Paroisse Notre-Dame-de-Grâce

Ce site est consacré à la paroisse Notre-Dame-de-Grâce,
qui a été créée en 1924 et
réintégrée à la paroisse-mère Saint-Sauveur en 1997,
dans la ville de Québec.




EXPOSITION PERMANENTE





Messages les plus récents

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Table des matières

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Historique de NDG en résumé

Pour se rendre à l'historique succinct de NDG, veuillez cliquer ICI puis voir après la section "Hommage à Simonne Tardif (Dumont)".

Précisions

Les prêts qui me furent faits de nombreux documents me décidèrent à partager ces souvenirs avec la collectivité. Vos commentaires, souvenirs et suggestions sont les bienvenus, de même que vos corrections des erreurs ou omissions involontaires.

Notes :

Nous respectons le désir des individus de ne pas voir leur nom ou leur photo apparaître.

Pour lire les messages, toujours descendre après le "Hommage à Simonne Tardif (Dumont)".

La présentation est optimale en fonction de Windows XP, avec Firefox (Mozilla) comme navigateur et lorsque les fenêtres sont ouvertes à pleine largeur. À défaut de ces conditions, on risque de rencontrer des irrégularités.

On peut cliquer sur les photos pour les agrandir.

Les messages sont sujets à des mises à jour, sans autre avis.

Michel Gignac

Horaire de l'Exposition

À VISITER au
CENTRE COMMUNAUTAIRE ÉDOUARD-LAVERGNE,
390 Arago Ouest :

EXPOSITION permanente pour rappeler
la paroisse Notre-Dame-de-Grâce,
son curé fondateur et son église.

Elle peut être visitée surtout
le VENDREDI entre 9h et 21h,
le SAMEDI entre 9h et 15h,
(fermée le dimanche)

Pour ces jours et pour les AUTRES JOURS,
prière de s'entendre avec un préposé
(418-691-7190 ou 418-641-6252).

ENTRÉE GRATUITE

N.B. Liens vers les messages concernant l'Exposition :
inauguration
photos
crédits

Simonne Dumont (Tardif) 1920-2018

Simonne Dumont (Tardif) 1920-2018

Hommage à Simonne Tardif (Dumont), co-fondatrice du blogue et qui a écrit ce texte :

ÉLOGE DE L'ÉGLISE

Les cloches ont sonné pour la dernière fois dimanche le 29 juin 1997. Les portes de l'église Notre-Dame de Grâce dans Saint-Sauveur se sont fermées à jamais après une dernière messe solennelle dans l'église que remplissaient des résidents et d'anciens paroissiens heureux d'y revenir mais tristes de la voir fermer. La générosité de ces derniers avait permis de la conserver plusieurs années, permettant à la paroisse de célébrer son 70e anniversaire en 1994. Mais la baisse d'assistance aux offices avait fait diminuer les revenus, causant finalement la fermeture.

Depuis, des organismes ont essayé en vain de faire revivre ce temple merveilleux. Mais pendant ces années, la bâtisse s'est détériorée, ce qui fait que le Journal "Le Soleil" annonçait le 15 octobre 2008 : "L'église sera démolie d'ici Noël" pour faire place à des logements. Que de serrements de coeur pour ceux et celles qui y sont attachés !

Nous perdons donc définitivement notre belle église. Le curé-fondateur Édouard Lavergne en 1924 (voir photo), s'il voit son église débâtie, va certainement être très triste comme nous, les paroissiens. C'était un immeuble d'une grande qualité acoustique, classé édifice à "valeur patrimoniale élevée" par déclaration gouvernementale. Le glas a sonné mais je sais que toutes les personnes qui ont fréquenté ce temple en garderont de bons souvenirs.

L'église est maintenant démolie et, pour rappeler l'histoire de la paroisse, ce site "NDGquébec" se plaît à évoquer certains événements et certains aspects de la vie à NDG, à l'aide de photos, d'extraits de "La Bonne Nouvelle", le journal de la paroisse à ses débuts, etc. Les curés et vicaires dévoués, les constructeurs, les marguilliers, les bénévoles ne seront pas oubliés.

