Paroisse Notre-Dame-de-Grâce

Ce site est consacré à la paroisse Notre-Dame-de-Grâce,
qui a été créée en 1924 et
réintégrée à la paroisse-mère Saint-Sauveur en 1997,
dans la ville de Québec.




EXPOSITION PERMANENTE





Messages les plus récents

Pour lire les messages les plus récents, TOUJOURS VOIR APRÈS LA SECTION "Hommage à Simonne Tardif (Dumont)".

Table des matières

Pour atteindre la table des matières, veuillez cliquer ICI puis voir après la section "Hommage à Simonne Tardif (Dumont)".

Historique de NDG en résumé

Pour se rendre à l'historique succinct de NDG, veuillez cliquer ICI puis voir après la section "Hommage à Simonne Tardif (Dumont)".

Précisions

Les prêts qui me furent faits de nombreux documents me décidèrent à partager ces souvenirs avec la collectivité. Vos commentaires, souvenirs et suggestions sont les bienvenus, de même que vos corrections des erreurs ou omissions involontaires.

Notes :

Nous respectons le désir des individus de ne pas voir leur nom ou leur photo apparaître.

Pour lire les messages, toujours descendre après le "Hommage à Simonne Tardif (Dumont)".

La présentation est optimale en fonction de Windows XP, avec Firefox (Mozilla) comme navigateur et lorsque les fenêtres sont ouvertes à pleine largeur. À défaut de ces conditions, on risque de rencontrer des irrégularités.

On peut cliquer sur les photos pour les agrandir.

Les messages sont sujets à des mises à jour, sans autre avis.

Michel Gignac

Horaire de l'Exposition

À VISITER au
CENTRE COMMUNAUTAIRE ÉDOUARD-LAVERGNE,
390 Arago Ouest :

EXPOSITION permanente pour rappeler
la paroisse Notre-Dame-de-Grâce,
son curé fondateur et son église.

Elle peut être visitée surtout
le VENDREDI entre 9h et 21h,
le SAMEDI entre 9h et 15h,
(fermée le dimanche)

Pour ces jours et pour les AUTRES JOURS,
prière de s'entendre avec un préposé
(418-691-7190 ou 418-641-6252).

ENTRÉE GRATUITE

N.B. Liens vers les messages concernant l'Exposition :
inauguration
photos
crédits

Simonne Dumont (Tardif) 1920-2018

Simonne Dumont (Tardif) 1920-2018

Hommage à Simonne Tardif (Dumont), co-fondatrice du blogue et qui a écrit ce texte :

ÉLOGE DE L'ÉGLISE

Les cloches ont sonné pour la dernière fois dimanche le 29 juin 1997. Les portes de l'église Notre-Dame de Grâce dans Saint-Sauveur se sont fermées à jamais après une dernière messe solennelle dans l'église que remplissaient des résidents et d'anciens paroissiens heureux d'y revenir mais tristes de la voir fermer. La générosité de ces derniers avait permis de la conserver plusieurs années, permettant à la paroisse de célébrer son 70e anniversaire en 1994. Mais la baisse d'assistance aux offices avait fait diminuer les revenus, causant finalement la fermeture.

Depuis, des organismes ont essayé en vain de faire revivre ce temple merveilleux. Mais pendant ces années, la bâtisse s'est détériorée, ce qui fait que le Journal "Le Soleil" annonçait le 15 octobre 2008 : "L'église sera démolie d'ici Noël" pour faire place à des logements. Que de serrements de coeur pour ceux et celles qui y sont attachés !

Nous perdons donc définitivement notre belle église. Le curé-fondateur Édouard Lavergne en 1924 (voir photo), s'il voit son église débâtie, va certainement être très triste comme nous, les paroissiens. C'était un immeuble d'une grande qualité acoustique, classé édifice à "valeur patrimoniale élevée" par déclaration gouvernementale. Le glas a sonné mais je sais que toutes les personnes qui ont fréquenté ce temple en garderont de bons souvenirs.

L'église est maintenant démolie et, pour rappeler l'histoire de la paroisse, ce site "NDGquébec" se plaît à évoquer certains événements et certains aspects de la vie à NDG, à l'aide de photos, d'extraits de "La Bonne Nouvelle", le journal de la paroisse à ses débuts, etc. Les curés et vicaires dévoués, les constructeurs, les marguilliers, les bénévoles ne seront pas oubliés.

Simonne Dumont.
(Photo de l'église prise le jour de la fermeture.)

samedi 26 mars 2016

Après le 25e anniversaire officiel de NDG, une semaine de festivités suivit

La fête officielle du 25e anniversaire de la paroisse Notre-Dame-de-Grâce, dimanche le
6 novembre 1949, fut suivie d'une semaine de réjouissances. Le quotidien L'Action catholique rapportait la majorité des activités festives.

