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Précisions
Les prêts qui me furent faits de nombreux documents me décidèrent à partager ces souvenirs avec la collectivité. Vos commentaires, souvenirs et suggestions sont les bienvenus, de même que vos corrections des erreurs ou omissions involontaires.
Notes :
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Pour lire les messages, toujours descendre après le "Hommage à Simonne Tardif (Dumont)".
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On peut cliquer sur les photos pour les agrandir.
Les messages sont sujets à des mises à jour, sans autre avis.
Michel Gignac
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Michel Gignac
Horaire de l'Exposition
À VISITER au
CENTRE COMMUNAUTAIRE ÉDOUARD-LAVERGNE,
390 Arago Ouest :
EXPOSITION permanente pour rappeler
la paroisse Notre-Dame-de-Grâce,
son curé fondateur et son église.
Elle peut être visitée surtout
le VENDREDI entre 9h et 21h,
le SAMEDI entre 9h et 15h,
(fermée le dimanche)
Pour ces jours et pour les AUTRES JOURS,
prière de s'entendre avec un préposé
(418-691-7190 ou 418-641-6252).
ENTRÉE GRATUITE
N.B. Liens vers les messages concernant l'Exposition :
inauguration
photos
crédits
CENTRE COMMUNAUTAIRE ÉDOUARD-LAVERGNE,
390 Arago Ouest :
EXPOSITION permanente pour rappeler
la paroisse Notre-Dame-de-Grâce,
son curé fondateur et son église.
Elle peut être visitée surtout
le VENDREDI entre 9h et 21h,
le SAMEDI entre 9h et 15h,
(fermée le dimanche)
Pour ces jours et pour les AUTRES JOURS,
prière de s'entendre avec un préposé
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ENTRÉE GRATUITE
N.B. Liens vers les messages concernant l'Exposition :
inauguration
photos
crédits
Simonne Dumont (Tardif) 1920-2018
Hommage à Simonne Tardif (Dumont), co-fondatrice du blogue et qui a écrit ce texte :
ÉLOGE DE L'ÉGLISE
Les cloches ont sonné pour la dernière fois dimanche le 29 juin 1997. Les portes de l'église Notre-Dame de Grâce dans Saint-Sauveur se sont fermées à jamais après une dernière messe solennelle dans l'église que remplissaient des résidents et d'anciens paroissiens heureux d'y revenir mais tristes de la voir fermer. La générosité de ces derniers avait permis de la conserver plusieurs années, permettant à la paroisse de célébrer son 70e anniversaire en 1994. Mais la baisse d'assistance aux offices avait fait diminuer les revenus, causant finalement la fermeture.
Depuis, des organismes ont essayé en vain de faire revivre ce temple merveilleux. Mais pendant ces années, la bâtisse s'est détériorée, ce qui fait que le Journal "Le Soleil" annonçait le 15 octobre 2008 : "L'église sera démolie d'ici Noël" pour faire place à des logements. Que de serrements de coeur pour ceux et celles qui y sont attachés !

Nous perdons donc définitivement notre belle église. Le curé-fondateur Édouard Lavergne en 1924 (voir photo), s'il voit son église débâtie, va certainement être très triste comme nous, les paroissiens. C'était un immeuble d'une grande qualité acoustique, classé édifice à "valeur patrimoniale élevée" par déclaration gouvernementale. Le glas a sonné mais je sais que toutes les personnes qui ont fréquenté ce temple en garderont de bons souvenirs.
L'église est maintenant démolie et, pour rappeler l'histoire de la paroisse, ce site "NDGquébec" se plaît à évoquer certains événements et certains aspects de la vie à NDG, à l'aide de photos, d'extraits de "La Bonne Nouvelle", le journal de la paroisse à ses débuts, etc. Les curés et vicaires dévoués, les constructeurs, les marguilliers, les bénévoles ne seront pas oubliés.
Simonne Dumont.
(Photo de l'église prise le jour de la fermeture.)
Depuis, des organismes ont essayé en vain de faire revivre ce temple merveilleux. Mais pendant ces années, la bâtisse s'est détériorée, ce qui fait que le Journal "Le Soleil" annonçait le 15 octobre 2008 : "L'église sera démolie d'ici Noël" pour faire place à des logements. Que de serrements de coeur pour ceux et celles qui y sont attachés !

Nous perdons donc définitivement notre belle église. Le curé-fondateur Édouard Lavergne en 1924 (voir photo), s'il voit son église débâtie, va certainement être très triste comme nous, les paroissiens. C'était un immeuble d'une grande qualité acoustique, classé édifice à "valeur patrimoniale élevée" par déclaration gouvernementale. Le glas a sonné mais je sais que toutes les personnes qui ont fréquenté ce temple en garderont de bons souvenirs.L'église est maintenant démolie et, pour rappeler l'histoire de la paroisse, ce site "NDGquébec" se plaît à évoquer certains événements et certains aspects de la vie à NDG, à l'aide de photos, d'extraits de "La Bonne Nouvelle", le journal de la paroisse à ses débuts, etc. Les curés et vicaires dévoués, les constructeurs, les marguilliers, les bénévoles ne seront pas oubliés.