Simonne Dumont.
(Photo de l'église prise le jour de la fermeture.)

dimanche 29 juillet 2012

L'ouvroir de NDG

L'année 1933 à NDG a été marquée aussi par plusieurs petits faits qu'il vaut la peine, à mon avis, de mentionner. Commençons par l'ouverture d'un ouvroir.

Lors du passage de 1932 à 1933, le curé Lavergne prononça une causerie à la station de radio CHRC où il fit remarquer que, pour aider les pauvres, il ne suffit pas de donner, mais qu'il faut pouvoir contrôler un peu l'usage des choses données. C'est pourquoi il fut organisé un "ouvroir des pauvres" où, deux fois par semaine, les femmes allaient distribuer aux enfants les habits qu'elles avaient confectionnés pour eux à même le matériel quêté à droite et à gauche.

L'ouvroir a distribué, d'octobre 1931 à mai 1932 :
160 paires de chaussures et de claques, 60 paires de bas, 12 couvertes de flanellette et couvre-pieds, 22 gilets en laine pour hommes, 28 paires de pantalons pour hommes; 50 sous-vêtements pour hommes, 36 chemises pour hommes, 46 gilets en laine pour enfants, 22 paires de mitaines pour enfants, 22 camisoles pour femmes, 116 verges de coton et flanellette divisées en 55 morceaux, 2 douzaines de casquettes pour hommes et garçons. En outre, au-delà de 825 morceaux de linges avaient été faits avec du vieux matériel et distribués aux pauvres.

Le Curé sollicita les auditeurs pour donner le linge qui encombrait les garde-robe, les tiroirs et les commodes. Il dit qu'il disposait d'une auto, au service des pauvres. "Appelez 8980", demanda-t-il.

Lors d'une causerie subséquente, en avril 1933, il précisa que l'ouvroir recevait toujours avec joie vieux vêtements, vieux meubles, couchettes, chaises et tables, etc. La "machine" qu'il gardait était pour faciliter ses courses en faveur des pauvres. Il venait même d'acheter une petite charrette pour accrocher en arrière de l'auto, celle qu'il utilisait l'année précédente ayant été reprise par son propriétaire.


Il fut question de l'ouvroir aussi lors d'une réunion de l'Amicale de NDG au début de 1934. L'ouvroir du Couvent s'occupait de pourvoir aux nécessités de leurs élèves dans le besoin. La nouvelle secrétaire-archiviste de l'Amicale, Donalda Lapointe, invita les jeunes filles désirant être utiles à se rendre à l'ouvroir, au Couvent, le mardi après-midi de chaque semaine (dessin "L'ouvroir"de Paul Renouard, 1890).

Lors de cette réunion, la conférence fut donnée par l'abbé Cyrille Gagnon (futur monseigneur, photo). Le nouveau Conseil de l'Amicale comprenait, outre Donalda Lapointe :

la nouvelle présidente: Juliette Poulin.
la 1ère vice-présidente: Marguerite Voyer.
la secrétaire pour la correspondance : Cécile Caron.
la trésorière: Gertrude Proulx.
l'assistante-trésorière: Marguerite Bélanger.
la maîtresse de cérémonies: Yvette Devarennes.
l'assistante maîtresse de cérémonies : Irène Rochette.
les conseillères: Marguerite Émond et Lucienne Faucher.

Michel.

lundi 23 juillet 2012

D'autres activités de 1933 pour la Section NDG de la Société Saint-Jean-Baptiste.

En plus des "bingos-concerts" organisés au profit des pauvres (rapportant 363$), la Section NDG de la Société Saint-Jean-Baptiste a tenu en 1933 de nombreuses autres activités.

En général, 415 hommes et jeunes gens ont acheté leur carte afin d'appartenir à la Société locale. De ce nombre, 40 faisaient partie du Comité de régie qui a tenu 17 assemblées durant l'année. L'assistance moyenne était de 20 membres. Le secrétaire a fait au début de 1934 le bilan de l'année précédente.

D'abord le 5 mars 1933, lors d'une conférence sur le "Parler français" par J.-Wilfrid Dufresne (photo), la partie récréative fut confiée à la Troupe Fortin-Ratté qui a interprété le drame "Le Rosaire". L'Orchestre Sainte-Cécile fit les frais de la musique et un quatuor composé de Fortunat Legaré (ténor), J.-Arthur Savard (second ténor), Donat Bélanger (baryton) et J.-M. Boucher (basse), exécuta  des chants canadiens. 500 personnes assistaient à cette soirée, parmi lesquelles on peut mentionner le Commandeur Arthur Leclerc (photo non identifiée), président général, et plusieurs officiers du Comité général.

