Paroisse Notre-Dame-de-Grâce

Ce site est consacré à la paroisse Notre-Dame-de-Grâce,
qui a été créée en 1924 et
réintégrée à la paroisse-mère Saint-Sauveur en 1997,
dans la ville de Québec.




EXPOSITION PERMANENTE





Messages les plus récents

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Table des matières

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Historique de NDG en résumé

Pour se rendre à l'historique succinct de NDG, veuillez cliquer ICI puis voir après la section "Hommage à Simonne Tardif (Dumont)".

Précisions

Les prêts qui me furent faits de nombreux documents me décidèrent à partager ces souvenirs avec la collectivité. Vos commentaires, souvenirs et suggestions sont les bienvenus, de même que vos corrections des erreurs ou omissions involontaires.

Notes :

Nous respectons le désir des individus de ne pas voir leur nom ou leur photo apparaître.

Pour lire les messages, toujours descendre après le "Hommage à Simonne Tardif (Dumont)".

La présentation est optimale en fonction de Windows XP, avec Firefox (Mozilla) comme navigateur et lorsque les fenêtres sont ouvertes à pleine largeur. À défaut de ces conditions, on risque de rencontrer des irrégularités.

On peut cliquer sur les photos pour les agrandir.

Les messages sont sujets à des mises à jour, sans autre avis.

Michel Gignac

Horaire de l'Exposition

À VISITER au
CENTRE COMMUNAUTAIRE ÉDOUARD-LAVERGNE,
390 Arago Ouest :

EXPOSITION permanente pour rappeler
la paroisse Notre-Dame-de-Grâce,
son curé fondateur et son église.

Elle peut être visitée surtout
le VENDREDI entre 9h et 21h,
le SAMEDI entre 9h et 15h,
(fermée le dimanche)

Pour ces jours et pour les AUTRES JOURS,
prière de s'entendre avec un préposé
(418-691-7190 ou 418-641-6252).

ENTRÉE GRATUITE

N.B. Liens vers les messages concernant l'Exposition :
inauguration
photos
crédits

Simonne Dumont (Tardif) 1920-2018

Simonne Dumont (Tardif) 1920-2018

Hommage à Simonne Tardif (Dumont), co-fondatrice du blogue et qui a écrit ce texte :

ÉLOGE DE L'ÉGLISE

Les cloches ont sonné pour la dernière fois dimanche le 29 juin 1997. Les portes de l'église Notre-Dame de Grâce dans Saint-Sauveur se sont fermées à jamais après une dernière messe solennelle dans l'église que remplissaient des résidents et d'anciens paroissiens heureux d'y revenir mais tristes de la voir fermer. La générosité de ces derniers avait permis de la conserver plusieurs années, permettant à la paroisse de célébrer son 70e anniversaire en 1994. Mais la baisse d'assistance aux offices avait fait diminuer les revenus, causant finalement la fermeture.

Depuis, des organismes ont essayé en vain de faire revivre ce temple merveilleux. Mais pendant ces années, la bâtisse s'est détériorée, ce qui fait que le Journal "Le Soleil" annonçait le 15 octobre 2008 : "L'église sera démolie d'ici Noël" pour faire place à des logements. Que de serrements de coeur pour ceux et celles qui y sont attachés !

Nous perdons donc définitivement notre belle église. Le curé-fondateur Édouard Lavergne en 1924 (voir photo), s'il voit son église débâtie, va certainement être très triste comme nous, les paroissiens. C'était un immeuble d'une grande qualité acoustique, classé édifice à "valeur patrimoniale élevée" par déclaration gouvernementale. Le glas a sonné mais je sais que toutes les personnes qui ont fréquenté ce temple en garderont de bons souvenirs.

L'église est maintenant démolie et, pour rappeler l'histoire de la paroisse, ce site "NDGquébec" se plaît à évoquer certains événements et certains aspects de la vie à NDG, à l'aide de photos, d'extraits de "La Bonne Nouvelle", le journal de la paroisse à ses débuts, etc. Les curés et vicaires dévoués, les constructeurs, les marguilliers, les bénévoles ne seront pas oubliés.

Simonne Dumont.
(Photo de l'église prise le jour de la fermeture.)

dimanche 8 décembre 2013

Pèlerinages à la grotte de NDG

Un changement personnel m'obligera à y consacrer presque tout mon temps. Par conséquent je publierai des messages moins fréquemment que d'habitude. Mais il reste encore quelques sujets à traiter concernant NDG, comme celui-ci :

Le Parc Notre-Dame-de-Lourdes à Notre-Dame-de-Grâce, dans lequel se trouve la grotte du même nom, est devenue avec les années un lieu de pèlerinage. Ce fut le cas particulièrement pendant la seconde guerre mondiale. Par exemple, on rapportait dans une Bonne Nouvelle du début de l'automne 1940 l'affluence de pèlerins vers ce lieu de dévotion :

Le 18 août 1940, douze cents paroissiens de Saint-Sauveur, conduits par les Pères Oblats, sont venus en pèlerinage. Le Père Leclerc dirigeait et le Père Bastien prononça le sermon. À cause de la pluie, la bénédiction du Saint-Sacrement eut lieu dans l'église.

Le 6 septembre 1940 eut lieu le pèlerinage à pied de trente jeunes filles, venues de l'Ancienne-Lorette pour le premier Vendredi du mois, pour demander la paix. Quarante vinrent en autobus. Elles assistèrent à la messe et firent une visite à la grotte Notre-Dame-de-Lourdes où le curé leur adressa quelques mots.

