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Table des matières
Historique de NDG en résumé
Précisions
Notes :
Nous respectons le désir des individus de ne pas voir leur nom ou leur photo apparaître.
Pour lire les messages, toujours descendre après le "Hommage à Simonne Tardif (Dumont)".
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On peut cliquer sur les photos pour les agrandir.
Les messages sont sujets à des mises à jour, sans autre avis.
Michel Gignac
Horaire de l'Exposition
CENTRE COMMUNAUTAIRE ÉDOUARD-LAVERGNE,
390 Arago Ouest :
EXPOSITION permanente pour rappeler
la paroisse Notre-Dame-de-Grâce,
son curé fondateur et son église.
Elle peut être visitée surtout
le VENDREDI entre 9h et 21h,
le SAMEDI entre 9h et 15h,
(fermée le dimanche)
Pour ces jours et pour les AUTRES JOURS,
prière de s'entendre avec un préposé
(418-691-7190 ou 418-641-6252).
ENTRÉE GRATUITE
N.B. Liens vers les messages concernant l'Exposition :
inauguration
photos
crédits
Simonne Dumont (Tardif) 1920-2018
Hommage à Simonne Tardif (Dumont), co-fondatrice du blogue et qui a écrit ce texte :
Depuis, des organismes ont essayé en vain de faire revivre ce temple merveilleux. Mais pendant ces années, la bâtisse s'est détériorée, ce qui fait que le Journal "Le Soleil" annonçait le 15 octobre 2008 : "L'église sera démolie d'ici Noël" pour faire place à des logements. Que de serrements de coeur pour ceux et celles qui y sont attachés !

Nous perdons donc définitivement notre belle église. Le curé-fondateur Édouard Lavergne en 1924 (voir photo), s'il voit son église débâtie, va certainement être très triste comme nous, les paroissiens. C'était un immeuble d'une grande qualité acoustique, classé édifice à "valeur patrimoniale élevée" par déclaration gouvernementale. Le glas a sonné mais je sais que toutes les personnes qui ont fréquenté ce temple en garderont de bons souvenirs.L'église est maintenant démolie et, pour rappeler l'histoire de la paroisse, ce site "NDGquébec" se plaît à évoquer certains événements et certains aspects de la vie à NDG, à l'aide de photos, d'extraits de "La Bonne Nouvelle", le journal de la paroisse à ses débuts, etc. Les curés et vicaires dévoués, les constructeurs, les marguilliers, les bénévoles ne seront pas oubliés.
Simonne Dumont.
(Photo de l'église prise le jour de la fermeture.)
vendredi 6 septembre 2024
Le film "La terre vue du cœur" avec Hubert Reeves au parc de la Grotte NDG
Dès ce vendredi 6 septembre à 19:30, c'est maintenant au tour de "Verdir et divertir" à présenter une activité au Parc (Oasis) Sauvageau (aussi appelé le parc de la Grotte Notre-Dame-de-Grâce). Il s'agit de la représentation du film documentaire "La terre vue du cœur" mettant en évidence Frédéric Lenoir et l'astrophysicien Hubert Reeves.
Cette activité co-produite par "L'Engregage Saint-Roch" proposera aussi, à 19:00, des projets et des réalisations. En cas de pluie (ce qui est peu probable), les deux événements seront remis au 12 septembre, dans le cadre de "Cinéma en plein air".
Cette fin de semaine du 6 au 8 septembre offrira aussi un pique-nique et une friperie gratuite samedi le 7 septembre à 11:30 dans la Côte Badelard du quartier Saint-Roch. Au même endroit, le dimanche 8 septembre à 19:00, Margaret Tracteur donnera un spectacle.
Michel.
dimanche 1 septembre 2024
La Grotte NDG, encore le lieu d'une performance cet été
Comme à chaque été, la Grotte Notre-Dame-de-Lourdes, dans le Parc Sauvageau, est le lieu de diverses manifestations artistiques ou autres. Vendredi le 30 août s'y tenait une performance d'un festival nommé "L'Écoute" qui, tous les deux ans, offre des événements de création et de pratiques sonores, mettant en valeur de la relève et des pratiques émergentes. Cette année du 23 au 31 août, il comptait sur la participation de deux lieux : l'Édifice La Fabrique (École d'art de l'Université Laval, anciennement Dominion Corset) et La Charpente des Fauves (206 Christophe Colomb Est).
