Paroisse Notre-Dame-de-Grâce

Ce site est consacré à la paroisse Notre-Dame-de-Grâce,
qui a été créée en 1924 et
réintégrée à la paroisse-mère Saint-Sauveur en 1997,
dans la ville de Québec.




EXPOSITION PERMANENTE





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Table des matières

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Historique de NDG en résumé

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Précisions

Les prêts qui me furent faits de nombreux documents me décidèrent à partager ces souvenirs avec la collectivité. Vos commentaires, souvenirs et suggestions sont les bienvenus, de même que vos corrections des erreurs ou omissions involontaires.

Notes :

Nous respectons le désir des individus de ne pas voir leur nom ou leur photo apparaître.

Pour lire les messages, toujours descendre après le "Hommage à Simonne Tardif (Dumont)".

La présentation est optimale en fonction de Windows XP, avec Firefox (Mozilla) comme navigateur et lorsque les fenêtres sont ouvertes à pleine largeur. À défaut de ces conditions, on risque de rencontrer des irrégularités.

On peut cliquer sur les photos pour les agrandir.

Les messages sont sujets à des mises à jour, sans autre avis.

Michel Gignac

Horaire de l'Exposition

À VISITER au
CENTRE COMMUNAUTAIRE ÉDOUARD-LAVERGNE,
390 Arago Ouest :

EXPOSITION permanente pour rappeler
la paroisse Notre-Dame-de-Grâce,
son curé fondateur et son église.

Elle peut être visitée surtout
le VENDREDI entre 9h et 21h,
le SAMEDI entre 9h et 15h,
(fermée le dimanche)

Pour ces jours et pour les AUTRES JOURS,
prière de s'entendre avec un préposé
(418-691-7190 ou 418-641-6252).

ENTRÉE GRATUITE

N.B. Liens vers les messages concernant l'Exposition :
inauguration
photos
crédits

Simonne Dumont (Tardif) 1920-2018

Simonne Dumont (Tardif) 1920-2018

Hommage à Simonne Tardif (Dumont), co-fondatrice du blogue et qui a écrit ce texte :

ÉLOGE DE L'ÉGLISE

Les cloches ont sonné pour la dernière fois dimanche le 29 juin 1997. Les portes de l'église Notre-Dame de Grâce dans Saint-Sauveur se sont fermées à jamais après une dernière messe solennelle dans l'église que remplissaient des résidents et d'anciens paroissiens heureux d'y revenir mais tristes de la voir fermer. La générosité de ces derniers avait permis de la conserver plusieurs années, permettant à la paroisse de célébrer son 70e anniversaire en 1994. Mais la baisse d'assistance aux offices avait fait diminuer les revenus, causant finalement la fermeture.

Depuis, des organismes ont essayé en vain de faire revivre ce temple merveilleux. Mais pendant ces années, la bâtisse s'est détériorée, ce qui fait que le Journal "Le Soleil" annonçait le 15 octobre 2008 : "L'église sera démolie d'ici Noël" pour faire place à des logements. Que de serrements de coeur pour ceux et celles qui y sont attachés !

Nous perdons donc définitivement notre belle église. Le curé-fondateur Édouard Lavergne en 1924 (voir photo), s'il voit son église débâtie, va certainement être très triste comme nous, les paroissiens. C'était un immeuble d'une grande qualité acoustique, classé édifice à "valeur patrimoniale élevée" par déclaration gouvernementale. Le glas a sonné mais je sais que toutes les personnes qui ont fréquenté ce temple en garderont de bons souvenirs.

L'église est maintenant démolie et, pour rappeler l'histoire de la paroisse, ce site "NDGquébec" se plaît à évoquer certains événements et certains aspects de la vie à NDG, à l'aide de photos, d'extraits de "La Bonne Nouvelle", le journal de la paroisse à ses débuts, etc. Les curés et vicaires dévoués, les constructeurs, les marguilliers, les bénévoles ne seront pas oubliés.