Le lundi, dans la salle du Couvent, les paroissiens assistaient à une soirée de près de quatre heures, organisée par le comité récréatif présidé par Lucien Clément.
- L'Ô Canada fut suivi par
- le mot de bienvenue par Denise Lapointe ;
- deux danses folkloriques "La parlotte" et "Près de la fontaine" ;
- le duo Joceline Bordeleau et Claire Clément exécuta "Marie-Antoinette" ;
- la chorale et l'assistance alternèrent dans des chants ;
- la comédie "Le vol-au-vent" fut jouée par Murielle Ménard, Louise Lizotte et Denise Lapointe ;
- des chants mimés incluèrent "Le petit Négro" (sic) ;
- le chant "La croix du chemin" précéda :
- le chant de départ "Bonsoir mes amis bonsoir".

Mardi le 8 novembre fut marqué par une soirée de théâtre titrée "Les petits clercs de Santarem" d'Henri Ghéon. Elle était dédiée aux fondateurs de NDG, presque tous encore vivants. Le mot d'entrée fut celui du Frère Maurèle, directeur de l'École supérieure du Collège ; l'institution scolaire allait souligner cet anniversaire pendant l'année (voir les deux photos). Les comédiens comprenaient Monique Gagnon, Louis Fréchette, Raymond Castonguay, Albert Vézina, Fernand Trépanier et Yvan Gagnon, de même que plusieurs élèves qui interprétaient de jeunes moines. Des chants par la chorale de l'école complétèrent le programme.




Le jeudi, ce fut au tour de la troupe d'André Savard d'offrir une représentation dans la salle paroissiale. Elle fut précédée par le mot de bienvenue de Lucien Clément, le maître de cérémonie. Raymond Savard, président à NDG des Lacordaire, enchaîna ensuite en soulignant l'importance aussi de la doctrine des Jeanne d'Arc.

Le premier d'une vingtaine de numéros de la troupe fut la chanson "La mère" par André Savard. Le siffleur Georges Bélanger lui succéda. Léonild Savard (accompagné au piano par Noëlla Savard) exécuta "La bonne maman", puis Maurice Savard : "La neige fait mourir les roses".

L'orchestre formé de Paul Potvin, François Pelchat, Roland Bédard, Laurent Bilodeau et Lucien Cinq-Mars offrit les populaires "Forever And Ever" et "Cal(e)donia".

La soirée se clotûra par l'intervention du curé Joseph Falardeau qui remercia les spectateurs des cinq soirées récréatives. Le président d'honneur avait été Lauréat Leclerc, marguillier en charge.

On remarquait les présences d'autres marguilliers, anciens et actuels, dont Alexandre Langlais, et de l'abbé Rosaire Parent, natif de NDG et vicaire à Saint-Frédéric de Beauce.

Dimanche 13 novembre 1949, dernière journée des réjouissances, fut marqué par la grand'messe de 10h45, célébrée par le nouveau vicaire Roland Godin, assisté au sermon par l'ancien vicaire J.-Lactance Blais, et par un grand banquet paroissial réunissant en soirée au moins 500 convives.

Ce dernier fut ouvert par une allocution d'Albert Maheux, président du comité des fêtes, louangeant le curé fondateur Édouard-Valmore Lavergne. Ensuite vinrent l'abbé Guillaume Miville-Dechêne, puis Wilfrid Hamel et Francis Boudreau, ancien et actuel députés, et enfin le maire Lucien Borne. Une certaine unanimité ressortait des divers propos, à l'effet de vanter le grand prestige que NDG possèdait en elle-même et vis-à-vis des autres paroisses de la Ville. La présence des échevins Arthur Drolet, Damase Blais et Joseph Conseiller fut remarquée. Le curé Falardeau procéda à la fermeture officielle du jubilé d'argent. L'orchestre de Charles Gingras s'était exécuté pendant la soirée.



Dans cet esprit de gaieté, l'occasion est belle pour offrir aux amis de Notre-Dame-de-Grâce 
de très joyeuses Pâques

Michel.

dimanche 13 mars 2016

25e anniversaire de NDG en 1949 : début des fêtes

Avant de quitter les années 40 dans notre humble historique de la paroisse Notre-Dame-de-Grâce, il convient de revenir sur le sujet du jubilé d'argent.

Nous avions déjà décrit le programme de la semaine de festivités du 6 au 13 novembre 1949 (cliquer ici pour relire cette énumération). Le curé Joseph Falardeau avait publié un court message dans le "Cahier du 25e", que nous avions cité dans ce message qu'on peut cliquer. La couverture par le quotidien L'Action catholique de différences activités de cette semaine-là permet maintenant d'ajouter de nombreux détails.