Pour la performance de Florence-Delphine Roux du 30 août à 18:00, la plupart des assistant-e-s partaient de La Fabrique pour se rendre à la Grotte Notre-Dame-de-Grâce. Quelqu'un a filmé le trajet entre ces deux lieux :
https://www.facebook.com/reel/484110371101278
L'artiste numérique et sonore, originaire de la ville de Québec et basée à Montréal, était installée en haut des marches menant à la statue qu'on nomme souvent l'Autel de l'Ange.
Les participant-e-s réparti-e-s dans les marches se sont vu offrir un casque d'écoute. Je ressentais un bizarre d'effet de me déplacer avec un tel appareil sur mes oreilles, me demandant au début si les bruits que j'entendais étaient réellement à l'extérieur ou dans les écouteurs ! À travers les bourdonnements, j'ai reconnu entre autres des extraits de cantiques qui auraient pu avoir été entonnés par une foule qui se rendait en cet ancien lieu de prière ou même de pèlerinage, d'où la pertinence d'avoir choisi ce site pour tenir l'activité. J'ai pu identifier le cantique "Sans le salut pensez-y bien". Pour en donner une idée, je n'ai pas pu trouver dans Internet une autre interprétation que celle de ma mère Blanche que j'avais enregistrée avec un petit magnétophone dans le temps des Fêtes de 1982-83 :
https://www.4shared.com/s/fbZ_PkF-Dge
Florence-Delphine Roux (photo), selon son site Internet, présente ses créations sous forme d’expériences d’écoute, d’installations sonores immersives, de performances, de vidéos d’art et d’œuvres radiophoniques. Son travail tient pour beaucoup d’une réflexion basée sur la possibilité de jouer avec des textures non perceptibles de manière rétinienne, des champs électromagnétiques notamment, participant ainsi d’une perturbation du réel. Avec la volonté de développer une pratique de la fiction, l’artiste investit également le champ de la production radiophonique, avec comme ambition l’élaboration d'un « cinéma pour l’oreille ».
Pour plus de détails :
L'Écoute : https://www.festivalecoute.com
Florence-Delphine Roux : https://www.florencedelphineroux.com/
Merci à Simon-Olivier Gagnon pour l'information et pour les photos.
Michel.
lundi 26 août 2024
En 1957, 50e anniversaire de l'Orphelinat Saint-Sauveur
L'Orphelinat Saint-Sauveur, entre les rues DeMazenod, Christophe-Colomb et Signaï, adossé à la Chapelle Notre-Dame-de-Lourdes, n'était pas strictement sur le territoire de Notre-Dame-de-Grâce, mais les paroissiens l'avaient adopté comme état une source de fierté pour la paroisse !
Des photos ont refait surface il y a quelque temps, sans doute dans Facebook, montrant des pages du programme des fêtes du 50e anniversaire de l'Orphelinat. J'en reprends ici, en transcrivant les textes et légendes au bénéfice de Google.
Une lettre d'invitation révélait des détails sur ces cérémonies. L'auteur Raymond Morissette, président de l'"Amicale des anciens et anciennes de l'Orphelinat St-Sauveur", annonçait qu'elles se tiendraient dimanche le 19 mai 1957. Une contribution de 2$ par personne était demandée pour le banquet au Centre Durocher. L'adresse de l'Amicale était au 150 Christophe-Colomb Ouest.
Le programme de la journée était le suivant :
9:30 Arrivée des Amicalistes
10:30 Grand'messe solennelle à la Chapelle Notre-Dame-de-Lourdes
11:30 Photographie
12:00 Banquet au Centre Durocher
15:00 Retour à l'Orphelinat et visite de l'institution
17:00 Salut solennel
18:00 Buffet offert par le Comité des noces d'or
20:00 Hommages des orphelin-e-s aux anciens et aux bienfaiteurs
21:30 Intermède
22:00 Spectacle de circonstance présenté par Fred Ratté, ancien de l'Orphelinat
23:00 Tirage de la souscription en faveur de l'Orphelinat
24:00 Ô Canada
Lundi matin, le 20 mai 1957 à 6:30(?), une grand'messe de requiem allait être célébrée pour les ancien-ne-s, religieux et religieuses et bienfaiteurs et bienfaitrices décédé-e-s.