Simonne Dumont.
(Photo de l'église prise le jour de la fermeture.)
jeudi 17 mars 2011
Troisième Messe des malades
La troisième Messe des malades fut organisée pour la fête patronale de la paroisse, le 31 mai 1929. Cette fête de Notre Dame de Grâce est aussi appelée la fête de la médiation universelle de Marie. Ce dernière sujet allait être bientôt l'objet des études au cours du Congrès Marial du 13 au 16 juin suivant.
Plus de cent malades sont allés à cette Messe avec l'espoir de guérir. "L'Action Catholique" reprenait le récit de ce spectacle tel qu'il s'est déroulé. En voici le résumé :
Michel
(La photo date de la Messe des malades de novembre 1934.)
Plus de cent malades sont allés à cette Messe avec l'espoir de guérir. "L'Action Catholique" reprenait le récit de ce spectacle tel qu'il s'est déroulé. En voici le résumé :
"Un peu avant sept heures, malades et infirmes arrivent à l'Église. Les uns sont sur des lits et la pâleur de leur visage s'harmonise parfaitement avec la blancheur des couvertures. D'autres s'avancent sur des chaises roulantes auxquelles ils sont rivés pour ainsi dire depuis de nombreuses années. Quelques-uns sont transportés sur les épaules d'un bon samaritain. Plusieurs déambulent à l'aide de béquilles et de cannes. Il en est enfin qui marchent sur leurs jambes, mais ils accusent une claudication prononcée.Le soir, la procession à la Sainte Vierge a été interrompue par la pluie mais la foule s'est réunie à l'intérieur.À sept heures et vingt minutes, près de cent malades sont là. Il y a des paralytiques, des aveugles, des boiteux, enfin des victimes de toutes les infirmités. L'église est remplie de fidèles. Le Cardinal Marie-Raymond Rouleau lui-même a bien voulu célébrer le Saint Sacrifice pour le soulagement de cette partie de son peuple qui souffre. Il fit une réconfortante allocution.
Après l'Évangile, le curé de la paroisse, souhaite la bienvenue à l'Archevêque. Le Père Carmel, rédemptoriste, donne le sermon de circonstance.
La Messe terminée, le Cardinal prononce une touchante allocution. Avant de retourner à son trône, il accorde aux fidèles la bénédiction papale. Le Curé Lavergne y ajoute la bénédiction du rituel spéciale aux malades et aux infirmes.
On expose ensuite le Saint-Sacrement. "Sacré Coeur de Jésus, guérissez nos malades" crie la foule. Et un prêtre impose l'Ostensoir sur la tête des malades. La cérémonie se termine par le Salut du Saint Sacrement."
Michel
(La photo date de la Messe des malades de novembre 1934.)
mercredi 9 mars 2011
La grotte retardée à cause d'un procès.
En mars 1929, le curé Lavergne avait l'espoir que la troisième messe des malades, prévue pour le mois de mai, soit tenue sur les lieux de la grotte Notre-Dame-de-Lourdes, si sa construction était suffisamment avancée. Malheureusement un imprévu allait survenir, dans un contexte de procès.
Je ne comprends pas parfaitement le déroulement de ces événements. Alors je reproduis tels quels les textes parus dans la "Bonne Nouvelle":
Bientôt, la troisième Messe des malades.
Michel.
(L'illustration provient du journal "La Province" du 4 mai 1917.)
Je ne comprends pas parfaitement le déroulement de ces événements. Alors je reproduis tels quels les textes parus dans la "Bonne Nouvelle":
"Notre projet de terminer la grotte Notre-Dame de Lourdes a subi un échec et un retard à cause du procès que nous a intenté la Québec Motor Sales. Cet acte recevra sa récompense.Quelques semaines plus tard, il était écrit :
Mais il ne faut pas se rebuter à cause des difficultés. Nous avons payé la Québec Motor Sales tout ce qu'elle a généreusement exigé et nous nous occupons de trouver l'argent pour reprendre les travaux dès les premiers jours de mai.
Une rafle est en marche. Cette fois-ci, ce n'est pas une auto achetée à "La Québec Motor Sales" que nous allons faire rafler mais un montant de cinq cents piastres ! Le gagnant pourra réclamer le montant aussitôt que la rafle aura eu lieu, il n'aura pas besoin de se présenter au bureau trois ou quatre fois ni d'aller devant le Juge Belleau se faire dire que nous avions trente jours avant de payer. Déjà une couple de cent livrets sont vendus. Nous demandons à tous ceux qui le peuvent de vouloir bien nous aider. Nous travaillerons tous à la gloire de la Vierge Marie, et non plus au profit de la Québec Motor Sales."
