Paroisse Notre-Dame-de-Grâce

Ce site est consacré à la paroisse Notre-Dame-de-Grâce,
qui a été créée en 1924 et
réintégrée à la paroisse-mère Saint-Sauveur en 1997,
dans la ville de Québec.




EXPOSITION PERMANENTE





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Table des matières

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Historique de NDG en résumé

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Précisions

Les prêts qui me furent faits de nombreux documents me décidèrent à partager ces souvenirs avec la collectivité. Vos commentaires, souvenirs et suggestions sont les bienvenus, de même que vos corrections des erreurs ou omissions involontaires.

Notes :

Nous respectons le désir des individus de ne pas voir leur nom ou leur photo apparaître.

Pour lire les messages, toujours descendre après le "Hommage à Simonne Tardif (Dumont)".

La présentation est optimale en fonction de Windows XP, avec Firefox (Mozilla) comme navigateur et lorsque les fenêtres sont ouvertes à pleine largeur. À défaut de ces conditions, on risque de rencontrer des irrégularités.

On peut cliquer sur les photos pour les agrandir.

Les messages sont sujets à des mises à jour, sans autre avis.

Michel Gignac

Horaire de l'Exposition

À VISITER au
CENTRE COMMUNAUTAIRE ÉDOUARD-LAVERGNE,
390 Arago Ouest :

EXPOSITION permanente pour rappeler
la paroisse Notre-Dame-de-Grâce,
son curé fondateur et son église.

Elle peut être visitée surtout
le VENDREDI entre 9h et 21h,
le SAMEDI entre 9h et 15h,
(fermée le dimanche)

Pour ces jours et pour les AUTRES JOURS,
prière de s'entendre avec un préposé
(418-691-7190 ou 418-641-6252).

ENTRÉE GRATUITE

N.B. Liens vers les messages concernant l'Exposition :
inauguration
photos
crédits

Simonne Dumont (Tardif) 1920-2018

Simonne Dumont (Tardif) 1920-2018

Hommage à Simonne Tardif (Dumont), co-fondatrice du blogue et qui a écrit ce texte :

ÉLOGE DE L'ÉGLISE

Les cloches ont sonné pour la dernière fois dimanche le 29 juin 1997. Les portes de l'église Notre-Dame de Grâce dans Saint-Sauveur se sont fermées à jamais après une dernière messe solennelle dans l'église que remplissaient des résidents et d'anciens paroissiens heureux d'y revenir mais tristes de la voir fermer. La générosité de ces derniers avait permis de la conserver plusieurs années, permettant à la paroisse de célébrer son 70e anniversaire en 1994. Mais la baisse d'assistance aux offices avait fait diminuer les revenus, causant finalement la fermeture.

Depuis, des organismes ont essayé en vain de faire revivre ce temple merveilleux. Mais pendant ces années, la bâtisse s'est détériorée, ce qui fait que le Journal "Le Soleil" annonçait le 15 octobre 2008 : "L'église sera démolie d'ici Noël" pour faire place à des logements. Que de serrements de coeur pour ceux et celles qui y sont attachés !

Nous perdons donc définitivement notre belle église. Le curé-fondateur Édouard Lavergne en 1924 (voir photo), s'il voit son église débâtie, va certainement être très triste comme nous, les paroissiens. C'était un immeuble d'une grande qualité acoustique, classé édifice à "valeur patrimoniale élevée" par déclaration gouvernementale. Le glas a sonné mais je sais que toutes les personnes qui ont fréquenté ce temple en garderont de bons souvenirs.

L'église est maintenant démolie et, pour rappeler l'histoire de la paroisse, ce site "NDGquébec" se plaît à évoquer certains événements et certains aspects de la vie à NDG, à l'aide de photos, d'extraits de "La Bonne Nouvelle", le journal de la paroisse à ses débuts, etc. Les curés et vicaires dévoués, les constructeurs, les marguilliers, les bénévoles ne seront pas oubliés.

Simonne Dumont.
(Photo de l'église prise le jour de la fermeture.)

jeudi 28 juillet 2011

C'est complet du côté des "Flambeaux" !

