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Table des matières
Historique de NDG en résumé
Précisions
Notes :
Nous respectons le désir des individus de ne pas voir leur nom ou leur photo apparaître.
Pour lire les messages, toujours descendre après le "Hommage à Simonne Tardif (Dumont)".
La présentation est optimale en fonction de Windows XP, avec Firefox (Mozilla) comme navigateur et lorsque les fenêtres sont ouvertes à pleine largeur. À défaut de ces conditions, on risque de rencontrer des irrégularités.
On peut cliquer sur les photos pour les agrandir.
Les messages sont sujets à des mises à jour, sans autre avis.
Michel Gignac
Horaire de l'Exposition
CENTRE COMMUNAUTAIRE ÉDOUARD-LAVERGNE,
390 Arago Ouest :
EXPOSITION permanente pour rappeler
la paroisse Notre-Dame-de-Grâce,
son curé fondateur et son église.
Elle peut être visitée surtout
le VENDREDI entre 9h et 21h,
le SAMEDI entre 9h et 15h,
(fermée le dimanche)
Pour ces jours et pour les AUTRES JOURS,
prière de s'entendre avec un préposé
(418-691-7190 ou 418-641-6252).
ENTRÉE GRATUITE
N.B. Liens vers les messages concernant l'Exposition :
inauguration
photos
crédits
Simonne Dumont (Tardif) 1920-2018
Hommage à Simonne Tardif (Dumont), co-fondatrice du blogue et qui a écrit ce texte :
Depuis, des organismes ont essayé en vain de faire revivre ce temple merveilleux. Mais pendant ces années, la bâtisse s'est détériorée, ce qui fait que le Journal "Le Soleil" annonçait le 15 octobre 2008 : "L'église sera démolie d'ici Noël" pour faire place à des logements. Que de serrements de coeur pour ceux et celles qui y sont attachés !

Nous perdons donc définitivement notre belle église. Le curé-fondateur Édouard Lavergne en 1924 (voir photo), s'il voit son église débâtie, va certainement être très triste comme nous, les paroissiens. C'était un immeuble d'une grande qualité acoustique, classé édifice à "valeur patrimoniale élevée" par déclaration gouvernementale. Le glas a sonné mais je sais que toutes les personnes qui ont fréquenté ce temple en garderont de bons souvenirs.L'église est maintenant démolie et, pour rappeler l'histoire de la paroisse, ce site "NDGquébec" se plaît à évoquer certains événements et certains aspects de la vie à NDG, à l'aide de photos, d'extraits de "La Bonne Nouvelle", le journal de la paroisse à ses débuts, etc. Les curés et vicaires dévoués, les constructeurs, les marguilliers, les bénévoles ne seront pas oubliés.
Simonne Dumont.
(Photo de l'église prise le jour de la fermeture.)
lundi 10 décembre 2007
La première journée d'activités religieuses, le premier novembre 1924.

Dans les premiers jours de novembre 1924, Notre-Dame de Grâce vécut ses premiers offices paroissiaux. Dès le premier novembre, un samedi, les messes de la fête de la Toussaint furent célébrées dans la grande salle de l'école de l'Immaculée-Conception, au 100 Signaï (numéro de l'époque), coin Franklin. En vertu d'une entente avec la Commission scolaire catholique, les cérémonies allaient y avoir lieu, jusqu'à la construction de la nouvelle église, moyennant un loyer de 300$ par année et les dépenses d'électricité et d'assurances. Cette chapelle pouvait asseoir 450 personnes et elle comportait trois autels et trois confessionnaux.
Les messes de cette journée furent présidées aux heures suivantes :
5 h 30, par le curé Lavergne ;
6 h 45, par le vicaire Jules Lockwell (messe des Congréganistes, incluant l'office de la sainte Vierge) ;
8 h, par le vicaire dominical G. Montminy, professeur au collège de Lévis (messe réservée uniquement aux enfants) ;
9 h, par l'abbé Martin du diocèse de Saint-Hyacinthe (messe basse avec chant) ;
10 h 30, la grand'messe, par l'abbé G. Deschênes, professeur de philosophie à l'Université Laval et né sur le territoire de la paroisse, assisté des abbés Montminy et Lockwell, diacre et sous-diacre.
