Paroisse Notre-Dame-de-Grâce

Ce site est consacré à la paroisse Notre-Dame-de-Grâce,
qui a été créée en 1924 et
réintégrée à la paroisse-mère Saint-Sauveur en 1997,
dans la ville de Québec.




EXPOSITION PERMANENTE





Messages les plus récents

Pour lire les messages les plus récents, TOUJOURS VOIR APRÈS LA SECTION "Hommage à Simonne Tardif (Dumont)".

Table des matières

Pour atteindre la table des matières, veuillez cliquer ICI puis voir après la section "Hommage à Simonne Tardif (Dumont)".

Historique de NDG en résumé

Pour se rendre à l'historique succinct de NDG, veuillez cliquer ICI puis voir après la section "Hommage à Simonne Tardif (Dumont)".

Précisions

Les prêts qui me furent faits de nombreux documents me décidèrent à partager ces souvenirs avec la collectivité. Vos commentaires, souvenirs et suggestions sont les bienvenus, de même que vos corrections des erreurs ou omissions involontaires.

Notes :

Nous respectons le désir des individus de ne pas voir leur nom ou leur photo apparaître.

Pour lire les messages, toujours descendre après le "Hommage à Simonne Tardif (Dumont)".

La présentation est optimale en fonction de Windows XP, avec Firefox (Mozilla) comme navigateur et lorsque les fenêtres sont ouvertes à pleine largeur. À défaut de ces conditions, on risque de rencontrer des irrégularités.

On peut cliquer sur les photos pour les agrandir.

Les messages sont sujets à des mises à jour, sans autre avis.

Michel Gignac

Horaire de l'Exposition

À VISITER au
CENTRE COMMUNAUTAIRE ÉDOUARD-LAVERGNE,
390 Arago Ouest :

EXPOSITION permanente pour rappeler
la paroisse Notre-Dame-de-Grâce,
son curé fondateur et son église.

Elle peut être visitée surtout
le VENDREDI entre 9h et 21h,
le SAMEDI entre 9h et 15h,
(fermée le dimanche)

Pour ces jours et pour les AUTRES JOURS,
prière de s'entendre avec un préposé
(418-691-7190 ou 418-641-6252).

ENTRÉE GRATUITE

N.B. Liens vers les messages concernant l'Exposition :
inauguration
photos
crédits

Simonne Dumont (Tardif) 1920-2018

Simonne Dumont (Tardif) 1920-2018

Hommage à Simonne Tardif (Dumont), co-fondatrice du blogue et qui a écrit ce texte :

ÉLOGE DE L'ÉGLISE

Les cloches ont sonné pour la dernière fois dimanche le 29 juin 1997. Les portes de l'église Notre-Dame de Grâce dans Saint-Sauveur se sont fermées à jamais après une dernière messe solennelle dans l'église que remplissaient des résidents et d'anciens paroissiens heureux d'y revenir mais tristes de la voir fermer. La générosité de ces derniers avait permis de la conserver plusieurs années, permettant à la paroisse de célébrer son 70e anniversaire en 1994. Mais la baisse d'assistance aux offices avait fait diminuer les revenus, causant finalement la fermeture.

Depuis, des organismes ont essayé en vain de faire revivre ce temple merveilleux. Mais pendant ces années, la bâtisse s'est détériorée, ce qui fait que le Journal "Le Soleil" annonçait le 15 octobre 2008 : "L'église sera démolie d'ici Noël" pour faire place à des logements. Que de serrements de coeur pour ceux et celles qui y sont attachés !

Nous perdons donc définitivement notre belle église. Le curé-fondateur Édouard Lavergne en 1924 (voir photo), s'il voit son église débâtie, va certainement être très triste comme nous, les paroissiens. C'était un immeuble d'une grande qualité acoustique, classé édifice à "valeur patrimoniale élevée" par déclaration gouvernementale. Le glas a sonné mais je sais que toutes les personnes qui ont fréquenté ce temple en garderont de bons souvenirs.

L'église est maintenant démolie et, pour rappeler l'histoire de la paroisse, ce site "NDGquébec" se plaît à évoquer certains événements et certains aspects de la vie à NDG, à l'aide de photos, d'extraits de "La Bonne Nouvelle", le journal de la paroisse à ses débuts, etc. Les curés et vicaires dévoués, les constructeurs, les marguilliers, les bénévoles ne seront pas oubliés.