Une page du programme montrait les photos suivantes :
- la première maison de l'Orphelinat,
- la Révérende Mère d'Youville, fondatrice des Soeurs de la charité de Québec,
- le Révérend Père Wilfrid Valiquette, oblat, fondateur de l'Institut en 1907,
- la Révérende Mère Sainte-Agathe, fondatrice de l'Orphelinat en 1907,
- la Révérende Mère Saint-Jeanne, supérieure en 1957 de l'Orphelinat,
- l'édifice contemporain de l'Orphelinat.
1907-1957, des dates importantes pour cette Institution qui sera démolie en 1972.
Michel
(merci à la personne qui avait publié les photos)
dimanche 28 juillet 2024
Photos de la brasserie Fox Head qui occupait l'emplacement à venir de l'église NDG
Un groupe Facebook concernant des photos de la ville de Québec a publié une dizaine d'images rares de la brasserie Fox Head qui occupait le terrain au coin des rues Arago et Sauvageau (DeMazenod) où elle allait être remplacée à partir de 1925 par l'église Notre-Dame-de-Grâce. Elle était la propriété de Georges E. Amyot.

mercredi 10 juillet 2024
Mise à jour de dernière heure : réunion remise.
Nous apprenons que la réunion prévue demain, jeudi le 11 juillet, au Centre Édouard-Lavergne pour réfléchir justement sur le Centre est remise à une date ultérieure en septembre. La nouvelle date sera communiquée dès que connue.
samedi 29 juin 2024
Les Biscuits Leclerc (livre écrit par Catherine Ferland)
Pour apporter un complément à l'article concernant les Biscuits Leclerc, écrit par Jean-Paul Castonguay ( https://ndgquebec.blogspot.com/2009/02/le-fondateur-des-biscuits-leclerc.html ), j'ai obtenu un livre à ce sujet, "Les Biscuits Leclerc, une histoire de coeur et de pépites" écrit par Catherine Ferland. En voici des extraits qui portent sur François Leclerc (né en 1865 dans l'Île D'Orléans, de ses parents Marie-Rosalie Ferland et François-Xavier Leclerc) et les circonstances de sa brève présence dans Notre-Dame-de-Grâce (N.B. les numéros de porte sont les anciens, avant qu'ils soient modifiés à partir de 1950 environ) :
"C'est à l'épicerie de Louis Nadeau, rue de la Couronne, qu'il acquiert les rudiments du commerce de détail et du service à la clientèle.
En 1888, son nom apparaît pour la première fois dans l'Annuaire Marcotte de Québec. Il est alors identifié comme épicier, domicilié au 1 rue Saint-Ignace, dans le quartier Saint-Sauveur.
Le 16 mai 1889, un tragique incendie vient bouleverser la vie de milliers d'ouvriers du quartier Saint-Sauveur. Il est pratiquement certain que le logement de François compte parmi les bâtiments qui sont détruits.Il convole en juste noces avec sa chère Zélia le jour même de son 25e anniversaire, le 20 janvier 1890. Le couple emménage au 29 Côte Sainte-Geneviève, dans le faubourg Saint-Jean. Au recensement de 1891, François Leclerc, 26 ans, est inscrit comme "marchand, épicier, détail".
En 1892, ils déménagent en basse-ville pour s'installer au 384 rue du Roi, dans le quartier Saint-Roch.
En 1893 (...) il quitte le milieu épicier pour rejoindre son jeune frère dans le domaine de la confiserie. Louis Leclerc est en effet apprenti confiseur à la pâtisserie Charest établie sur la commerçante rue Saint-Joseph, dans le quartier Saint-Sauveur.
La famille Leclerc déménage à nouveau pour s'installer au 165 rue Arago, dans la paroisse Notre-Dame-de-Jacques Cartier.
En 1899, François Leclerc accepte d'aller travailler à la manufacture de biscuits que les frères Charest ont établi sur la rue Sauvageau (aujourd'hui De Mazenod), à l'angle de la rue Franklin (dans Notre-Dame-de-Grâce). En ce début de 20e siècle, François occupe la fonction de livreur (charretier, comme on dit à l'époque) et parvient à se hisser au poste de contremaître à la biscuiterie des frères Arthur et Wilfrid Charest.
À 40 ans, François Leclerc quitte son emploi chez Biscuits Charest afin de démarrer sa propre biscuiterie. En 1906, il installe brièvement sa biscuiterie au 126 boulevard Langelier (au nord de la rue Saint-Vallier) mais la ramène au domicile familial dès l'année suivante. C'est donc dans les dépendances à l'arrière du 165 rue Arago que l'on emménage une petit manufacture à deux étages.