Simonne Dumont.
(Photo de l'église prise le jour de la fermeture.)

dimanche 27 juillet 2008

De Fred Ratté à Frédéric Dubois.

Depuis une semaine, on a souvent entendu parler de la pièce de théâtre qui est présentée pour quelques semaines à la grotte Notre-Dame-de-Lourdes de NDG. J'y ai assisté vendredi le 25, première soirée de la semaine où la probabilité de pluie était nulle.

Il s'agit de "La Cerisaie" (titre original : Вишнёвый сад) écrite en 1903 par l'auteur russe Anton Tchekhov et jouée pour la première fois en 1904. La traduction française, par Georges Neveu, a connu sa première en 1954. La version de 2008 en offre une "visite libre", déconstruite en quelque sorte.

Le metteur en scène Frédéric Dubois, qui connaît actuellement un immense succès pour le spectacle "Les Misérables", a eu l'idée d'adapter "La Cerisaie" (en collaboration avec Véronique Côté) pour l'un de ses lieux extérieurs favoris, le parc de la grotte de Notre-Dame de Grâce. La pièce est jouée par le Théâtre des fonds de tiroirs (TFT) dont il est le directeur artistique.

Dans le Journal de Québec du 20 juillet, Nathalie Bissonnette expose le propos de la pièce. Doit-on ou non couper la cerisaie si elle est vendue ? Pour Frédéric Dubois, "le thème de la pièce évoque la mémoire, le souvenir. Que faire pour être visionnaire sans jeter son passé ?" L'environnement de verdure qui évoque les cerisiers, à quelques pas de l'église qui, après avoir été vendue, n'attend plus maintenant que la démolition, convient très bien à la situation spatiale de l'intrigue. Le jeu se fait dans les marches conduisant à l'autel que l'on voit sur la photo.

Je me suis dit pendant la pièce que l'on n'est pas loin non plus de la salle paroissiale où il y a eu longtemps des représentations théâtrales, même dès sa construction en 1924. Lors d'activités dans les années 2000, les paroissiens nommaient le comédien Fred Ratté (voir la photo) comme étant la personnalité la plus représentative de la paroisse, après le curé Lavergne. Après que Monsieur Ratté ait fait les belles années du théâtre à NDG pendant quelques décennies, il se pourrait que Monsieur Dubois ravive cette tradition. En effet, la troupe prévoit présenter, cet automne, la pièce d'Eugène Ionesco "La Cantatrice chauve". Il est donc possible qu'une habitude soit créée, si le parc de NDG est encore le site choisi et, pourquoi pas, si d'autres productions y sont présentées l'an prochain.

Il y aura présentation de la pièce tous les jours à 18 h 30 jusqu'au 16 août 2008, sauf les dimanches et lundis (autant que possible, se donner rendez-vous à 18 h au parc Lucien-Borne, en haut de la promenade du côteau Sainte-Geneviève.) Deux petites estrades étaient à la libre disposition des spectateurs, de même que quelques chaises qu'on peut réserver à la Billetech (418 643-8131).

Merci au Journal de Québec pour la photo de Frédéric Dubois.

Michel.

lundi 21 juillet 2008

Bénédiction de la pierre angulaire.

Dimanche le 21 juin 1925, à 15:30, le cardinal Louis-Nazaire Bégin venait bénir la Pierre angulaire de la future église Notre-Dame de Grâce.

Sur l'estrade qui fut dressée sur le chantier de l'église deux jours auparavant pour la fête du Sacré Coeur, la Pierre fut déposée. Cette Pierre donnée par le marguillier Théodule Roberge sortait de ses ateliers.