Le 1er septembre 1940, le pèlerinage des Syndicats Catholiques qui devait avoir lieu à la grotte de Notre-Dame de Lourdes n'eut pas lieu. Le curé Lavergne donna un sermon à la chapelle de Notre-Dame-de-Lourdes aux syndiqués. Après la cérémonie, un groupe des officiers vinrent signer le registre de la paroisse.

Michel.
(La photo provient de l'Almanach de l'Action catholique de 1934.)

lundi 25 novembre 2013

Conférence de Dale Gilbert concernant le quartier Saint-Sauveur et NDG

Voici une information parue sur le site des Sociétés d'histoire de Québec, au sujet d'une conférence qui sera donnée par Dale Gilbert, l'auteur du volume concernant Notre-Dame-de-Grâce, "De cloches et de voix" :

Société historique de Charlesbourg

Mercredi le 27 novembre 2013
Des villas bourgeoises aux paroisses ouvrières : le développement du quartier Saint-Sauveur

Saint-Sauveur est encore aujourd’hui un quartier plutôt méconnu de Québec. Il occupe notamment une place beaucoup moins grande dans la mémoire collective que son voisin Saint-Roch, le quartier centre-ville. L’histoire de Saint-Sauveur révèle néanmoins des pans importants de l’évolution de la ville de Québec. Du projet initial de Champlain pour sa ville nouvelle aux villas bourgeoises et de l’âge d’or de la construction navale à la multiplication des paroisses ouvrières, l'historien Dale Gilbert nous propose de retracer les origines et le développement de cet authentique quartier populaire.

Le mercredi 27 novembre 2013
à 20 h 00
à la Maison Éphraïm-Bédard
7655, chemin Samuel (Charlesbourg)

Pour informations : 418-624-7745

Coût : Gratuit pour les membres / 5$ pour les non-membres.

http://www.societeshistoirequebec.qc.ca/programmation/societe-historiquebrde-charlesbourg.html
qui n'est plus disponible.

Michel.

dimanche 17 novembre 2013

Le premier feuillet paroissial de NDG, en 1958

Pour le dimanche 14 septembre 1958 parut pour la première fois le feuillet paroissial de Notre-Dame-de-Grâce, imprimé par l'Imprimerie Drouin Inc.

Voici les différentes pages de ce dépliant original (cliquer sur les pages pour les agrandir) :





Pour des fins de référencement, voici la transcription de quelques-uns de ces textes :

Le 14 septembre 1958 était le XVIe Dimanche après la Pentecôte, soit l'Exaltation de la Sainte Croix (ornements rouges).

Le message d'introduction :

"Chers paroissiens,

Aujourd'hui paraît le premier numéro du Feuillet Paroissial, qui chaque semaine désormais vous apportera des nouvelles de votre paroisse. Il contiendra des renseignements sur les activités paroissiales, l'heure des offices, la liste des grand' messes de la semaine, et quelques pensées qui vous seront très profitables. Que chaque famille s'en procure un exemplaire.

Gardez-le à la portée de la main et consultez-le à l'occasion. Il vous sera très utile. Il sera un lien qui vous attachera davantage à votre paroisse. Souhaitons longue vie à ce nouveau-né."


MESSES : 

Le samedi 20 septembre étaient célébrés trois MARIAGES :

8.30  Mariage: Robert Gagnon - Louisette Chabot.
9:00  Mariage: Jean-Claude Lecours - Louise Montminy.
9:30  Mariage: Gérard Beaulieu - Céline Demers,

 Le 25 août avaient été célébrés deux BAPTÊMES :

Joseph-Albert, fils de Henri Lacasse et Gabrielle Auger.
M.- Gertrude-Lise, fille de Adélard Arseneault et Hélène Lebel.

Le dimanche 14 septembre à 14.00 se tient l'assemblée du Tiers-Ordre.


VISITE PAROISSIALE

Le prêtre est le représentant de Notre-Seigneur: c'est donc en son nom qu'il va parcourir la paroisse, pénétrer dans vos demeures, s'asseoir à votre foyer. C'est dans cet esprit qu'il faut accueillir le prêtre qui fait la "visite paroissiale". Il vient chez vous les mains pleines de bénédictions et le coeur rempli de compréhension et de sympathie surnaturelles. Son passage dans votre famille fera du bien en autant que vous le recevrez avec foi, respect et confiance.

Puisse la Visite paroissiale être une source de consolations pour vos prêtres et de bénédictions pour vos familles. À l'occasion de la visite, on fera le recensement et aussi on recueillera la capitation dont vous trouverez le règlement ci-bas.

RÈGLEMENT DE LA CAPITATION:

Dans chaque paroisse, la capitation est fixée à $5.00 par famille et à $3.00 par personne isolée.

Par PERSONNE ISOLÉE, on entend:
1- Toute personne majeure non mariée.
2- Toute personne de 18 à 21 ans qui gagne sa vie, soit en travaillant à l'extérieur, soit en travaillant sur la terre paternelle ou dans une entreprise familiale (garage, atelier, hôtel, etc.)
3- Ne sont pas comprises dans cette catégorie, les jeunes filles mineures qui aident leur mère dans les travaux domestiques.
4- Les Étudiants et Étudiantes, même majeurs ne sont pas tenus de payer la capitation.