Simonne Dumont.
(Photo de l'église prise le jour de la fermeture.)

lundi 19 mai 2008

La première fête de Dollard, le sauveur de la Colonie.

À Notre-Dame de Grâce, la première fête de Dollard fut célébrée avec faste. En ces années, comme particulièrement en 1925, elle n'avait pas lieu un lundi, mais plutôt le dimanche 25 mai.

Deux jours plus tôt, dans La Bonne Nouvelle, le curé Lavergne rappelait l'histoire de sieur Adam Dollard des Ormeaux, le "héros du Long Sault" dont le sacrifice sauva la Colonie de la Nouvelle-France en 1660. En effet, 16 jeunes gens de la garnison au fort de Ville-Marie, allèrent avec lui au Long Sault affronter 800 Iroquois "qui chassaient devant eux les populations affolées et dont la continuelle avance menaçait d'une ruine certaine" la Colonie. Certes les 17 jeunes furent écrasés par le nombre, "mais leur mort héroïque ne fut pas inutile, car tant de valeur déconcerta l'Iroquois. Devant ces 17 cadavres il hésita, il perdit son arrogance et piteusement reprit la route de ses cantons." Le chroniqueur de "Les Relations des Jésuites" écrivit que "leur mort a sauvé le pays".

Le programme de la journée de fête, en l'absence du curé due à la maladie, fut:

8:00 : messe de communion générale des jeunes gens.
9:30 : départ des jeunes gens pour Notre-Dame des Victoires, drapeau en tête, accompagné par la fanfare Lambillotte.
19:00 : Veillée d'armes à l'église, sermon par l'abbé G. Deschênes, professeur du Séminaire de Québec.
20:15 : concert à la salle paroissiale préparé par le vicaire Lockwell,
représentation de la comédie d'Antony Mars, "Monsieur Gavroche", par le Cercle dramatique de la paroisse du Sacré-Coeur,
et retour de l'abbé Lockell pour une courte conférence "Dollard, son temps et le nôtre".

Bonne fête des Patriotes ou de la Reine !
Michel.

N.B. Pour la toile du "Combat de Dollard au Long Sault", par Thurstan Topham, remerciement au site :
http://jacquescartier.org/centre-nouvelle-france/boisvert.html
qui n'est plus disponible.

mardi 13 mai 2008

Liste des marguilliers (fin 1925 à 1948)

Liste des marguilliers qui ont pris la relève de ceux élus en janvier 1925:

Honoré Gignac 1925
Adélard Minguy 1927
Joseph Masson 1927
Théophile Maheux 1928
Amédée Lapointe 1929
F.-X. Jobin 1930
Ernest Giroux 1931
Omer Barbeau 1932
Benoît Morin 1933
Elzéar Dion 1934
Louis Gagnon 1934
Joseph Bérubé 1935
Georges Plante 1936
Albert Maheux 1937
Jules Gamache 1938
Pierre Leclerc 1939
J.-Alex Langlais 1940
Louis Auger 1941
Alphonse Sylvain 1942
Ulric Blouin 1943
Ludger Royer 1944
Georges Parent 1945

Almanzor Cantin 1946
Stanislas Gagnon jr 1947
Lauréat Leclerc 1948

À suivre.
N.B. Cliquer sur les photos pour agrandissement. M. Alfred Larose (sur la photo) était parmi les premiers membres élus en janvier 1925.

Michel.

dimanche 4 mai 2008

Des sculptures de l'Îlot Fleuri pour la promenade Sauvageau.

Avec la disparition de la neige, le secteur de la grotte de Notre-Dame de Grâce va redevenir plus fréquenté. Au sujet de ce lieu et du sentier dans la falaise, je suis tombé sur un article intéressant qui m'avait échappé l'automne passé lors de la publication de "Le Carillon" d'octobre 2007, le journal du "Comité de citoyens et citoyennes du quartier Saint-Sauveur". Au cas où quelques-un-e-s parmi vous l'aient aussi manqué, je rapporte ici les propos de l'auteur, Étienne Grandmont.

À l'été 2007, des centaines de jeunes ont travaillé dans le cadre des Chantiers urbains de la ville de Québec. Deux des cinq chantiers avaient été actifs dans notre quartier, le premier s'affairant à effacer les graffitis dans le cadre du projet Graff Cité et le second oeuvrant près de la grotte de NDG. Le travail pour cette dernière était la suite logique de ce qui avait été amorcé à l'été 2006, soit la restauration de l'autel, du pourtour de la grotte, de la fontaine, du pilastre et du muret. Un trompe-l'oeil fini granit a été apposé, rendant le plus crédible possible l'aspect naturel de cette grotte. Et ce n'est pas fini !