"En attendant que nous ayons l'argent pour l'exécution des travaux qu'il faudra payer, nous avons demandé aux âmes généreuses de vouloir bien se dévouer à donner quelques heures de travail pour l'amour de la Ste Vierge. Nous devrions avant la fin du mois nous libérer de la dette que la "Québec Motor Sales" nous a imposée par les retards qu'elle a mise à nous livrer l'auto que nous lui avions achetée et que j'avais gagnée.Si à la lumière de ces informations vous avez une compréhension claire de ce qui s'est passé, s'il vous plaît nous en faire part !
Pour le moment, ce qui importe, c'est de pousser le plus activement possible notre rafle."
Bientôt, la troisième Messe des malades.
Michel.
(L'illustration provient du journal "La Province" du 4 mai 1917.)
mercredi 2 mars 2011
Un concert célèbre ... et des disques
Les 8 et 9 avril 1929, La Maîtrise de Notre-Dame-de-Grâce et la Chorale paroissiale livraient un concert spécial. Pour l'annoncer à l'avance, la Bonne Nouvelle publiait l'avis montré ici, comportant une photo devenue célèbre car reprise dans plusieurs cahiers d'anniversaires de NDG.
Le spectacle, accompagné par l'Orchestre paroissial, fut tellement populaire qu'il fut repris le 14 mai. Les directeurs de chorale, Moïse Fradet pour la Chorale et le Frère Anselme pour la Maîtrise, furent félicités pour le travail accompli.
Lionel Roberge écrivait 20 ans plus tard :
263758 La nuit en mer (composé par Théodore Botrel) chanyé par Lucien Fortier) / La brise du soir (composé par Adrien) chanté par Lucien Fortier, Fernand Plante et Charles-Henri Cantin).
263775 Sous l’ormeau, chanté par Lucien Fortier et Fernand Plante / L’ange et l’âme (composé par Garin et De La Bouillerie) chanté par Lucien Fortier, Fernand Plante et Charles-Henri Cantin).
Le site de recherche de la BANQ (Bibliothèque et Archives Nationales du Québec) était à l'adresse :
http://iris.banq.qc.ca/iris.aspx qui n'est plus disponible.
Peut-être aurons-nous la très grande chance de les entendre un de ces jours !
Michel.
P.S. Dans quelques jours sera le 40e anniversaire de la "tempête du siècle" qui endommageait le toit du Couvent de NDG. C'était le 4 mars 1971. Pour lire le message à ce sujet, on peut cliquer ici.
Le spectacle, accompagné par l'Orchestre paroissial, fut tellement populaire qu'il fut repris le 14 mai. Les directeurs de chorale, Moïse Fradet pour la Chorale et le Frère Anselme pour la Maîtrise, furent félicités pour le travail accompli.Lionel Roberge écrivait 20 ans plus tard :
"Nos petits chanteurs en toge acquirent une grande célébrité, tant à la radio qu'en dehors de Québec. Leurs plus magnifiques chants ont été enregistrés sur disques et nous les entendons encore fréquemment."En faisant une recherche, je ne m'attendais pas à trouver les références pour ces disques. Pourtant, j'ai eu la surprise de les trouver dans le catalogue de la Bibliothèque Nationale du Québec. Il s'agit de deux 78 tours mis sur le marché en 1930 et 1931. Voici les numéros et les contenus de ces disques de la "Maîtrise de Notre-Dame-de-Grâce de Québec" parus sur étiquette HMV (His Master's Voice) :
263758 La nuit en mer (composé par Théodore Botrel) chanyé par Lucien Fortier) / La brise du soir (composé par Adrien) chanté par Lucien Fortier, Fernand Plante et Charles-Henri Cantin).
263775 Sous l’ormeau, chanté par Lucien Fortier et Fernand Plante / L’ange et l’âme (composé par Garin et De La Bouillerie) chanté par Lucien Fortier, Fernand Plante et Charles-Henri Cantin).
Le site de recherche de la BANQ (Bibliothèque et Archives Nationales du Québec) était à l'adresse :
http://iris.banq.qc.ca/iris.aspx qui n'est plus disponible.
Peut-être aurons-nous la très grande chance de les entendre un de ces jours !
Michel.
P.S. Dans quelques jours sera le 40e anniversaire de la "tempête du siècle" qui endommageait le toit du Couvent de NDG. C'était le 4 mars 1971. Pour lire le message à ce sujet, on peut cliquer ici.
mardi 22 février 2011
Trois cercles de théâtre en 1929
Au printemps de 1929, la paroisse Notre-Dame-de-Grâce comptait trois cercles de théâtre.
Par exemple, comme on le sait, les jeunes gens du Cercle Saint-Édouard présentaient les pièces "Le voyage à Boulogne-sur-Mer" (d'André Lesot) et "La Torpille", dirigés par le vicaire Paul Bouillé.
Le Cercle Campagnat (image) (anciennement le Cercle Legault), sous la direction de J.-Arthur Fortin, jouaient "Jean le maudit" ou "Le fils du forçat" (de Joseph-George-Walter McGown).