LA CAPITATION est payable chaque année en octobre et doit être versée avant PÂQUES. Nous rappelons aux fidèles que LA CHARITÉ, LA JUSTICE et la RELIGION les obligent à donner fidèlement leur capitation, conformément au commandement de l'Église: "DROITS ET DÎMES TU PAIERAS À L'ÉGLISE FIDÈLEMENT".

Donné à Québec, sous notre seing et le sceau de l'Archidiocèse le vingt-huitième jour d'Août mil neuf cent cinquante-trois.

MAURICE, Archevêque de QUÉBEC.


ITINÉRAIRE DE LA VISITE PAROISSIALE : SEMAINE DU 14 SEPTEMBRE 1958 :

M. le Chanoine-curé:
Rue: Kirouac
Rue: Christophe-Colomb.

M. le Vicaire Dorval:
Rue: Franklin
Rue: Signai

M. le Vicaire Richard:
Rue: Arago

M. l'abbé Falardeau:
Rue: Châteauguay
Rue: Bayard


COMITÉS :

Congrégation de la Ste Vierge (Hommes)
Directeur: M. le Chanoine-curé
Préfet: M. Alphonse Sylvain

Ligue du Sacré Coeur
Directeur: M. l'abbé Jacques Dorval
Président : M. Lucien Hamel

Comité d'Action Catholique
Aumônier : M. le Chanoine-curé
Président : M. Amédée Delisle

Tiers-Ordre
Directeur: M. l'abbé Richard Richard
Supérieure : Mme O. Gagnon

Dames de Ste-Famille
Directeur: M. l'abbé J. Dorval
Présidente : Mme O. Gagnon

Enfants de Marie
Directeur : M. l'abbé R. Richard
Présidente: Mlle G. Lemelin

Société St-Vincent de Paul (Hommes)
Conférence N.-D. de Grâce.
Aumônier : M. le Chanoine-curé
Président: M. Elzéar Dion

Société St-Vincent de Paul (Féminine)
Conférence N.-D. des Miracles
Aumônier: M. le Chanoine-curé
Présidente : Mlle M.-A. Gamache

Part de Dieu
Directeur: M. le Chanoine-curé

Bibliothèque
Directrice : Mlle J. Turcotte

Chorale paroissiale
Directeur : M. Valère Marcoux
Organiste: Mlle M.-A. Hamel

Chorale (messes de 6.45 - 9.30 hres)
Directeur: M. Paul Boutet
Organiste: M. Henri Royer

Chorale du Couvent
Directrice: Mère St-Dominique
Organiste: Mlle Émilia Blouin

Chorale du Collège
Directeur: Frère Albert

L.O.C.F.
Aumônier : M. l'abbé J. Dorval
Présidente : Mme E. Houde

Lacordaire et Jeanne d'Arc
Aumônier: M. l'abbé R. Richard
Président: M. M. Lapointe
Présidente: Mlle R. Savard

Garde Ste-Jeanne d'Arc
Aumônier: M. le Chanoine-curé
Lieutenant-Colonel: Lucien Clément

Société St-Jean Baptiste
Président : M. Jean-Marie Gignac

Caisse Populaire (N.-D. de Grâce)
Gérant: M. Vincent Lachance


Service paroissial :

Vos prêtres:
M. le Chanoine Joseph Falardeau, curé
M. l'abbé Jacques Dorval, vicaire
M. l'abbé Richard Richard, vicaire
M. l'abbé Maurice Gagnon, vicaire dominical
M. l'abbé Charles-H. Falardeau

Horaire des Messes:
Dimanches et Fêtes :
5.45h., 6.45 h., 8h.:grand'messe, 9h.30, 10h.45.
Semaine:
6h., 6h.30, 7h., 7h.30, 8h.

Confessions:
Samedis, veilles des Fêtes et du 1er vendredi : 3h. à 4h.30 - 7h.30 à 9h.
Sur semaine pendant les messes de 7h. et 7h.30.

Baptêmes:
Tous les jours de 4h.30 à 5h. On doit s'entendre au presbytère quelques heures avant pour informations.

Mariages :
S'adresser à la paroisse de la future un mois à l'avance. Apporter les extraits de baptême (récents de six mois), de confirmation, de décès (s'il y a lieu).

Malades:
S'adresser au presbytère à n'importe quelle heure du jour et de la nuit. Dans les cas d'accidents graves ou de mort subite, toujours appeler le prêtre.

Rosaire:
tous les après-midi à 4 h.

Chapelet:
tous les soirs à 7h.30 sauf en été.

Adresses et téléphones:
Presbytère: 605 DeMazenod, LA5-8980
M. le Chanoine-Curé, 605 DeMazenod, LA5-9091
École des Frères, 390 Arago O., LA3-2288
Directeur : Rév. Frère Louis
Couvent : 565, de Mazenod, LA3-2519
Supérieure : Mère Marie de Lorette

Marguilliers :
Jean Labrie
Lucien Ouellette
Joseph Lapointe


La page d'annonces, encore vide, comportait l'avis suivant :

"CE FEUILLET EST UNE GRACIEUSETÉ DE VOS MARCHANDS LOCAUX. 
LEURS ANNONCES PARAÎTRONT SOUS PEU. 
-ENCOURAGEZ-LES- 

Imprimé par l'Imprimerie Drouin Inc., 1527, 4e Ave. Limoilou, QUÉBEC" 

Un mois plus tard, dans le Feuillet du 12 octobre 1958, la page des annonceurs était déjà presque remplie :

Pour fins de référencement par les moteurs de recherche, la liste des commerces était :

La Caisse populaire Notre-Dame-de-Grâce
Sylvio Proulx, quincaillerie
Marguerite Matte, modiste de chapeaux
F.-X. Jobin & Fils, enr., bouchers - épiciers licenciés
Edmond Castonguay & Fils, maîtres-coiffeurs pour homme
Josaphat Dinel, boucher
Henri Dion, fourrures
Aimé Dinel enr., boucher - épicier licencié
Garage Cloutier, station de service
Mme J.-C. Rainville enr., robes pour dames
Dr Lucien Roy, m.d., médecine générale.

