Paroisse Notre-Dame-de-Grâce

Ce site est consacré à la paroisse Notre-Dame-de-Grâce,
qui a été créée en 1924 et
réintégrée à la paroisse-mère Saint-Sauveur en 1997,
dans la ville de Québec.




EXPOSITION PERMANENTE





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Table des matières

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Historique de NDG en résumé

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Précisions

Les prêts qui me furent faits de nombreux documents me décidèrent à partager ces souvenirs avec la collectivité. Vos commentaires, souvenirs et suggestions sont les bienvenus, de même que vos corrections des erreurs ou omissions involontaires.

Notes :

Nous respectons le désir des individus de ne pas voir leur nom ou leur photo apparaître.

Pour lire les messages, toujours descendre après le "Hommage à Simonne Tardif (Dumont)".

La présentation est optimale en fonction de Windows XP, avec Firefox (Mozilla) comme navigateur et lorsque les fenêtres sont ouvertes à pleine largeur. À défaut de ces conditions, on risque de rencontrer des irrégularités.

On peut cliquer sur les photos pour les agrandir.

Les messages sont sujets à des mises à jour, sans autre avis.

Michel Gignac

Horaire de l'Exposition

À VISITER au
CENTRE COMMUNAUTAIRE ÉDOUARD-LAVERGNE,
390 Arago Ouest :

EXPOSITION permanente pour rappeler
la paroisse Notre-Dame-de-Grâce,
son curé fondateur et son église.

Elle peut être visitée surtout
le VENDREDI entre 9h et 21h,
le SAMEDI entre 9h et 15h,
(fermée le dimanche)

Pour ces jours et pour les AUTRES JOURS,
prière de s'entendre avec un préposé
(418-691-7190 ou 418-641-6252).

ENTRÉE GRATUITE

N.B. Liens vers les messages concernant l'Exposition :
inauguration
photos
crédits

Simonne Dumont (Tardif) 1920-2018

Simonne Dumont (Tardif) 1920-2018

Hommage à Simonne Tardif (Dumont), co-fondatrice du blogue et qui a écrit ce texte :

ÉLOGE DE L'ÉGLISE

Les cloches ont sonné pour la dernière fois dimanche le 29 juin 1997. Les portes de l'église Notre-Dame de Grâce dans Saint-Sauveur se sont fermées à jamais après une dernière messe solennelle dans l'église que remplissaient des résidents et d'anciens paroissiens heureux d'y revenir mais tristes de la voir fermer. La générosité de ces derniers avait permis de la conserver plusieurs années, permettant à la paroisse de célébrer son 70e anniversaire en 1994. Mais la baisse d'assistance aux offices avait fait diminuer les revenus, causant finalement la fermeture.

Depuis, des organismes ont essayé en vain de faire revivre ce temple merveilleux. Mais pendant ces années, la bâtisse s'est détériorée, ce qui fait que le Journal "Le Soleil" annonçait le 15 octobre 2008 : "L'église sera démolie d'ici Noël" pour faire place à des logements. Que de serrements de coeur pour ceux et celles qui y sont attachés !

Nous perdons donc définitivement notre belle église. Le curé-fondateur Édouard Lavergne en 1924 (voir photo), s'il voit son église débâtie, va certainement être très triste comme nous, les paroissiens. C'était un immeuble d'une grande qualité acoustique, classé édifice à "valeur patrimoniale élevée" par déclaration gouvernementale. Le glas a sonné mais je sais que toutes les personnes qui ont fréquenté ce temple en garderont de bons souvenirs.

L'église est maintenant démolie et, pour rappeler l'histoire de la paroisse, ce site "NDGquébec" se plaît à évoquer certains événements et certains aspects de la vie à NDG, à l'aide de photos, d'extraits de "La Bonne Nouvelle", le journal de la paroisse à ses débuts, etc. Les curés et vicaires dévoués, les constructeurs, les marguilliers, les bénévoles ne seront pas oubliés.

Simonne Dumont.
(Photo de l'église prise le jour de la fermeture.)

dimanche 27 janvier 2013

Le 10e anniversaire de NDG (partie 3) : les lettres reçues.

Pendant le banquet du 10e anniversaire de Notre-Dame-de-Grâce, en soirée, le curé Lavergne fut le premier à prendre la parole pour faire lecture de la correspondance reçue exprimant des souhaits à cette occasion. Voici intégralement comment la Bonne Nouvelle avait décrit cette portion de la cérémonie.

"Le soir, banquet, dans la grande salle du Collège, que la Commission des écoles catholiques a voulu prêter aux paroissiens pour cette circonstance. Autour des tables que la charité et le dévouement avaient bien garnies, près de six cents convives. Et il y eut des discours.