Le 2 mai 1931, un incendie éclate dans les quartiers Saint-Roch et Saint-Sauveur. François achète l'ancienne manufacture de chaussures O. Goulet et Fils inc., sur la rue Saint-Vallier (no 585 dans l'est).
Le biscuitier tombe malade et meurt le 30 janvier 1939, à l'âge de 74 ans. Albini et Donat Leclerc héritent de biens. Le lettres patentes de l'entreprise révèlent qu'elle sera désormais incorporée sous le nom de "François Leclerc inc". "
Merci à André Savard.
Source : Catherine Ferland, Les Biscuits Leclerc, une histoire de coeur et de pépites, Éditions du Septentrion, 2020.
mercredi 29 mai 2024
NDG continue de bouger : à la Grotte et au Centre Édouard-Lavergne
L'été étant bientôt là, la Grotte Notre-Dame-de-Lourdes, au Parc Notre-Dame-de-Grâce, sera encore utilisée. Par exemple, la paroisse de Saint-Marie-de-L'Incarnation (qui regroupe d'anciennes paroisses de Québec) a annoncé qu'il y aura à la Grotte une récitation du chapelet ce vendredi 31 mai à 18 h 30. (La cérémonie se déplacera ensuite à l'église Saint-Sauveur pour une messe à 19:00, animée pour le chant par la Chorale des Nations.)
Pour faire connaître son intérêt, on peut consulter la page Facebook : https://www.facebook.com/events/955223952762793
D'autre part une rencontre citoyenne aura lieu le 11 juillet prochain, de 18 h 00 à 20 h 00. Le but sera de penser à un projet collectif au Centre Édouard-Lavergne en lien avec les besoins du Bas-Bijou (l'ancien secteur de Notre-Dame-de-Grâce). L'endroit de la réunion sera probablement au Centre lui-même ; le lieu précis sera indiqué ici quand il sera déterminé.
Pour préparer l'activité, les résidents et les amis du secteur sont invités à présenter leurs idées sous forme de "papillons collants" à placer sur la page Internet de "Post-it" : https://postit.colibris-outilslibres.org/Bas-Bijou#?fbclid=IwZXh0bgNhZW0CMTAAAR10bVibw5XZHrA6B5KZkS6fQy2-hfNKhxOp4SxezfM21DVWVIsH0Usj65U_aem_AQRrKh_S1mDCMqjUdjYwDhtKeEMJHlokJiGc1Q8jL05_6iDkznHleigkPAqOfG2derMyHqJqEqxdBH6YNX7bPuly
Pour l'instant, voici quelques idées qui ont été épinglées sur le tableau :
- espace multifonctionnel pour tout âge
- agrandissement et verdissement du Parc du Centre
- création d'un café familial
- la rue Victoria transformée en rue piétonne pour les élèves
- limiter la circulation de transit sur la rue Arago ouest
- un jardin collectif (espace potager et plantation d'arbres fruitiers)
- accès à une salle multidisciplinaire
- un espace de ressourcerie
- une offre alimentaire de proximité
- création d'un milieu de vie intergénérationnel et interculturel
Le tableau est en attente de vos suggestions. Bon été !
Michel.
mardi 30 avril 2024
Effondrement du plafond sous le parvis de l'église NDG, en juin 1999.
L'année 1999 de l'église Notre-Dame-de-Grâce fut aussi marquée par un incident pouvant s'avérer néfaste. Durant la nuit du 20 au 21 juin, une section du plafond de l'espace sous le parvis s'est effondrée.
L'architecte Jacques Plante, chargé de l'étude de faisabilité du projet de restauration et de recyclage de l'église, chargea Raymond Boucher de demander à LMB Experts-Conseils de constater l'étendue des dégâts et de vérifier la sécurité des lieux.
Les ingénieurs de LMB, Yvan Lévesque et Marc Morin (directeur de projet), écrivirent leur réponse le 22 juin à Richard Lavoie, chargé de projet du Groupe de développement De Mazenod. Ils rapportèrent avoir fait une inspection visuelle des lieux le 21 juin. Du côté extérieur du parvis de l'église, ils ne perçurent aucun indice de l'effondrement intérieur. L'organisme "Ateliers Entr'Actes", par l'entremise de Pierre Dansereau, avaient informé que des pannes de courant dans le bâtiment s'étaient produites à la suite de l'événement. Les déformations observées sur les conduits et les bris aux câbles électriques expliquaient donc ces pannes et des fils électriques avaient probablement été arrachés ou sectionnées, ce qui a créé des courts-circuits.