Titré "Les résidents de N.-Dame-de-Grâce ont célébré hier les 25 ans de leur paroisse", un article dans l'Action du 7 novembre fait vivre la première journée.

LA GRAND'MESSE ET SERMON PAR MGR MAURICE ROY :

Voici un résumé de la cérémonie de la messe-anniversaire dominicale :


L'église était magnifiquement décorée pour cette grand'messe chantée par le Père oblat Jean Leduc, curé de la paroisse-mère Saint-Sauveur de laquelle NDG s'était détachée en 1924. Il était assisté par les anciens vicaires Noël Blanchet et André Cliche comme diacre et sous-diacre. Au trône on remarquait le vicaire-fondateur Jules Lockwell (photo), curé de Donnacona, et l'abbé J.-Lactance Blais (photo), aumônier à l'Hôpital de l'Enfant-Jésus et ancien vicaire à NDG. Monseigneur Paul Nicole dirigeait les cérémonies.

Le prône fut prononcé par le curé Falardeau (photo) qui, entre autres, fit l'éloge de son prédécesseur, le curé-fondateur Édouard-Valmore Lavergne, de même que des Frères des écoles chrétiennes du Collège NDG. Le sermon fut exécuté par Monseigneur Maurice Roy (photo), archevêque de Québec ; lui aussi a rappelé le dévouement du curé Lavergne et des prêtres qui ont exercé leur ministère dans la paroisse.

Au choeur, on reconnaissait aussi le vicaire Ernest Robitaille, le vicaire dominical Maurice Gagnon, les anciens vicaires Paul Bouillé, Joseph Rochette et Eudore Bourbeau, les abbés Israël Laroche et Adrien Plante (originaire de NDG), de même que les frères Cléophas, Justinien, Morel, Alexis, Barthélémy et Raoul.

La chorale de NDG, dirigée par Valère Marcoux, et la Petite Maîtrise sous la direction du Frère Roméo étaient accompagnées à l'orgue par Marie-Anna Hamel. La Garde Sainte-Jeanne-D'Arc, supervisée par Lucien Clément, assurait le service d'ordre en compagnie du connétable Gaudias Drolet.

On trouvait aux premiers rangs de la nef le maire de Québec, Lucien Borne, M. (et Mme) Wilfrid Hamel, ancien député du comté de Saint-Sauveur, le successeur de ce dernier, Francis Boudreau, accompagné de son épouse, de même que les marguilliers Almanzor Cantin, J.-A.-Stanislas Gagnon, Lauréat Leclerc et Théophile Maheux.

LA SOIRÉE PAROISSIALE : 

À la grande salle du Collège NDG, la première journée du 25e anniversaire prit fin par une soirée récréative sous la présidence d'honneur du curé Falardeau.

Le mot de bienvenue fut prononcé par le marguillier Almanzor Cantin, qui fut suivi par des danses folkloriques, des pièces de piano, des chants en choeur et des chansons humoristiques interprétées par Pat Gagnon.

Dans l'assistance se trouvaient entre autres le vicaire Ernest Robitaille, le Frère Anselme, les marguilliers actuels ou anciens et leurs épouses : Stanislas Gagnon, Lauréat Leclerc, Louis Gagnon, Ludger Royer, de même que Mme Cantin et Roland Côté, secrétaire-gérant de la Caisse populaire NDG, avec son épouse.

Le comité organisateur était constitué de Lucien Clément, Raymond Savard, Edmond Turgeon, Jean-Marie Côté et Jeanne-D'Arc Fradette.

Ceci n'était que le début des réjouissances. À venir : le reste de la semaine.
Michel.

dimanche 28 février 2016

Début de l'an 2000 : l'organisation de la sauvegarde de l'église allait bon train

Nous avions à peine entrepris l'année 2000 dans l'histoire de Notre-Dame-de-Grâce. Retrouvons-nous maintenant au début de l'année, la corporation Développement de Mazenod ayant réussi à augmenter de façon significative l'utilisation de la nef et du chœur de l'église par des organismes à vocation culturelle. Plusieurs groupes des arts de la scène y ont tenu des activités de pré-production (costumes, décors, scénographie, répétitions, etc.). Durant la même période, la corporation perdait son locataire le plus important, le SITE (Service d'Intégration au Travail l'Espoir). En contrepartie, malgré l'incertitude entourant le projet de réhabilitation de l'église, Développement de Mazenod réussissait à recruter de nouveaux locataires, très majoritairement intéressés à y demeurer après les travaux de rénovation.

En mars 2000, Développement de Mazenod, avec l'aide financière du Réseau d'investissement social du Québec (RISQ) et du Fonds d'Économie sociale (FDES) géré par le CLD (Centre local de développement) Québec-Vanier, décidait de faire élaborer un plan d'affaires dans le but d'étoffer son projet et les demandes de subventions y afférant.