Les sermons fut prononcés par le curé Lavergne. Le Choeur Saint-Louis de Saint-Sauveur, sous la direction de M. Pierre Robert, le maître de chapelle de NDG, exécuta entre autres la messe de Pietro A. Yon. Les quêtes rapportèrent un total de 150$ à la nouvelle Fabrique.
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La veille, soit le 30 octobre, se tint la première réunion de la Congrégation des hommes (et des jeunes gens), à la Chapelle à 7 h 30 PM. Pour permettre de ramener dans nos mémoires quelques-uns des premiers résidents de la paroisse, énumérons les officiers qui ont été élus, temporairement en attendant les élections régulières :
Préfet : Amédée? Lapointe ;
1er assistant : Alphonse Paquet ;
2e assistant : Joseph Robitaille ;
1er lecteur : Raoul Matte ;
2e lecteur :Ernest Giroux ;
servants de messe : Georges? Parent et Antoine Larose ;
secrétaire : Oscar Gagnon ;
trésorier : Joseph Lapointe
portiers : Jean Genois, Alfred Prévost, Albert Maheux et L. Rodrigue ;
chargé des quêtes : Raoul Matte.
Ils étaient en fonction dès leur messe de la Toussaint.
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Ce premier jour de la paroisse avait lieu aussi le premier baptême. M. Lauréat Leclerc faisait baptiser son fils. Par délicatesse pour le curé et le vicaire, on donna à l'enfant les prénoms de Jules-Édouard. Ce premier acte officiel fut signé par l'abbé Lockwell. Les parrain et marraine furent M. et Mme Joseph Verret.
Les premières Vêpres solennelles furent chantées aussi le jour de la Toussaint, à 7 heures PM. Le vicaire Jules Lockwell en était le célébrant. La bénédiction du Saint Sacrement termina cette première journée très remplie en cérémonies.
Michel.
mercredi 5 décembre 2007
La naissance de Notre-Dame de Grâce.
enregistrement vidéo d'une exposition, nous avait amenés jusqu'aux
préparatifs de la construction de l'église en 1925. Nous allons
reculer quelque peu pour traiter de la naissance de la paroisse en
1924.
J'essaierai de suivre, semaine après semaine ou mois après mois, les
événements et le mode de vie à NDG, surtout à l'aide de la Bonne
Nouvelle, hebdomadaire publié à l'époque, jouant le rôle d'un feuillet
paroissial. Il est vrai qu'il aurait été préférable d'effectuer en
2004 cette couverture de l'historique à partir de 1924, de façon à
relater des faits qui en étaient à leur 80e anniversaire. Mais comme
notre site n'existait pas, il faudra maintenant se contenter d'un 83e
anniversaire !
L'acte de naissance de Notre-Dame de Grâce est daté du 9 octobre 1924.
Il s'agit du décret d'érection, portant la signature du Cardinal Bégin, Archevêque de Québec de l'époque. Le Numéro 1 du Volume 1 de la Bonne Nouvelle (celui du 26 octobre) transcrivait intégralement ce document. C'est un peu long mais je pense qu'il vaut la peine, par souci d'exhaustivité, de le reproduire ici (avec de légères modifications de présentation).

"Louis-Nazaire Bégin, Cardinal-prêtre de la S. E. R., Du titre de
Saint-Vital, Par la grâce de Dieu et du Siège Apostolique, Archevêque
de Québec.