Michel.

dimanche 10 novembre 2013

Les Dames de Sainte Famille transformées en Dames de Sainte Anne par le curé Ouellet

Les Dames de la Sainte Famille avaient été l'un des premiers comités formés à la naissance de Notre-Dame-de-Grâce. (Voir la composition du comité élu le 2 novembre 1924, en cliquant ici.)

En 1949 par exemple, le conseil des Dames de la Sainte Famille était constitué de :

Mme Oscar Gagnon, présidente
Mme Ulric Blouin, vice-présidente
Lucienne Matte (Cauchon), secrétaire-trésorière
Mme Fortunat Côté, assistante-secrétaire
Mme Alfred Blais, maîtresse des approbanistes
Émilia Blouin, organiste

Leur aumônier était le vicaire Ernest Robitaille.






Pendant que l'abbé Aurèle Ouellet était curé, il décida de transformer les Dames de la Sainte Famille, qui étaient présidées par Lucienne Matte (Cauchon) (photo), pour qu'elles deviennent les Dames de Sainte Anne.







La première présidente en fut Simonne Dumont (Tardif) (photo), assistée par Yvette Boutet (Guay)  au secrétariat et Marie-Jeanne Côté (Gingras) à la trésorerie. Madame Dumont animait les réunions des Dames de Sainte Anne en leur faisant prendre la forme de forums.

Michel.
(merci à Simonne Dumont pour ses souvenirs)

dimanche 3 novembre 2013

Pendant la guerre mondiale : un monument et une armée de la paix à NDG.

Avec le début de la deuxième guerre mondiale en 1939, de nouvelles préoccupations apparurent dans la paroisse Notre-Dame-de-Grâce comme partout ailleurs dans le monde. Le curé Lavergne prononça une causerie à la station de radio CKCV au début de 1941, où il fit part aux auditeurs d'une initiative pour la paix qui regroupait environ 2000 paroissiens. Voici des extraits de cette émission :

"Sous le titre, LES NUITS DE LONDRES, j'ai lu dans un journal de Montréal la terrifiante description suivante : Les nuits de Londres sont de ce temps-ci d'une horreur telle que cela ne s'est jamais vu en Angleterre, ni même à l'extérieur. Le bombardement intense de Varsovie en septembre 1939, celui de Rotterdam le printemps dernier, n'étaient rien en comparaison de ce qui se déroule à Londres, d'après un correspondant de guerre qui a subi ceux de Pologne et de Hollande et se trouve de ce temps-ci dans la capitale anglaise. Les raids se succèdent sans répit. Ils s'enchaînent pour ainsi dire. Treize nuits consécutives de bombardements continus ont contraint à l'insomnie la population de Londres, qui n'a même plus le moindre repos le jour tant il y a d'avions au ciel bas de la Tamise. Ce n'est plus, la nuit, qu'une cacophonie horrible de bombes qui tombent et détonnent, d'édifices qui s'effrondent, de sonneries d'alarmes, de pompiers courant à des incendies, de vitres qui volent en éclats, de conduites de gaz qui crèvent et font explosion, des pans entiers de murs s'abattant sur le sol, de morceaux de verre sonnant sur la chaussée, tandis que montent des immeubles écroulés les gémissements et les lamentations des malheureux pris sous les décombres et qui, gravement blessés, appellent au secours avec des hurlements de douleur.

Ces effroyables détails datent du 19 septembre (1940). Depuis, les bombardements ont continué chaque jour plus longs, plus violents, plus meurtriers. La Royal Air Force y a répondu en intensifiant les siens et en allant semer la dévastation et la mort, en pays allemands ou dans la France occupée.

J'ai insisté, mesdames et messieurs, sur ces navrants détails afin que, vos coeurs en étant émus douloureusement, vous soyez plus disposés à fournir votre part dans l'effort pour la paix. Une lettre de notre Cardinal demandant des prières et des jeûnes, a établi, si non officiellement, du moins en fait, les "Vendredis de la paix". Y avons-nous donné notre concours ? À Notre-Dame-de-Grâce, tous les vendredis à 19h30, nous avons un exercice en l'honneur de Notre Dame des Douleurs pour obtenir la paix.

D'accord avec 740 églises des États-Unis et du Canada, nous avons travaillé à établir l'"Armée de la paix" ; nous avons recruté 2000 membres, qui comptent parmi les 691,395 dont se compose présentement cette armée. Dans son numéro du (samedi) 17 août dernier, L'Action Catholique a publié la photographie de l'une des manifestations hebdomadaires qui eut lieu au Parc Notre-Dame-de-Lourdes. Presque chaque semaine, je suis venu à ce poste grâce à la générosité de son gérant, répéter les mêmes appels à la prière et à la pénitence. Ces deux dernières fois, j'ai annoncé un bouquet spirituel vivant pour la paix et j'ai offert des formules gratuites. Nous en avons distribué deux mille, le troisième mille est en voie de distribution.