LMB recommanda donc :
1) d'entreprendre aussitôt des travaux. Il fallait interdire l'accès au parvis de l'église jusqu'à ce que des supports appropriés soient posés pour assurer temporairement la sécurité. Des risques d'incendie pouvaient se produire à tout moment s'il survenait des courts-circuits. Il était recommandé de mandater un entrepreneur spécialisé en démolition et en soutènement temporaire pour sécuriser et nettoyer l'espace et, en même temps mandater un maître-électricien pour éliminer tout risque d'électrocution et réparer les circuits électriques endommagés.
2) d'exécuter à court terme (avant l'hiver) les travaux suivants :
- démolir le parvis de l'église et le reconstruire en béton armé avec une membrane;
- réaménager la chaufferie et prévoir le chauffage et la ventilation des nouveaux espaces sous le parvis;
- préparer les services municipaux et refaire une nouvelle entrée électrique pour rencontrer les besoins du projet de réhabilitation.
L'étude de faisabilité de Jacques Plante allait bientôt suivre, ce que nous aborderons une prochaine fois.
Michel.
vendredi 29 mars 2024
Demande de classement de l'église NDG, en janvier 1999.
Nous continuons les efforts chronologiques de réhabilitation de l'église Notre-Dame-de-Grâce. Après l'étude de faisabilité effectuée par Richard Lavoie, datée de juillet 1998, les organismes "Ateliers Entr'Actes" et "Service d'intégration au travail, l'Espoir" convoquèrent une réunion à l'église pour le 17 septembre, déplacée ensuite au 23 septembre. Simonne Dumont y fut invitée.
Puis nous nous retrouvons en janvier 1999, alors qu'une étude fut publiée par l'historienne de l'art Katia Macias-Valadez (maîtresse ès arts) (cliquer ici pour une photo) constituant une "Demande de classement de l'église Notre-Dame-de-Grâce" à la Commission des biens culturels du Ministère de la culture et des communications.
Dans la section du formulaire demandant "Quelles sont les raisons qui incitent à faire une demande de classement ?", l'historienne expliqua que le premier motif était la protection de l'édifice jugé par les experts comme exceptionnel dans l'histoire de l'art québécois. L'église représentait une affirmation rationaliste unique dans l'histoire de l'architecture religieuse, non seulement pour la ville de Québec mais aussi pour la région et l'ensemble du Québec.
Le classement formel de l'église comme bien culturel patrimonial par le Ministère constituerait une étape essentielle :
- dans un premier temps, pour lui donner la reconnaissance et la notoriété qu'elle mérite, en plus de reconnaître à Gérard Morisset son oeuvre architecturale unique, de la mettre à l'abri de promoteurs et d'appuyer les demandes de subventions en vue de sa conversion ;
- d'autre part, pour célébrer la mémoire d'autres personnalités comme l'abbé Jean-Thomas Nadeau et le curé Édouard-Valmore Lavergne, mais aussi et surtout celle d'un quartier qui a connu des moments glorieux à la fois économiques, artistiques et religieux. La mémoire des familles qui se sont impliquées dans l'édification de l'église, notamment en immortalisant leur nom dans les verrières colorées et chatoyantes des baies qui rythment la nef, mériterait d'être préservée.
Si NDG ne vivait pas une situation d'urgence face à d'éventuels démolisseurs, il n'en demeurait pas moins que des entrepreneurs peu soucieux de la préservation de notre patrimoine collectif pourraient y voir une proposition alléchante pour la spéculation immobilière, d'autant plus que le quartier connaissait depuis quelques années des signes de développement appréciables. Il fallait également envisager le développement du site en maillage avec son environnement immédiat, soit la falaise où se trouve un site extérieur de dévotion et de pèlerinage. Finalement le classement du bien en question constituerait une étape importante dans le processus de prise en charge par les organismes qui l'occupaient alors.