Au printemps 2000, Développement de Mazenod reçut du Conseil des monuments et sites du Québec (CMSQ) un appui sans équivoque, qui s'ajoutait à ceux obtenus de plusieurs organismes à caractère culturel ou communautaire, dont le Comité des citoyen-ne-s du quartier Saint-Sauveur et le Conseil de Quartier.

À partir d'avril 2000, Développement de Mazenod bénéficia des services d'une agente de bureau, grâce à une subvention salariale d'insertion à l'emploi (SSIE).

Le 17 avril, la Corporation se voyait accorder des lettres patentes supplémentaires, décrivant les objets pour lesquels elle était constituée. On pouvait devenir membre individuel de la Corporation en payant une cotisation annuelle de 10 dollars. Les organismes devenant membres de la corporation payaient une cotisation de 100 dollars.

Le Conseil d'administration était composé de citoyens du milieu et d'utilisateurs des lieux. Au 31 mai 2000, la composition modifiée du C.A. comprenait les personnes suivantes:

Yvon Poirier, président;
Pierre Dansereau, trésorier;
Marie-Hélène Cauchon, secrétaire
et les administrateur-e-s :
Simonne Dumont
Julie-Marie Bourgeois (photo de gauche)
Céline Loiselle
Nicole Thibault (photo de droite) et
Richard Lavoie.



À chaque réunion du Conseil, la Corporation invitait systématiquement des personnes à participer aux délibérations à titre d'observateurs :
- le conseiller municipal, Réjean Gignac, du district Pierre-Boisseau, où se trouvait l'église Notre-Dame-de-Grâce ;
- la conseillère Odile Roy, associée au Comité exécutif de la Ville de Québec, responsable du dossier;
- la présidente Huguette Therrien (photo) des Loisirs Notre-Dame-de-Grâce, corporation qui gérait le Centre communautaire Édouard-Lavergne ;
- le chargé de projet responsable du dossier pour le CRÉECQ (Comité pour la Relance de l'Économie et de l'Emploi du Centre de Québec) et le CLD Québec-Vanier, Bernard Mercier, agent de développement au CRÉECQ, qui accompagnait de façon étroite la corporation dans ses activités.

Bientôt nous examinerons des aspects du plan d'affaires mentionné plus haut (d'où est principalement tiré le contenu du présent message).

Michel.

samedi 13 février 2016

Les sorties des élèves du Collège se faisaient aussi à l'Île d'Orléans, etc.

Comme récompenses pour des élèves du Collège Notre-Dame-de-Grâce, les sorties ne se faisaient pas seulement à la colonie des Amicales du Lac-Beauport (cliquer ici pour relire ce sujet).

Le Flambeau nous faisait partager aussi ces autres réjouissances extérieures. Par exemple dans celui de 1949-1950, les petits chanteurs de la Maîtrise NDG se dirigeaient en autobus, le premier avril, vers la cabane à sucre à l'Île d'Orléans. 








En 1950-51, une destination était le Lac Sept-Îles.








Le 12 avril 1954, c'étaient les enfants de choeur du Sanctuaire qui choisissaient l'Île d'Orléans comme cabane à sucre, alors que les élèves de la chorale décidaient de se rendre à Saint-Augustin.


Le 2 avril 1956, le Frère Patrice conduisait les servants de messe à l'érablière.

Les photos suivantes de sucreries datent de 1949 :






















Les lieux extérieurs de récompense pour des étudiants du Collège NDG étaient visités principalement en avril et nous font réaliser que le printemps s'en vient !

Michel.

samedi 30 janvier 2016

L'évolution de l'emplacement du "Couvent" NDG

Comme pour le Collège NDG, les Annuaires Marcotte nous apprennent beaucoup de choses concernant le Couvent, c'est-à-dire l'école qui était située au coin des rues De Mazenod (Sauvageau) et Franklin et qui a peu à peu occupé tout le quadrilatère, s'étendant aux rues Signaï et Châteauguay (voir le plan à la fin du message).


Mais avant son ouverture, une autre école se situait tout près. L'annuaire de 1904-05 mentionne une "École Sauvageau", à l'adresse 147 Sauvageau (ancien numéro) qui se trouvait entre Christophe-Colomb et Châteauguay.

LA RUE SAUVAGEAU :

Dès l'annuaire de 1905-06, l'École de l'Immaculée-Conception fait son apparition au 161 Sauvageau (entre Franklin et Châteauguay). Son personnel comprenait Lucie Picher, Emma et Lydia Rouleau et Joseph Lavoie. En 1907-08, ces enseignant-e-s sont remplacé-e-s par Mme Pierre Ferland de même qu'Odélie et Zélia Ferland.