D'abord M. le Curé, qui présidait le banquet, donna lecture des lettres reçus. Il renouvela la lecture du court billet que Son Éminence le Cardinal Villeneuve avait eu la bienveillance de lui adresser. Le matin, à la messe, l'assistance l'avait écouté debout, par respect pour l'éminente dignité et la haute autorité de celui de qui il venait. Le soir ce fut la même chose :
"Bénédiction spéciale vœux et félicitations aux paroissiens et au curé et vicaires de N-Dame de Grâce à l'occasion du 10e anniversaire de la fondation de la paroisse.
Cardinal J-M. Rodrigue VILLENEUVE, a.m.i., Archevêque de Québec.
À ces témoignages si précieux et qui excite en notre reconnaissance, il faut ajouter celui-ci de Mgr Laflamme, P.A., Curé de Notre-Dame de Québec. Aux premiers jours de notre paroisse. Mgr Laflamme avait daigné nous honorer de sa bienveillance, en assistant à la bénédiction de notre église et en nous versant une très généreuse contribution :
Québec, 2 novembre 1934.
M. l'abbé Éd.-V. Lavergne, Curé de Notre-Dame de Grâce, Québec.
Cher M. le Curé, 
Je vous remercie cordialement de votre aimable invitation. J'eusse été heureux d'assister aux fêtes destinées à commémorer le dixième anniversaire de la fondation de Notre-Dame de Grâce; mais des devoirs importants me retiendront au poste le dimanche 4 novembre. Je veux pourtant m'unir d'esprit et de cœur aux paroissiens et à leur dévoué Curé pour remercier Dieu des bienfaits qu'Il a accordés au cours de ces dix années. 
Dix ans, ce n'est pas très long dans l'existence d'une paroisse. Mais c'est une période très importante, quand il s'agit des dix premières années. C'est la période de la construction des édifices religieux, de l'organisation paroissiale, de la création des œuvres qui en assureront la vie et la fécondité. 
Notre-Dame de Grâce est aujourd'hui une paroisse bien organisée. Permettez-moi d'en féliciter le pasteur et ses ouailles qui ont travaillé d'un commun accord au progrès et à la prospérité de leur jeune mais bien vivante paroisse. 
Je prierai Dieu avec vous qu'Il continue de répandre ses bénédictions sur Notre-Dame de Grâce, sur le digne pasteur et ses dévoués auxiliaires, ainsi que sur tous les paroissiens. 
Veuillez me croire, cher M. le Curé, votre humble confrère in Xto. 
Eug.-Ch. Laflamme, Ptre.
Et l'Évêque de Valleyfield, qui nous a toujours honorés de son amitié, nous a écrit la lettre suivante, si cordiale et si aimable :
M. l'abbé É.-V. LAVERGNE, ptre.
Curé de Notre-Dame de Grâce Québec.

Cher Monsieur le curé,

J'apprends à l'instant que vous vous préparez à célébrer, dimanche, comme il convient, le 10è anniversaire de la fondation de "N.-D. de Grâce". Cet événèmént me touche bien au fond du coeur, car il me rappelle ce qu'éprouva, à l'automne de 1924, le jeune Évêque de Titopolis, quand il fut délégué par S. Ém. le Card. Bégin pour l'inauguration de sa chapelle temporaire où naquit votre si ardente et si sympathique paroisse.

Je voudrais être au milieu de vous autres pour revivre ces instants inoubliables et tant d'autres qui les ont suivis.

Retenu moi-même par la construction de ma Cathédrale je dois me priver de ce plaisir. Cependant je ne veux pas être tout à fait absent. Permettez donc, cher curé, au dernier survivant des trois Évêques qui se sont penchés sur votre berceau, de s'unir à vouS tous dans l'Action de grâce, et de féliciter curé et paroissiens du beau travail accompli chez vous pendant cette dernière décade.

Je fais des voeux pour que les belles oeuvres déjà opérées soient suivies de beaucoup d'autres, pour que les paroissiens de Notre-Dame conservent toujours leur bon esprit, leur générosité envers leur chère église et envers les pauvres pour que leur piété sincère continue de les soutenir pour les temps d'épreuve que nous traversons tous.

Je m'unis de tout coeur à votre vénéré Cardinal pour demander au bon Dieu de bénir tous mes bons amis de Notre-Dame de Grâce et leur intrépide curé.

Ad multos annos!
Votre bien sincère en N.S.

J. ALFRED LANGLOIS, Év. Vall.
Le Curé de St-Jean-Baptiste, cette belle paroisse qui nous domine sur les hauteurs du cap, a écrit au secrétaire du Comité d'organisation :
Québec, 2 novembre 1934.
Monsieur J.-R. Matte.
209, Arago, Québec. 
Mon cher Monsieur,  
Veuillez m'excuser si je n'assiste point aux fêtes du dixième anniversaire de la fondation de Notre-Dame de Grâce.
Je suis pris par la grippe et ne pourrai pas sortir d'ici à quelques jours. Je vous remercie de m'avoir adressé au nom de votre Comité votre aimable invitation. Je vous souhaite des fêtes parfaitement conformes à votre désir et je vous prie de m'excuser.  
Votre tout dévoué en N.-S. 
J.E. Laberge, Ptre.
Parmi les anciens vicaires, Messieurs les abbés (Napoléon) Tanguay et (Arthur) Lévesque se sont souvenus de la générosité des paroissiens à leur départ. Ils ont écrit des lettres d'excuse, et M. Lévesque a même eu la bonté d'y joindre une offrande pour les œuvres paroissiales.

Un excellent Jésuite, que notre Curé a le bonheur de compter parmi ses amis, lui a écrit:

Sault-au-Récollet, 6 nov. 34. 
Il faut saluer chapeau bas et féliciter de leurs œuvres magnifiques les bons ouvriers du Seigneur, même aprês dix ans seulement de dévouement intense. 
Telles noces dites de fer-blanc revêtent déjà parfois couleur encore plus précieuse, celle de l'or. J'envie ceux qui ont pu vous honorer de leur présence et contribuer au grand succès de la fête. À pareille distance, je m'unis au moins à vos actions de grâces et j'implore sur vous, sur votre exemple, sur vos œuvres si belles et toute votre paroisse, l'abondance des bénédictions du ciel. 
Que Dieu vous garde santé et vous accorde longue vie, en vue de sa gloire et du plus grand bien des âmes qui vous sont si chères. "Prospere procede et regna!" Avec respect et religieux dévouement, 
Votre humble serviteur en J.-C. 
J.A. Plamondon, a.j.
De l'Honorable M. Dupré. dans un télégramme :
Ottawa Ont. 1:18 P.M. Nov. 3 1934 
M. l'abbé Éd.-V. Lavergne, Curé de Notre-Dame de Grâce, Québec. 
J'ai bien reçu l'invitation du secrétaire du Comité, M. J.-R. Matte pour assister à la messe et au banquet à l'occasion du dixième anniversaire de la fondation de la paroisse. J'ai espéré jusqu'à la dernière minute pouvoir accepter votre si aimable invitation; malheureusement je suis retenu ici à Ottawa par affaires extrêment importantes et urgentes. Je serai donc privé de l'honneur et du plaisir d'être parmi vous. Veuillez me permettre de vous présenter ainsi qu'à tous vos paroissiens avec mes chaleureuses félicitations l'expression de mes meilleurs souhaits pour l'avenir. Que de progrès accomplis chez vous depuis dix ans; puissiez-vous continuer au grand avantage et à l'honneur des fidèles paroissiens de Notre-Dame de Grâce et de leur digne Curé. 
Maurice Dupré.
De l'Honorable Ministre des Travaux publics :
Québec, 2 novembre 1934.