Enfin le Cercle Notre-Dame-de-Grâce répétait "Un oncle à héritage".
Cependant le début des années '30 allait réserver des surprises du côté théâtral avec des troupes qui eurent une bonne renommée. On y reviendra.
Michel.
Par exemple, comme on le sait, les jeunes gens du Cercle Saint-Édouard présentaient les pièces "Le voyage à Boulogne-sur-Mer" (d'André Lesot) et "La Torpille", dirigés par le vicaire Paul Bouillé.
Le Cercle Campagnat (image) (anciennement le Cercle Legault), sous la direction de J.-Arthur Fortin, jouaient "Jean le maudit" ou "Le fils du forçat" (de Joseph-George-Walter McGown).
Enfin le Cercle Notre-Dame-de-Grâce répétait "Un oncle à héritage".Cependant le début des années '30 allait réserver des surprises du côté théâtral avec des troupes qui eurent une bonne renommée. On y reviendra.
Michel.
mercredi 16 février 2011
Un début de 1929 marqué par des statistiques et par le vicaire Paul Bouillé.
Nous avons donc traversé en 1929. Jusqu'en juin, La Bonne Nouvelle ne fut publié qu'une fois par mois, chaque numéro comportant comme d'habitude 8 pages, sauf pour un exemplaire à seulement 4 pages. La revue fournit en janvier et février plusieurs statistiques.
La compilation du recensement d'octobre 1928 révélait la présence de 720 familles, toutes canadiennes-françaises et catholiques, regroupant un total de 3572 personnes. Au cours de 1928, il y avait eu 138 haptêmes, 28 mariages, 69 décès dont 30 adultes et 39 enfants.
Le budget de la paroisse s'établissait ainsi :
Les recettes :
- Recette ordinaire de $14,574.71, ce qui comprend les dons payés à l'église, revenus des bancs, des cloches, des sépultures, etc.
- Recette extraordinaire de $20,695, ce qui comprend les séances, les enchères et la collecte à domicile appelé la Part de Dieu.
- Au total................ $35,269.
Les dépenses :
- Dépense pour l'administration de l'église, salaires, chauffage, taxes, assurance, etc.: $19,488.60 .
- Dépense pour les réparations, paiements de comptes, d'intérêts et d'autres : montant non indiqué (probablement autour de $15,000).
On commentait ainsi :
En 1928, il lui a fallu appeler à l'aide les confrères de la paroisse Saint-Dominique qui se sont chargés d'aider 7 ou 8 familles. Le bulletin statistique révélait :
Membres : Membres actifs 53
Membres honoraires 4
Bienfaiteurs 15
Membres admis dans l'année 4
Membres retirés 9
Membres décédés 1
Secours :
Familles secourues 57
Veuves avec trois enfants 6
Nombre de personnes secourues 285, soit :
Adultes 132
Enfants 153
Orphelins patronnés 10
Écoliers patronnés 15
Enfin la Bonne Nouvelle mentionnait pour la première fois le nom de l'abbé Paul Bouillé, vicaire, qui était sans doute arrivé au cours de 1928. Sous sa direction, les jeunes gens du Cercle Saint-Édouard remportaient un beau succès avec les pièces "Le voyage à Boulogne-sur-Mer" et "La Torpille".
La compilation du recensement d'octobre 1928 révélait la présence de 720 familles, toutes canadiennes-françaises et catholiques, regroupant un total de 3572 personnes. Au cours de 1928, il y avait eu 138 haptêmes, 28 mariages, 69 décès dont 30 adultes et 39 enfants.
Le budget de la paroisse s'établissait ainsi :
Les recettes :
- Recette ordinaire de $14,574.71, ce qui comprend les dons payés à l'église, revenus des bancs, des cloches, des sépultures, etc.
- Recette extraordinaire de $20,695, ce qui comprend les séances, les enchères et la collecte à domicile appelé la Part de Dieu.
- Au total................ $35,269.
Les dépenses :
- Dépense pour l'administration de l'église, salaires, chauffage, taxes, assurance, etc.: $19,488.60 .
- Dépense pour les réparations, paiements de comptes, d'intérêts et d'autres : montant non indiqué (probablement autour de $15,000).
On commentait ainsi :
"Quand on considère le chiffre de notre population, sa situation sociale souvent voisine de la pauvreté, on reste émerveillé de sa générosité si constante."La Société Saint-Vincent-de-Paul présentait elle aussi son bilan.