Ces deux dernières demeurèrent plusieurs années, soit jusqu'en 1914-15, année où l'annuaire ajoute une autre "École élémentaire" au 163 Sauvageau, où oeuvrent les institutrices, Mme O. Gelly et Mlle E. Pagé. Les deux adresses 161 et 163 coexistent plusieurs années, le 161 devenant celle de la directrice de l'École Immaculée-Conception (ÉIC), Mlle C. ou L. Séguin.

En 1918-19, on trouve au 161 Sauvageau la directrice de l'ÉIC, Ernestine Croteau, qui supervisait Marie-Louise Béland, Marie-Louise Lachance et à nouveau Zélia Ferland. Le 163 est attribué à l'institutrice Corinne Grenier.

Par la suite, en 1920-21, seule l'adresse 161 subsiste, parce qu'un édifice moderne avait été construit pour accompagner l'arrivée des Religieuses de Saint-François-d'Assise.  Mère Victorine est désignée comme directrice, avec la présence de Mlles Lachance et Grenier. En 1924-25, le nom d'Odilia Talbot s'ajoute.

En 1931-32, la rue qui s'appelle dorénavant "De Mazenod" comportait encore des résidents entre les 151 et 159. Au 161, l'ÉIC avait comme directrice Mère Angélique de même que 6 institutrices.

L'année suivante, l'école du 161 était désignée comme le "Couvent Notre-Dame-de-Grâce". En 1933-34 la directrice devient Mère Saint-Clément.

1934-35 confirme l'agrandissement de l'emplacement de l'institution scolaire : les 157 et 159 sont attribués aux Soeurs de "Notre-Dame-de-Grâce" et le 161, au Couvent.

En 1936-37, il reste encore un résident extérieur sur De Mazenod, soit Henri Dion, tailleur de fourrures, aux 151 et 153. L'année suivante, il ne figure plus dans le bottin ; les 151, 153 et 161 deviennent les adresses de "L'Académie Notre-Dame-de-Grâce" consacrée aux filles, tandis que les 157 et 159 constituent la résidence des Soeurs NDG.

En 1939-40 apparaît le nom de Mère Aurèle comme supérieure. Ensuite la situation se stabilise. Par exemple, dans l'édition de 1950-51, on détaille les adresses ainsi :

151-153 : Académie NDG pour les filles
de même que Charles et Maurice Genest, camionneurs. 
157-159 : résidence des Soeurs NDG
161 : Couvent NDG dont Mère Sainte-Colette est la supérieure. 

On devine qu'il serait superflu de poursuivre l'examen des Annuaires subséquents (avec les nouveaux numéros), qui ne varieraient probablement que pour le nom de la supérieure.

LA RUE FRANKLIN :

Qu'en était-il de la rue Franklin, adjacente à De Mazenod, au cours des années ?  L'Annuaire Marcotte de 1915-16 mentionnait une boucherie au 32 Franklin (ancien numéro), celle de L.-A. Bilodeau. Puis plus rien n'est indiqué sur Franklin, entre Sauvageau et Signaï. jusqu'à ce que l'École apparaisse aux 32 et 34 Franklin , avec l'institutrice Azilda Pagé, en 1918-19.

Le bottin de 1950-51 accorde les 32 et 34 Franklin aux Soeurs de l'Immaculé-Conception (et rien d'autre entre De Mazenod et Signaï). Il s'agit sans doute d'une confusion avec le nom de l'ancienne École Immaculée-Conception, puisque les religieuses oeuvrant dans cette institution étaient plutôt des Soeurs de Saint-François-d'Assise depuis 1918. Les côtés De Mazenod et Franklin du quadrilatère étaient donc maintenant réservées au Couvent.

LA RUE SIGNAÏ :

Comment a évolué le côté Signaï du quadrilatère ? L'Annuaire Marcotte du 1950-51 mentionnait encore aux 92 à 96 Signaï (anciens numéros) des résidents extérieurs. Le 100 appartenait au Couvent NDG, aux "Dames de la Congrégation Saint-François-d'Assise" et à la supérieure Soeur Sainte-Colette.

Les résidents extérieurs des 552 à 556 Signaï (nouveaux numéros) persistèrent jusqu'en 1958 puis disparurent dès 1959. On peut déduire que le Couvent occupa dorénavant tout le côté Signaï du quadrilatère.

LA RUE CHÂTEAUGUAY :

Comment le Couvent annexa-t-il à son tour tout le côté Châteauguay du quadrilatère ? En 1950-51, l'Annuaire Marcotte plaçait des résidents extérieurs aux 39, 41 et 41a Châteauguay (anciens numéros). En 1955, en termes des nouveaux numéros, il s'agissait des 111 et 121. Puis en 1959, plus rien n'est mentionné ; on comprend que le Couvent possédait dorénavant tout le côté Châteauguay du quadrilatère De Mazenod-Franklin-Signaï-Châteauguay. La cour de l'école en occupait notamment une partie.