M. l'abbé Éd.-V. Lavergne, Curé de Notre-Dame de Grâce, Québec,

Mon cher ami,

J'ai bien reçu ton aimable invitation d'assister, dimanche prochain, à huit heures et demie du soir, au banquet qui sera donné à l'occasion du dixième anniversaire de fondation de ta paroisse. 
Il m'aurait fait plaisir de prendre part à cette fête, mais je dois, malheureusement, m'absenter dimanche matin pour ne revenir à Québec que lundi. Je ne pourrai donc te rencontrer ce jour-là. 
Je te prie d'accepter mes sincères remerciements et de croire à mon entier dévouement. 
J.-N. (Joseph-Napoléon) Francœur.
De M. Oscar Drouin, ancien élève du Curé :
Québec, 2 novembre 1934.
Monsieur J-R. Matte, Secrétaire du Comité, Banquet et Messe, Notre-Dame de Grâce, 209, rue Arago, Québec.

Cher Monsieur,

J'accuse réception de votre invitation m'invitant, ainsi que Madame Drouin, à assister à un banquet dimanche prochain, le 4 novembre, à l'occasion du dixième anniversaire de la fondation de la paroisse.

Je vous remercie beaucoup pour cet envoi et vous voudrez bien remercier les membres du Comité pour moi. J'y serai présent avec plaisir, à moins que je sois forcé de partir pour Montréal demain, ce qui pourrait arriver à un moment donné. Mais si je suis à Québec, je m'accorderai ce plaisir.

Votre tout dévoué, 
Oscar Drouin. 

De notre architecte : 
Cap-Santé, le 31 oct. 1934 
Cher M. Lavergne, 
Je m'associe de tout cœur à la commémoration de la fondation de votre belle paroisse, et je vous remercie de l'invitation que vous me faites d'assister à la messe et au banquet qui auront lieu à cette occasion. 
Je ne pourrai pas, je le crains, assister à la célébration du 10e anniversaire de Notre-Dame de Grâce, car mon père est si malade que je m'attends qu'il ne verra pas la fin de la semaine... 
Toutefois, soyez assuré que le 4 novembre je n'oublierai pas ce petit coin de Québec, auquel je suis resté attaché intimement. 
Je vous prie, M. le Curé, de croire à mes respectueux sentiments, 
Gérard Morisset, 1, rue Turnbull, Québec."
Michel.

dimanche 20 janvier 2013

Le 10e anniversaire de NDG (partie 2) : la messe solennelle


Après avoir bénéficié de la totalité de la une de l'Action Catholique, la veille du 10e anniversaire, la paroisse NDG a vu ses cérémonies décrites, le lendemain, en détails en page 3 du même quotidien. Le grand titre était "Grandes fêtes religieuses et paroissiales Notre-Dame de Grâce" et le sous-titre "Mémorable fête de famille".

Cet article de Jean-Thomas Perron du 5 novembre 1934 avait comme résumé:
"Brillante célébration du 10ème anniversaire de la paroisse. - Messe solennelle célébrée par M. l'abbé G. Dechêne et sermon par M. l'abbé Jules Lockwell. - Grand banquet le soir. - M. le curé É.-V. Lavergne insiste sur l'union qui règne au sein de sa paroisse et passe en revue les magnifiques progrès réalisés au cours de cette première décade. - Les oeuvres paroissiales n'ont pas souffert de la crise. - M. le curé rend hommage à la générosité et à la bonne volonté de ses paroissiens. - Discours du maire, des échevins Morin et Trépanier, du R.P. Choquette, de l'abbé Lockwell et du Dr. Philippe Hamel."
Suivons aussi la description que "La Bonne Nouvelle" fit de cette mémorable journée.
"Ce fut une belle journée. D'abord la messe solennelle, qui a appelé aux pieds des autels une foule reconnaissante. Elle remplissait toute l'église. Aux messes précédentes, même à celle-ci qui était tardive (10h.45), nous avons distribué des centaines de communion.

À l'Autel, M. l'abbé Guillaume Dechesnes, professeur de philosophie au Séminaire de Québec. Enfant de la paroisse, c'est lui qui, il y a dix ans, chantait la première messe paroissiale dans le soubassement du Couvent, et celle de la bénédiction de l'église, l'année suivante. Les services qu'il a rendus à la paroisse en toutes circonstances ne se comptent plus."
Il était assisté à l'autel du père Arthur? Normand, de Saint-Sauveur, et de l'abbé Lactance Blais, vicaire.
"À l'orgue, la Chorale sous la direction de M. Moïse Fradet. Lui aussi était là au début de la paroisse. Malgré la maladie et les épreuves, son dévouement s'est maintenu avec un courage inlassable. Ses chantres savent l'apprécier. Était là aussi la Petite maîtrise, ceux que nous appelons les "Petits chanteurs en toge" à cause qu'ils portent, par-dessus leur costume aux couleurs de la Vierge, une toge taillée dans le style des professeurs de l'université. Maintenant, c'est le Frère Eugène qui en a la direction. Longtemps le Frère Anselme se dévoua à la former. À certains moments quelques-uns atteignirent presque la célébrité en chantant à la radio, soit au bénéfice des pauvres, soit pour le compte de la Cie "Pony Brand". Tous ceux du début sont partis, quelques-uns sont passés à la chorale des hommes. L'organiste actuelle Mlle (Marie-Anna) Hamel a remplacé Mlle Bernadette Lavergne, devenue Mme Aurélius Blouin.