Grâce à Louis-Marie Côté, l'archiviste des Frères des Écoles Chrétiennes, tous les "Flambeaux" (les albums souvenirs annuels du Collège NDG) sont maintenant récupérés, de 1941-42 à 1964-65. Les messages déjà publiés concernant le personnel enseignant pourront donc être complétés et agrémentés de plus de photos. Ce sera pour de prochains billets.

D'abord, nous pouvons avoir une idée plus précise sur l'histoire du Collège. En résumé, à la fondation de la paroisse Notre-Dame-de-Grâce, en novembre 1924, l'école Sainte-Marguerite-Marie (au coin des rues Durocher et Arago), construite en 1916, était dirigée par des religieuses. Dès l'année scolaire 1926-27, la direction est prise par les Frères des Écoles Chrétiennes, avec à leur tête le Frère Orbanius (Georges Savoie). En 1931, un nouvel édifice est construit et il devient aussi le lieu d'une École supérieure, dont les premiers directeurs furent le Frère Benoît (Philémon Roy) et le Frère Cléophas (Ivanoé Martin).

En 1940-41, le Collège fait graduer, semble-t-il, ses premiers finissants de 12e année, sous la direction du Frère Antoine (Gérard Morel). C'est l'année suivante, avec en tête le Frère Arnould (Euchariste-Alphonse Raîche), qu'est publié le premier numéro du "Flambeau". À la première page après la couverture (voir l'image) figurait le poème de Victor Hugo "Chaque enfant qu'on enseigne", que voici :

Chaque enfant qu'on enseigne est un homme qu'on gagne
Quatre-vingt-dix voleurs sur cent qui sont au bagne
Ne sont jamais allés à l'école une fois,
Et ne savent pas lire, et signent d'une croix.
C'est dans cette ombre-là qu'ils ont trouvé le crime.
L'ignorance est la nuit qui commence l'abîme.
Où rampe la raison, l'honnêteté périt.
Dieu, le premier auteur de tout ce qu'on écrit,
A mis, sur cette terre où les hommes sont ivres,
Les ailes des esprits dans les pages des livres.
Tout homme ouvrant un livre y trouve une aile, et peut
Planer là-haut où l'âme en liberté se meut.
L'école est sanctuaire autant que la chapelle.
L'alphabet que l'enfant avec le doigt épelle
Contient sous chaque lettre une vertu: le coeur
S'éclaire doucement à cette humble lueur.
Donc au petit enfant donnez le petit livre.
Marchez la lampe en main pour qu'il puisse vous suivre.
La nuit produit l'erreur et l'erreur l'attentat.
Faute d'enseignement, on jette dans l'état
Des hommes animaux, têtes inachevées,
Tristes instincts qui vont les prunelles crevées,
Aveugles effrayants, au regard sépulcral,
Qui marchent à tâtons dans le monde moral.
Allumons les esprits, c'est notre loi première,
Et du suif le plus vil faisons notre lumière.
L'intelligence veut être ouverte ici-bas;
Le germe a droit d'éclore; et qui ne pense pas
Ne vit pas. Ces voleurs avaient le droit de vivre.
Songeons-y bien, l'école en or change le cuivre.
Tandis que l'ignorance en plomb transforme l'or!...

Michel.

vendredi 22 juillet 2011

La 6e Fête des malades encore plus grandiose.

La 5e Messe des malades, celle du 31 mai 1930, fut célébrée par Mgr Omer Plante, auxiliaire de Québec. Près de 200 malades en ont bénéficié, dont 12 dans des lits. Plusieurs furent transportés gratuitement par les ambulances Lépine, Moisan, Bouchard et Jalbert.

Il en fut de même lors de la 6e Fête des malades (comme on l'appelait maintenant), qui fut encore plus grandiose. Ce 14 octobre 1930, plusieurs automobilistes participèrent aussi au transport des malades :
Messieurs L. Leclerc, A. Larose, A. Minguy, L. Royer, A. Pagé, J. Drolet, J. Villeneuve, H. Blouin, L. Rodrigue, A. Boivin, N.? Dubuc, N. Roberge, H. Latouche, A. Deslauriers.