TENTATIVE DE RÉSUMÉ :

À partir d'une petite école, appelée École Sauvageau, au nord de la rue Châteauguay, une école élémentaire de l'Immaculé-Conception se transporta au sud vers 1905. Vers 1918, un édifice moderne fut construit pour l'arrivée des Soeurs Saint-François-d'Assise. Vers 1936, l'école récupéra tout le côté De Mazenod. Elle fut rebaptisée brièvement "L'Académie Notre-Dame-de-Grâce" et consacrée aux filles, avant de retrouver son nom de "Couvent Notre-Dame-de-Grâce".

Vers 1958, le long de la rue Franklin, le Collège s'est agrandie pour monopoliser tout ce côté. Il en fut de même du côté des rues Signaï et Châteauguay, pour compléter un quadrilatère qui était pratiquement un carré. La plan ci-haut montre les propriétés dans ce carré (rues horizontales Châteauguay en haut et Franklin en bas) vers 1957, soit avant l'agrandissement complet du territoire du Couvent.

Michel.

mercredi 20 janvier 2016

Même fermée, l'église NDG exposait une crèche à Noël 1999.

Pour les activités paroissiales après la fermeture de 1997, avant de rentrer vraiment dans les années 2000, d'autres photos prêtées par l'ancien sacristain Gilbert Savard permettent d'admirer entre autres une crèche dressée pour Noël 1999 :



Un écriteau explicatif en faisait la description, inspirée par la sociologue et ethnologue Françoise Lautman :
"La crèche classique reproduit, dans un style académique, des œuvres peintes et sculptées du XVIIe au XIXe siècle. La Vierge et Joseph agenouillés ont une attitude recueillie, comme le jeune et le vieux bergers. Les trois rois symbolisent différentes nations et différents âges de la vie. Les chameaux et les chameliers représentent le seul élément ne se retrouvant pas dans les Évangiles. Un certain orientalisme a aussi inspiré le décor et les statues : papier rocher, paysage d’Orient en toile de fond, vêtements intemporels. On la retrouve encore aujourd’hui dans les magasins populaires où elle séduit par sa simplicité et son coût raisonnable. Le plâtre utilisé au début du XXe siècle fait place désormais au plastique moulé, mais les modèles restent identiques."
Monsieur Savard s'assurait de monter chaque année une crèche intérieure et une crèche extérieure. Dans la photo suivante, on le voit en action en 1996 :



Nous aurons d'autres occasions de montrer les anciennes crèches de l'église Notre-Dame-de-Grâce.

En complément, un modeste hommage à la famille Savard se poursuit avec le rappel du décès du Frère oblat Fernand Savard, frère de l'ancien sacristain. Pour fins de référencement, voici le texte se trouvant sur sa carte de décès produite par sa communauté :

"En souvenir du Frère Fernand Savard
Missionnaire Oblat de Marie Immaculée

Naissance, le 30 septembre 1925
à N.-D.-de-Grâce, Québec.
Première oblation, le 16 juillet 1945
Oblation perpétuelle, le 16 juillet 1951
Décès à Richelieu, le 30 août 2015





Le Frère Fernand Savard peut être considéré comme un homme de lettres puisqu'il fut linotypiste à notre imprimerie Notre-Dame pendant 17 ans. Il en sera aussi le secrétaire et même le directeur à deux reprises pour des périodes de six ans.

Il exercera aussi des responsabilités administratives au Centre Durocher, à Québec, et sera le trésorier de la paroisse Notre-Dame de Hull de 1971 à 1975. Il revient à Richelieu, toujours à l'imprimerie, comme responsable des soumissions et directeur.

Il passera les 21 dernières années de sa vie active au Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap et siégera plusieurs années sur le conseil d'administration. Tous reconnaissent en Fernand un homme de communauté, de prière et de service."

Merci à nouveau à Gilbert Savard et à Simonne Dumont.

Michel.



mardi 29 décembre 2015

Le Jour de l'an 2000 avait été spécial, au Centre Édouard-Lavergne.

Le début du nouveau siècle, et même du nouveau millénaire, a été un moment particulier pour tout le monde. Ce passage de 1999 à l'an 2000 l'a été aussi pour les gens réunis au Centre communautaire Édouard-Lavergne à l'occasion de la Saint-Sylvestre du 31 décembre, lors de cette activité annuelle.



Le témoignage que j'ai obtenu concernant cet événement a fait mention d'une soirée dansante, au son d'un orchestre de musique populaire, de même que d'un repas servi peu après minuit. Des tables étaient disposées tout autour de la grande salle.