En 1928, il lui a fallu appeler à l'aide les confrères de la paroisse Saint-Dominique qui se sont chargés d'aider 7 ou 8 familles. Le bulletin statistique révélait :
Membres : Membres actifs 53
Membres honoraires 4

Bienfaiteurs 15
Membres admis dans l'année 4
Membres retirés 9
Membres décédés 1
Secours :
Familles secourues 57
Veuves avec trois enfants 6
Nombre de personnes secourues 285, soit :
Adultes 132
Enfants 153
Orphelins patronnés 10
Écoliers patronnés 15
Enfin la Bonne Nouvelle mentionnait pour la première fois le nom de l'abbé Paul Bouillé, vicaire, qui était sans doute arrivé au cours de 1928. Sous sa direction, les jeunes gens du Cercle Saint-Édouard remportaient un beau succès avec les pièces "Le voyage à Boulogne-sur-Mer" et "La Torpille".
mardi 8 février 2011
Du vandalisme sur des vitres de l'église
Nous terminons l'année 1928 sur une triste note. Je laisse "La Bonne Nouvelle" fournir les détails :
Michel.
N.B. Merci à Jean-Marc Laberge pour la photo prise lors de la démolition de l'église en 2009.
Au prochain message nous commencerons probablement l'année 1929."La police a causé tout un émoi dans quelques familles en assignant un certain nombre de garçons à comparaître devant le Recorder (juge) le 27 novembre dernier. Des plaintes montaient contre eux. On les accusait soit de casser des vitres par des cailloux lancés imprudemment, soit d'insulter les passants.
Il est possible que, sur le nombre de ces enfants, quelques-uns n'avaient pas d'autre culpabilité que d'avoir fréquenté des compagnons trop turbulents. Quoiqu'il en soit l'affaire n'a pas eu d'autre suite que d'amener ces petits bonshommes devant le juge qui leur a servi une bonne semonce.
La police a fait en cette circonstance de la bonne besogne dont il faut la féliciter. Souhaitons que la leçon produise des résultats et que l'impression reçue de cette comparution devant le Recorder durera."
Michel.
N.B. Merci à Jean-Marc Laberge pour la photo prise lors de la démolition de l'église en 2009.
mardi 1 février 2011
La fête de la Médaille miraculeuse
En mémoire de l'apparition de Marie le 27 novembre 1830 à Paris, la célébration d'une messe de la Médaille miraculeuse était permise en certains endroits. Dans l'église de Notre-Dame-de-Grâce, en vertu d'une permission spéciale, chaque année cette fête était préparée par une neuvaine et célébrée par une messe solennelle le 27 novembre.En 1928, les exercices de la neuvaine comprirent chaque soir un sermon, un salut du Saint Sacrement, la distribution et la réception de médailles.
La messe solennelle couronna la fête du 27. L'abbé Vandry, professeur au Séminaire de Québec, fit le sermon. Il était le secrétaire et l'initiateur du Congrès Marial qui s'organisait pour le mois de juin suivant. La cérémonie comportait aussi une procession avec la statue de Notre Dame de la Médaille miraculeuse.
Il semble que la fête du 27 novembre se soit conservée jusqu'à encore tout récemment, si on se fie à l'illustration d'une célébration en France.Michel.
mercredi 26 janvier 2011
La seconde "messe des infirmes".
Nous faisons un saut jusqu'en octobre 1928. Le 16 de ce mois-là avait eu lieu la deuxième messe solennelle pour les infirmes, qui allait devenir avec le temps la célèbre "Messe des malades" annuelle. Malgré la pluie torrentielle qui tombait, une centaine de malades avaient été reçus par le curé Lavergne.
Le Père Lévis Côté, O.M.I. avait prononcé le sermon. Après la messe, les malades avaient été bénis avec l'Ostensoir. Lionel Roberge écrit :
Michel
(la photo a été prise à la fête des malades de 1932.)
Le Père Lévis Côté, O.M.I. avait prononcé le sermon. Après la messe, les malades avaient été bénis avec l'Ostensoir. Lionel Roberge écrit :"Cette manifestation inusitée souleva l'admiration de toute notre ville."La première Messe des malades avait eu lieu le 21 mai 1928. On reviendra sur cet événement pour les années subséquentes.
Michel
(la photo a été prise à la fête des malades de 1932.)
mardi 18 janvier 2011
Premier prêtre né sur le territoire de NDG
En 1928, la paroisse Notre-Dame-de-Grâce voyait l'ordination du premier "enfant de la paroisse" à être ordonné prêtre. En effet le 6 mai, l'abbé Léo Laberge (photo), fils d'Arthur Laberge et de Florida Bouffard, était ordonné par Monseigneur Joseph-Alfred Langlois.Son cousin Lionel Roberge, historien de la première époque de NDG, décrit la première messe chantée par le nouveau prêtre :
"Le lendemain, 7 mai, M. l'abbé Roberge célébrait sa première messe dans notre église au milieu d'une nombreuse et belle assistance. Les deux servants de messe étaient M. J.-T. Larochelle, aujourd'hui (en 1949) journaliste à "Notre Temps", de Montréal, et l'autre, l'humble auteur de ces notes historiques (Lionel Roberge), tous deux cousins du nouvel ordonné. Le nouveau prêtre était assisté par son cousin le R.P. Alphonse Roberge, rédemptoriste. Le banquet de la première messe eut lieu au presbytère sous la présidence de M. le curé Lavergne."Léo Roberge était né à Saint-Sauveur le 17 novembre 1900. Il avait fait ses études classiques et théologiques aux Petit et Grand Séminaires de Québec.