Le Dr. Jobin de l'Hôtel-Dieu de Québec et les garde-malades de l'Hôpital du Saint-Sacrement ( Gardes Sirois, Bouillon, Simard, Lachance, Cantin et Dubé) furent aussi remerciés dans La Bonne Nouvelle.Le quotidien L'Action Catholique écrivit ce qui suit :
"Ce matin, plus de deux cents malades, 205 exactement, occupaient des places d'honneur en l'église paroissiale; plusieurs d'entre eux s'allongeaient dans leurs lits tout blancs et tout propres, comme endimanchés, comme réhabilités aussi par les soins de la plus sublime charité; d'autres, ou contorsionnés, ou boîteux, ou paralytiques, ou simplement livides, complétaient la gamme de la souffrance. La nature, dirait-on, apporte presque autant de caprice à déformer qu'à former. S'il y a l'infirmité des visages dissemblables, il y a aussi la diversité, une sorte de hiérarchie dans les infirmités et les difformités, qui prennent les formes les plus disparates, qui s'attaquent à tous les âges et qui accablent les moindres parties de l'être humain. Et, comme chacun avait l'air bon, pieux, associé quasiment à la Divine Souffrance... D'ailleurs, l'on prie si bien en cette église si attrayante, si simple et si belle de lignes, si reposante vraiment, si franchement éclairée de Notre-Dame de Grâce. Ce matin, des drapeaux du Sacré Coeur et du Pape ainsi qu'un luminaire aux tons vifs lui donnaient grand air, à cette Maison de Dieu.

La messe solennelle commença à huit heures. M. l'abbé Alfred Côté, chapelain des travailleurs catholiques, remplaçait à l'autel Monseigneur Robert Lagueux, curé à St-Roch, dont nous annoncions hier la maladie subite: une angine.
Dans le choeur, il y avait le R. Père Burns, C.SS.R., MM. les abbés Verret, de St-Ubald, Ferland, de St-Roch, Beaulieu, Côté et autres.

Deux personnes, guéries d'une façon qui paraît extraordinaire, occupaient des prie-Dieu, au premier plan. C'est le Frère Anselme qui dirigeait la petite maîtrise et Mlle Lavergne qui touchait les orgues. Chaque malade fut communié à sa place et touché par le pied de l'Ostensoir. Jésus retournait donc aux infirmes, comme jadis sur les routes de la Galilée. L'assistance était considérable; elle débordait même les murs pour encombrer portes et avenues.

M. l'abbé Édouard-V. Lavergne, curé de la paroisse, bénit les malades selon le Rituel; puis il annonça la fondation d'une Archiconfrérie des malades; il attend de Rome les documents qu'il faut. Dans une prenante allocution de circonstance, il remercia tous les automobilistes qui avaient aidé au succès de la fête, particulièrement les maisons Moisan, Lépine, Jalbert et Bouchard, propriétaires d'ambulances (voir la photo déjà publiée ici). Il recommanda aux prières la santé de Mgr Lagueux; puis, il exalta les mérites et la valeur spirituelle de la souffrance."
L'Archiconfrérie "Notre Dame des Malades" fut établie officiellement le 25 novembre 1930 à NDG par une lettre du cardinal Raymond-Marie Rouleau, au nom du Siège Apostolique. Aux malades désireux de faire partie de l'association, il était simplement demandé d'envoyer ses nom, prénoms et adresse au "Secrétariat des Malades". En retour de cette inscription, il était remis aux malades un diplôme d'admission. La même chose pour les personnes en santé. "La Bonne Nouvelle" était envoyée à tous les membres hors de la paroisse N.-D.-de-Grâce, chaque fois qu'elle contenait quelques renseignements au sujet de l'Archiconfrérie. À tous les membres, il était remis insigne et diplômes au jour de leur aggrégation.

Tous les mercredis de l'année, à 7 h., il était célébré une messe pour tous les malades et infirmes. Tous les mercredis à 19 h 30, il était célébré un office spécial. On y faisait à haute voix la recommandation des malades pour lesquels les fidèles avaient réclamé les prières de l'association.