Trois voitures attelées, la première de quatre chevaux, les deux autres de deux, allèrent chercher le Cardinal. Dans la voiture du cardinal se trouvaient le curé Lavergne, le secrétaire de l'évêché Monsieur Chouinard et le marguillier en charge, Alphonse Paquet (qui venait de remplacer Stanislas Gagnon). Dans les deux autres voitures avaient pris place les autres marguilliers : Marcel Rochette, Théodule Roberge, Alfred Larose, Wilfrid Charest, Alfred Pichette et Honoré Gignac nouvellement élu (voir la note). À eux s'étaient joints l'abbé Jean-Thomas Nadeau, l'architecte des plans d'église, et Albert Maheux, le président du comité paroissial.

Toutes les confréries et congrégations paroissiales se groupèrent sur la rue Franklin, entre Signaï et de Mazenod, pour aller elles aussi à la rencontre du Cardinal au Boulevard Langelier. La compagnie des zouaves du Sacré-Coeur et les cadets de Saint-Damase les accompagnèrent.

Le Cardinal vêtu de son manteau rouge arriva devant l'estrade au son des clairons et des tambours. Le curé lui adressa un bref compliment et lui présenta la paroisse. "La Pierre que vous allez bénir, Éminence, (...) sera placée au dessus de la grande porte centrale. (...) Le peuple n'est peut-être pas très riche mais (...) chaque semaine il donne pour cette nouvelle église une somme moyenne d'à peu près 400$."

Après le curé, Monsieur Paquet lut une adresse au cardinal. Le sermon de circonstance fut prononcé par l'abbé A. Pépin, professeur au séminaire de Sherbrooke. Il expliqua le symbolisme de la Pierre : "l'image de Jésus, qui est la base, le roc sur lequel l'Église est édifiée ; au cours des siècles, toutes les fureurs n'ont pas réussi à la détruire."

Le cardinal Bégin dit ensuite quelques mots. Dans sa longue carrière, il avait vu plus de 80 nouvelles paroisses prendre leur place à côté des anciennes et plus de 200 nouvelles églises ont surgi du sol. Il procéda ensuite à la bénédiction de la Pierre angulaire, assisté du curé et de l'abbé Nadeau. À ce moment, la foule chantait des cantiques au Sacré Coeur. (Au premier plan sur la photo, de gauche à droite, le curé Lavergne, le cardinal Bégin et les abbés Chouinard, Nadeau et Lockwell.)

Après la cérémonie du cardinal, la foule fut admise à monter sur l'estrade pour frapper la pierre, déposer une obole et baiser l'anneau du cardinal. Des insignes-souvenirs de cette fête furent vendus. Ce fut tout un "Magical Mystery Tour" !

Note : Je pense comprendre maintenant pourquoi, dans le cahier du 25e anniversaire de NDG, une photo de mon grand-père Honoré Gignac devenu vieillard avait été utilisée. Il avait été élu à une occasion spéciale pour combler le départ du marguillier Stanislas Gagnon et il n'avait probablement pas été photographié comme lors d'une séance élective régulière. Je joins donc une photo d'Honoré Gignac datant approximativement de l'époque où il fut marguillier. (Merci à Liliane Gignac.)

Michel.

jeudi 17 juillet 2008

Les Chroniques de la capitale.


MESSAGE EXPRESS. Parmi le lot de livres parus à l'occasion du 400e anniversaire de Québec, je me suis procuré une chronologie de "Québec 1608-2008" compilée par Jean-Marie Lebel, sous le titre de "Les chroniques de la capitale".

L'un de mes premiers contacts avec ce volume fut négatif : à la section de 1924, où on rapporte la fondation de la paroisse Notre-Dame de Grâce, on lit "Le curé-fondateur est Édouard-Valmore Bienvenue"(sic).

En continuant à feuilleter le bouquin au hasard, j'ai rencontré en 1835 et 1856 des informations sur la "distillerie de Bas-Bijou" qui occupait le site de la future église de NDG. On peut donc espérer trouver dans cet ouvrage de référence d'autres détails reliés à la paroisse. Si c'est votre cas, merci à l'avance de nous en informer !