Et nous avons eu une belle messe bien choisie et bien chantée. En chaire, M. l'abbé Jules Lockwell, aujourd'hui curé de Donnacona. Ce fut le premier vicaire. Il a connu les débuts de la paroisse. Il sait les sacrifices qu'il faut jeter dans les assises d'une œuvre, pour en assurer la vie, et il ne les a pas menagés. Il a été l'homme de toutes les organisations, pénibles, difficiles, qui réclament non seulement du dévouement mais du savoir-faire. Il nous a donné l'un de ses meilleurs sermons, plein de cœur et de doctrine." 
Il félicita les paroissiens pour la générosité constante dont ils ont fait preuve et qui a assuré la parfaite organisation paroissiale dont ils jouissaient après dix ans.

Se joignirent à cette célébration : le maire Joseph-Ernest Grégoire, les échevins Trépanier et Morin, le Dr. Philippe Hamel, Albert Maheux (président de la section locale de la Société Saint-Jean-Baptiste), F.-X. Jobin, Benoît Morin et Georges Parent (paroissiens).

(à venir : le banquet)
Michel.
(merci à Bibliothèque et Archives Nationales du Québec)

dimanche 13 janvier 2013

Le 10e anniversaire de NDG à la une de l'Action Catholique.

Le samedi, 3 novembre 1934, la veille du 10e anniversaire de la paroisse Notre-Dame-de-Grâce, le quotidien L'Action Catholique consacrait toute sa première page à cet événement !  Avec comme titre : "10e anniversaire de la paroisse Notre-Dame-de-Grâce, à Québec, 1924-1934", la page montrait des photos du curé Édouard-V. Lavergne, des vicaires Paul Bouillé, Adrien Lanouette et Lactance Blais, et des marguilliers Ernest Giroux, Benoist Morin et Omer Barbeau.

La page 1 était ornée aussi de photos du Couvent NDG (des Soeurs de Saint-François-d'Assise), du Collège NDG (des Frères des écoles chrétiennes), de l'église de NDG, de son maître-autel et de la Grotte Notre-Dame-de-Lourdes.

Voici le texte qui accompagnait les photos et qui continuait dans une autre page (incluant les erreurs; pour les dates exactes, on consultera l'historique succinct de NDG ici) :
"La vieille cité de Champlain compte actuellement 22 paroisses. La plus ancienne est Notre-Dame-de-Québec, dont la fondation remonte à 1621. La plus jeune est celle du Saint-Esprit, fondée en 1930. Les autres paroisses furent fondées au dates suivantes : Saint-Roch en 1829, Saint-Sauveur en 1843, Saint-Patrice en 1856, Notre-Dame-de-la-Garde en 1877, Saint-Jean-Baptiste en 1886, Stadacona en 1884, Limoilou en 1896, Saint-Malo en 1898, Notre-Dame-du-Chemin en 1900, Jacques-Cartier en 1901, Saint-François-d'Assise en 1914, Sacré-Coeur-de-Jésus en 1917, Saint-Coeur-de-Marie en 1918, le Très-Saint-Sacrement en 1921, Saint-Pascal (Maizerets) en 1923, Notre-Dame-de-Grâce en 1924, Saint-Dominique en 1925, Saint-Joseph en 1925, Saint-Fidèle en 1927 et celle des Saints-Martyrs (Belvédère) en 1928.

Nous voulons parler aujourd'hui de la paroisse Notre-Dame-de-Grâce qui célébrera demain le 10e anniversaire de sa fondation. À cette occasion, il y aura une messe solennelle à 10 heures 45. Le sermon de circonstance sera donné par M. l'abbé Jules Lockwell, curé de Donnacona, qui fut le premier collaborateur (comme vicaire) du curé-fondateur de cette paroisse, M. l'abbé Éd.-V. Lavergne.

Le soir, à 8 heures 30, aura lieu à salle de l'école des Frères, avec la permission du président de la Commission scolaire, un grand banquet qui réunira un grand nombre de paroissiens. Son Honneur le maire Grégoire sera présent avec plusieurs de ses collègues de l'Hôtel-de-Ville. On compte aussi sur la présence de plusieurs autres personnages, notamment une couple de ministres.

À l'occasion de cet anniversaire, on nous permettra de donner quelques dates, de signaler quelques événements importants qui se sont déroulés en cette paroisse dont les annales, malgré leur jeunesse, sont déjà chargées.

L'érection canonique de la paroissse Notre-Dame-de-Grâce fut faite le 9 octobre 1924, par un décret de S. Ém. le cardinal Bégin. Le lendemain, M. l'abbé Éd.-V. Lavergne, alors rédacteur à l'Action Catholique, était nommé curé fondateur. M. l'abbé Jules Lockwell, vicaire au Sacré-Coeur-de-Jésus, était nommé vicaire à N.-D.-de-Grâce.

Le premier office paroissial eut lieu le 1er novembre, dans la salle de l'École paroissiale de l'Immaculée-Conception. La bénédiction de la première cloche eut lieu le 14 novembre par S. Exc. Mgr A. Langlois. Cette cloche reçut les noms suivants: Marie-Nazaire-Eugène-Alfred-Édouard-Jules.