Le tout était absolument gratuit. Pour subvenir aux frais, le secrétariat s'en remettait aux offrandes volontaires des malades eux-mêmes ou de leurs proches et amis.

Michel.

samedi 16 juillet 2011

Les solistes de la Maîtrise de NDG sur disques

Finalement, vous pouvez écouter des extraits des deux disques enregistrés par des solistes de la Maîtrise de Notre-Dame-de-Grâce.

Pour consulter les informations déjà fournies concernant ces disques 78 tours, veuillez cliquer ici.
Sur le document sonore, qui permet d'écouter Lucien Fortier, Fernand Plante et Charles-Henri Cantin, on peut entendre successivement :

La brise du soir (de 1930),
La nuit en mer (de 1930) par Lucien Fortier (photo),
Sous l'ormeau (de 1931) et
L'ange et l'âme (de 1931).

Il suffit de cliquer sur le lien qui suit :
http://www.4shared.com/audio/xqWJXSnc/Matrise_de_NDG__solistes__-_me.html

Michel.
(La photo de Lucien Fortier est parue dans une Bonne Nouvelle de décembre 1931. Merci à
Bibliothèque et Archives nationales du Québec et au Centre d'archives de Québec.)


Lien

jeudi 7 juillet 2011

Julien Daoust à NDG

La première mention que j'ai trouvée dans La Bonne Nouvelle du comédien Julien Daoust est pour la présentation par sa troupe de deux soirées dramatiques à la Salle paroissiale de Notre-Dame-de-Grâce les 3 et 4 février 1930. C'était pour la pièce "Le calvaire d'une mère".

Comme il a été mentionné avant Fred Ratté, il convient de présenter sa biographie, en utilisant celle assez courte qu'on trouve dans Wikipédia français :
"Julien Daoust, né le 19 juillet 1866 et mort à Montréal le 8 décembre 1943, est un comédien, metteur en scène, dramaturge et directeur de troupe de théâtre québécois.

Julien Daoust fut le fondateur du Théâtre National de Montréal en 1900 et le premier créateur d'un théâtre permanent au Québec. Le Théâtre National est le premier théâtre professionnel francophone du Canada. Ses ambitions ont été celles d'un visionnaire, mais il arrivait trop tôt puisque son théâtre connu de graves problèmes financiers rapidement.

Plusieurs des pièces de théâtres qu'il a écrites (La Passion, Le Triomphe de la Croix, Le Chemin des larmes ou La Conscience d'un prêtre) ont connu un très grand succès.

Avant même Gratien Gélinas, Julien Daoust est le seul dramaturge canadien-français à avoir été aussi souvent joué et avoir connu autant de succès.

Le 20 mars 1903 a lieu la présentation du drame religieux Le triomphe de la croix, son oeuvre la plus jouée.

Julien Daoust a été excommunié par l'église catholique à la fin des années 1920, pour son concubinage avec la comédienne Ella Duval alors qu'il était encore marié avec une autre comédienne, très populaire à l'époque, Bella Ouellette. Ella Duval et Julien Daoust ont eu sept enfants ensemble.

Le 27 mars 1969, le ministre des affaires culturelles du Québec dévoilait une plaque commémorative à Montréal en hommage à Julien Daoust, dans l'entrée de ce qui avait été le Théâtre National, fondé par Daoust en 1900. Ce geste coïncidait avec la remise, par la famille, des manuscrits et archives Daoust à la Bibliothèque nationale du Québec."
Sur le site des bibliothèques de l'université du Nouveau-Brunswick, Jean-Cléo Godin fait allusion au travail de Daoust hors de Montréal :
"Et au lieu de l'installation dans un lieu permanent au coeur même de l'activité théâtrale montréalaise, on constate que Daoust passe constamment d'un théâtre à l'autre (...) et d'une ville à l'autre puisqu'on le retrouve tantôt à Québec, tantôt à Montréal, tantôt en tournée américaine."
Michel.
(La photo provient de la Bibliothèque Nationale du Québec, probablement dans la pièce La conscience d'un prêtre.)

vendredi 1 juillet 2011

La paroisse NDG en concert à la radio.