Michel.

samedi 12 juillet 2008

La démolition de la brasserie

En mai 1925, tout était en place pour commencer les travaux, dirigés par l'entrepreneur François Paradis, de Beauport (selon le cahier du 25e anniversaire). Dans la Bonne Nouvelle du 30 mai, le vicaire Lockwell écrivait que l'entrepreneur et les ouvriers s'étaient rencontrés sur le chantier.

"La démolition (de la brasserie) est commencée. (...) Des vieux hochent de la tête en voyant s'effriter la vieille brasserie, sise au pied du cap, silencieuse depuis de longues années (...)."

"Spectacle navrant, au moins deux cents hommes, pères de famille, jeunes gens affamés, sans travail depuis plusieurs mois, de la paroisse et des quatre coins de la ville, attendaient l'arrivée du contracteur comme celle d'un sauveur, mais hélas il était humainement impossible d'employer tant de manoeuvres à des endroits si périlleux. Le chantier s'élargira, la besogne demandera d'autres bras, et nous pourrons au moins employer quelques dizaines d'ouvriers en plus."

"Le terrain se débarrasse petit à petit de résidus, de vieux mortier, de ferraille; les enfants ont fait la cueillette de bois (...) La vie circule plus intense autour de nous. Plaise à Dieu que tout marche pour le mieux, sans accidents, sans retard, sans blasphème."


Quelques jours plus tard était annoncée, pour le 21 juin, la bénédiction de la pierre angulaire de l'église. Ce sera le sujet de notre prochain billet.

(La photo offre une vue qui allait complètement changer. L'escalier de la rue Colbert n'allait plus dorénavant côtoyer la brasserie mais plutôt l'église, quelques mois après la démolition de l'édifice commercial. Pour une vue du terrain une fois la démolition effectuée (le jour de la fête du Sacré-Coeur, le 19 juin 1925), voir le message du 13 février 2007:
http://ndgquebec.blogspot.com/2007/02/photo-du-milieu-des-annes-20.html
où on aperçoit à gauche le bas de l'escalier.)

Michel.

mardi 8 juillet 2008

Vers la construction de l'église.

De retour au début de 1925, la Bonne Nouvelle du 7 mars rapportait que les plans "pour la construction de notre église ont été approuvés par l'assemblée des marguilliers. Deux entrepreneurs menuisiers et un entrepreneur maçon ont révisé les devis."

Le premier février 1925, à une assemblée des marguilliers tenue au presbytère, "sur proposition de Wilfrid Charest secondé par Alfred Larose, il avait été décidé d'emprunter 100000$ pour la construction de notre église. La maison Hamel, MacKay, Fugère ltée (71 rue Saint-Pierre) s'est chargée de financer cette somme. Cependant l'emprunt ne pouvait être contracté sans la permission de Rome, car en vertu du Droit canonique, pour emprunter plus de 10000$, il faut obtenir une permission spéciale." Cette permission fut signifiée au curé par un document émanant du Cardinal, en date du 2 mars.

Puis le conseil d'administration de l'Archevêché les étudia et Monseigneur Langlois les approuva. Des séances à la salle paroissiale, au bénéfice de la future église, en projetèrent sur écran la façade et le sanctuaire. Les soumissions furent ensuite préparées et soumises.