Au début de 1925, la paroisse se composait de 702 familles, soit 3492 âmes.

L'élection des premiers marguilliers eut lieu le 25 janvier 1925. Furent élus: marguilliers du ban : MM. Stanislas Gagnon, Alphonse Paquet et Théodule Roberge; anciens marguilliers: MM. Wilfrid Charest, Alfred Pichet, Marcel Rochete et Alfred Larose.

En mars 1925 commencèrent les travaux de construction de l'église, d'après les plans préparés par M. l'abbé Jean-Thomas Nadeau et M. le notaire Gérard Morisset. La bénédiction de la pierre angulaire eut lieu le 21 juin; elle fut présidée par S. Ém. le cardinal Bégin.

Le 8 décembre 1925, fondation de la Maîtrise de N.-D.-de-Grâce.

Le 2 mai 1926, bénédiction de l'église, par S. Exc. Mgr A. Langlois.

Le 14 mars 1927, arrivée des cloches.

Le 6 septembre, ouverture de l'école St-Tharcisius.

Le 16 octobre 1928, première messe pour les malades et les infirmes.

Le 15 août 1929, bénédiction de la Grotte de N.-D.-de-Lourdes par S. Exc. Mgr Omer Plante.

Le 1er septembre 1931, bénédiction de l'école paroissiale des garçons, par S. Exc. Mgr Omer Plante.

Le 3 avril 1932, noces d'argent sacerdotales de M. l'abbé Lavergne, curé.

Le 24 juin 1933, célébration de la fête nationale, avec la présence de Lord et Lady Bessborough, du cardinal Villeneuve et du Délégué apostolique.

Ces notes sont extraites de la "Bonne Nouvelle" dont le premier numéro fut distribué le 25 octobre 1924."
Dans les prochaines semaines, nous vivrons comme si nous y étions la cérémonie du 10e anniversaire, décrite elle aussi dans l'Action catholique et dans la Bonne Nouvelle.

Michel.
(Félicitations à Bibliothèque et Archives Nationales du Québec qui rendent disponibles sur leur site internet plusieurs revues et journaux, incluant L'Action Catholique.)

dimanche 6 janvier 2013

La pauvreté : un problème constant à NDG en 1934.

Tout au long de l'année 1934, la pauvreté à NDG a été une préoccupation. Voici quelques aspects de ce problème qu'on pouvait retrouver dans La Bonne Nouvelle.

Les taudis.

Il y avait dans la rue Joliette, dans la rue Colbert et un peu partout à travers la paroisse des logements que le Bureau de santé pouvait considérer comme inhabitables. Une amélioration de la situation pouvait être espérée si ce Bureau de santé voulait collaborer avec le programme du Maire Grégoire. Un inspecteur des taudis a déjà été très dévoué. Il l'était considéré trop par certains propriétaires à qui ça ne faisait pas l'affaire. On l'a supprimé, ou du moins paralysé.

Les prix des places aux messes.

À toutes les messes, chacun devait normalement payer sa place 10 cents, ou encore des billets étaient en vente à trois pour 25 cents. Afin que les pauvres n'aient aucun prétexte de manquer la messe, ces billets pour les chaises leur étaient donnés à la demande, en sorte qu'ils n'aient pas la gêne de n'avoir rien à présenter quand passait le collecteur. Ainsi dans l'église, il n'y avait plus ni riches, ni pauvres, mais des paroissiens unis dans la charité: les riches donnaient un peu plus afin de suppléer à ce qui manquait du côté des pauvres.

Des enfants s'absentaient de l'école à cause de la pauvreté.

Dans une causerie à la station de radio CHRC, au printemps de 1934, le curé Lavergne s'indignait du dénuement dans lequel vivaient des enfants de la paroisse :
"Ainsi dans ma paroisse, j'ai près de soixante enfants, probablement plus, qui ne vont pas à l'école parce qu'ils sont nu-pieds. J'ai des familles où l'on ne prend qu'un repas par jour. On se lève tard, pour manger moins en dormant plus, parfois sans paillasse et sans lit, sur un amoncellement de chiffon. Presque chaque jour des femmes viennent demander du secours, des lettres de recommandation, etc. J'ai déjà chaussé et habillé deux douzaines de petits garçons et de petites filles; mes ressources ne peuvent suffire. L'autre jour, un pauvre homme de mes paroissiens que je croyais à l'aise rôdait devant le presbytère. Il s'est décidé à dire: "J'ai perdu ma position depuis six mois: nous avons mangé nos dernières économies avant hier. Je suis sorti pour demander du secours. Mais je n'ai pas pu, j'avais trop honte. Je n'ai jamais mendié. Hier, on n'a pas mangé. Ma femme et mes enfants sont restés couchés. À matin, j'ai été réveillé par les plus jeunes qui pleuraient et demandaient à manger. Ça m'a décidé à venir vous voir, mais si vous n'aviez pas commencé, j'étais pour partir comme ça." "
 
Rappelons que le Curé sollicita les auditeurs pour donner à l'ouvroir le linge qui encombrait les garde-robe, les tiroirs et les commodes et qu'il disposait d'une auto, au service des pauvres. "Appelez 8980", demandait-t-il (voir l'image).

Le 6e anniversaire de la crise économique.

Dans la causerie du 6 novembre 1934, le curé analysait la situation qui perdurait depuis quelques années :
"Depuis six ans bientôt que dure cette interminable et désastreuse crise. Quoiqu'en disent les optimistes, il n'apparaît pas que la situation s'améliore. Si quelqu'un en doute, qu'il vienne et nous le conduirons dans les familles jadis à l'aise, aujourd'hui à la veille d'être jetées sur le pavé. Nous lui montrerons des enfants mal vêtus, à la figure échignée, aux membres décharnés, chez qui tout annonce le manque d'une alimentation convenable et suffisante, et qui ont connu des jours meilleurs. Voici la sixième fois que l'hiver vient. Ayons la loyauté de l'admettre: le mal achève de ronger les économies de ceux qui, en prévision de l'avenir, avaient sagement accumulé le fruit de leurs restrictions et de leurs sacrifices."
C'étaient 6 années sur les 10 ans d'existence de NDG qu'il ne fallait cependant pas s'empêcher de fêter (à venir ! ).

