, a fait de votre paroisse un véritable oasis de foi, de courage, de travail, de charité, de justice et d'obéissance." Et se tournant vers M. Grégoire : "Nulle part ailleurs, M. le Maire, vous ne trouverez de meilleurs citoyens qu'à N.-Dame de Grâce."
Le docteur Philippe Hamel (voir le dessin), que le Curé avait présenté comme un champion des droits du peuple, un apôtre du bien commun et le pionnier de la lutte contre le trust de l'électricité, loua aussi le curé Lavergne. "C'est un coeur d'or, dit-il, un coeur d'apôtre. Vous connaissez sa grande charité et vous savez que c'est un courageux." Il dérida l'auditoire par de très amusantes histoires.
L'échevin Morin parla aussi dans le même sens ("le plus dévoué des pasteurs", dit-il) et il se dit heureux de constater combien parfaite est l'organisation de la paroisse de Notre-Dame de Grâce.
Le Père Choquette, représentant la paroisse de Saint-Sauveur, mère de la paroisse de Notre-Dame de Grâce, dit que la mère est fière de sa fille.
L'échevin Trépanier fit, lui aussi, un peu d'histoire. Il décrivit ce que le quartier était avant la fondation de cette paroisse et ce qu'il est aujourd'hui, montrant le grand changement qui s'est opéré. "Par son organisation actuelle, dit-il, la sagesse Notre-Dame de Grâce parait beaucoup plus vieille que son âge."
Avant de clore la réunion, le curé Édouard-V. Lavergne reprit la parole pour attirer l'attention de son auditoire sur l'enquête qui allait commencer au Québec sur la question de l'électricité. "Si vous voulez être bien renseignés, lisez "L'Action Catholique." Et il rappela la mémoire des marguilliers disparus: Alfred Larose, Alphonse Paquet, Amédée Lapointe et Marcel Rochette. "Pour ces chers disparus ouvriers de la première heure et vos chers défunts, puisque nous sommes dans le mois des morts, nous allons dire trois Ave Maria."
Michel.
(Merci à Jean-Thomas Perron de l'Action catholique et à la Bonne Nouvelle, en 1934.)
L'abbé Jules Lockwell, qui fut le premier vicaire à N.-D. de Grâce, se fit le porte-parole des paroissiens de N.-D. de Grâce et celui de tous les membres du clergé de ce diocèse pour louer la vigueur apostolique du curé de la paroisse. "Je considère comme un grand honneur, dit-il, d'avoir été à l'école du Curé Lavergne." Et il ajouta: "Je souhaiterais que le diocèse de Québec eût dix autres prêtres comme M. Lavergne. Votre bon esprit, paroissiens de N.-D. de Grâce, a fait de votre paroisse un véritable oasis de foi, de courage, de travail, de charité, de justice et d'obéissance." Et se tournant vers M. Grégoire : "Nulle part ailleurs, M. le Maire, vous ne trouverez de meilleurs citoyens qu'à N.-Dame de Grâce."
Le docteur Philippe Hamel (voir le dessin), que le Curé avait présenté comme un champion des droits du peuple, un apôtre du bien commun et le pionnier de la lutte contre le trust de l'électricité, loua aussi le curé Lavergne. "C'est un coeur d'or, dit-il, un coeur d'apôtre. Vous connaissez sa grande charité et vous savez que c'est un courageux." Il dérida l'auditoire par de très amusantes histoires.L'échevin Morin parla aussi dans le même sens ("le plus dévoué des pasteurs", dit-il) et il se dit heureux de constater combien parfaite est l'organisation de la paroisse de Notre-Dame de Grâce.
Le Père Choquette, représentant la paroisse de Saint-Sauveur, mère de la paroisse de Notre-Dame de Grâce, dit que la mère est fière de sa fille.
L'échevin Trépanier fit, lui aussi, un peu d'histoire. Il décrivit ce que le quartier était avant la fondation de cette paroisse et ce qu'il est aujourd'hui, montrant le grand changement qui s'est opéré. "Par son organisation actuelle, dit-il, la sagesse Notre-Dame de Grâce parait beaucoup plus vieille que son âge."
Avant de clore la réunion, le curé Édouard-V. Lavergne reprit la parole pour attirer l'attention de son auditoire sur l'enquête qui allait commencer au Québec sur la question de l'électricité. "Si vous voulez être bien renseignés, lisez "L'Action Catholique." Et il rappela la mémoire des marguilliers disparus: Alfred Larose, Alphonse Paquet, Amédée Lapointe et Marcel Rochette. "Pour ces chers disparus ouvriers de la première heure et vos chers défunts, puisque nous sommes dans le mois des morts, nous allons dire trois Ave Maria."
Michel.