En parallèle, le sentier dans le côteau Sainte-Geneviève sera enjolivé de quatre sculptures récupérées de l'Îlot Fleuri du quartier Saint-Roch qui a été démantelé. La directrice artistique du Chantier, Nathalie Côté, affirme que les sculptures étaient menacées de destruction, et qu'il a fallu convaincre la ville de financer le transport en allant chercher un appui au Conseil de quartier de Saint-Sauveur. La restauration des oeuvres, qui resteront propriété de l'Îlot Fleuri, est assurée bénévolement par les artistes eux-mêmes. Les socles étaient déjà installés et il ne restait qu'à y poser les sculptures. Le travail des artistes John Bardy, Laurent Gagnon, Jean-Robert Drouillard et André Bécot, pourra donc retrouver une place de choix.

"Après avoir été laissée à l'abandon pendant de nombreuses années, conclut Étienne Grandmont, la grotte de Mazenod voit sa vocation se changer. Elle devient un lieu culturel que les résidants s'approprieront, développant chez eux un sentiment d'appartenance renouvelé."

Michel.
(Merci à Étienne Grandmont du CCCQSS (http://www.cccqss.org) d'avoir donné son autorisation pour utiliser des extraits de son article "Chantiers urbains 2007" dans "Le Carillon". La photo provient du Carillon de mars 2007.)

mardi 29 avril 2008

Les premiers marguilliers.

En vertu d'une ordonnance du cardinal Bégin (en date du 16 janvier 1925), l'élection de sept marguilliers fut tenue dimanche le 25 janvier à la chapelle. La Bonne Nouvelle expliquait que l'administration des biens de Fabrique appartient à un double bureau. Pour les affaires courantes, ce sont les trois marguilliers du banc, aussi appelés "nouveaux" marguilliers. Pour les actes d'administration financière qui sortent de la routine, un autre bureau existe, constitué de quatre "anciens" marguilliers.

Les trois marguilliers du banc élus à l'unanimité (sur proposition de Léonidas Boutet, appuyée par Arthur Paquet) furent Stanislas Gagnon (le "marguillier en charge" car il était le plus âgé), Alphonse Paquet et Théodule Roberge.

Les quatre "anciens" marguilliers, élus eux aussi à l'unanimité (sur proposition d'Alexandre Langlais, secondée par Lorenzo Plante), furent Marcel Rochette, Wilfrid Charest, Alfred Pichette et Alfred Larose.

Le soir, les paroissiens, auxquels s'étaient joints des paroissiens de Saint-Sauveur et du Sacré-Coeur, offraient aux élus un splendide banquet dans la salle paroissiale, préparé entre autres par le Cercle paroissial. La parole fut prise par Alfred Larose, Alphonse Pouliot, Arthur Paquet, J.-A. Paradis et Edmond Trépanier.

Par curiosité, énumérons les noms des signataires du procès-verbal de l'élection, outre les paroissiens déjà mentionnés.

Auger, Louis;
Barrette, Adélard;
Barrette, Lauréat;
Bédard, Léonidas;
Blouin, Joseph;
Bussière, Odilon;
Cardinal, Pierre;
Careau, Émile;
Côté, Joseph;
Côté, S.-N.;
Drolet, Albert-P.;
Drolet, J.-B.;
Drouin, Alexandre;
Fortin, Alphonse;
Fournier, Arthur;
Fradet, J.-M.;
Fréchette, Joseph;
Gagnon, Louis;
Gagnon, Oscar;
Gagnon, Théodore;
Gignac, Honoré;
Gingras, Edmond;
Giroux, Ernest;
Grenier, Paul-Henri;
Hamel, Gaudios;
Houde, Gaudiose;
Huot, Narcisse;
Laliberté, Albert;
Laliberté, Alexis;
Langlais, Alexandre;
Lapierre, Isidore;
Lapointe, Charles;
Laprise, J.-B.;
Leclerc, Pierre;
Lepage, Eudore;
Letellier, Ovide;
L'Heureux, Léon;
Lippé, Louis;
Lockwell, Jules, vicaire;
Maheux, Albert;
Maheux, Théophile;
Marcheterre, Louis-Edmond;
Marcotte, David;
Matte, J.-Raoul;
Morency, Arsène;
Ouellet, Pierre;
Parent, Georges;
Parent, J(Jos?);
Parent, Pierre;
Plante, Alex;
Plante, Lucien;
Pouliot, Alphonse;
Roberge, Théophile;
Robitaille, Alphonse;
Robitaille, C;
Rodrigue, Lucien;
Roussin, Arthur;
Savard, Elzéar;
Thibaudeau, P.-E.;
Thibault, F.-X., fils;
Thibault, Théodore;
Voyer, J.-Lauréat.