Si nous voulons collaborer dans le travail que chacun doit avoir à coeur pour la paix, tous enrôlons-nous dans l'Armée de la paix, par la prière et la pénitence. Chaque jeudi soir de 23 h. à minuit, l'Heure sainte et la communion. Procurez-vous un blanc de bouquet spirituel vivant en l'honneur de Notre Dame des Douleurs. Ne restons pas insensibles aux appels du vicaire de Jésus-Christ, ne vivons pas en égoïstes, mais profondément émus des douleurs qui abreuvent le monde, entrons de plain-pied et de grand coeur dans tous bons mouvements qui sollicitent la paix. C'est notre devoir d'homme, une obligation de chrétien !"


La photo à laquelle le curé Lavergne faisait référence est appelée "L'Armée de la paix en prière" et représente la foule réunie à la grotte de Notre-Dame-de-Lourdes, près de l'église Notre-Dame-de-Grâce. Elle est ainsi décrite :
"Hier soir (vendredi le 16 août 1940) on a inauguré le chemin de croix "Via Matris" en l'honneur de Notre Dame des Sept Douleurs. Chaque vendredi soir on fait à cet endroit des prières publiques pour la paix. Le photographe a pris la foule (les Neuvainistes) au moment où, les bras levés, chacun récite la prière pour la paix (du pape Benoît XV), sous la direction de l'abbé Lavergne (placé dans la chaire). On ne voit pas ici la grotte Notre-Dame-de-Lourdes. Ce que l'on voit en arrière du prédicateur, c'est la fontaine où jaillit l'eau que tout le monde recherche."

Le monument de la Via Matris (photo) portait une médaille miraculeuse. Cette plaque est disparue du monument qui se trouve encore actuellement sur le terrain de la Grotte de NDG.

Dimanche le 24 septembre 1940, en après-midi et en soirée, des offices se sont tenus à la demande du Pape et du Cardinal. Ils souhaitaient que ce soit, non pas un acte isolé, mais une croisade de prières qui embrigade tous les âges, toutes les classes de la société. De là est venue l'idée de l'Armée de la paix dont il était question plus haut.

Ceci était la dernière causerie du curé Édouard-V. Lavergne transcrite dans une Bonne Nouvelle (la dernière parution). Il allait démissionner de sa charge de curé quelques mois plus tard, en octobre 1941.

Michel.




dimanche 27 octobre 2013

Le Congrès eucharistique de 1938

La seule édition de La Bonne Nouvelle de 1938 en fut une de préparation pour le premier Congrès eucharistique national qui se tenait à Québec, du 22 au 28 juin. Ce rassemblement à Québec suivait le Congrès eucharistique international qui s'était rassemblé le mois précédent à Budapest.

À cause du Congrès, la fête de la Saint-Jean-Baptiste ne fut marquée d'aucune manifestation extérieure. Cette année-là, la fête nationale fut déplacée par la fête du Sacré Coeur, qui tombait aussi le 24 juin, mais elle ne fut pas ignorée.

Le reposoir (photo), entouré d'estrades pouvant accueillir plus de 100000 personnes, fut dressé sur les Plaines d'Abraham. Plusieurs arcs furent construits à la Haute-Ville, sur le parcours que devait emprunter la procession finale, comme l'arc de Saint-Boniface sur la rue Saint-Jean (photo).

Chaque paroisse eut pendant le Congrès ses offices spéciaux. À Notre-Dame-de-Grâce, elles commencèrent mercredi le 22 juin 1938 par une soirée et une nuit d'adoration.

Ce mercredi soir, la messe fut célébrée en l'honneur de Saint Joseph, puis il y eut exposition du Saint Sacrement jusqu'au lendemain matin. Cette nuit d'adoration comporta entre autres :

De 23 h. 1/2 à minuit et 1/2, Heure sainte prêchée par le Curé Lavergne.

À minuit et 3/4, messe par le Curé Lavergne.
Servants de messe: Roger et Paul Blais.

À 2 h. 1/4, messe par l'abbé Adrien Plante, professeur au Séminaire de Québec.
Servants de messe: Alex. et J.-B. Fradet.

À 3 h. 1/2, messe par le Père Léo Plante.
Servants de messe: P.-Émile Plante et Fernand Côté

À 4 h. 1/2, messe par l'abbé Léo Plante, vicaire
Servants de messe: Raoul Matte et Antonio Larose.

À 5 h. 1/4, messe par l'abbé Antonio Guay, vicaire
Servants de Messe: J.-P. Drolet et J.-Marc Roberge.

À 6 h. 1/4, messe par l'abbé Guillaume Deschênes.

À 7 h., messe par l'abbé Wellie Brulotte, vicaire.

À 7 h. 3/4, messe par Mgr Ubald Langlois, vicaire apostolique de Grouard en Alberta, qui prononça une allocution.

Incidemment, chaque jour, la messe de 7 h. 3/4 fut célébrée par Mgr Langlois.

À la messe du jeudi le 23 juin étaient instamment invitées toutes les personnes qui n'étaient pas allées dans la nuit.

À la messe de 7 h. 3/4 du vendredi le 24 juin fut célébrée la fête du Sacré Coeur. Le soir, il y eut Heure sainte par l'abbé LeBel, chancelier du diocèse de Gaspé.


Le Congrès eucharistique international succédant à celui de Budapest n'eut lieu qu'en 1952 à Barcelone. Après le Congrès national de Québec de 1938 (dont on voit la plaque souvenir sur la photo), la ville fut le siège d'un Congrès international en 2008, à l'occasion du 400e anniversaire de sa fondation par Samuel de Champlain.