Le 9 avril, le Père Henri Martin, curé de la paroisse Saint-Dominique, donna une conférence sur "L'achat chez-nous", aussi devant cinq cents personnes. La partie musicale était confiée à l'Orchestre Sainte-Cécile et quelques membres du Cercle dramatique Saint-Joseph ont interprété une comédie. Quelques chants furent aussi donnés par Gabriel Plante.

Les 11 et 12 juin, quelques membres des Cercles dramatiques Legault et Saint-Joseph interprétèrent un drame social en 5 actes d'Émile-Louis-Constant Marsac, "L'Heure de Dieu". Un millier de personnes ont applaudi ces acteurs.

Une causerie mensuelle fut donnée par Georges-Albert Rhéaume, membre du Comité de régie. La première eut lieu au début de novembre et le conférencier avait choisi pour sujet "Ludger Duvernay", fondateur de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal. "Calixa Lavallée", compositeur de l'hymne national, fut le sujet de la deuxième causerie. Il était prévu de tenir ces causeries à tous les mois.

Le 21 janvier 1934, une soirée du bon vieux temps fut offerte. Les acteurs et actrices âgés de 5 à 10 ans, sous la direction de Mlle M.-L. Brind'amour, remportèrent un beau succès.

Parmi les lettres envoyées par la Section NDG, un communiqué fut publié dans l'Action Catholique, en date du 9 septembre, protestant contre les taux payés pour l'électricité. Le 30 septembre, il fut demandé au Maire et aux membres du Conseil de ville de Québec de passer un règlement défendant de faire du bruit après minuit dans les limites de la ville, sous peine d'une amende que ces derniers détermineraient

Comme autres initiatives, pour prévenir des accidents, la Section NDG a fait ériger une clôture pour les cours du Collège et du Couvent. De plus, elle demanda à Adolphe-Stephen Bigaouette, Sous-Chef de police, de faire installer sur la rue Franklin deux indications pour avertir les automobilistes qu'il y a un collège à cet endroit, ce qui fut fait. Le bulletin de la Société Saint-Jean-Baptiste, "L'Action Patriotique" (photo), a été distribué chaque fois de porte en porte. Parmi les dons, il fut aussi donné $10.00 pour la Salle paroissiale, $25.00 pour la bibliothèque scolaire du Collège et $10.00 pour l'achat de prix pour les élèves du Collège et du Couvent.

Enfin, davantage de précisions furent données au sujet de la grandiose fête de la Saint-Jean :

Le 23 juin 1933 (de 23 h. à minuit), l'Heure sainte solennelle fut prêchée par l'Abbé Guillaume Deschênes. À la procession du Saint Sacrement, le dais était porté par quatre Officiers du Comité général. Après la procession, le Commandeur, le Dr Arthur Leclerc (photo non identifiée), Président général (et futur député), lut un acte de consécration au nom de tous les Canadiens-Français. La collecte fut faite par quatre présidents de sections. Le chant "Ô Canada" termina cette cérémonie.

Le lendemain, à la messe de 9 h., en plus des dignitaires, on remarquait dans les stalles de l'église Mgr le Chanoine J.-Alfred Chamberland, directeur-général de l'Action Catholique, le curé de Saint-Malo, J.-H. Bouffard, le Père Alexandre Braud, aumônier de la Section Saint-Cœur-de-Marie, le Père Pelletier,  l'Abbé Turgeon et les Frères des Écoles Chrétiennes. La messe solennelle a été chantée par l'Abbé Noël Dion, aumônier général de la Société Saint-Jean-Baptiste, assisté des abbés Charles Ouellet et Marcel Dion. La collecte fut faite par quatre présidents de sections accompagnés de leurs épouses et d'un membre de la Garde Sainte-Jeanne-d'Arc. À la fin, la chorale paroissiale et la Maîtrise de NDG, accompagnés par Bernadette Blouin à l'orgue, chantèrent Notre Dame du Canada, Ô Canada et Dieu sauve le Roi. Un pain béni fut distribué aux fidèles pour rappeler une vieille coutume qui existait autrefois dans les paroisses.