(Merci à Jean-Thomas Perron de l'Action catholique et à la Bonne Nouvelle, en 1934.)
samedi 16 février 2013
Yvan Gignac a été décoré de la médaille du jubilé de diamant de la reine
Le président de la Corporation des Loisirs de Notre-Dame-de-Grâce, Yvan Gignac, a reçu l'une des 30 médailles remises à des résident-e-s de la circonscription fédérale de Québec, médailles frappées à l'occasion du 60e anniversaire du couronnement de la reine Élizabeth II.
La députée de la circonscription, Annick Papillon, a procédé à cette remise, déclarant :
Toutes nos félicitations à Yvan partageant cet honneur, qui rejaillit sur NDG, avec des personnalités aussi prestigieuses que, par exemple, Daniel Gélinas, Jean Soulard, André-Philippe Côté, Michel Pigeon et Yvon Bussières !
Les informations sont tirées de l'article d'Isabelle Le Maléfan paru dans le Québec Express du 15 février et sur le site internet du journal :
http://www.lequebecexpress.com/Societe/2013-02-11/article-3174700/Annick-Papillon-a-procede-a-la-remise-des-medailles-du-jubile-de-diamant-de-la-reine qui n'est plus disponible.
Michel.
La députée de la circonscription, Annick Papillon, a procédé à cette remise, déclarant :
«C’est pour moi une occasion unique de rendre hommage à des femmes et des hommes qui, par leur talent, leurs valeurs, leur grande générosité et leur solidarité, ont contribué à notre société. Ces personnes sont des modèles inspirants et je tenais à le souligner et à les remercier pour leur apport exceptionnel à notre collectivité.»Elle a tenu à souligner le travail de gens qui œuvrent dans des secteurs d’activité très variés comme les arts, la littérature, le bénévolat pour des causes humanitaires, le sauvetage maritime, l’histoire et le patrimoine de la ville de Québec, l’avancement des femmes, la recherche scientifique, l’entreprenariat, le sport, le service militaire, les relations interculturelles, sans oublier le rayonnement de Québec sur la scène internationale.
Toutes nos félicitations à Yvan partageant cet honneur, qui rejaillit sur NDG, avec des personnalités aussi prestigieuses que, par exemple, Daniel Gélinas, Jean Soulard, André-Philippe Côté, Michel Pigeon et Yvon Bussières !
Les informations sont tirées de l'article d'Isabelle Le Maléfan paru dans le Québec Express du 15 février et sur le site internet du journal :
http://www.lequebecexpress.com/Societe/2013-02-11/article-3174700/Annick-Papillon-a-procede-a-la-remise-des-medailles-du-jubile-de-diamant-de-la-reine qui n'est plus disponible.
Michel.
samedi 9 février 2013
Le 10e anniversaire de NDG (partie 5) : Le discours du maire Grégoire.
Un autre discours substantiel, au 10e anniversaire de NDG, fut celui du maire Joseph-Ernest Grégoire. Les articles dans la Bonne Nouvelle et dans l'Action catholique de la fin de 1934 permettent d'en connaître les grandes lignes.
Le maire Grégoire, qui était accompagné de son épouse, arriva au milieu de la soirée ; il avait été retenu dans sa paroisse par une réunion analogue. Il fut longuement applaudi et le curé Lavergne le présenta à l'auditoire comme l'ami du peuple, l'ami des ouvriers, l'ami des pauvres. Et pour appuyer cette triple désignation, l'abbé Lavergne donna lecture d'une partie du programme économique et social de M. Grégoire et d'un extrait de l'Encyclique "Quadragesimo Anno".
M. Grégoire se dit heureux de revenir à Notre-Dame de Grâce. Il félicita le curé et les paroissiens pour la situation enviable dans laquelle se trouve leur paroisse, en ces temps difficiles qu'ils traversaient.
Michel.
Le maire Grégoire, qui était accompagné de son épouse, arriva au milieu de la soirée ; il avait été retenu dans sa paroisse par une réunion analogue. Il fut longuement applaudi et le curé Lavergne le présenta à l'auditoire comme l'ami du peuple, l'ami des ouvriers, l'ami des pauvres. Et pour appuyer cette triple désignation, l'abbé Lavergne donna lecture d'une partie du programme économique et social de M. Grégoire et d'un extrait de l'Encyclique "Quadragesimo Anno".M. Grégoire se dit heureux de revenir à Notre-Dame de Grâce. Il félicita le curé et les paroissiens pour la situation enviable dans laquelle se trouve leur paroisse, en ces temps difficiles qu'ils traversaient.