À tous ceux qui les présentes verront, savoir faisons que :
1o Attendu que, en vertu de notre charge pastorale, nous sommes tenu
de pourvoir le plus efficacement possible au bien spirituel des
fidèles commis à notre garde ;
2o Attendu que la paroisse de Saint-Sauveur compte encore, bien
qu'elle n'ait déjà deux fois été démembrée, une population de seize
mille fidèles ; que l'église est devenue insuffisante ; que les
révérends Pères Oblats de Marie Immaculée, qui en sont chargés, ne
peuvent plus, malgré leur zèle et leur dévouement, la desservir aussi
efficacement qu'ils le voudraient ;
3o Attendu que, pour ces raisons, le révérend Père Magnan, curé de
cette paroisse, s'est vu dans la nécessité de nous prier, par requête
du 21 juin dernier, et avec le consentement des conseils provincial et
local de sa congrégation, de confier à un autre pasteur une portion du
troupeau dont il a présentement la garde ;
4o Attendu que nous avons été informé qu'un grand nombre de fidèles
habitant la partie sud de la paroisse Saint-Sauveur, estiment
nécessaire la fondation d'une nouvelle paroisse dans cette partie de
la ville, et qu'ils désirent même cette fondation dans l'intérêt de
leurs âmes ;
5o Attendu que, par lettre en date du quatrième jour d'octobre
courant, le révérend Père Magnan nous a fait connaître le territoire
dont sa congrégation veut bien se départir;
En conséquence, après avoir mûrement considéré toutes choses et avoir
pris l'avis du Chapitre, nous avons détaché et nous détachons, par les
présentes, de la paroisse de Saint-Sauveur, et nous avons érigé et
nous érigeons, par les présentes, en titre de cure et paroisse
canonique amovible sous l'invocation de Notre-Dame de Grâce, dont la
fête se célèbre le 9 juin, la partie de la paroisse de Saint-Sauveur
qui se trouve bornée comme suit, savoir : par le Boulevard Langelier,
depuis le cap jusqu'à la rue Demers ; par la rue Demers ; par la rue
Hermine jusqu'à la rue Signaï ; par la rue Signaï jusqu'à la rue
Colomb ; par la rue Colomb jusqu'à la rue Bayard ; par la rue Bayard
jusqu'au cap ; par le cap jusqu'au Boulevard Langelier, la ligne de
délimitation passant au milieu des rues susmentionnées.
Pour être la dite cure et paroisse de Notre-Dame de Grâce entièrement
sous notre juridiction spirituelle, à la charge par les curés ou
desservants qui y seront établis par nous ou par nos successeurs, de
se conformer en tout aux règles de discipline ecclésiastique établies
par, (NDB: le mot précédent semble de trop, par erreur) dans ce
diocèse, spécialement d'administrer les sacrements, la parole de Dieu
et les autres secours de la religion aux fidèles de ladite paroisse,
enjoignant à ceux-ci de payer les redevances ou oblaîons d'usage et de
leur porter respect et obéissance dans toutes les choses qui
appartiennent à la religion et qui intéressent leur salut éternel.
Sera notre présent décret lu et publié au prône dans la paroisse de
Saint-Sauveur, les deux premiers dimanches après sa réception, ainsi
que dans celle de Notre-Dame de Grâce le premier dimanche où s'y fera
l'office divin, et le dimanche suivant.
Donné à Québec, sous notre seign, le sceau du diocèse et le contre-
seign de notre secrétaire, le neuvième jour d'octobre 1924.
L.-N. card. Bégin, Arch. de Québec,
Par mandement de Son Éminence Jules Laberge, ptre, Secr."
À venir, le début de novembre 1924.
Michel.
mardi 27 novembre 2007
Danse à la salle du Collège il y a 40 ans

Dernier volet sur les loisirs de Notre-Dame de Grâce en 1967. Voici le contenu d'un message, distribué avec le feuillet paroissial, qui informait sur la tenue d'une soirée de danse.
"Dimanche 5 février 1967
Chers co-paroissiens,
La Corporation des Loisirs de votre paroisse est heureuse de vous annoncer une autre de ses activités.
Samedi, le 11 février à 8.30 P.M., à la salle du Collège, 390 Arago, il y aura danse avec les Wostocks.
Tous les jeunes, garçons et filles âgés de 16 ans et plus, y sont invités.
Les garçons devront porter le veston et une chemise.
Les jeunes filles devront porter soit une robe soit une jupe et une chemise.