Le curé Lavergne donna l'avis suivant :
"Les ouvriers dans la construction se partagent en trois groupes. Il y a les syndicats neutres, les ouvriers indépendants et les syndicats catholiques. (...) Or, le Souverain Pontife, ayant demandé instamment la fondation des syndicats catholiques pour les ouvriers, et ceux-ci ayant consenti de tels sacrifices pour obéir au Pape, le choix est tout indiqué. Ce sont les membres des syndicats catholiques qui seront appelés aux travaux de l'église et le contrat se signera avec les chefs et directeurs des syndicats. (...) Les ouvriers dans la construction qui désirent travailler feront bien de s'occuper tout de suite de s'affilier à un syndicat de leur métier.
La Bonne Nouvelle du 16 mai rapportait que, d'ici à quelques jours, les travaux allaient commencer. Le curé ajoutait :
"Ce ne sera l'église ni la plus riche, ni la plus massive de Québec. Tout l'effort des architectes (Jean-Thomas Nadeau, abbé, et Gérard Morisset, notaire) s'est tourné non pas à accumuler de gros matériaux, mais à dessiner des plans d'église qui fussent proportionnés à nos moyens. Tels quels, ces plans nous donneront une belle église, que cependant il ne sera pas possible de compléter immédiatement. Cela veut dire que le zèle et le dévouement, dont à peu près tous depuis le commencement ne cessent de faire preuve, doivent continuer. Il faudra plusieurs années avant que notre église soit pourvue de tout son mobilier. (...) La paroisse Notre-Dame de Grâce, née d'hier, s'est déjà signalée à l'attention et à l'admiration générale par sa façon de faire les choses. Et cela résulte de la paix et de la concorde qui n'ont cessé de régner entre les membres de cette grande famille. (...)"
"Chacun donne son obole. Des citoyens en vue comme Stanislas Gagnon et un autre ont donné chacun 1000$, les uns ont offert des statues, payé des vases sacrés, les autres des ornements et des fleurs."

Il y eut aussi, à partir du début de 1925, "La Part de Dieu" présentée comme une collecte hebdomadaire pour la construction de l'église. Les souscripteurs recevaient une enveloppe à cet effet à chaque semaine. À partir de la Bonne Nouvelle du 24 janvier, la liste des noms de tous les donateurs était diffusée accompagnés de leur adresse et de leur donation. (Ceci est pour notre site une source importante d'information pour connaître la plupart des paroissiens de la première heure.) La liste était divisée en trois parties, chaque tiers étant publiée une fois par mois. On justifiait cette diffusion en soulignant que cela permettait à chaque souscripteur de vérifier si son don s'était bien rendu. Je pense que la Part de Dieu exista dans la paroisse jusqu'à sa fermeture en 1997.

La prochaine fois : la démolition commence !
Michel.

mardi 1 juillet 2008

Un souvenir de 1908 / La Bonne Nouvelle dans internet

Il est souvent question, ces temps-ci, de l'année 1908, qui était celle du 300e anniversaire de la ville de Québec. Comme autre souvenir vieux de 100 ans, voici la photo d'une annonce parue dans le quotidien "Le Soleil" du 23 mai 1908. Elle fait la publicité pour la bière "Fox Head Pale Ale", brassée par "Géo. E. Amyot Brewing Co. Ltd.", brasserie qui était sur le futur territoire de la paroisse Notre-Dame de Grâce à l'emplacement qui, on le sait, sera celui de l'église construite en 1925 et 1926.

Dans un autre ordre d'idées, en naviguant sur Internet, j'ai rencontré un site qui contient la première année de La Bonne Nouvelle, à savoir 1924-1925, numéro par numéro, page par page. Il s'agissait à nouveau de "Nos Racines", à l'adresse :

http://www.nosracines.ca

qui n'est plus disponible. Vous pourrez ainsi approfondir les sujets abordés sur NDGQuébec et accéder par vous-mêmes à plusieurs autres domaines reliés à la paroisse. Toute une "bonne nouvelle !"

Bon 400e anniversaire, chère ville.

Michel.
N.B. Grâce à notre collaboratrice, plusieurs autres photos de marguilliers ont été ajoutées à l'article du 8 juin.