Michel.

dimanche 20 octobre 2013

Historique de la Caisse Populaire Notre-Dame-de-Grâce.

Un document datant de 1948 permet de faire l'historique des débuts de la Caisse de NDG. Un étudiant à l'École de Commerce de l'Université Laval, Yves Gagnon,  présentait un mémoire pour l'obtention de la Maîtrise en sciences commerciales. Il l'intitulait "Monographie de la Caisse populaire de Notre-Dame-de-Grâce". En voici des extraits.

La paroisse la plus ouvrière de la ville de Québec, Notre-Dame-de-Grâce, avait grand besoin d'une Caisse à ses débuts en 1924. L'activité en 1948 était de plus en plus grande autour de celle qu'on y avait installée, depuis de nombreuses années.

Dès le début de leur existence, le clergé a beaucoup fait pour les "Caisses Populaires". Il en fut de même à Notre-Dame-de-Grâce où la Caisse prit naissance grâce aux encouragements et aux efforts du Curé Édouard-V. Lavergne. Le fondateur de la paroisse Notre-Dame-de-Grâce forma très tôt le dessein de fonder une Caisse Populaire. Aussi moins d'un an après sa nomination, soit le 1er septembre 1925, avait lieu, rue De Mazenod, la première assemblée générale dans la Chapelle de l'école des Soeurs Saint-François-d'Assise qui servait alors temporairement d'église paroissiale. On avait enlevé le Saint Sacrement pour la circonstance. L'Abbé Philibert Grondin, propagandiste et auteur du Catéchisme des Caisses, fonda ce jour-là la Caisse Populaire de Notre-Dame-de-Grâce. Une quarantaine de personnes s'engagèrent à souscrire au moins une part sociale mais, de ce nombre, une douzaine seulement tinrent promesse.

Durant plusieurs années, soit de 1928 à 1941, la Caisse logea dans un local fourni gratuitement par le Curé dans le presbytère de l'église. Depuis la naissance de la Caisse, la fabrique y déposait chaque semaine le fruit de la quête paroissiale, ce qui alimenta la Caisse dans les premiers temps et lui permit de vivre. La Caisse à ses débuts eut à souffrir, comme d'ailleurs toutes les organisations financières, de l'hostilité d'entreprises concurrentes. Elle eut même à surmonter une autre difficulté. La paroisse Notre-Dame-de-Grâce, récemment fondée, était un démembrement de la paroisse de Saint-Sauveur où existait déjà une Caisse. Lorsque l'on fonda Notre-Dame-de-Grâce, bon nombre de sociétaires de Saint-Sauveur demeuraient dans la nouvelle paroisse et ne voulaient pas, pour tout l'or du monde, changer de Caisse. Le temps seul eut raison de cette difficulté.

La première année, le premier gérant, Charles-Antonio Larose (photo) fut choisi dès la première assemblée. À l'origine de la Caisse, la taxe d'entrée était de quinze cents, il fallait avoir été membre six mois pour pouvoir emprunter et le capital-social possédé par chaque sociétaire était limité à 100 parts. Pour cette première année des activités, l'année sociale allait du 1er septembre 1925 au 30 novembre 1926.

La deuxième année, grâce à la générosité de monsieur Wilfrid Charest, manufacturier de biscuits, la Caisse ouvrit ses portes deux fois la semaine, les lundis et vendredis soirs, dans le bureau de celui-ci. L'année suivante, la Caisse déménagea dans la crypte de l'église, rue Colbert, où elle eut un bureau jusqu'en mai 1947, alors qu'elle entra dans son local définitif, coin Franklin et De Mazenod.

Considérons l'évolution du nombre de sociétaires de la Caisse au cours des années :

1926        28
1927        92
1931        195
1932        179
1942        668
1948        1573

Il y avait peu de sociétaires en 1926: 28 seulement. Ce nombre augmenta cependant considérablement l'année suivante car il monta de 328.5%. En 1931, nous constatons une augmentation de 112% sur 1927. Il y eut en 1932 une baisse légère de 8.2% sur l'année précédente; c'est la période de la crise: les gens préfèrent garder leur argent plutôt que de le prêter. Par la suite, il y eut augmentation constante et, en 1942, nous constatons une augmentation de 273.2% sur 1932. Cette augmentation se maintint à peu près constante, puisqu'en 1948 elle était de 137% plus élevée qu'en 1942.

C'est de 1928 à 1932 que l'existence de la Caisse fut assurée grâce à l'encouragement de ses sociétaires. Un boni de 5 1/2 % sur le capital-social et un intérêt de 4% sur les épargnes furent versés jusqu'en 1932, lors de la fédération des Unions.

En 1940, il fut décidé qu'un sociétaire pourrait faire un emprunt trois mois après son entrée à la Caisse. Au cours de cette même année, les retraits sur l'épargne se sont faits nombreux, car nous sommes au début de la guerre et les gens craignent que le gouvernement ne fasse la conscription des richesses.

L'année 1942 voit le chiffre d'affaires de la Caisse augmenter considérablement ; on assiste à la fondation d'une Caisse scolaire.

En 1944, Charles-Antonio Larose, gérant, donne sa démission pour cause de santé ; il demeure pourtant assistant-gérant et Jean-Marie Côté le remplace comme gérant.

La Caisse Populaire de Notre-Dame-de-Grâce fait l'acquisition en 1945  d'une propriété située à l'angle des rues De Mazenod et Franklin.