À venir bientôt, la liste de tous les autres marguilliers.

Michel.

N.B. La disposition des photos est optimale sur mon écran lorsque la page est ouverte à largeur maximale, et peut-être en est-il de même sur le vôtre. Pour une autre largeur, la disposition risque d'être farfelue !

lundi 21 avril 2008

La rue Châteauguay, nom et commerces.


La page de toponymie de la ville de Québec nous informe que "ce nom commémore la fameuse bataille de la Châteauguay qui a lieu en 1813 sur les rives de cette rivière de Montérégie (NDB : affluent de la rive droite du Saint-Laurent qu'elle rejoint au lac Saint-Louis, au sud-ouest de Montréal), à l'occasion de la guerre anglo-américaine. Le lieutenant-colonel Charles-Michel d'Irumberry de Salaberry repousse alors les 3000 Américains du général Hampton à l'aide de 1 700 hommes et d'une troupe d'Abénaquis."

Quelques sections de cette rue ont déjà porté d'autres noms. "Sur une carte de 1874, la partie de rue comprise entre le boulevard Langelier et la rue De Mazenod porte le nom de Saint-Ovide, une dénomination dont on ignore l'origine. (...)
Une autre partie, située entre De Mazenod et Bayard, s'appelle rue Hamel, vraisemblablement du nom du peintre portraitiste Théophile Hamel (1817-1870).(...)
Sur une carte de 1875, la rue Saint-Philippe prolonge la rue Hamel, de la rue Bayard à la rue Montmagny. On la nomme rue Saint-Philippe, probablement en l'honneur de Philippe, l'un des douze apôtres dans les Évangiles."

Après les commerces de la rue Christophe-Colomb, voici ceux de la rue Châteauguay.

Mon père se souvenait :
de la boucherie Dubois, au coin du boulevard Langelier (côté sud),
du barbier Alexandre Lessard (84),
de l'épicerie Jos. Blouin, au coin de Signaï (côté nord).

La liste de Mme Dumont comporte :
le ferblantier Bédard,
la boucherie Jos. ou Henri Boutet (245)
le charretier Dumas,
Maurice Giguère, électricien (180)
Mme Jobin, tissus,
Raymond Lachance, épicier (202)
Théo. Maheux, quincaillier,
Honorius Plante, quincaillier (547 de Mazenod).

Au hasard de l'annuaire téléphonique de 1963, je rencontre l'épicerie Gérard Racine (98).

Michel.
(Pour la figure, merci au site de la Commission scolaire des Grandes-Seigneuries, à l'adresse http://www.csdgs.qc.ca)

mercredi 16 avril 2008

Le premier bazar : un trop grand succès.

Le premier bazar à Notre-Dame de Grâce, d'abord prévu pour débuter le 15 janvier 1925, fut déplacé pour commencer le lundi 18 janvier et s'étendre jusqu'au 28. Son Éminence est venue bénir les tables et visiter la salle paroissiale. Le curé Lavergne fit l'ouverture officielle à 20 h., en présence d'adultes seulement, les enfants n'étant pas admis le soir.

Des comités avaient été organisés pour aider au bon fonctionnement de cette vente de charité. Les tables et activités suivantes furent tenues :

- table des Dames de la Sainte Famille,
- table des rafraîchissements et de Notre-Dame de Grâce,
- table du Sacré Coeur
- table de l'Immaculée Conception, des Enfants de Marie,
- table de l'Enfant Jésus,
- roue de fortune au chocolat, du Comité Paroissial,
- tabagie moderne,
- restaurant national,
- salle des banquets (par les Dames de la Sainte Famille), des concerts (par le Cercle Dramatique et l'orchestre) et des amusements,
- "Chapuzot" et sa tête servant de cible,
- tireuse de cartes et horoscope,
- concours de popularité entre la chorale des Enfants de Marie et les membres du Cercle Dramatique.
- râfles,
- salle des "Remparts" (tir à la cible)
- pêche miraculeuse.