samedi 21 juin 2008

La Saint-Jean de 1925 et de 1934 à NDG

Pour la première fête de la Saint-Jean-Baptiste de l'histoire de Notre-Dame de Grâce, le 24 juin 1925, le curé Lavergne se réjouissait quelques jours auparavant que la journée soit devenue fériée pour la première fois :
Le 24 juin ramène la fête de notre patron national, S. Jean-Baptiste. Cette année, après une rigoureuse campagne de l'"Action Catholique" appuyant la Société St-Jean-Baptiste de Québec et de Montréal, notre Parlement a déclaré que cette date serait fête légale dans la Province de Québec.
Puis le curé déplorait que le quotidien "L'Événement" ait fait des efforts pour que la législature du gouvernement québécois ne prenne pas cette décision :
"L'Événement", qui est toujours de travers dans les questions nationales, a fait à nos députés l'injure de leur dire que la peur était au fond de leur décision bien plus que le patriotisme. Il y a apparence qu'une injure de l'"Événement" ça vaut un compliment car nos députés n'ont pas protesté. Ce qui reste acquis, c'est que la fête de St-Jean-Baptiste est devenue officielle. Il faut s'en réjouir.
D'autre part, j'ai trouvé, sur le site de "Nos Racines", que 1934 fut une année relativement importante pour NDG quant à la fête de la Saint-Jean. Dans le document "Le Jean-Baptiste - organe officiel de la Société St-Jean-Baptiste de Québec", dont on voit ici la couverture de juin 1934, on indiquait que le programme de la fête nationale commençait à l'église NDG. À 11:00 de ce dimanche, il y avait une Heure Sainte, "consécration de la Société Saint-Jean Baptiste au Sacré Coeur de Jésus par le Président général (Léo. Pelland)". Le défilé traditionnel parcourait ensuite principalement le chemin Saint-Louis et la Grande-Allée à partir de 14:00.

Le programme consécrait une page aux officiers de chacune des sections (paroisses) de la Société St-Jean-Baptiste. La page de Notre-Dame de Grâce donnait la liste suivante:

Albert Maheux, président (voir la photo);
Fortunat Côté, directeur-adjoint;
Louis Gagnon, vice-président;
Gabriel Plante, secrétaire;
Joseph Villeneuve, trésorier;
Édouard Lavergne, curé et aumônier.

Bonne Sainte-Jean !
Michel.
Pour les photos, merci au site http://www.nosracines.ca qui n'est plus disponible.

lundi 16 juin 2008

Le tableau d'honneur de l'année à l'école.


La Bonne Nouvelle, l'hebdomadaire de Notre-Dame de Grâce, publia le tableau d'honneur des élèves pour chaque mois à partir de celui de novembre 1924. J'ai remarqué que Claire Sylvain, élève de l'école de Sainte-Marguerite-Marie dans la classe de 3e et 4e années, division 1, a été première de la classe pour tous les mois de l'année où les résultats furent publiés.

Dans une Bonne Nouvelle suivant la fin des classes, les résultats de la distribution des centaines de prix de fin d'année furent rapportés. Il n'est pas surprenant que Claire Sylvain ait remporté le prix d'honneur de sa classe. Les autres premiers prix d'excellence ou d'honneur furent les suivants :

Juliette Gaulin, 3e année filles;
Robert Dion, 3e année garçons;
Simonne Bisson, 2e année division 1;
Onida Grenon, 2e année division 2;
Alice Bernard, 1ère année B.
Pour le cours préparatoire, je note au passage le prix d'application offert par l'inspecteur (Vien?) à Marie-Paule Deslauriers.

D'autres prix qui étaient attribués furent ceux de :

leçons orales, devoirs, bonne conduite, bonne tenue, application, ordre, ménage, écriture, assiduité, dévouement, politesse, progrès, récitation, travail, sagesse, bonne volonté, piété, propreté, gaieté, mémoire, de même que pour les matières scolaires :

catéchisme, arithmétique, calcul mental, anglais, français, grammaire, analyse grammaticale, composition, lecture, orthographe, épellation, dictée, histoire sainte, histoire du Canada, géographie, musique, dessin, art ménager, certificat d'instruction religieuse.