La paroisse de Notre-Dame-de-Grâce donna un concert à la station de radio CHRC le 19 ou le 20 janvier 1930, pour annoncer sa vente de charité qui allait avoir lieu du 20 au 24.

Voici le programme de ce spectacle qui dura une heure :

1. Orchestre paroissial

2. Légende, de Isaac Albeniz (piano par Bernadette Lavergne)

3. Enfants, voici la nuit (par la Maîtrise)

4. Priez, aimez, chantez, de Louis Gregh (par J.-Moïse Fradette, de la Chorale)

5. Orchestre

6. Le mât en mer (par la Maîtrise)

7. Les Fauvettes (par la Maîtrise)

8. Sous l'ormeau (duo par Lucien Fortier et Fernand Plante de la Maîtrise)

9. Montez toujours, de Hermas Lalande et Albert Larrieu (par J-Moïse Fradette)

10. Le Moulin (par la Maîtrise)

11. Les Croix de bois

La Bonne Nouvelle publia ensuite des lettres d'auditeurs qui décrivaient leurs réactions à ce concert radiodiffusé. En voici un exemple :

"Au Cher Frère Anselme,
École N.-D. de Grâce, Québec.

La populaire et jeune paroisse Notre-Dame-de-Grâce a donné hier soir, au poste CHRC, un concert des plus intéressant. Vraiment, pour les auditeurs, c'est réelle jouissance d'entendre tant et de si belles et bonnes choses.

Magnifique le discours de votre éloquent Curé. Il fit bien connaître le bel esprit de famille et de dévouement qui anime tous ses paroissiens. Mais, cher Frère, le mérite ne lui en revient-il pas en grande partie, et ne pourrait-on pas dire à son sujet: "Tel père, tels enfants"? Un prêtre de mes amis, qui était aux écoutes, me confiait la remarque suivante: "À Notre-Dame de Grâce, disait-il, il y a de la vie; les gens sont enthousiastes; quand il y a une organisation paroissiale, tout le monde y est. Aussi, est-ce une paroisse des plus prospère de la ville". L'observation est religieuse, certes, et je la crois fort méritée.

Tout nous a grandement intéressés au programme d'hier soir, en particulier les différentes pièces qu'exécuta, avec un brio remarquable, la si renommée Petite Maîtrise N.-D.-de-Grâce, que vous dirigez avec une compétence et un dévouement dignes de tous éloges. Soyez donc félicité, cher Frère Anselme, pour ce beau travail que vous faites pour la gloire de Dieu. Continuez ainsi avec vos chers petits chantres, et félicitez-les de ma part pour leurs louables succès.

Je vous remercie en particulier, cher Frère Anselme, pour avoir repris, sur demande spéciale des auditeurs, l'intéressante et si jolie chansonnette "Sous l'ormeau". Pour ne vous rien cacher, je vous dirai que cet auditeur qui a demandé ce rappel n'est autre que moi. En effet, j'ai appelé au téléphone votre digne Curé, l'ai félicité de son heureuse initiative et lui ai demandé ce rappel. Ne m'en voulez pas, cher Frère. Mais, je vous le répète, ce morceau a particulièrement été goûté ici. Vous avez actuellement des voix d'alto comme rarement on en rencontre. Encore une fois, cher Frère, toutes mes sincères félicitations. Au plaisir de vous entendre de nouveau.

Bien vôtre.
Frère Laurent."

jeudi 23 juin 2011

La Saint-Jean et la fête du Sacré Coeur de 1930

Au début de 1930, on prévoyait déjà que l'un des point culminants de l'année serait la fête de la Saint-Jean-Baptiste.

1930 était le cinquantième anniversaire du chant national "Ô Canada" et le 50e aussi du grand réveil patriotique de 1880 qui donna lieu à de grandes manifestations. Il y avait d'autre part 25 ans que la Société Saint-Jean-Baptiste de Saint-Sauveur avait reconnu officiellement le Carillon Sacré Coeur (photo) comme étendard des Canadiens-Français.
Les personnes intéressées à participer à cette fête devaient s'inscrire à l'avance auprès d'Albert Maheux ou de Fernando Giroux.