1946 voit la fondation de la Caisse de Noël ainsi que la démission de Charles-Antonio Larose comme directeur. On commence cette même année la construction d'un nouvel édifice de la Caisse (photo).

En 1947 le gérant, Jean-Marie Côté, donne sa démission et son frère Roland Côté,
inspecteur des Caisses Populaires, le remplace le 1er mai. À partir du 2 juillet, la Caisse ouvrait le jour.

Pour compléter cet historique d'Yves Gagnon, voici qui furent les principaux gérants de la Caisse populaire:

Antonio Larose
Jean-Marie Côté
Roland Côté 
Vincent Lachance
Jean-Hercule Dubé
Claude Bussières
Michel Latour

Pour donner une idée de la composition des comités de la Caisse, voici comment ils étaient constitués en 1949 :

Conseil d'administration :
président: J.-Raoul Matte
vice-président: Alphonse Sylvain
secrétaire-gérant: Roland Côté
directeurs: Jean-Marie Côté, Roméo Fortier, Gérard Gamache, Georges Parent, Raymond Savard, Joseph Villeneuve

Commission de crédit :
président: Lucien Clément
membres: Edmond Castonguay, Jean Leclerc

Conseil de surveillance :
président: Arsène Vaillancourt
membres: Arthur Pichette, Lionel Roberge

Après la fermeture de l'église en 1997, ce fut celle de la Caisse en 1999, qui était devenue un centre de service suite à la fusion avec la Caisse de la paroisse Saint-Joseph. À cette dernière, le directeur général était Gilles Sanfaçon. Enfin d'autres fusions conduisirent à l'établissement de l'actuelle Caisse populaire du Centre-Ville de Québec.

Michel.

dimanche 13 octobre 2013

Les débuts du "Collège" de NDG.


L'ancienne commissaire d'école de 1977 à 1994, Jeannine Dionne de Notre-Dame-de-Grâce, a partagé avec nous (par l'entremise de Simonne Dumont) son exemplaire de l'Histoire de la Commission des écoles catholiques de Québec (CECQ) (auteur: Marc Des Roches), paru à l'occasion du 150e anniversaire, en 1996. Cet ouvrage révèle entre autres de précieux renseignements concernant l'origine du "Collège" de NDG de la rue Durocher.

Le début d'écoles dans le quartier Saint-Sauveur daterait des années 1890. L'annexion par la Ville de Québec du village de Saint-Sauveur en 1890 causa l'ouverture d'une cinquantaine de classes aux effectifs sous contrôle du Bureau des commissaires: 17 classes des Frères des écoles chrétiennes, 5 classes des Frères Maristes de Saint-Malo, 15 chez les Soeurs de la Congrégation plus une dizaine tenues par des institutrices laïques.

Sur le territoire de la future paroisse NDG, le début du 20e siècle vit la construction par le Bureau en 1904 de l'école ("couvent") de l'Immaculée Conception (4 classes), rue Sauvageau (De Mazenod) et la location d'une maison en 1912 pour l'école Saint-Charles (4 classes) au coin des rues Arago et Durocher.

Dix ans plus tard, en 1922, sur l'emplacement de l'école Saint-Charles, fut construite l'école de garçons ("collège") Marguerite-Marie. Elle était constituée de deux édifices (précieuses photos), dos à dos sur la rue Durocher, l'une au coin d'Arago, l'autre au coin de Franklin.






















En 1926, cette dernière obtient le nouveau nom d'École Notre-Dame-de-Grâce, suite à la fondation de la paroisse en 1924 et à l'arrivée des Frères des écoles chrétiennes. Elle fut reconstruite et inaugurée en 1931 grâce à l'insistance des paroissiens.

Il y eut mise en place de nouvelles définition et classification qui prévoyaient l'existence d'écoles primaires supérieures que, très souvent, on appelait «collège». En 1941, le Bureau des commissaires statua sur le regroupement des élèves des écoles supérieures de garçons. Ainsi dans le secteur Saint-Roch et Saint-Sauveur, c'était l'école Notre-Dame-de-Grâce qui était sélectionnée pour être la seule école supérieure.

Il est à noter qu'à la désignation en 1947 des écoles primaires supérieures de filles, le Couvent Saint-Sauveur (de la Congrégation Notre-Dame) fut le seul admis à la basse-ville.

Un phénomène majeur fut la création du cours secondaire public. Les écoles qui reçurent les élèves bénéficiant de ce nouveau programme furent au début les écoles déjà existantes, qui suffirent puisqu'à son implantation il s'appliqua chaque année à une nouvelle année du cours, à partir de la 8e année. L'École supérieure NDG connut sa première cohorte de finissants de 12e année en 1941.

Mais déjà on voyait venir la vague des «baby boomers» qui submergeait le primaire depuis quelques années. La Commission dut construire de nouvelles écoles secondaires. C'est alors que, dans Saint-Sauveur, furent érigées l'école Marguerite-Bourgeoys (filles) en 1958 et l'école Cardinal-Roy (garçons) en 1964 (après l'école Joseph-François-Perrault (garçons) en 1961 à la haute-ville).

La laïcisation du Collège de NDG en 1964 coïncida avec la disparition des années du cours secondaire de cette institution.

Le résumé précédent permettra d'enchaîner avec un regard un peu plus approfondi sur le Collège supérieur de NDG.

Michel.

dimanche 6 octobre 2013

La vente du Couvent NDG s'ajoutait à plusieurs autres écoles primaires à vendre.