En particulier, l'Orchestre paroissial, sous la direction d'Albert Langlois, et celui d'Octave Bertrand et les élèves du Frère Maurice de Saint-Sauveur, offrirent des concerts très courus. Le bazar reçut un appui de Limoilou par le biais du bulletin paroissial. Le bilan financier fut un surplus, jugé "gros", de 5000$.

Mais l'expérience laissa un goût amer au curé. Dans la Bonne Nouvelle du 31 janvier, il écrivait, entre autres : "Il est incontestable qu'un bazar de huit ou dix jours durant désorganise totalement les familles. Et je ne parle pas de la fatigue, de l'énervement et de la multiplicité des désordres insoupçonnés que ce désarroi produit en grand nombre de milieux. C'est un entassement et un fouillis de jeunes gens et de jeunes filles. Voilà pourquoi, aussi longtemps que je serai le curé de Notre-Dame de Grâce, il n'y aura plus jamais de bazar dans notre paroisse."

Michel.
photo provenant de http://www.CultureQuebec.info
qui n'est plus disponible.

mardi 8 avril 2008

Les porteurs de La Bonne Nouvelle.

Pour compléter l'année 1924 à Notre-Dame de Grâce, à toutes fins pratiques, voici les noms des petits porteurs du journal "La Bonne Nouvelle" en novembre, tous des élèves de l'école de l'Immaculée Conception :

Paul-Eugène Beaulieu (Boulevard Langelier),
Laurier Gagnon (Signaï),
André Thibodeau (Sauvageau, c.-à-d. de Mazenod),
Jean-Paul Bélanger (Victoria),
Jean-Paul Pouliot (Durocher),
Maurice Jobin (Bayard),
Adrien Letarte (De Tracy),
Charles-Éd. Jobin (Colbert),
Adrien Côté et Jean-Marie Côté (Vaudreuil et Lévis, c.-à-d. Lavergne),
Albert Thibault (Joliette),
Albert Gignac et Robert Gagnon (Arago),
Marcel Paquet et Majella Tremblay (Franklin),
Joachim Gignac et Berchmans Bélanger (Châteauguay),
Albert Thibault et Paul-Henri Lapointe (Christophe-Colomb),
Léopold Thibodeau et Lucien Bélanger (Demers et Saint-Félix).

Michel.

mardi 1 avril 2008

Un cloche pour la chapelle

Dimanche le 14 décembre 1924, Monseigneur J.-Alfred Langlois venait bénir la cloche dont la compagnie Émile Morissette avait fait cadeau à la paroisse pour la chapelle. La cérémonie était réservée aux gens qui avaient acheté une carte. Mais après la bénédiction du Saint Sacrement qui clôturait l'office solennel, les autres paroissiens purent, comme l'écrivait le curé Lavergne, "aller agiter la cloche et lui donner le charitable souvenir d'une obole." Il ajoutait: "Notre chapelle était vraiment radieuse en sa parure de fête. Des mains habiles avaient habillé délicatement la cloche et paré l'autel de la Sainte Vierge. Les palmes et des fleurs donnaient un éclat spécial à notre autel majeur." Il fut donné à la cloche les noms de "Marie - Nazaire - Eugène - Alfred - Édouard - Jules".

En 1927, l'église qui venait d'être construite bénéficia probablement d'un ensemble de cloche. En effet, lors du déménagement des cloches dans les années 2000, on pouvait remarquer l'indication de l'année de leur entrée en fonction, comme sur la photo ci-contre.

Michel (texte rectifié)

vendredi 21 mars 2008

Les premières Pâques à NDG.

On retrouvait dans la Bonne Nouvelle le calendrier de la semaine sainte.

D'abord le dimanche précédant Pâques était le Dimanche des Rameaux, qu'il ne fallait pas confondre avec le Dimanche de la Passion désignant celui situé deux semaines avant Pâques. Pour ce Dimanche des Rameaux, une certaine quantité de rameaux furent vendus au bénéfice de l'église.

Tout le monde était tenu à l'aumône du Carême, qui devait être déposée au plus tard à Pâques dans un tronc aux pieds de la statue de Saint François d'Assise.

La messe du Jeudi Saint était à 19 h., suivie d'heures d'adoration (jusqu'à la fin de la nuit) et d'une heure sainte. Il existait la coutume de faire la visite des reposoirs du Jeudi Saint.