Pour le moment solennel tant attendu, un écran de télévision géant  était placé dans un coin de la salle. On y diffusait le spectacle de Céline Dion au Centre Molson à Montréal, ce qui allait constituer son dernier concert avant le début de deux années sabbatiques. Bryan Adams (photo) était l'un des invités à offrir une performance musicale. Lors du décompte, l'époux de Céline, René Angélil, fit une apparition sur la scène, donnant le coup d'envoi des souhaits de bonne année, qui s'échangèrent aussi entre les personnes présentes à Notre-Dame-de-Grâce.  La crainte du "bogue de l'an 2000" devait être moins grande en compagnie de nombreux festoyeurs ! Les autres années c'était, semble-t-il, l'orchestre qui se chargeait du décompte vers le premier janvier.

Cette tradition des soirées de la Saint-Sylvestre au Centre Édouard-Lavergne a permis aux participants, au long des années, de passer d'agréables moments et leur a laissé d'excellents souvenirs.

Qu'il puisse en être de même pour tous les ami-e-s de NDGquébec pour le prochain Jour de l'an, annonciateur d'une nouvelle année tout aussi plaisante !

Michel.

dimanche 20 décembre 2015

Les crèches de Noël

Les églises au Québec se faisaient, et certaines se font encore, un devoir d'exposer des crèches de Noël, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur. Dans le temps des Fêtes, la population pouvait faire la tournée des églises pour admirer ces crèches.

Voici des photos de crèches qui étaient érigées à Notre-Dame-de-Grâce :

La crèche extérieure nous était familière :


La voici en couleurs lors de la dernière année, soit celle de Noël 1996 :


Les crèches à l'intérieur de l'église NDG présentaient différentes configurations. Voici celle de 1993 :


Et enfin, la toute dernière, en 1996, à deux distances différentes :




Ceci amène NDGquebec à souhaiter à ses lectrices et à ses lecteurs un très joyeux Noël !

Michel
(Merci à Gilbert Savard pour ses précieuses photos.
Nous avons appris le décès de son frère, Fernand Savard, frère Oblat, à Richelieu le 30 septembre à l'âge de 89 ans et 11 mois.)

mercredi 9 décembre 2015

Il y aurait eu trois écoles sur la rue Durocher à un moment.


L'histoire de l'école de la rue Durocher (entre Franklin et Arago ouest) qu'on a appelé communément le Collège NDG (maintenant le Centre communautaire Édouard Lavergne) n'est pas aussi simple que je le croyais. Grâce aux Annuaires Marcotte, j'ai remonté jusque vers 1912 pour comprendre davantage l'évolution des institutions scolaires qui ont occupé les trois façades de ce coin de bloc d'habitation.(Les numéros de maisons seront ceux des adresses précédant 1950, quand il n'y avait ni ouest, ni est)

SUR LA RUE ARAGO :

L'annuaire de 1913-14 indique que le 320 Arago était l'emplacement de l'École Saint-Charles, loué pour quatre classes. L'année précédente, le site était vacant et un résident, Philippe Côté, habitait à cette adresse en 1911-12. Almanza Guilbault dirigeait cette école ; Léa Guay en était l'une des institutrices, puis Marie Bergeron est mentionnée dans l'annuaire de 1922-23.

L'annuaire de 1921-22 situait aussi une "École des Frères" au 318 Arago. L'année suivante, c'était une "École des Soeurs" qui occupait le 318 ! Mais le bottin de 1924-25 attribuait les 318 et 320 Arago à la "Commission scolaire". Ceux de 1930-31 et 1931-32 précisaient que l'École Notre-Dame-de-Grâce était en construction aux 312, 318 et 320 Arago. Le tout se cristalisait en 1932-33 en une École NDG au 314 Arago (aujourd'hui le 390 Arago ouest), maintenue par les Frères des Écoles Chrétiennes (F.É.C.) et dirigée par le frère Cléophas. La suite de l'histoire est bien connue.

SUR LA RUE FRANKLIN :

Les mêmes annuaires Marcotte permettent de suivre l'évolution du site sur la rue Franklin au coin de Durocher. C'est dans celui de 1919-1920 qu'une institution, l'École Saint-Alexandre, fait son apparition au 119 Franklin. (Cette adresse était inoccupée en 1918-19). Dans le bottin de 1921-22, l'institution occupe les 117 et 119 Franklin. Celui de 1924-25 précise que s'y trouvent aussi les Soeurs Oblates du Sacré-Coeur. Mais en 1926-27, elles sont remplacées par les Soeurs de l'Immaculée-Conception à ces adresses. Autre changement l'année suivante, quand l'institution est identifiée comme étant l'École des Frères des Écoles Chrétiennes (FÉC) de Notre-Dame-de-Grâce fondée par le frère Orbanius, se prolongeant au cours des années entre les 105 et 121 Franklin (plus tard, renumérotés le 395 Franklin). L'École NDG bénéficia d'une construction moderne (s'étendant jusqu'à la rue Arago) au début des années 30.