Michel.

mercredi 26 décembre 2012

Bonne année 2013 !

Notre-Dame-de-Grâce a été à l'honneur pendant l'année 2012 avec, comme points culminants, la parution d'un livre qui retrace son histoire et celle du quartier, et avec le 50e anniversaire de sa Corporation des Loisirs. Merci donc en particulier à Dale Gilbert, aux éditions Zemë et à Yvan Gignac.

Je veux aussi remercier les collaborateurs et les lecteurs de NDGquébec sans qui ce site n'en vaudrait pas l'existence. L'hébergeur "Blogspot" permet d'avoir accès à quelques statistiques de fréquence. Par exemple, dimanche, 43 pages ont été consultées. Le mois dernier a vu 1553 pages être consultées. Et depuis l'ouverture du site, 27458 pages ont été vues. La page des marguilliers de NDG a été visionnée plus de 500 fois. Ces chiffres ne battent pas des records de visionnements mais, tout de même, ils sont un hommage à toutes les personnes qui ont généreusement partagé leurs souvenirs, au bénéfice non seulement des gens de l'ancienne paroisse ou du quartier, mais aussi du Canada en général, de la France, des États-Unis, de la Russie (plus de 800 pages), de l'Allemagne, de la Suisse, de la Slovénie (300 pages), de la Belgique, du Brésil et d'autres pays aux quatre coins du globe.

La nouvelle année 2013, que je vous souhaite merveilleuse, connaîtra le rappel à la mémoire d'autres de nos ancêtres et, si l'occasion se présente, présentera les activités de résidents actuels. Merci à l'avance pour vos participations dont nous profiterons.
Michel.

(Merci à Danielle Hawey pour ses souhaits à mon égard et à celui de Simone Dumont. L'image vient d'une Bonne nouvelle de 1929.)

lundi 17 décembre 2012

Noël de 1934 à NDG.

La période précédant Noël à Notre-Dame-de-Grâce en 1934 comporta entres autres une rencontre au Collège où les parents des élèves avaient été convoqués le 23 décembre. Dans la grande salle, c'était le compte-rendu des récentes compositions rédigées par les étudiants. Cette séance était présidée par le curé Lavergne et les vicaires Lactance Blais et Adrien Lanouette.

Le cantique de Noël "Ô sainte nuit" exécuté par la Maîtrise servit d'ouverture. Chaque classe figurait au programme par la présentation d'un chant ou d'une récitation. Après la présentation des voeux, il y eut lecture des notes.

Ensuite vingt élèves des deux classes de quatrième année offrirent une "joute" sur le catéchisme. Chaque concurrent questionna un adversaire du camp opposé. La joute fut sans victoire apparente car les deux classes annulèrent la partie par la perte chacune d'un demi-point seulement.

Le curé adressa quelques mots de félicitations aux élèves et à la nombreuse assistance. Puis l'aumônier de l'établissement, l'abbé Lactance Blais, fit un discours où il exprima son bonheur toujours croissant d'exercer son ministère au milieu de cette population écolière.

Pour la Messe de minuit de Noël, des cartes furent mises en vente comme par les années précédentes, aux coûts de 50, 35, 25 et 15 cents. La gratuité souhaitable n'était pas possible car l'église ne pouvait recevoir plus de 1200 personnes.

Quant au Jour de l'an, le cardinal Villeneuve ne jugea pas à propos de renouveler l'autorisation à la paroisse de célébrer une Messe de minuit. Elle fut remplacée par une Heure sainte à 19 h.

Dans la Bonne Nouvelle parurent les voeux suivants (retranscrits ici pour le bénéfice de Google) :
"À tous nos chers PAROISSIENS,
à tous nos lecteurs et amis,
à tous ceux que nous avons parfois peinés dans l'accomplissement de ce que nous avons cru notre devoir,

nous souhaitons un Joyeux Noël, une bonne, sainte et fructueuse année pour le Ciel.

Le Curé et ses auxiliaires."
C'est aussi le moment pour "NDG Québec" d'offrir à ses collaborateurs et à ses lecteurs un très joyeux Noël !

Michel.

dimanche 9 décembre 2012

D'autres audios et vidéo pour Noël

Pour ajouter aux vidéo et audio de Noël partagés l'an passé, voici d'abord un beau souvenir sonore pour se rappeler la voix du curé Gérard Lefebvre ; il lisait l'évangile de Noël en 1974 :

http://www.4shared.com/mp3/Z72hUMc9/05_vangile__trait_.html

À la même occasion, la Chorale Paroissiale de NDG chantait "Seigneur prends pitié" sur l'air de "Sainte Nuit" :

http://www.4shared.com/mp3/5zHS-Zlr/Chorale_paroissiale_NDG_-_02_S.html

Merci à nouveau à Pierre Robert qui avait extrait ces audios de son enregistrement de 1974.

Du côté vidéo, la Chorale Paroissiale de 1994 nous offrait "Jésus enfant", un cantique de Noël que j'ai mis sur le site de Youtube car il est devenu rare puisqu'il ne s'y trouvait encore aucune version chantée :


 On doit ce vidéo à Jimy Valis et Normand Blondeau, et Simonne Dumont l'a partagé avec nous.

Bon temps des Fêtes !
Michel.

jeudi 29 novembre 2012

Décès du père Claude Lavergne, neveu du curé Lavergne.