Il allait être successivement vicaire à Sainte-Perpétue, à Saint-Martin, à Saint-Ferréol, à Saint-Flavien, à Saint-Marc-des-Carrières, à Lauzon et à Cap-Saint-Ignace. Puis il allait occuper le poste de curé de Saint-Pierre-Baptiste de 1949 à 1957, année où il se retira du ministère actif.
Il décéda le 26 janvier 1958 après une très brève maladie, comptant trente ans de sacerdoce.
- o -
Pour terminer, voici une curiosité : l'homme fort Victor Delamarre (image) était en "spectacle" à la Salle paroissiale le 26 décembre 1927 !
Michel.
jeudi 13 janvier 2011
Un fantôme dans Notre-Dame-de-Grâce ?
Un autre sujet traité par le journal "Le Carillon" qui concerne NDG est celui d'un hypothétique fantôme qui effrayait cette paroisse de même que celle de Saint-Joseph pendant les années 1930. Pour les gens qui n'ont pas eu l'occasion de lire les articles en question, les voici reproduits ici. Le premier était dans l'édition de mai 2010, qui n'est plus disponible..
http://www.cccqss.org/spip.php?rubrique21
"Notre quartier regorge de tout un tas d'histoires les plus incroyables les unes que les autres. Autant de récits fascinants que de gens dans le quartier. Mais là, franchement, une histoire de fantôme... Étant d'un naturel sceptique quant aux interventions de l'au-delà, manifestations surnaturelles et contacts avec les extra-terrestres, j'aborde toujours ces choses avec méfiance. Je me dis toujours qu'un quelconque abuseur de naïveté se cache derrière pour en tirer certain bénéfice monétaire. Mais cette fois-ci, c'est différent. J'en ai le scepticisme un peu ébranlé. C'est en fouillant dans de vieux documents que je suis tombé sur ce récit. Un homme, né en 1919 et probablement décédé aujourd'hui, avait raconté cette histoire en 1993 à quelqu'un qui a tout enregistré et retranscrit. C'est ce que je vais raconter aujourd'hui.
Voici les faits. Ça s'est passé dans les années 1930. À plusieurs reprises et pendant un certain temps, un fantôme est apparu dans le cap de la paroisse Notre-Dame-de-Grâce. Le spectre se manifestait toujours de la même manière. Ceux qui habitaient près du cap entendaient des bruits à leurs fenêtres, comme une sorte de cliquetis. Les habitants, se demandant ce qui se passait, ouvraient les rideaux et... Qu'est-ce qui apparaissait dans le cap? Le fantôme de Saint-Sauveur. Plusieurs témoins, dignes de foi, attestèrent la véracité des manifestations. L'histoire ainsi que la peur qu'elle entraînait se répandirent comme une traînée de poudre à la manière d'une vraie épidémie qui étendit sa contagion aux paroisses voisines. La frayeur et l'épouvante s'étaient emparées de Saint-Sauveur. Beaucoup de gens ne sortaient même plus le soir par peur du fantôme. Cet état de panique força le curé à intervenir en multipliant les prières afin de chasser l'être maléfique. Selon des témoins, les apparitions ont duré assez longtemps (il n'y a pas plus de précisions) et se sont arrêtées sans que personne ne sache pourquoi. Cependant, tous s'entendent à dire que la peur a duré beaucoup plus longtemps que les apparitions.
Un peu plus tard, des rumeurs coururent à l'effet que ce serait des jeunes de Saint-Sauveur ou de Saint-Malo qui auraient tout mis en scène avec un drap, un cintre et une corde à linge pour promener le "fantôme". Les bruits de cliquetis précédant les apparitions auraient été causés par de simples cailloux lancés dans les fenêtres. Vrai fantôme ou jeunes farceurs? Personne ne peut répondre. Bien que ces événements se soient produits il y a plus de 80 ans, nous invitons ceux qui en auraient été témoins ou qui pourraient apporter des précisions à bien vouloir écrire au journal."
Dans l'édition qui a suivi, soit celle de novembre 2010, une lectrice a répondu à l'invitation de Frédérick Carrier en témoignant de l'expérience vécue par son père. On trouve ce courrier du lecteur sur internet au même endroit (qui n'est plus disponible.):
http://www.cccqss.org/spip.php?rubrique21
Par Diane Malouin.
"En lisant votre article sur le fantôme dans le Carillon, j'ai souri. Je n'ai pas été témoin de ce fait, mais mon défunt père l'a été. Il a vécu toute sa vie dans le quartier Saint-Sauveur: il serait centenaire aujourd'hui. Ses dires corroborent le récit qu'en a fait l'homme dont vous parlez dans votre article et en ajoutent. Je les partage avec vous.