Dans les premières années de La Bonne Nouvelle, journal de la paroisse NDG qui fut fondée en 1924, on faisait mention de l'École Sainte-Marguerite-Marie comme étant celle de la rue Durocher. Il y a tout lieu de croire que c'était un surnom attribué à cette École Saint-Alexandre.

SUR LA RUE DUROCHER

L'historique se complique encore un peu plus quand on examine l'évolution des adresses sur la rue Durocher !  Dans l'annuaire Marcotte de 1919-20, aux numéros 197 et 203 Durocher, se trouve l'École Durocher, dont Aurore Laroche était la directrice. (L'année précédente, de simples résidents occupaient ces adresses.) Mais à partir de 1920-21, les numéros 197 et 205 Durocher sont ceux de l'École Saint-Alexandre (décrite ci-haut sur la rue Franklin) des Missionnaires Oblats. Le bottin de 1926-27 associe cette école aux Soeurs de Saint-François-d'Assise !  Bien sûr, l'année suivante, l'école devient identifiée comme étant l'École des Frères.

Plan de 1923 des propriétés entre les rues Franklin et Arago (horizontales) et Durocher (verticale) :


(sources: BAnQ)

TENTATIVE DE RÉSUMÉ :

Il semble donc qu'au tournant des années 10 aux années 20, trois écoles existaient en même temps à l'extrémité ouest du bloc en question, d'après les annuaires Marcotte :
- sur la rue Arago, l'École Saint-Charles (depuis 1912 environ) (voir le plan) ;
- sur la rue Durocher, l'École Durocher (pour une année seulement) ;
- sur la rue Franklin, l'École Saint-Alexandre, qui venait aussi d'ouvrir (voir le plan).

L'École Saint-Charles (rue Arago) subit des transformations pour finalement héberger la Commission scolaire, avant que l'édifice moderne soit construit au début des années 30.

L'École Durocher (rue Durocher) fut englobée dans l'École Saint-Alexandre.

L'École Saint-Alexandre (rue Franklin), qui était aussi appelée l'École Sainte-Marguerite-Marie, devint vers 1926 l'École de NDG des Frères des Écoles Chrétiennes qui provenaient de l'École Saint-Charles. La bâtisse moderne construite au début des années 30 s'étendit alors jusqu'à la rue Arago. Vers 1941, cette école devient le Collège Supérieur de NDG.

(Pour voir des photos des anciennes écoles, déjà publiées, cliquer ici.)

La plaque placée encore aujourd'hui au-dessus de la porte du 390 Arago ouest porte les dates 1916-1982. Un hypothèse possible parmi d'autres est que 1916 fut l'année où l'école de la rue Franklin aurait fait l'objet d'une bénédiction de la part d'un religieux de l'église de Saint-Sauveur ou du Diocèse. Espérons qu'un lecteur pourra nous éclairer !

(à venir : l'école de la rue DeMazenod, à la lumière des annuaires Marcotte)
Michel.


lundi 23 novembre 2015

Travaux jusqu'en 2017 au Centre communautaire ; peut-être pas de démolition du Centre Durocher.


La réunion du Conseil de quartier Saint-Sauveur du 18 novembre a fait quelques révélations supplémentaires concernant la réfection du Centre communautaire Édouard-Lavergne. Malgré l'absence de la conseillère municipale Chantal Gilbert,les membres du Conseil ont annoncé que les réparations devraient durer environ deux ans. En particulier, les travaux sur la grande salle à l'entrée, qui accueillera le CPE (centre de petite enfance) qui est actuellement logé par le Centre Durocher, seront sous la supervision du Ministère de la Famille du Québec.

Dans le voisinage de Notre-Dame-de-Grâce, bien que la Ville de Québec ait annoncé, pendant cette même semaine, la démolition inévitable du Centre Durocher, incluant sa tour, pour faire place à de l'habitation, les membres du Comité de Citoyen-ne-s (CCCQSS) qui étaient présent-e-s à la réunion ne renoncent pas à sauvegarder le Centre. Le président du Comité, Nicol Tremblay, s'est dit prêt à tout faire, allant jusqu'à demander des injonctions contre la Ville, pour empêcher la démolition du Centre et, idéalement, pour le transformer en une Maison de la culture au service du quartier. Le Comité de citoyen-ne-s avait à cet effet un projet prêt à être déposé dans la semaine qui commence. À une réunion des officiers du Comité, prévue pour le 19 novembre, une proposition devait être présentée et adoptée en vue de cette tentative de sauvetage.

Dossiers à suivre !

Michel.
(merci à Jean Cazes de Monsaintsauveur et au Soleil pour les photos)