Un avis de décès nous informe de la mort du neveu du curé Lavergne, le Père Claude Lavergne. Pour connaître des éléments de sa biographie, voici directement le contenu de cette annonce nécrologique :

" Au monastère des Rédemptoristes, le 24 novembre 2012, est décédé le Père Claude Lavergne (à gauche sur la photo familiale), rédemptoriste, fils de feu Talma Lavergne et de feu Alméria Têtu. Il naît à Sainte-Anne-de-Beaupré le 29 janvier 1924,  huitième d’une famille de onze enfants :  feu Fernande, feu René, feu Marie-Paule, feu Georgette, feu Maurice, feu Jean, feu Roger, Thérèse, Andrée, Bernard. 
  Après de brillantes études au Juvénat des Rédemptoristes, il entre au Noviciat et fait profession le 15 août 1944.  Ses études philosophiques et théologiques suivent au scolasticat d’Aylmer.  Il est ordonné prêtre le 24 juin 1950 à la Basilique de Sainte-Anne-de-Beaupré par Mgr Charles-Omer Garant, évêque auxiliaire de Québec.  De 51 à 53 il étudie à la Faculté des Lettres de l’université Laval.  De 53 à 60 il est professeur titulaire de Versification au Séminaire Saint-Alphonse ;  en 60-61 il continuera dans la même ligne, mais au petit Séminaire de Moncton dont il deviendra le directeur de 61 à 67. De plus, à partir de 65 il fait partie du corps professoral de la Faculté des Arts de l’Université de Moncton.  Il rentre au Québec en 1967 pour être Supérieur et directeur des étudiants au Pavillon Saint-Rédempteur du Séminaire Saint-Augustin à Cap-Rouge.  En 1972, il devient Recteur du Séminaire St-Augustin jusqu’en 84, année où il rentre à Sainte-Anne-de-Beaupré pour y être secrétaire à la rédaction de la Revue Sainte-Anne, tâche qu’il assumera jusqu’en 2010.  C’est pendant cette dernière étape de sa vie active qu’il a commencé à publier une nouvelle traduction de nombreuses œuvres pastorales de notre père saint Alphonse, tout en participant généreusement au ministère à la Basilique.  Le Père Claude : un homme de foi, un homme de culture, un homme extrêmement généreux, un digne fils de saint Alphonse.
N.D.B.  L'homélie prononcée par le père Réal Gingras, lors des funérailles du père Lavergne, apporte davantage de précision sur le parcours de ce dernier. Il fut aussi fondateur du Petit Séminaire de Moncton. De plus il passa "presque 30 ans à la Revue Sainte Anne et confesseur au Sanctuaire. Quelques 25 volumes sans compter divers articles sont signés par le Père Claude. Cette signature s’est apposée à partir d’un écran grossissant qui compensait la vision réduite du Père Claude. En novembre 1981, il publiait son premier éditorial dans la Revue Sainte Anne. Cet éditorial s’intitulait : « Suivez la flèche! ». Tout cela est enrobé par un attachement à sa famille et à sa communauté. De plus, il ne faut pas oublier son amour pour la pêche et tous ses efforts pour cultiver les plantes partout où il a passé (avec ou sans succès!). Il est parti, un samedi, le 24 novembre, la veille de la fête du Christ-Roi, presque au terme de l’année liturgique. Il est maintenant en présence de celui qui a guidé ses pas : « il a suivi la flèche ». "
Les Rédemptoristes et la famille recevront les condoléances dans la salle du Bon Pasteur au :
Monastère des Rédemptoristes
10 018 avenue Royale
Sainte-Anne de Beaupré
Jeudi le 29 novembre 2012 à partir de 19h00, et vendredi le 30 novembre de 9h00 à 10h15.

Les funérailles se célèbreront à la Basilique Sainte-Anne de Beaupré, le vendredi 30 novembre 2012 à 10h30.

Le service funéraire est assuré par :
Les Services commémoratifs Pierre Dupont
45, rue Sainte-Marguerite
Beaupré

Vous pouvez offrir vous condoléances par télécopieur au (418) 827-1162.
Site internet : www.scpdupont.ca "
Merci à Simonne Dumont, aux Services commémoratifs Pierre Dupont et, pour la photo familiale et l'homélie, à la famille Lavergne, particulièrement Andrée Lavergne-Darveau. Pour davantage de détails concernant la photo, voir les commentaires qui suivent, de la part de Christian Lavergne, que nous remercions pour la correction.
Michel.

dimanche 25 novembre 2012

Le coeur de NDG pourrait redevenir un lieu de passage important

L'on a déjà parlé de l'important lieu de passage qu'avait été la rue De Mazenod (Sauvageau), qui servait de lien entre la basse et la haute-ville depuis quelques siècles. Une histoire analogue pourrait se répéter dans les prochaines années pour la rue voisine : la rue Victoria. Un article titré "Réfection de la rue de Carillon : un bilan mitigé" d'Éric Martin dans "Le Carillon" (journal du quartier Saint-Sauveur), confirme les rumeurs que j'avais entendues à ce sujet :

Voici comment l'article du Comité de citoyen-ne-s du quartier Saint-Sauveur (CCCQSS) fait cette révélation :
"Aussitôt informé, notre comité de suivi du Plan de mobilité durable de quartier, formé conjointement avec le Conseil de quartier de Saint-Sauveur, a entrepris des démarches auprès de la Ville de Québec pour que la portion de la rue de Carillon (photo coin Carillon et Chénier) soit aménagée en incluant des principes de rue partagée. Ce choix nous paraissait logique puisque la rue s'aligne sur Victoria en axe nord-sud et constitue un passage pratiquement droit entre la Haute-Ville et la rivière (Saint-Charles). De plus, il est prévu que ce soit l'axe de la future passerelle piétonne qui enjambera la Saint-Charles. L'idée que nous mettions de l'avant était de profiter du caractère majeur des travaux pour innover et aménager la rue d'une manière qui favorise le partage de la chaussée et de l'espace ainsi que les déplacements à pied ou à vélo. Cela aurait pu prendre la forme de suppression de trottoirs par endroit, d'installation de mobilier urbain, d'une signalisation spécifique avisant les automobilistes qu'ils pénètrent dans une zone partagée et de projets de verdissement. Or nous avons constaté que les choses n'avaient pas été pensées de cette façon."