Nous assurons tous les parents qu'il y aura de la surveillance sérieuse et s'il leur plaît de venir contrôler, ils sont les bienvenus.
Nous invitons instamment tous les parents à venir encourager leur ou leurs enfants (garçons ou filles) aux joutes de hockey, ballon-balai ou de patinage.
Nous félicitons les parents qui ont bien voulu consentir à ce que leur garçon soit examiné par le médecin.
L'examen médical pour les jeunes filles de moins de 10 ans est commencé d'hier, samedi, et se continuera les samedis suivants pour les autres.
Dans un prochain message, nous vous donnerons d'autres nouvelles.
LA CORPORATION DES LOISIRS N.-DAME DE GRÂCE.
Jean-Paul Drolet, président."
À suivre en 2008 pour quelques souvenirs des loisirs de 1968.
Photo: groupe inconnu.
Michel.
mardi 20 novembre 2007
Des activités des Loisirs exemplaires en 1967
Depuis plusieurs années la Fabrique de la paroisse fournissait un terrain au coin des rues Arago et Colbert. En 1967, la ville de Québec donna en surplus la permission d'utiliser les cours des écoles de garçons et de filles et fournit (avec contribution financière de NDG) les services de cinq moniteurs. De plus les jeunes ont pu utiliser la piscine du Palais Montcalm une heure par jour, étant transportés par trois autobus. Il en fut de même pour le Parc Victoria afin de jouer à la balle-molle.

Les cinq moniteurs, soit Jacques Audy, coordonnateur, Pierre Paulin, Paul Lessard, Lucie Baillargeon et Claudette Samson, furent assistés d'une quinzaine de moniteurs bénévoles. Ils purent accueillir régulièrement plus de 175 jeunes dans le jour et environ 125 adolescents le soir.
Cette collaboration avait été amorcée au cours de l'hiver alors que la patinoire de l'aréna municipal avait été prêtée pendant 36 heures , de même que cinq autres patinoires à ciel ouvert, ce qui avait amusé de 400 à 500 jeunes.
La Commission scolaire rendit aussi disponibles les locaux et l'équipement pour des activités d'intérieur, dont la grande salle du collège pour la gymnastique et, pendant l'hiver, des soirées de danse.
La Fabrique de la paroisse offrit gratuitement aussi la salle paroissiale et le "message" des loisirs accompagnant le feuillet paroissial.
De plus, trois médecins et plusieurs infirmières, de même que divers spécialistes, ont fait subir un examen médical à plus de 300 enfants qui étaient intéressés, ceci sous la direction du Dr Charles Plamondon de l'hôpital de l'Enfant-Jésus. Décelant des carences vitaminiques chez plusieurs jeunes, la Corporation distribua plus de 6000 demiards de lait pendant la saison des terrains de jeux.
Du côté des projets, la Corporation, qui comportaient 600 membres en règle, demandait que la Commission scolaire construise un gymnase dans une des deux écoles de la paroisse. Elle axait son action future sur l'organisation de ballon-volant et de gouret de salon, qui s'ajouteraient au hockey. De plus elle voulait participer à l'Opération Départ : déjà en septembre, une classe de 25 adultes serait mise sur pied dans la paroisse pour permettre le recyclage au niveau du cours primaire. Des cours de danse, de personnalité, d'hygiène et de catéchèse seraient mis sur pied.
En conclusion, l'échevin Gérard Moisan déclarait, lors de la cérémonie de clôture de la saison de terrains de jeux, que Notre-Dame de Grâce s'était montrée de l'avant comme aucune autre paroisse de la ville pour l'organisation de loisirs, qui permirent de réduire la délinquance juvénile.
Michel.
(photo prise par Marcel Laforce lors de la cérémonie de clôture).
samedi 10 novembre 2007
Démolition de l'église.
"MÊME LES PRIÈRES N'ONT PU SAUVER L'ÉGLISE NOTRE-DAME DE GRÂCE
L’église Notre-Dame de Grâce n’échappera pas au pic des démolisseurs malgré sa grande valeur patrimoniale. Un projet de recyclage lancé en 2004 avait échoué en raison de l'augmentation des coûts.