À la procession, les deux cyclistes demandés par la Comité général ont été à la disposition du Major Ernest Légaré, Commissaire-ordonnateur. Après la procession, des rafraîchissements furent servis à la résidence du président Albert Maheux.

Ces détails sont ajoutés au message précédent concernant cette Saint-Jean (qu'on peut relire ici).

Michel.

samedi 14 juillet 2012

Des bingos-concerts au profit des pauvres (1933)


En novembre 1933, une série de 9 "bingos-concerts" organisés par la section NDG de la Société Saint-Jean-Baptiste permirent de recueillir des montants (363$) au profit de la Société Saint-Vincent-de-Paul. Les mercredis, jeudis et vendredis de chaque semaine, la salle paroissiale accueillait les paroissiens pour cette activité de charité.

Cette série se clôtura par un grand banquet le 26 novembre, au coût d'entrée de 35 cents pour les 500 participants. La présidence fut assurée, bien sûr, par le président de la section, Albert Maheux, qui prononça un discours et à qui succédèrent le curé Lavergne, Amédée Lapointe (président de la Société Saint-Vincent-de-Paul), Wheeler Dupont (secrétaire général de la Saint-Jean-Baptiste, photo), Monsieur Paquin (secrétaire général de la Saint-Vincent-de-Paul), Rodolphe Deblois (échevin) et Paul Lebel (avocat).Des santés furent présentées : celles du Pape, du Roi, de la ville, de la paroisse, des organisateurs de même que des deux Sociétés impliquées, le tout au bénéfice des pauvres de NDG.

La Société Saint-Vincent-de-Paul allait être dans le deuil peu après car son président, Amédée Lapointe, décéda subitement à sa demeure le 3 décembre 1933.

Dimanche, le 12 du même mois, la section NDG a aussi organisé une conférence sur les Acadiens, qui fut prononcée par le père Alexandre Braud, eudiste (photo). Le programme de cette soirée fut composé ainsi :
- Ouverture, par l'Orchestre Sainte-Cécile
- Mot de bienvenue par Albert Maheux
- Le Quatuor Désy de Notre-Dame-du-Chemin, constitué de Victor Bergeron (soprano), Muriel Hall (alto, photo), Fortunat Légaré (ténor) et Hector Bourassa (basse); au piano : Henri Vallières
- Conférence, partie 1
- Le Quatuor Désy, partie 2
- Conférence, partie 2
- Orchestre Sainte-Cécile
- Remerciements par le curé Lavergne
- Ô Canada

Si la Société Saint-Vincent-de-Paul était en bonne santé financière, de même que la Sainte-Enfance (par les écoles), la Propagation de la Foi, l'autre organisme oeuvrant pour les pauvres (par l'intermédiaire des missionnaires en Chine), se portait plutôt mal. Pour y remédier, la section NDG de la Saint-Jean-Baptiste décida d'organiser des "dizaines", en passant chaque dimanche de porte en porte. Cela consistait à donner un sou par semaine et, pour un total de 10 sous, le don d'un "dizainier" était versé à un enfant chinois.

L'année 1933 ayant été exceptionnelle pour la section NDG de la Saint-Jean-Baptiste, nous continuerons bientôt à souligner leurs activités, telles que rapportées par leur secrétaire Gabriel Plante.

Michel.

dimanche 8 juillet 2012

Les deux messes des malades du 31 mai 1933

À cause du nombre grandissant des demandes, il était inévitable que, le jour de la fête mariale et paroissiale du 31 mai 1933, la Fête des malades soit marquée par deux messes au lieu d'une seule.

Le matin à 8 heures, des places ont été réservées pour les infirmes empêchés ordinairement de se rendre à l'église par leur maladie ou leur infirmité. Le vicaire Lactance Blais fut le prédicateur de la messe, qui fut suivie de la bénédiction des malades.

L'après-midi, il y a eu une autre réunion pour tous les malades de toutes catégories. La messe a eu lieu à la grotte Notre-Dame-de-Lourdes et le sermon fut effectué par l'abbé Albert Bélanger, missionnaire diocésain. (L'abbé Bélanger avait aussi prêché les Quarante-Heures du mois d'avril précédent. Si je ne me trompe pas, c'est lui qui allait devenir vicaire à NDG dans les années 40 (photo).)