À la suite du message sur les mésaventures d'édifices de Notre-Dame-de-Grâce, des documents ont été retrouvés, qui précisent davantage le sort qui fut réservé au Couvent de NDG (photos). Le quotidien "Le Soleil", sous la plume du journaliste Damien Gagnon, situe ceci dans le contexte de plusieurs autres édifices qui étaient à vendre par la Commission scolaire au début de 1979 :

André Forgues, le président de la CECQ (Commission des écoles catholiques de Québec), lors d'une assemblée du Conseil des commisssaires le 29 janvier, déplorait l'attitude de la Société d'habitation du Québec (SHQ) qui, le 18 mars 1978, acceptait d'acquérir le Couvent NDG  pour une somme de 65000$. Cependant, la SHQ était toujours à la recherche d'un notaire pour avaliser la transaction entre les deux parties. Les pourparlers duraient depuis février 1976, à la suite de la fermeture de l'école en 1974.

La CECQ devait voir à l'entretien de l'édifice, les frais s'élevant à 15000$ dont les 2/3 étaient versés par la SHQ. Cette dernière voulait démolir la bâtisse (ce qu'elle fit en 1979) pour y construire des habitations à loyer modique (HLM) (vers 1980).

Lors de la même réunion, la CECQ annonçait qu'elle avait à vendre d'autres écoles primaires et deux résidences qui servaient à loger des enseignants religieux. La plupart des écoles étaient alors louées. La résidence et l'école Saint-Fidèle l'était au cégep de Limoilou ; l'école Notre-Dame-de-la-Paix l'était à l'Institut de marine ; la Nouvelle Maisonnée l'était au cégep F.-X.-Garneau et au Barreau ; enfin l'école Saint-Luc était louée aux Scouts.

Les écoles Saint-Charles, Saint-Esprit et Saints-Martyrs devaient être libérées en juin. Dans le cas de cette dernière, qui possédait aussi une résidence, elle logeait le COFI (Centre d'orientation et de formation des immigrants). Pour ce qui est de l'école Sainte-Claire de Limoilou, elle faisait l'objet de pourparlers avec le Patro Roc-Amadour.

La baisse de la clientèle scolaire avait obligé, au cours des années précédentes, la fermeture et la vente d'une bonne demi-douzaine d'écoles. Pour sa part, l'école Maria-Goretti était cédée au Ministère des travaux publics pour la somme de un dollar.

Pour revenir au Couvent NDG, un notaire fut finalement trouvé et une transaction de 75000$ fut complétée le 7 février 1979 avec la SHQ.

Michel
(les photos sont l'oeuvre de Roland Marcoux du Soleil)

dimanche 29 septembre 2013

Mésaventures et sort de quelques-uns de nos édifices.

Il y a plusieurs sujets concernant lesquels nous avons assez peu d'informations. C'est notamment le cas du sort plus ou moins heureux qui a été réservé à certains des édifices de la paroisse Notre-Dame-de-Grâce. Abordons-en quelques-uns.

Le Couvent de NDG avait été ébranlé le 4 mars 1971 lorsqu'une violente tempête de neige avait fait partir son toit. On sait que le Couvent a fermé en 1974 ou 1975. Il fut démoli en 1979. Le Bureau des greffes et des archives de la ville de Québec indique qu'un permis de construction d'un HLM à cet emplacement a été accordé en 1980. (Pour plus de détails, voir :
http://ndgquebec.blogspot.ca/2013/10/la-vente-du-couvent-ndg-sajoutait.html)





Quant au Collège de NDG, qui avait débuté son existence en 1916, il a connu un sort moins triste. On mit fin à l'enseignement en 1978. Une plaque au dessus de la porte d'entrée porte les dates 1916-1982. Les archives de la Commission scolaire révèlent que le collège a été vendu à la ville de Québec en 1983 ou 1984 pour le transformer en Centre communautaire Édouard-V. Lavergne. 

L'église de NDG a été victime d'au moins deux incidents. Le 15 septembre 1977, un incendie délogeait de nuit les religieuses de Saint-François-d'Assise du presbytère, le feu s'attaquant à la salle à dîner des prêtres. Au début des années 90, le curé en fonction étant André Ferland, une inondation détériorait le sous-sol de l'église, dont la Salle des oeuvres. Par le dévouement de marguillières, l'eau avait pu être pompée, grâce à Réjean Gignac.

Adjacente à l'église, la Salle paroissiale a connu dans les années 80 un effondrement à cause du poids de la neige. Le prêtre en charge de la paroisse était alors Jean-Marie Pépin. La salle dut être refaite, sous la supervision de Constant Langlais et Lucien Drolet. 











La chapelle Notre-Dame-de-Lourdes, bien que ne faisant pas partie de NDG mais souvent associée à cette paroisse, avait été construite en 1879 et elle fut démolie en 1968. Quand l'Orphelinat de Saint-Sauveur, qui était adjacent, subit le même sort, le quadrilatère fut et est encore occupé par le Foyer Notre-Dame-de-Lourdes (CHSLD), construit en 1971-1972

 Pour ce qui est de la Caisse populaire, après avoir logé dans le presbytère, elle occupa son propre emplacement au coin des rues Franklin et De Mazenod à partir de mai 1947. La Caisse de NDG fera bientôt l'objet d'un historique.

Merci à Simonne Dumont d'avoir partagé le fruit de ses recherches, pas toujours faciles.
Michel.