Pour l'école de l'Immaculée-Conception, il n'y avait pas eu de prix d'excellence. Mais des personnalités (comme le curé, des marguilliers) étaient venues offrir des prix (comme à l'autre école d'ailleurs), incluant, pour la 1ère classe filles :
le prix de l'inspecteur mérité par Simonne Plante, Édith Litalien et Éva Pageot, et
le prix de français offert par la Société Saint-Jean-Baptiste à Donalda Lapointe.
Les prix ou diplômes particuliers à cette école étaient ceux de travail manuel, de chant, de dactylographie, de sténographie et de mécanographie.

Malheureusement cette liste avait oublié les prix des garçons. Si vous me permettez une note personnelle, mon père Joachim Gignac m'avait souvent dit, en exagérant, qu'il était allé à l'école trois jours et que la religieuse était absente ! Je constate qu'il n'était pas si ignorant que cela car, pour le mois de février 1925, il était premier de la 1ère classe division 1 de cette école. Son frère Albert Gignac accomplissait le même exploit dans la même classe en mai 1925.

Bonnes vacances et bonnes festivités ! (Le site ne prendra pas de vacances.)

Michel.

dimanche 8 juin 2008

Tous les marguilliers de NDG

Voici la liste de chacun des marguilliers de Notre-Dame de Grâce, avec l'année de leur élection. Leur photo, lorsque disponible, est présentée au-dessus de leur nom. (Je m'excuse pour la mauvaise qualité de certains clichés.) Je suis sûr que les résidents et ex-résidents de NDG remercient toutes ces personnes pour leur dévouement dans leurs fonctions et pour leur bénévolat.













Stanislas Gagnon 1924,
marchand de beurre
Alphonse Paquet 1924,
carrossier
________________________________________________________________________________












Théodule Roberge 1924,
tailleur de pierres
Marcel Rochette 1924,
rentier
________________________________________________________________________________













Wilfrid Charest 1924,
pâtissier
J.-Alfred Pichette 1924
épicier
________________________________________________________________________________













Alfred Larose 1924,
employé civil
Honoré Gignac 1925,
entrepreneur en construction
________________________________________________________________________________













Adélard Minguy 1927,
épicier
Joseph Masson 1927,
pharmacien
________________________________________________________________________________













Théophile Maheux 1928,
commis
Amédée Lapointe 1929,
menuisier
________________________________________________________________________________













F.-X. Jobin 1930,
boucher
Ernest Giroux 1931,
commis en chaussure
________________________________________________________________________________













Omer Barbeau 1932,
ferblantier couvreur
Benoît Morin 1933,
cordonnier
________________________________________________________________________________













Elzéar Dion 1934,
peintre décorateur
Louis Gagnon 1934,
marchand de beurre ?
________________________________________________________________________________













Joseph Bérubé 1935,
cordonnier
Georges Plante 1936,
manufacturier
________________________________________________________________________________













Albert Maheux 1937,
agent d'assurance
Jules Gamache 1938,
contremaître
________________________________________________________________________________













Pierre Leclerc 1939,
Facteur postier
J.-Alex Langlais 1940,
commis à la Commission des liqueurs
________________________________________________________________________________













Louis Auger 1941,
cordonnier
Alphonse Sylvain 1942,
charcutier en gros
________________________________________________________________________________













Ulric Blouin 1943,
menuisier
Ludger Royer 1944,
épicier
________________________________________________________________________________













Georges Parent 1945,
mégissier (tanneur)
Almanzor Cantin 1946,
maître de poste
________________________________________________________________________________













Stanislas Gagnon jr 1947,
épicier
Lauréat Leclerc 1948,
maître-boulanger
________________________________________________________________________________












J.-Raoul Matte 1949,
voyageur de commerce
Arthur Rochon 1950,
laitier
________________________________________________________________________________












Henri Royer 1951,
détaillant en gros
Jean Leclerc 1952,
maître-charretier
________________________________________________________________________________














Apollinaire Pouliot 1953,
employé aux Postes
Louis-Philippe Bisson 1954,
voyageur en articles de bureau
________________________________________________________________________________