L'après-midi du Vendredi Saint était réservé aux dames et demoiselles pour le sermon de la Passion et la vénération de la Croix. L'office du soir était pour les hommes et les jeunes gens.

Le soir du Samedi Saint consistait en prières, réception de la médaille miraculeuse et confessions.

Le curé Lavergne décrivait ainsi la fête du dimanche de Pâques, 19 avril 1925, à la chapelle : "Notre choeur et ses autels soigneusement parés de tentures, de fleurs et de lumières chantaient à tous le plus cordial "Alleluia". Merci à nos chantres amis du choeur Saint-Louis, à nos chantres de Notre-Dame de Grâce ; sous la direction de notre infatigable maître de chapelle, ils ont exécuté un programme vraiment choisi selon l'esprit de l'Église.

Après chacun des exercices de la semaine sainte (et après les vêpres de Pâques), on donnait tous les jours l'absolution générale aux tertiaires (peut-être les membres du Tiers-Ordre) comme ils y avaient droit. On ajoutait : "Le jour n'est peut-être pas loin où Notre-Dame de Grâce aura sa fraternité".

N.B. source de la photo : le site http://nauconsultants.com
qui n'est plus disponible.

Joyeuses Pâques !
Michel.

lundi 17 mars 2008

Le Cercle dramatique, l'orchestre paroissial et le cinéma.

Le Cercle dramatique de Notre-Dame de Grâce était une section du comité paroissial. La première assemblée était tenue le premier décembre 1924. L'élection des officiers donna le résultat suivant :

Président : Francis Boudreau (futur ministre du gouvernement de l'Union nationale),
Vice-président : Henri Grenier,
Secrétaire-trésorier : J.-N. Parent,
Directeur artistique : Jos. Boutet,
Chapelain : le vicaire Lockwell.

La première représentation par ce Cercle dramatique aurait eu lieu immédiatement après la bénédiction de la salle paroissiale (presque achevée) par le Cardinal Bégin, le dimanche 11 décembre. Les artistes offrirent alors leur programme pour les enfants.

Quant à l'orchestre de Notre-Dame de Grâce, il fut formé de :

Directeur et pianiste : Albert Langlois,
Violons : Lucien Plante, Armand & Lucien Thiboutot, Jos. Denis et Roméo Langlois,
Cornet : Lionel Lebel,
Caisse claire, tambour : Wilfrid Plante,
Clarinettes : Adrien Plante et Paul Lacroix,
Ophonium, peut-être mieux connu sous le nom d'euphonium (instrument à vent): Omer Langlois,
Flûte : Paolo Langlois,
Saxophone : Alfred Couture.

Les deux jours suivant la bénédiction de la salle paroissiale, les 12 et 13 décembre, se tenaient les deux premières soirées musicales et dramatiques par l'Orchestre paroissial et le Cercle dramatique. Ce dernier présentait la comédie "Un gendre pour deux belles-mères." et la pièce dramatique "Le poignard". Le prix d'admission était de 25 sous, sauf pour les sièges réservés à 35 sous.

Le cinéma à la salle paroissiale aurait commencé les 2, 3 et 4 février 1925 (après le bazar, dont nous reparlerons). En plus d'une comédie, le film "Voyage en Acadie - déportation des Acadiens" fut projeté. Les commentaires et explications furent ceux de l'abbé Jean-Thomas Nadeau, du quotidien l'Action catholique (et qui allait être l'un des deux concepteurs des plans de la future église). Le curé Lavergne s'était rendu, l'été précédent, sur les lieux des scènes de ce film décrivant le génocide appelé "le grand dérangement" de 1755, à Grand-Pré en Acadie.

Une autre séance de "vues animées" (comme on les appelait) eut lieu le Mardi Gras, 24 février. Le film muet "La Tragédie de Rome - Rome à feu et à sang" fut projeté. Avec 50000 comédiens et figurants, ce film reconstituait la grande tragédie papale et romaine de Clément VII, le pape-roi martyr et triomphant, en 1527.

N.B. La photo montre une scène de ce film de 1923 réalisé par Enrico Guazzoni au titre d'origine "Il Sacco di Roma" (The Sack of Rome), soit les fiançailles de Flaminia Astalli (jouée par Irma Julians) et d'Ottavio Passeri (incarné par Beppo Corradi).

Michel.