Classée bâtiment patrimonial, l’église Notre-Dame de Grâce sera démolie au printemps 2008 pour faire place à la construction de quatre édifices à logements coopératifs.
Située au coeur du quartier Saint-Sauveur, l’église Notre-Dame de Grâce est venue bien près d’échapper au pic des démolisseurs. En 2004, un organisme à but non lucratif, appelé La Nef, avait obtenu une subvention de 3 millions de dollars du ministère de la Culture, ainsi qu’une participation financière de la Ville de Québec pour transformer l’ancien lieu de culte en salle multidisciplinaire où on devait notamment produire des spectacles.
Le projet a avorté en raison de l’augmentation des coûts causée par l’état dégradé de la structure du bâtiment, sis à l’angle des rues Arago et Colbert. «Bien que l’église Notre-Dame de Grâce soit considérée comme église à grande valeur patrimoniale, aucun projet de recyclage n’a pu voir le jour depuis 1996», signale le service d’aménagement du territoire de la Ville dans un mémoire remis au conseil.
La Ville de Québec et le gouvernement du Québec avaient conclu une entente afin de préserver le patrimoine religieux de la démolition. La stratégie n’a pas fonctionné dans Saint-Sauveur.
Le conseil de ville et le conseil d’agglomération ont adopté en début de semaine le règlement de zonage permettant la construction de quatre bâtiments qui offriront 46 nouveaux logements par l’entremise des coopératives d’habitation La Baraque et L’Étale. Les investissements totaliseront 7 millions de dollars et les logements y seront offerts à des prix réduits de 5 % à 8 % par rapport au marché privé, prévoit Alain Marcoux, coordonnateur au groupe Sosaco, de la Fédération des coopératives d’habitation de la région de Québec.
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Les appels d’offres pour la démolition de l’église seront lancés en janvier et la démolition pourra débuter au printemps. Il faudra d’abord extraire du bâtiment les matériaux fabriqués avec des composés d’amiante avant de le démolir. La construction des futurs édifices à logements débutera en juin, prévoit M. Marcoux, et ils seront livrés quelque part en novembre 2008.
La Société d’habitation du Québec et la Ville de Québec verseront des subventions couvrant 65 % des coûts de construction. Le solde sera financé par des emprunts hypothécaires contractés par les deux coopératives. La moitié des 46 logements seront offerts à des ménages dont le revenu annuel est en deçà de 22 000 $. Ils ne paieront pas plus de 25 % de leur revenu pour leur loyer. Le solde sera couvert par le programme Supplément au loyer, financé à 90 % par la SHQ et à 10 % par la Ville de Québec."
Quel dommage que notre église, à valeur patrimoniale élevée et qui avait de si nombreuses caractéristiques uniques, subisse un tel sort...
(Merci aux médias à la source de cette information).
Michel.
mardi 6 novembre 2007
La clôture de la saison du terrain de jeux en 1967.

Il est intéressant de faire la nomenclature de quelques-uns de ces invités, ce qui permet de rappeler certains noms :
M. Jean-Paul Drolet, président,
M. Paul-Émile Fournier, vice-président, et
M. Vincent Lachance, sécrétaire de la Corporation des loisirs de NDG ;
M. Yves Bélanger, directeur du Service des loisirs et des parcs de la ville de Québec,
M. Raymond Desrochers (ou Desroches), directeur de l'éducation physique à la Commission scolaire de Québec (CECQ),
M. Gilbert Hamel, animateur des loisirs pour le District,
M. Gérard Moisan, conseiller municipal à Québec, et bien sûr
M. l'abbé Gérard Lefebvre, curé.
Le maire de la ville, M. Gilles Lamontagne, avait fait une courte apparition au début de la célébration. Il avait voulu féliciter particulièrement les parents de la paroisse pour le travail accompli.
L'assistance avait pu assister successivement à une partie d'étoiles de ballon-volant, à une séance de gymnastique et à une danse folklorique. Il y avait eu aussi diverses remises de prix.