Jean Labrie 1955,
tailleur de cuir, magasinier
Lucien Ouellet 1956,
boucher
________________________________________________________________________________












Joseph Lapointe 1957,
entrepreneur menuisier
Adélard Fleury 1958,
tanneur
________________________________________________________________________________













Eugène Larose 1959,
employé civil
Amédée Delisle 1960,
menuisier
________________________________________________________________________________












Joseph Cloutier 1961,
plombier - marchand de bicyclettes
Henri Robitaille 1961
inspecteur en construction
________________________________________________________________________________












Jean Pichette 1962 et 1965,
acheteur pour épiceries en gros
Henri Dion 1963
marchand de fourrure

________________________________________________________________________________
Gérard Vézina 1964 et 1966,
responsable à la laiterie Laval
________________________________________________________________________________

Élus (années approximatives) en vertu d'une nouvelle loi en vigueur en janvier 1965 :













Jean-Marie Côté 1965,
employé chez Desjardins
Albert Marcoux 1965 et 1978,
marchand de meubles
________________________________________________________________________________












Jean-Claude Ménard 1965,
statisticien
Lucien Roy 1966 et 1980,
médecin
________________________________________________________________________________













Rosaire Giguère 1967,
employé chez Marie-Antoinette
Jean-Marie Gignac 1967,
gérant de quincaillerie
________________________________________________________________________________












Annoncio Gingras 1968, 1986 et 1989,
horloger bijoutier
Maurice Fiset 1968,
ébéniste et manufacturier
________________________________________________________________________________












Honorius Plante 1969,
charcutier
Émile Côté 1969,
voyageur de commerce
________________________________________________________________________________












Charles Dubé 1970,
boucher
Gilles Lelièvre 1970
commis de quincaillerie
________________________________________________________________________________












René Lemelin 1971,
enseignant
Guy Savard 1971,
inspecteur de l'Hydro
________________________________________________________________________________












Maurice Matte 1972,
fonctionnaire
Gilbert D'Auteuil 1972,
fonctionnaire
________________________________________________________________________________












André Allard 1973,
préposé à l'entretien
Alexandre Matte 1973,
employé du Canadien Pacifique
________________________________________________________________________________












Marcel Robert 1974,
fabricant de produits Marquette
Gérard Moisan 1975,
infirmier
________________________________________________________________________________













Lucien Drolet 1975,
poseur de plancher
Claudette Paquet 1976,
secrétaire
________________________________________________________________________________












Maurice Drolet 1976,
commis
Joseph Savard 1977,
maçon
________________________________________________________________________________












Constant Langlais 1977, 1986 et 1989,
employé de la Régie des alcools
Jean-Marie Tendland 1978,
technicien de laboratoire
________________________________________________________________________________













Jeannine Dionne 1979,
commissaire scolaire
Marie-Paule Côté 1979, 1982 et 1991
________________________________________________________________________________












Laurette Gagnon 1980 et 1983
Lucille Tendland 1981 et 1984
________________________________________________________________________________












Armand Voyer 1981,
enseignant
Jean-Yves Fradette 1981 et 1983,
chauffeur de taxi
________________________________________________________________________________












Marcel Fiset 1982,
pompier
Cécile Lelièvre 1984 et 1987
________________________________________________________________________________












Lucien Gariépy jr 1985,
cuisinier traiteur
Jacqueline Lavoie 1985
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Louisette Dussault 1985 et 1988
Cécile Delisle 1987 et 1990,
secrétaire
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Lucille Pageau 1988 et 1990,
couturière
Fernand Fiset 1991,
ébéniste
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Simonne Dumont 1992
Florida Gagnon 1992,
secrétaire
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Janine Lacroix 1993 (approx.),
secrétaire à la Croix-Rouge
Anita Duperron 1994
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James Valis 1994,
magasinier
Réjean Gignac 1995,
gestionnaire en entretien ménager
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Maurice Roberge 1995

Michel