Quand j'étais enfant, mon père m'a raconté cette histoire d'un fantôme dans le cap à Saint-Sauveur. À cette époque, c'était la tradition pour nous, les enfants, de se déguiser le soir du "Mardi gras" et de déambuler dans les rues de la paroisse Saint-Joseph, voisine de celle de Notre-Dame-de-Grâce. Je lisais alors dans ses yeux que bien des souvenirs surgissaient de sa mémoire. C'est à ce moment qu'il en profitait pour me parler, entre autres, de ce fameux fantôme qui a tant dérangé: il le faisait en souriant, pour ne pas m'effrayer.
Selon lui, le phénomène se produisait également dans la paroisse Saint-Joseph, dans le cap près de l'escalier des Franciscains (photo). À sa manière, il parlait lui aussi de peur, de frayeur, d'épouvante et de contagion dans les paroisses avoisinantes: c'était la panique pour certains. Le soir, on n'osait plus utiliser cet escalier, sauf de rares braves (il me confie qu'il était du nombre). La population était très affectée et dérangée par cet événement qui dura un certain temps dans le cap. Puis tout s'arrêta soudainement, mais la peur persistait malgré tout... Il me précisa que toute cette mise en scène (drap, corde à linge improvisée, cailloux...) était l'oeuvre de plaisantins. Par discrétion, je pense, il n'a jamais élaboré, ou si peu, sur qui ils étaient, quand et comment ils ont été démasqués et par qui, et qu'elles ont été les conséquences pour eux.
Mon père n'a jamais mentionné l'époque où tout cela s'est déroulé; mais il est fort possible que ce soit dans les années 1930, puisque j'ai cru comprendre de ses dires qu'il était un jeune adulte à cette époque. De plus, il y a longtemps, l'une des ses soeurs m'a confirmé l'existence de cet événement.
Selon moi, l'effet d'entraînement dans la population a été influencé par un autre événement survenu jadis, lequel alimenta les croyances: le déménagement du cimetière situé près du coteau Sainte-Geneviève, entre les rues Victoria et Bayard. (...) Qui dit déplacement des morts dit fantômes dérangés. De plus, dans les années 1930, la présence certaine dans la population d'aînés ayant vécu ou entendu parler de ce déménagement historique n'est pas étrangère à cet effet d'entraînement. À noter qu'en se référant à l'histoire du quartier Saint-Sauveur, on le déménagea, en 1854, près du pont Scott (l'actuel cimetière Saint-Sauveur), et, dans les années 1920, la rue Bayard devient la limite territoriale entre les paroisses de Notre-Dame-de-Grâce et de Saint-Joseph. Quant aux années 1930, tous les éléments étaient en place pour les représentations du faux fantôme dans le grand théâtre qu'offrait le cap bordant le coteau Sainte-Geneviève...
Voilà ce que je sais de l'histoire du fantôme de Saint-Sauveur grâce à la mémoire de mon défunt père..."
Merci à la famille Fradet. Merci au CCQSS (Comité des citoyens et citoyennes du quartier Saint-Sauveur) pour ces textes de son journal "Le Carillon" et remerciement général à Étienne Grandmont.
http://www.cccqss.org
Michel
http://www.cccqss.org/spip.php?rubrique21
Le fantôme de Saint-Sauveur
par Frédéric Carrier
par Frédéric Carrier
"Notre quartier regorge de tout un tas d'histoires les plus incroyables les unes que les autres. Autant de récits fascinants que de gens dans le quartier. Mais là, franchement, une histoire de fantôme... Étant d'un naturel sceptique quant aux interventions de l'au-delà, manifestations surnaturelles et contacts avec les extra-terrestres, j'aborde toujours ces choses avec méfiance. Je me dis toujours qu'un quelconque abuseur de naïveté se cache derrière pour en tirer certain bénéfice monétaire. Mais cette fois-ci, c'est différent. J'en ai le scepticisme un peu ébranlé. C'est en fouillant dans de vieux documents que je suis tombé sur ce récit. Un homme, né en 1919 et probablement décédé aujourd'hui, avait raconté cette histoire en 1993 à quelqu'un qui a tout enregistré et retranscrit. C'est ce que je vais raconter aujourd'hui.