La section NDG de la Société Saint-Jean-Baptiste organisa trois chars allégoriques pour le procession du 24 juin, qui partit à 8h30 hres du marché Saint-Pierre pour se rendre à Saint François-d'Assise :

le 1er : "Nos chants canadiens" par la petite Maîtrise sous la direction du Frère Anselme ;
le 2e : "Notre Dame du Canada", par la chorale du Couvent sous la direction des Soeurs de Saint-François-d'Assise (pour voir la photo déjà publiée d'un char de N.-D. du Canada, cliquer ici);
le 3e : "La cabane à sucre", par le Cercle Dramatique N.-D.-de-Grâce.

Deux jours plus tard, le 26 juin 1930, c'était la fête du Sacré Coeur. Depuis plus de vingt ans, Saint-Sauveur s'appliquait à célébrer cette fête. Cette année-là de 1930, après trois ans de pourparlers plus ou moins actifs, les cinq paroisses du côté sud du Boulevard Charest, qui gardaient chacune jusque là un caractère personnel, s'unirent dans une grandiose procession. Elle partit de l'église du Sacré-Coeur et s'en alla finir à Saint-Malo, en passant sur le territoire des trois autres paroisses (Saint-Sauveur, Saint-Joseph et Notre-Dame-de-Grâce). À Saint-Malo, un vaste reposoir fut dressé sur la façade de l'église.Chaque participant devait cheminer avec un cierge allumé.

Michel.
(La photo du reposoir de l'église NDG de 1956 provient probablement de Roland Lamonde qui en aurait aussi écrit la légende. Monsieur Lalonde était le concepteur des reposoirs à Notre-Dame-de-Grâce.)

mercredi 15 juin 2011

La crise économique de 1929 fait créer une nouvelle association.

Je ne veux pas quitter 1929 sans dire un mot ou deux sur la crise économique qui frappait le monde entier. À NDG, il n'est pas surprenant d'assister à la création d'un nouveau comité, l'Association des Dames Compatissantes.
Elle a pour but de venir en aide aux jeunes mères qui souffrent de la pauvreté, au moment critique de la maternité. Cette association exerçait ses activités dans Saint-Sauveur et Notre-Dame-de-Grâce. Le Père Normand, oblat, mettait à son service son zèle et son savoir-faire. À la première assemblée annuelle qui a eu lieu le 16 octobre 1929, Mme O.N. Shink, secrétaire, a fait connaître le bilan de l'année.

La Bonne nouvelle écrivait :
"Il révèle des trésors de charité et de merveilleuses industries. On se demande comment ces dames sans ressources assurées peuvent arriver à de pareils résultats. Qu'on en juge! Au cours de l'année 1928-1929 à venir jusqu'à date, ces dames ont secouru 34 familles, distribué 1190 vêtements fabriqués à l'ouvroir, elles ont payé en soins médicaux, épiceries, lingeries, etc. $270. Ceci ne représente pas tout ce qui a été fait. Des marchands ont envoyé directement aux familles des secours que Dieu seul connaît, dont on ne trouve aucune trace dans les livres."
Lors de la guignolée de décembre 1929, l'organisateur dans la paroisse, Louis Plamondon, annonça que cette quête avait rapporté $84.42. Cependant il avait aussi obtenu du bureau central un chèque de $250. qui fut divisé entre le secrétariat des familles, les Dames compatissantes et la Conférence Saint-Vincent-de-Paul, "trois organisations de charité qui, sans réclame et sans tapage, rendent à nos pauvres de très grands services" (la Bonne nouvelle).

Michel
(La photo montre des "dames compatissantes" (pietose donne) en Italie.)

jeudi 9 juin 2011

Le Cercle dramatique de 1929 en réorganisation.



À l'automne de 1929, le Cercle dramatique de NDG connaissait un nouveau départ. La nouvelle organisation comportait Adélard Minguy (photo) à la présidence et Francis Boudreau (photo)(qui était associé au théâtre à NDG depuis 1924) à la direction. Elle accueillait de nouveaux acteurs et utilisait de nouveaux décors.