Le soir, la grande manifestation mariale annuelle consista en une procession et un sermon à la Grotte.

Michel.
(Notes : Les cérémonies eurent lieu à l'extérieur seulement si la température le permit.
La photo dans l'église date de la Fête des malades précédente, soit celle d'octobre 1932.)


dimanche 1 juillet 2012

70e anniversaire de vie religieuse de Soeur Berthe Gagnon


L'historique du Couvent NDG, raconté brièvement ces dernières semaines, donne l'occasion de souligner que 2012 est l'année du 70ième anniversaire de vie religieuse de Soeur Marie-Berthe Gagnon (photo de gauche). C'est un an après sa soeur Martha Gagnon (photo de droite), qui a célébré la même fête en 2011.

Le programme du 25e anniversaire du Couvent, en 1944, énumérait la liste des ancien-ne-s élèves qui sont devenu-e-s religieuses dans différentes congrégations ou prêtres ou frères de différentes communautés. Parmi les élèves devenues soeurs de Saint-François-D'Assise, on trouvait les noms de Marie-Berthe (Sr Monique-de-Jésus) et Martha Gagnon (Sr Louise-de-Jésus) (image partielle), qui étaient alors membres de l'Amicale du Couvent NDG.


L'appel à tou-te-s pour des documents concernant l'Amicale d'années plus récentes a commencé à porter fruit. En effet Jeannine Dionne (Villeneuve) a partagé avec nous un dépliant de la réunion générale de 1967, de même que sa carte de membre pour la même année, signée par la trésorière Mme Jean-Charles Garant (image). L'Amicale s'appelait aussi "L'Académie Notre-Dame-de-Grâce" et regroupait plusieurs religieuses de Saint-François-D'Assise. Cette 31e réunion eut lieu le 9 avril 1967. Le programme des activités à la salle de réception comprenait :

- Mot de bienvenue et rapport d'activités, par la secrétaire Huguette Laliberté
- Allocution par l'aumônier de l'Amicale, le curé Gérard Lefebvre, qui assurait la présidence de la réunion
- Chant de ralliement :
Notre-Dame de Grâce
Sous votre doux regard
Notre Amicale place
Son étendard.
- Fraternisation et échanges entre participantes
- Goûter

Comme Marie-Berthe et Martha Gagnon, qui célébraient justement leur jubilé d'argent en 1967 et 1966, auront l'occasion de visionner le présent message, je me permets, au nom des lecteurs du site NDGquébec, de les remercier pour leur dévouement envers la paroisse NDG et de leur souhaiter  un joyeux anniversaire !

Michel.
(Remerciement à Jeannine Dionne et Simonne Dumont.)

jeudi 21 juin 2012

La Saint-Jean-Baptiste de 1933 fut la plus mémorable à NDG.


Un concours de circonstances imprévues a réuni en l'église NDG les sommités sociales et religieuses les plus hautes du Canada pour célébrer la Saint-Jean-Baptiste de 1933. En effet, grâce aux démarches d'Albert Maheux, président de la section locale Notre-Dame-de-Grâce de la Société Saint-Jean-Baptiste, le Conseil supérieur de la Société accepta l'invitation qui lui était faite. L'activité et l'organisation de la Section NDG, aidée par la longue expérience du Comité paroissial, suscitèrent des éloges sans réserve. La messe solennelle eut lieu en l'église de NDG. Tous les dignitaires regardèrent ensuite le défilé, assis dans des fauteuils placés sur le perron de l'église. Ils comprenaient (voir les photos) :

le Délégué apostolique du Pape, Mgr Andrea Cassulo,
l'Archevêque de Québec, le Cardinal Villeneuve,
le Vice-roi et Gouverneur général du Canada, Lord Bessborough (Vere Brabazon Ponsonby), et son épouse la Vicomtesse (Yvette),
le Lieutenant-Gouverneur, Henry George Carroll,
le Premier Ministre de la Province, Alexandre Taschereau,
le Solliciteur général et député, Maurice Dupré,
le Sénateur et conseiller législatif, Thomas Chapais,
le Maire de Québec, Henri-Edgar Lavigueur,
des ministres, des juges, etc.