Voici les faits. Ça s'est passé dans les années 1930. À plusieurs reprises et pendant un certain temps, un fantôme est apparu dans le cap de la paroisse Notre-Dame-de-Grâce. Le spectre se manifestait toujours de la même manière. Ceux qui habitaient près du cap entendaient des bruits à leurs fenêtres, comme une sorte de cliquetis. Les habitants, se demandant ce qui se passait, ouvraient les rideaux et... Qu'est-ce qui apparaissait dans le cap? Le fantôme de Saint-Sauveur. Plusieurs témoins, dignes de foi, attestèrent la véracité des manifestations. L'histoire ainsi que la peur qu'elle entraînait se répandirent comme une traînée de poudre à la manière d'une vraie épidémie qui étendit sa contagion aux paroisses voisines. La frayeur et l'épouvante s'étaient emparées de Saint-Sauveur. Beaucoup de gens ne sortaient même plus le soir par peur du fantôme. Cet état de panique força le curé à intervenir en multipliant les prières afin de chasser l'être maléfique. Selon des témoins, les apparitions ont duré assez longtemps (il n'y a pas plus de précisions) et se sont arrêtées sans que personne ne sache pourquoi. Cependant, tous s'entendent à dire que la peur a duré beaucoup plus longtemps que les apparitions.Un peu plus tard, des rumeurs coururent à l'effet que ce serait des jeunes de Saint-Sauveur ou de Saint-Malo qui auraient tout mis en scène avec un drap, un cintre et une corde à linge pour promener le "fantôme". Les bruits de cliquetis précédant les apparitions auraient été causés par de simples cailloux lancés dans les fenêtres. Vrai fantôme ou jeunes farceurs? Personne ne peut répondre. Bien que ces événements se soient produits il y a plus de 80 ans, nous invitons ceux qui en auraient été témoins ou qui pourraient apporter des précisions à bien vouloir écrire au journal."
Dans l'édition qui a suivi, soit celle de novembre 2010, une lectrice a répondu à l'invitation de Frédérick Carrier en témoignant de l'expérience vécue par son père. On trouve ce courrier du lecteur sur internet au même endroit (qui n'est plus disponible.):
http://www.cccqss.org/spip.php?rubrique21
Par Diane Malouin.
"En lisant votre article sur le fantôme dans le Carillon, j'ai souri. Je n'ai pas été témoin de ce fait, mais mon défunt père l'a été. Il a vécu toute sa vie dans le quartier Saint-Sauveur: il serait centenaire aujourd'hui. Ses dires corroborent le récit qu'en a fait l'homme dont vous parlez dans votre article et en ajoutent. Je les partage avec vous.
Quand j'étais enfant, mon père m'a raconté cette histoire d'un fantôme dans le cap à Saint-Sauveur. À cette époque, c'était la tradition pour nous, les enfants, de se déguiser le soir du "Mardi gras" et de déambuler dans les rues de la paroisse Saint-Joseph, voisine de celle de Notre-Dame-de-Grâce. Je lisais alors dans ses yeux que bien des souvenirs surgissaient de sa mémoire. C'est à ce moment qu'il en profitait pour me parler, entre autres, de ce fameux fantôme qui a tant dérangé: il le faisait en souriant, pour ne pas m'effrayer.Selon lui, le phénomène se produisait également dans la paroisse Saint-Joseph, dans le cap près de l'escalier des Franciscains (photo). À sa manière, il parlait lui aussi de peur, de frayeur, d'épouvante et de contagion dans les paroisses avoisinantes: c'était la panique pour certains. Le soir, on n'osait plus utiliser cet escalier, sauf de rares braves (il me confie qu'il était du nombre). La population était très affectée et dérangée par cet événement qui dura un certain temps dans le cap. Puis tout s'arrêta soudainement, mais la peur persistait malgré tout... Il me précisa que toute cette mise en scène (drap, corde à linge improvisée, cailloux...) était l'oeuvre de plaisantins. Par discrétion, je pense, il n'a jamais élaboré, ou si peu, sur qui ils étaient, quand et comment ils ont été démasqués et par qui, et qu'elles ont été les conséquences pour eux.
Mon père n'a jamais mentionné l'époque où tout cela s'est déroulé; mais il est fort possible que ce soit dans les années 1930, puisque j'ai cru comprendre de ses dires qu'il était un jeune adulte à cette époque. De plus, il y a longtemps, l'une des ses soeurs m'a confirmé l'existence de cet événement.
Selon moi, l'effet d'entraînement dans la population a été influencé par un autre événement survenu jadis, lequel alimenta les croyances: le déménagement du cimetière situé près du coteau Sainte-Geneviève, entre les rues Victoria et Bayard. (...) Qui dit déplacement des morts dit fantômes dérangés. De plus, dans les années 1930, la présence certaine dans la population d'aînés ayant vécu ou entendu parler de ce déménagement historique n'est pas étrangère à cet effet d'entraînement. À noter qu'en se référant à l'histoire du quartier Saint-Sauveur, on le déménagea, en 1854, près du pont Scott (l'actuel cimetière Saint-Sauveur), et, dans les années 1920, la rue Bayard devient la limite territoriale entre les paroisses de Notre-Dame-de-Grâce et de Saint-Joseph. Quant aux années 1930, tous les éléments étaient en place pour les représentations du faux fantôme dans le grand théâtre qu'offrait le cap bordant le coteau Sainte-Geneviève...
Voilà ce que je sais de l'histoire du fantôme de Saint-Sauveur grâce à la mémoire de mon défunt père..."
Merci à la famille Fradet. Merci au CCQSS (Comité des citoyens et citoyennes du quartier Saint-Sauveur) pour ces textes de son journal "Le Carillon" et remerciement général à Étienne Grandmont.
http://www.cccqss.org
Michel
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