Comme premières pièces, le Cercle présenta en décembre 1929 :

la comédie "Lamadou détective amateur" de Louis Descombes (un poltron voulant faire le brave et demander secours à son domestique),

et le drame de 1895 "Le Signe de la Croix" (The Sign Of The Cross) de Wilson Barrett (la vie des premiers chrétiens et les luttes qu'ils ont eu à subir pour conserver leur foi ou recueillir la couronne du martyr). Trois ans après la performance du Cercle, cette pièce allait être transposée au cinéma, et ce film était régulièrement diffusé à la télévision jusque dans les années 60.Pour réserver une place à la salle paroissiale, le plan était déposé au magasin Langlais, 264 Arago (ancien numéro) où les billets étaient en vente.

Michel.

vendredi 3 juin 2011

Départ de l'abbé Deschênes, le nouveau vicaire Tanguay à la Messe des malades.

Dans notre historique chronologique, nous arrivons à la fin de 1929 et les changements se poursuivent.

Au début de septembre, l'abbé Guillaume Miville-Deschênes quittait NDG où il oeuvrait plus ou moins exclusivement, pour faire des études de perfectionnement à Rome. La paroisse l'honora lors une cérémonie pendant laquelle on lui remit une bourse rondelette.

C'est peut-être à ce moment que le vicaire Napoléon Tanguay entra en fonction. La première occasion où son nom fut mentionné dans La Bonne Nouvelle fut lors de la quatrième Messe des malades, soit celle du début d'octobre 1929. Il reçut les remerciements du curé Lavergne, en compagnie du vicaire Paul Bouillé et du Comité paroissial. Mgr Omer Plante célébra la messe et approcha chaque malade. Le curé écrivit entre autres :
"Cette année encore notre messe pour les infirmes a attiré une foule considérable. Un peu avant huit heures (20 h.), malades et infirmes ont été amenés à l'Église grâce à la générosité des maisons Moisan, Lépine et Bouchard qui avaient gracieusement fourni leurs ambulances (photo) et (de) quelques citoyens qui avaient mis leurs autos à notre disposition. Les uns reposent sur des lits. La pâleur des visages s'harmonise parfaitement avec la blancheur des couvertures. D'autres s'avancent sur des chaises roulantes auxquelles ils sont rivés pour ainsi dire depuis de longues années. Quelques-uns sont transportés sur les épaules d'un bon samaritain. Plusieurs déambulent à l'aide de béquilles et de cannes. Il en est enfin qui marchent sur leurs jambes, mais ils accusent une claudication prononcée. À 8 heures (20 h.), 132 malades sont là! Il y a des paralytiques, des aveugles, des boîteux, enfin des victimes de toutes les infirmités, venues de toutes les paroisses de la ville et des environs."
La consultation de nouveaux documents m'a fait réaliser qu'il y a eu, dans les messages sur les Messes des malades, des erreurs dans les dates. Par exemple, la première Messe eut lieu, non pas le 16 octobre 1928, mais plutôt le 21 mai 1928, dans la période où La Bonne Nouvelle fut interrompue temporairement. Les corrections sont maintenant effectuées dans ces messages.

Le nouveau vicaire Tanguay organisa aussi le "euchre" du 4 novembre 1929, conjointement avec les Enfants de Marie.

Michel.
(La photo date de 1930.)

vendredi 27 mai 2011

Photo panoramique de NDG vers 1940

Alors que je suis en train de consulter et "numériser" une quantité impressionnante de documents concernant la paroisse Notre-Dame-de-Grâce, qui serviront à de prochains messages, je ne peux m'empêcher de publier tout de suite cette magnifique photo panoramique de NDG vers 1940. Ce qui est particulièrement impressionnant est que, tout en montrant la section sud, l'image s'étend d'une côte à l'autre (de Salaberry à Sherbrooke), en passant par la promenade "Sainte-Geneviève" qui relie les deux escaliers (Colbert et Victoria).

N'oubliez pas de cliquer sur la photo pour l'agrandir. Sa richesse est presque illimitée !

Source : Bibliothèque et Archives nationales du Québec, Centre d'archives de Québec.

Michel.