 








Vendredi le 23 juin 1933 (de 23 h. à minuit), l'Heure sainte solennelle fut prêchée par l'Abbé Guillaume Deschênes. À la procession du Saint Sacrement, le dais était porté par quatre Officiers du Comité général. Après la procession, le Commandeur, le Dr Arthur Leclerc, Président général (et futur député), lut un acte de consécration au nom de tous les Canadiens-Français. La collecte fut faite par quatre présidents de sections. Le chant "Ô Canada" termina cette cérémonie.

Le lendemain, c'est à la messe solennelle de 9 h. que l'église s'est remplie, les fidèles étant probablement attirés surtout par la curiosité de voir le Vice-roi et la Vicomtesse. En plus des dignitaires, on remarquait dans les stalles de l'église Mgr le Chanoine J.-Alfred Chamberland, directeur-général de l'Action Catholique, le curé de Saint-Malo, J.-H. Bouffard, le Père Alexandre Braud, aumônier de la Section Saint-Cœur-de-Marie, le Père Pelletier,  l'Abbé Turgeon et les Frères des Écoles Chrétiennes. La messe solennelle a été chantée par l'Abbé Noël Dion, aumônier général de la Société Saint-Jean-Baptiste, assisté des abbés Charles Ouellet et Marcel Dion. La collecte fut faite par quatre présidents de sections accompagnés de leurs épouses et d'un membre de la Garde Sainte-Jeanne-d'Arc. À la fin, la chorale paroissiale et la Maîtrise de NDG, accompagnés par Bernadette Blouin à l'orgue, chantèrent Notre Dame du Canada, Ô Canada et Dieu sauve le Roi. Un pain béni fut distribué aux fidèles pour rappeler une vieille coutume qui existait autrefois dans les paroisses. Une allocution fut prononcée par le curé Édouard Lavergne, qui s'est fait dire par un ministre : "C'est la pièce oratoire de votre carrière!"

Puis, le défilé fut grandiose. Les chars allégoriques des années précédentes avaient disparu, mais les gardes paroissiales y étaient encore. Il y avait aussi la jeunesse des patronages qui a été applaudie chaleureusement, revêtue d'un costume varié de couleurs, selon les groupes. Les patros de la Côte d'Abraham, de Laval, de Lévis, jusqu'à Saint-Hyacinthe, étaient représentés par de nombreux contingents. Quelques-uns portaient des feuilles d'érable sur lesquelles on avait inscrit des sentences qui rappelaient des dates et des noms historiques ou affirmaient des droits et des revendications nationales. Les deux cyclistes demandés par la Comité général ont été à la disposition du Major Ernest Légaré, Commissaire-ordonnateur.

Après le défilé, le cardinal Villeneuve effectua l'allocution au reposoir, qu'il termina ainsi : "Canadien-Français, sois fidèle au passé, confiant dans l'avenir, fort et courageux!" Des rafraîchissements furent servis à la résidence du président Albert Maheux.

Bonne Saint-Jean!
Michel.

dimanche 17 juin 2012

Historique des débuts du Couvent NDG : suite (1932-1944)

Nous avons vu que Mère Saint Clément prit la charge de supérieure du Couvent NDG en 1932 et orchestra la fondation de l'Amicale des anciennes.

La Croisade suscita chez les jeunes filles un élan de ferveur eucharistique. En 1936, la J.E.C. (la Jeunesse Étudiante Catholique) enrôla les aînées sous son drapeau. La chorale du Couvent NDG atteignit son apogée lorsque les auditeurs de la radio au Québec l'entendirent chanter. Mère Saint Clément ne ménagea aucun moyen pour l'avancement du progrès moral, intellectuel (affiliations à l'Université Laval) et physique des enfants.

À partir de 1936, la supérieure Mère Aurélie se vit confier la tâche de poursuivre l'oeuvre de ses prédécesseurs. Malgré une santé précaire, elle suscita les enthousiames. L'abbé Charles-Émile Gadbois, promoteur de la Bonne Chanson, trouva en elle un dévouement pour cette oeuvre traditionnelle. D'autres causes furent la Sainte-Enfance, qui doubla ses recettes, et les missions d'Haïti qui bénéficièrent de la générosité du Couvent.