Dans la section concernée par la question "Quel est l'intérêt du bien et qu'est-ce qui justifierait son classement ?", l'historienne Macias-Valadez répondait :
Sur le plan architectural, l'église se démarquait dans l'histoire de la construction d'églises au Québec parce que, entres autres, J.-T. Nadeau et G. Morisset, théoriciens à la base, mirent en application les principes rationalistes préconisés par des architectes français comme le célèbre Eugène Viollet-Le-Duc (photo) à qui on associe la restauration de la cathédrale Notre-Dame-de-Paris. Selon ces principes, un édifice doit montrer la structure tout en exploitant les qualités expressives des matériaux plutôt que de multiplier les éléments ornementaux. Sur le plan esthétique, il se dégageait une grande harmonie formelle due au fait que l'ornementation de l'église a été conçue, dans ses moindres détails, par G. Morisset qui, en assumant la supervision du chantier, a pu s'assurer d'un travail bien fini. Les verrières, le maître-autel, les autels latéraux et les autres pièces de mobilier finement sculptées dans le bois ont été entièrement conçus par Gérard Morisset qui en a fait des dessins minutieux et précis.En somme cette église pouvait être abordée comme une oeuvre d'art complète, c'est-à-dire issue d'un concepteur ou d'un tandem unique ayant réfléchi à tous les aspects fonctionnels et esthétiques de l'édifice, un peu à la manière des concepteurs de cathédrales qualifiées de gothiques et tant admirées. Nos concepteurs québécois ont su adapter leur ambition architecturale à leur réalité contextuelle.
L'unicité et la richesse patrimoniale de l'église Notre-Dame-de-Grâce justifiaient le classement de ce monument comme bien culturel québécois. C'est ainsi que Katia Macias-Valadez concluait son étude.
Michel.
mercredi 28 février 2024
Une pluie d'intérêts comptaient sur la réhabilitation de l'église NDG.
Suite à la demande en avril 1998 des deux organismes communautaires "Ateliers Entr'actes" et "S.I.T.E inc." de procéder à une étude de préfaisabilité du projet de réhabilitation de l'église Notre-Dame-de-Grâce, l'agent de développement Richard Lavoie produisit justement cette "étude de faisabilité" sommaire en juillet 1998. En voici les grandes lignes, en insistant sur des points nouveaux.
Le Service de toxicomanie de l'Hôpital Sacré-Coeur de Québec manifestait un intérêt à développer certains types de collaboration avec les organismes dans le cadre d'activités de réintégration sociale d'ex-toxicomanes.
La Fondation québécoise de la déficience intellectuelle (FQDI), de l'Association du Québec pour l'intégration sociale (AQIS), désirant offrir ses activités sur le territoire de la ville de Québec, transmirent une lettre d'intéret au projet pour ouvrir un bureau à Québec en plus de ceux déjà situés à Montréal et à Hull.Il y avait un manque de lieux appropriés pour des expositions en art contemporain à Québec.
L'aménagement des espaces de l'église prévoyait le maintien de la nef et du choeur dans leur état intégral.
Une partie de la section arrière (l'ancienne sacristie) logerait une garderie. Il faudrait construire un ajout à l'immeuble pour l'accueil d'une clientèle suffisante permettant de rentabiliser les opérations. Le terrain vacant à l'arrière de l'église serait aménagé en espace récréatif pour les enfants.
Le sous-sol logerait les espaces administratifs des organismes ainsi qu'un atelier de production et de répétition.Une troisième section serait aménagée en ateliers d'artistes, sous une forme individuelle ou collective.
La grande salle serait utilisée pour des fins d'activités socio-communautaires telles que la danse sociale, les conférences, les activités physiques légères, les noces et banquets, etc. La location de cette salle à des fins plus commerciales, comme pour des colloques, des congrès, des expositions, contribuerait à l'autofinancement des opérations.
Il faudrait faire profiter, au milieu musical, de la qualité acoustique de la salle et mettre sur pied des concerts de petits ensembles de musique classique ou populaire.
Les coûts prévus pour les travaux étaient estimés à 746 500.$. Le budget de fonctionnement de l'an 1 comporterait des revenus de 51 700.$ et des dépenses de 78 100.$, pour un déficit prévu de 26 400.$.
Un échéancier était proposé pour la période de juillet 1998 jusqu'à la fin du chantier de rénovation et de travaux en mai 1999.
L'agent de développement fit entre autres comme recommandations de créer l'organisme à but non lucratif, de constituer un conseil d'administration et de réaliser à l'automne 1998 des études architecturale et d'ingénierie plus complètes pour valider les coûts.
À suivre.
Michel.
(merci à Simonne Dumont)

























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