"Vous faites honneur à toutes vos obligations et vous trouvez le moyen d'éteindre votre dette, dit M. Grégoire. Ce n'est pas facile d'éteindre une dette, par le temps qui court". Et, se tournant vers M. Lavergne, il dit: "J'aurais presque envie de vous inviter, avec vos marguilliers, à venir passer quelque temps à l'Hôtel-de-Ville !Après de nouvelles félicitations au curé et paroissiens de NDG, le Maire Grégoire aborda un autre sujet, qui avait été annoncé par l'abbé Lavergne quelques minutes auparavant, la question économique et sociale. Le Maire ne fit qu'énoncer certaines idées déjà connues, mais pas assez. Il se déclara, en conformité avec l'Encyclique "Quadragesimo anno", pour une meilleure répartition des richesses.
Nous assistons ce soir, continua le Maire, à une belle fête de famille. Ce n'est pas d'aujourd'hui que les Canadiens-Français se groupent autour de leurs prêtres. C'est pour cela que nous avons survécu. Après la cession de la Nouvelle-France à l'Angleterre, le clergé fut le seul appui de la population et c'est autour du clocher que se reforma la vie canadienne. C'est par le clergé que notre peuple a pu conserver sa langue, ses traditions et sa foi. Continuez d'agir de la sorte et que tous nous fassions de même."
"Nos richesses naturelles, dit-il, nous ont été données par la Providence pour le bien de tout le monde, non pas seulement pour l'avantage de quelques-uns. Nos chutes d'eau, par exemple, devraient fournir à la population éclairage, chauffage et pouvoir à un prix accessible à tous. Actuellement, ce n'est pas ce qui se produit. On manque de charbon en bien des foyers et pourtant le charbon ne manque pas. Il y en a tellement que, dans les mines, on chôme parce qu'on ne peut pas vendre toute la production de ces mines. Et c'est la même chose pour le blé. L'on s'obstine à tenir les prix élevés pour s'assurer de gros dividendes, tandis que la main-d'œuvre chôme ou ne reçoit que des salaires de crève-faim.Et le Maire continua en faisant allusion à la situation actuelle de la ville.
De nos jours, les puissants, les grandes compagnies contrôlent tout. Les trusts achètent même les consciences. Lorsque viennent les élections, les puissants délient les cordons de leurs bourses, pour en faire sortir un peu d'argent. Mais c'est parce qu'ils savent bien que, après cette élection, et jusqu'à la prochaine, ils pourront en faire rentrer dix fois plus qu'il en est sorti. J'espère que l'on finira par comprendre ces choses. Des élections vont venir ; alors on vous trouvera du travail. En attendant, vous n'en avez pas.
Lorsque le Pape parlait d'un partage plus équitable des richesses, il parlait pour tous les peuples de la terre. La situation actuelle n'a pas toujours existé. Le temps n'est pas encore très loin où l'on voyait des ouvriers propriétaires de leurs logis et des cultivateurs ayant des terres non hypothéquées. En ces dernières années surtout, notre pays a été inondé de gens qui ont râflé toutes les économies en vendant des obligations qui ne valaient pas le papier sur lequel elles étaient imprimées. C'est ce mauvais capitalisme que nous dénonçons ; c'est contre lui que nous luttons et que nous lutterons sans cesse. Il faut à tout prix que cesse le pillage du domaine national au profit de quelques-uns.L'accaparement de tous les biens par des millionnaires qui tiennent l'argent immobile, n'en jouissent que pour leur bien-être, ne peut pas durer. Rien ne le légitime. Qu'ont-ils besoin d'avoir tant d'argent, quand autour d'eux sévit la misère ?
"Les circonstances sont difficiles, dit-il. Il nous faut combattre un régime qui a la vie dure. Mais je crois que nous en viendrons à bout. De plus en plus il y a des hommes qui suiventde près ce qui se passe, et c'est ce qu'il faut. Il ne faut pas avoir peur de regarder ce qui se passe à l'Hôtel-de-Ville. Si on fait bien, approuvez-nous ; si on fait mal, blâmez qui de droit. Des hommes courageux, dit encore M. Grégoire, il en faut. Qu'ils restent debout et "les autres" reculeront."Le Maire fit ici un bel éloge du Dr Philippe Hamel, un de ces hommes, trop peu nombreux, qui se dépensent sans compter pour améliorer la situation de vie de leurs compatriotes, qui font preuve d'une grande générosité.
"Par ce qui a été dit précédemment, ajouta M. Grégoire en terminant, je constate que la paroisse de Notre-Dame de Grâce donne un bel exemple de générosité. Je voudrais que les autres paroisses fussent au courant de tout ce que vous faites ici. Nous le leur dirons un jour."(bientôt, le reste des discours)
Michel.
S'abonner à :
Messages (Atom)