Un an avant que Mère Aurélie quitte le Couvent en 1945, le Couvent fêta son 25ième anniversaire (le programme de l'événement est notre principale source de renseignements). La supérieure provinciale était alors Mère Marie de Fourvières et la supérieure générale des Soeurs de Saint-François-D'Assise était Mère Laurentia (photos). Depuis 1940, Jeanne-Éva Dion était présidente de l'Amicale et l'abbé Antonio Guay avait succédé à l'abbé Paul Bouillé en tant que directeur.



















Le comité exécutif de l'association comprenait alors, outre la présidente :

Irène Villeneuve (Leblanc), 1e vice-présidente
Adrienne Drolet, 2e vice-présidente,
Angéline Demers, secrétaire-archiviste
Auxilia Gaulin, secrétaire-correspondante
Rachel Plante, trésorière
Gemma Gagnon (Beaumont), assistante-trésorière
Hélène Sévigny, conseillère
Marie-Blanche Poitras, conseillère
Jeanne Gingras, maîtresse de cérémonie
Jeanne-D'Arc Leclerc, assistante-maîtresse de cérémonie

Le conseil de l'association avait comme présidentes d'honneur :

Mmes Gérard Blais, Armand Gagné, Gustave Gauvreau et Paul Gagnon.

Le programme des festivités du 5 juin 1944 se composa de :

10 h 45, messe d'actions de grâce, célébrée par le curé Joseph Falardeau, aumônier de l'Amicale ; sermon par l'abbé J.-Noël Blanchet

12 h, mot de bienvenue de la présidente Jeanne-Éva Dion

16 h, hommages des élèves actuelles aux Mères et élèves anciennes, sous la présidence de la Supérieure provinciale, incluant :
Clochettes d'argent
Hommages et voeux
Cantate "Gratitude argentée"

18 h, soirée récréative et musicale donnée par les Ancien-ne-s, incluant :
la pièce Ma liberté, de P. Huriet

L'ancien curé Édouard Lavergne fut invité à faire partie des invités d'honneur.

N.B. Les années subséquentes, jusqu'à la fermeture du Couvent, bénéficient de beaucoup moins de sources d'information. C'est pourquoi les documents ou souvenirs que vous auriez seraient particulièrement bienvenus.

Michel.

dimanche 10 juin 2012

Historique des débuts du Couvent NDG : origines (1904-1932)

Comme déjà écrit, l'Amicale des anciennes du Couvent de Notre-Dame-de-Grâce, fondée en 1932, organisa le 25e anniversaire de cette institution scolaire en 1944. Présidée à ce moment-là par Jeanne-Éva Dion, elle écrivit dans le programme l'historique du Couvent, dont voici un résumé.

Au début, ce fut une humble petite école à deux classes située au coin des rues Franklin et Sauvageau, dépendante de la paroisse Saint-Sauveur. En effet, le Couvent de cette paroisse, tenu par les Dames de la Congrégation, débordait d'élèves, ne pouvant offrir à tous les enfants le service de l'instruction. Alors en septembre 1904, Mlles Rouleau, deux institutrices laïques, devinrent titulaires des classes de la nouvelle école dite de l'Immaculée-Conception.

Jusqu'à 1918, l'école bénéficia du dévouement de laïques dont les noms furent conservés en archives : Mlles Rouleau, Piché, Ferland, Tardif, Béland, Simard, Lachance, Trudel et de Mère Marie Alexandra (Mlle Croteau). (NOTE: Ces noms sont ajoutés aux listes de personnel du Couvent.)

En 1918, la Commission scolaire, présidée par J.-B. Morissette, confia la direction de l'école en expansion à des religieuses. Sur le conseil du Père Louis-Jérôme-Marie Beaupré (photo), curé de Saint-Sauveur, ce sont les religieuses de Saint-François-d'Assise qui, dirigées par la supérieure provinciale Mère Héléna (photo), acceptèrent cette mission. Cette dernière fut assurée par Mère Victorine, supérieure, et les soeurs Marie Eustelle, Marie de Jésus et Mère Saint Clément.






Des Pères Oblats, Beaupré, Tourangeau, Évain et Cotnoir, s'efforcèrent d'améliorer les conditions pénibles du début. En février 1920, le Père Tourangeau célébra la première messe dans la petite chapelle qui, grâce au zèle du Père Lelièvre, s'enrichit de statues et d'objets de culte.