La suite dans ce site :
http://www.cccqss.org/IMG/pdf/Carillon_Novembre2012_web.pdf

Ainsi donc il pourrait y avoir un lien direct entre le fleuve et le côté nord de la Saint-Charles, qui éviterait de devoir se rendre jusqu'à la Pointe-aux-Lièvres à l'est ou au pont de Marie-de-l'Incarnation à l'ouest pour traverser la Rivière. Le parcours à partir du Fleuve pourrait consister en :
les Plaines d'Abraham, la rue Cartier, (le Chemin Sainte-Foy brièvement), la côte Sherbrooke, l'escalier de la rue Victoria,  la rue Victoria, le parterre de l'église Saint-Sauveur, (la rue Des Oblats brièvement), la rue Carillon, une future passerelle au-dessus de la Saint-Charles. Et nous voilà rendus tout près du Centre de réhabilitation, de Place Fleur-de-Lys et d'Expo-Québec sans avoir eu à faire un long détour !

La ville de Québec a beaucoup de liens piétonniers Est-Ouest. Un passage Sud-Nord de plus ne serait pas de trop à mon avis, incluant une rue Victoria embellie, au coeur même de Notre-Dame-de-Grâce !

Tandis qu'on parle de "paroisses" voisines de NDG, seulement un mot pour souligner que la paroisse Saint-Joseph est en train de subir le même sort que NDG quant à son église. Sa démolition est amorcée sérieusement (comme on le voit sur la photo), à commencer par le clocher.

Michel.
(Merci au CCCQSS et, pour la photo de l'église, à Québec-Express :
http://www.lequebecexpress.com/Actualites/2012-11-09/article-3117637/Eglise-Saint-Joseph-%3A-le-chantier-de-demolition-a-debute) qui n'est plus disponible.

dimanche 18 novembre 2012

Le curé Lavergne injustement accusé de propagande électorale.


À une élection le 19 février 1934, l'avocat Joseph-Ernest Grégoire (photo de gauche) succédait à Henri-Edgar Lavigueur comme maire de Québec. Il défaisait le candidat Oscar Drouin (photo de droite). Le curé Lavergne et d'autres prêtres furent accusés par le journal L'Événement ("l'organe des trusts") de propagande en faveur de M. Grégoire.

Les accusateurs du curé Lavergne faisaient référence à un prône prononcé la veille. Il mit dans la Bonne Nouvelle la transcription de cette déclaration. On n'y trouvait aucune personne nommée. Voici la conclusion de son prône :
"Demain quand vous voterez, avant de tracer en face du candidat de votre choix la croix (...), posez-vous cette question:

-Si j'allais mourir cette nuit, serais-je bien content de mon vote? Voilà pour la conscience.

Pour le bon sens:
-Si j'avais à choisir l'un de ces hommes pour l'administration de mes biens personnels, auquel donnerais-je ma confiance ? Traitez donc de la même façon les affaires de la ville qui, en définitive, sont les vôtres puisque c'est vous qui finirez par payer."
Dans la Bonne Nouvelle, à la suite du scrutin, il ne se cacha pas d'avoir favorisé un candidat ouvrier à la fonction d'échevin :
"Dans la lutte, il n'y avait qu'un ouvrier authentique. Pendant vingt ans il a voué sa vie au service des ouvriers et, pour leur rester fidèle, il a refusé d'avantageuses positions; c'est M. Pierre Beaulé (photo) ancien président de la Confédération des Syndicats Catholiques. Candidat dans un quartier totalement ouvrier, il y a été battu par un médecin qui, jadis échevin, avait voté pour augmenter le taux des billets de tramways de cinq cents à sept cents."
Le curé Lavergne semblait satisfait de l'élection de J.-Ernest Grégoire:
"conséquence pratique d'une lutte électorale chaudement disputée, à laquelle le nouveau maire avait imposé par son exemple une allure d'honnêteté, un ton de courtoisie inaccoutumés, ce qui, à part ses autres éminentes qualités, contribua à lui assurer une majorité de deux mille voix sur ses cinq concurrents. Victoire qui, va sans dire, dérange certaines combinaisons savamment ourdies dans l'ombre par le sanhédrin des écumeurs du peuple. (...) Ses débuts ont été fort heureux. Au jour de son intronisation, il a prononcé un discours-programme qui est une bonne partie de ce que je rêve pour les ouvriers depuis que je suis curé parmi eux.

"L'heure est grave et difficile", disait le nouveau maire. "Il importe de faire trêve à la politique et à l'esprit de clan. Je veux avoir confiance en l'avenir, nous regarderons les difficultés bien en face, et nous saurons les vaincre si nous savons unir nos esprits et nos cœurs pour une action énergique et courageuse. Nous chercherons à réaliser une entente cordiale entre les diverses classes de la société. (...) Et nous avons la ferme conviction que dénoncer et combattre directement le socialisme et le communisme sans supprimer les abus nombreux et plus ou moins conscients du capitalisme, c'est perdre son temps, c'est même provoquer le peuple, c'est aggraver une situation déjà tendue."

L'homme, le chef, qui a prononcé de telles paroles mérite la confiance de toutes les classes de la société."
Michel.