À suivre.
Michel.
lundi 29 octobre 2007
Voyage gratuit à Expo ’67.

Comme on rappelle ces temps-ci la fermeture d’Expo ’67 il y a 40 ans, soit le dimanche 29 octobre 1967, après 50 millions de visites, j’ai pensé faire le lien avec une information que le quotidien L’Action rapportait dans une page (non signée) spécialement consacrée aux loisirs à Notre-Dame de Grâce. Dans son édition du premier septembre 1967, on écrivait : « Pour faire suite à une demande de Son Excellence le Cardinal Roy, souhaitant que tous les enfants puissent voir l’Expo, la Corporation des Loisirs de Notre-Dame de Grâce, en collaboration avec le curé de la paroisse, a mis sur pied une organisation qui a permis à tous les enfants disponibles de se rendre à Montréal. Il s’est agi là d’une initiative de près de $3,500.00, financée par diverses contributions populaires recueillies ces dernières années par les Loisirs Notre-Dame de Grâce Inc. ». On précisait que « 404 de ces jeunes et une cinquantaine d’adultes ont pu visiter l’Expo de Montréal. »

Je reviendrai de temps à autre sur cette page, qui portait comme titre général « Collaboration au niveau des loisirs à Notre-Dame de Grâce » et comme sous-titre « Quand la ténacité aboutit à un déblocage ». Le bilan qu’on en faisait était très impressionnant. La paroisse faisait partie de l’aire no.1 de Québec, aire prioritaire dans le réaménagement municipal, après l’aire no.3 (la cité parlementaire) et l’aire no.10 (le quartier Saint-Roch, principalement les commerces). Depuis l’hiver précédent, on assistait à un véritable déblocage pour ce qui est de la question des loisirs.
(photo du pavillon de l'Allemagne : tirée de mes souvenirs personnels, prise lors de mon voyage (non gratuit ! ) à Expo ’67 organisé par l’école secondaire Cardinal-Roy)
Michel.
mardi 23 octobre 2007
Légers crochets des rues croisant aussi Bayard.
J’ai trouvé cette ressemblance entre Bayard et la bande Signaï-de Mazenod intéressante car elle s’accompagne d’une autre caractéristique commune : Bayard et de Mazenod (Sauvageau) étaient toutes deux de rares voies praticables du temps du domaine de Bas-Bijou. J’ajouterais que toutes les deux aussi se sont prolongées vers le sud pour servir d’accès à la Haute-ville. Au bout de Bayard on commence à gravir la côte Aqueduc (ou Sherbrooke) ; au bout de de Mazenod il y avait la côte Sauvageau et il y a maintenant la promenade Sauvageau. Et les deux côtes convergent au même endroit, pour conduire au Chemin Sainte-Foy. En somme, les rues avec leurs côtes suivent un parcours vaguement symétrique, un peu comme celle d’une ancienne bouteille ! Cette vieille photo
de Philippe Gingras (que le site Ludovica indiqué dans les liens a trouvé à Bibliothèque et Archives nationales du Québec) de la côte de l’Aqueduc peut permettre de visualiser cette symétrie par rapport à la côte Sauvageau (voir la photo du message du 7 octobre).
lundi 15 octobre 2007
La corderie de chanvre.
Le panneau précise que cette manufacture était située dans la bande comprise entre les rues de Mazenod et Signaï et commençait à la rue Arago pour se rendre aussi loin que la rue Bagot ! Cette « imposante fabrique de cordages a constitué un moteur
Si comme moi vous vous êtes toujours étonné des crochets que les rues Franklin, Châteauguay et Christophe-Colomb effectuent afin de rejoindre le boulevard Langelier, la présence de cette corderie en est peut-être l’explication. Ces rues avaient été construites différemment de chaque côté de la manufacture. Alors quand cette dernière disparut lors de l’incendie du 14 octobre 1866 dans le quartier, les deux sections des rues ne se seraient pas rejointes parfaitement si on les avait prolongées vers l’est en conservant la même direction. Je suis peut-être dans l’erreur mais j’imagine que ceci est à peu près la raison du parcours courbé des rues près de Langelier.