Sous le supériorat de Mère Victorine, de 1918 à 1925, fut construit un couvent plus moderne, ce qui permit de doubler le nombre de classes de 6 à 12. Comme la paroisse Notre-Dame-de-Grâce fut fondée en 1924, la supérieure accepta que la salle de réception serve aux usages de culte pendant la construction de l'église.

De 1927 à 1932, Mère Angélique continua l'oeuvre commencée. En 1932, Mère Saint Clément, l'une des pionnières, revint au Couvent avec, cette fois, la charge de supérieure. Elle réunit toutes les anciennes et l'Amicale fut fondée.

(Pour voir les photos des supérieures du Couvent, cliquer ici.)

Nous rejoignons ainsi la situation où nous étions rendus, en 1933. Tandis que le "fer est chaud", nous continuerons bientôt l'historique du Couvent.

Michel

samedi 2 juin 2012

Fondation en 1932 d'une Amicale des anciennes du Couvent.

L'Amicale des anciennes du Couvent NDG tenait sa première réunion le 27 novembre 1932. Elle visait à accomplir une oeuvre de charité et à faire revivre des souvenirs du passé. Les religieuses et maîtresses du Convent furent aidées par Gertrude Proulx et Cécile Gamache pour amener 160 anciennes élèves à cette assemblée.

Juliette Poulin, en tant que secrétaire, décrivit dans la "Bonne Nouvelle" cette première rencontre. Les élèves étudiant au Couvent cette année-là présentèrent une pièce de théâtre dramatique. Puis Angéline Jobin, épouse de Roméo Demers, présenta l'abbé Paul Bouillé comme le président de la future amicale. Mais la première réception d'envergure eu lieu le 19 mars 1933. Juliette Poulin en fit aussi la description détaillée, dont voici un résumé.

- L'entrée des invité-e-s se fit aux accords d'une Mazurka interprétée par Mlle Drolet.
- Les jeunes furent les premières à prendre la parole et à chanter par la participation de la Chorale de Marie Immaculée.
- Elles furent suivies par l'allocution de Mme Gérard Blais, présidente de l'Amicale.
- Le curé Lavergne honora les Amicalistes de sa présence en offrant lui aussi une allocution.
- "L'Angelus des oiseaux" fut interprété par la chorale des anciennes sous la direction de Mlle G. Garant.
- L'Abbé Hudon, aumônier des AFACCC (Associations Fédérées des Amicales des Couvents Catholiques du Canada) nées en 1928, expliqua la mission générale des Amicales sur la base de celle de l'Union internationale des ligues féminines. (La FFCF "Fédération des femmes canadiennes-françaises" était aussi affiliée à l'Union internationale des ligues féminines.) (photo)

- Suivit un intermède artistique composé d'une pièce de piano intitulée "Cascades Joyeuses" exécutée par Mlle L. Faucher, et d'une saynète théâtrale.
- L'abbé Dechêne présenta bien humblement, mais avec beaucoup de substance, sa propre allocution.
- L'aumônier de l'Amicale de NDG, l'abbé Paul Bouillé, mit un terme à cette série de discours, qui furent prolongés par des échanges en petits groupes et par une cérémonie religieuse.

C'est 11 ans plus tard, en 1944, que le Couvent NDG allait fêter son 25e anniversaire, lequel fut organisé par l'Amicale des anciennes. Nous rappellerons bientôt quelques-unes des étapes vécues au début de l'existence du Couvent.

Michel.

dimanche 27 mai 2012

Le Comité Paroissial en 1933

Le Comité Paroissial était en évidence dans la Bonne Nouvelle de mars 1933. C'est une chance que des photos de tous les membres étaient fournies. Elles sont de médiocre qualité mais il s'agit de la seule photo disponible pour plusieurs membres. Les voici :








 




 


 


Voici le nom de chacun avec son prénom au complet :

Jean-Baptiste Laprise, Louis Auger, Ernest Robert, Charles-Antonio Larose, Joseph Lapointe, Wilfrid Plante, J.-Moïse Fradet, Maurice? Bilodeau, Armand Béland, Edmond Deslongchamps, Antonio Dessureault et Elzéar Dion.

Michel.