Il m’aura fallu plus de cinquante ans de résidence dans le quartier pour apprendre l’existence passée de cette bâtisse!
dimanche 7 octobre 2007
La grotte, redevenue un lieu de jonction
s d'allure étrange qui étaient survenus à la grotte Notre-Dame de Lourdes en 1967, je suis retourné cet automne sur ces lieux pour la première fois. Je ne m'attendais pas à ce choc. Quel bon travail de réaménagement a été effectué dans ce secteur de la paroisse ! Ce n'est plus ce cul-de-sac qu'il était devenu pour les passants, mais c'est à nouveau un lieu de jonction, et plus que jamais même. Après m'être approché du mythique rocher dans la falaise, dont le nom rend hommage à la
célèbre ville de pèlerinage en France (Lourdes), et des deux autres monuments qui constituent toujours les pôles d'attraction de cet espace, j'ai pris conscience en descendant un peu que des gens arrivaient de l'ouest.C'était donc cela, cette promenade dans le coteau Sainte-Geneviève donc on avait parlé et qui achevait sa descente tout près de la grotte. J'aperçus aussi un panneau documentaire qui renseigne sur le quartier Saint-Sauveur. On y parle justement de ce chemin dans le " cap " qui suit approximativement le même parcours que la célèbre côte Sauvageau. On se souvient que cette dernière constituait le seul lien entre Saint-Sauveur et la haute-ville à une certaine époque. J'imagine qu'en descendant à partir du Chemin Sainte-Foy, la côte Sauvageau bifurquait vers l'est contrairement à la côte Aqueduc ou Sherbrooke, construite plus tard, qui fait un crochet vers l'ouest. J'étais donc à l'un des endroits de la ville les plus fréquentés auparavant, par tous les citoyens de la basse-ville qui avaient à se rendre à la haute-ville et inversement. Le territoire où se trouve Notre-Dame de Grâce comportait donc cette rue (de Mazenod aujourd'hui) et cette côte (Sauvageau) qui étaient un lieu de passage si important.
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Avec un peu d'imagination, on entend peut-être encore les pas de tous ces gens et ces animaux des siècles passés, tels ceux des personnages de la nouvelle écrite en 1885 par Joseph Marmette, " Le dernier boulet ", qui montent vers le champ de la dernière bataille de 1760 concrétisant la victoire des Anglais sur les Français. Ce texte peut être lu sur le site de La Bibliothèque électronique du Québec, dans le recueil " Contes et nouvelles du Québec, Tome 1 " : http://jydupuis.apinc.org/pdf/Contes-Quebec-1.pdf
On peut imaginer être encore partiellement témoin de scènes de la vie quotidienne ou de nombreux autres faits historiques survenus en Nouvelle-France, au Bas-Canada ou au Québec.
De retour à la réalité, je terminais mon tour par une nouvelle sortie de ce " sanctuaire " Notre-Dame de Lourdes vers l'est. Passant derrière l'église Notre-Dame de Grâce, elle rejoint le haut de la rue Colbert et donc le pied de l'escalier du même nom, cet autre moyen d'accès à la haute-ville qui n'existait pas à l'époque. Bien plus, toujours un peu plus vers l'est, on atteint le boulevard Langelier, lequel a son prolongement dans la côte Salaberry, devenue l'une des voies essentielles d'ascension vers la haute-ville.
Vous devinez que j'incite tout le monde à visiter ce coin !
Michel.
Pour les photos des monuments, merci à Mario Harton du site Québec vu du sol, et à l'hebdo Québec Express. Mario Harton exposait d'autres photos de la grotte à l'adresse :
http://quebecvudusol.allmyblog.com/index.php?hist=1&date_art=27-06-2007 qui n'existe plus.
La photo du futur site de l'église en 1924 ou 1925 montre
en même temps la côte Sauvageau qui monte à droite.



