Paroisse Notre-Dame-de-Grâce

Ce site est consacré à la paroisse Notre-Dame-de-Grâce,
qui a été créée en 1924 et
réintégrée à la paroisse-mère Saint-Sauveur en 1997,
dans la ville de Québec.




EXPOSITION PERMANENTE





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Table des matières

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Historique de NDG en résumé

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Précisions

Les prêts qui me furent faits de nombreux documents me décidèrent à partager ces souvenirs avec la collectivité. Vos commentaires, souvenirs et suggestions sont les bienvenus, de même que vos corrections des erreurs ou omissions involontaires.

Notes :

Nous respectons le désir des individus de ne pas voir leur nom ou leur photo apparaître.

Pour lire les messages, toujours descendre après le "Hommage à Simonne Tardif (Dumont)".

La présentation est optimale en fonction de Windows XP, avec Firefox (Mozilla) comme navigateur et lorsque les fenêtres sont ouvertes à pleine largeur. À défaut de ces conditions, on risque de rencontrer des irrégularités.

On peut cliquer sur les photos pour les agrandir.

Les messages sont sujets à des mises à jour, sans autre avis.

Michel Gignac

Horaire de l'Exposition

À VISITER au
CENTRE COMMUNAUTAIRE ÉDOUARD-LAVERGNE,
390 Arago Ouest :

EXPOSITION permanente pour rappeler
la paroisse Notre-Dame-de-Grâce,
son curé fondateur et son église.

Elle peut être visitée surtout
le VENDREDI entre 9h et 21h,
le SAMEDI entre 9h et 15h,
(fermée le dimanche)

Pour ces jours et pour les AUTRES JOURS,
prière de s'entendre avec un préposé
(418-691-7190 ou 418-641-6252).

ENTRÉE GRATUITE

N.B. Liens vers les messages concernant l'Exposition :
inauguration
photos
crédits

Simonne Dumont (Tardif) 1920-2018

Simonne Dumont (Tardif) 1920-2018

Hommage à Simonne Tardif (Dumont), co-fondatrice du blogue et qui a écrit ce texte :

ÉLOGE DE L'ÉGLISE

Les cloches ont sonné pour la dernière fois dimanche le 29 juin 1997. Les portes de l'église Notre-Dame de Grâce dans Saint-Sauveur se sont fermées à jamais après une dernière messe solennelle dans l'église que remplissaient des résidents et d'anciens paroissiens heureux d'y revenir mais tristes de la voir fermer. La générosité de ces derniers avait permis de la conserver plusieurs années, permettant à la paroisse de célébrer son 70e anniversaire en 1994. Mais la baisse d'assistance aux offices avait fait diminuer les revenus, causant finalement la fermeture.

Depuis, des organismes ont essayé en vain de faire revivre ce temple merveilleux. Mais pendant ces années, la bâtisse s'est détériorée, ce qui fait que le Journal "Le Soleil" annonçait le 15 octobre 2008 : "L'église sera démolie d'ici Noël" pour faire place à des logements. Que de serrements de coeur pour ceux et celles qui y sont attachés !

Nous perdons donc définitivement notre belle église. Le curé-fondateur Édouard Lavergne en 1924 (voir photo), s'il voit son église débâtie, va certainement être très triste comme nous, les paroissiens. C'était un immeuble d'une grande qualité acoustique, classé édifice à "valeur patrimoniale élevée" par déclaration gouvernementale. Le glas a sonné mais je sais que toutes les personnes qui ont fréquenté ce temple en garderont de bons souvenirs.

L'église est maintenant démolie et, pour rappeler l'histoire de la paroisse, ce site "NDGquébec" se plaît à évoquer certains événements et certains aspects de la vie à NDG, à l'aide de photos, d'extraits de "La Bonne Nouvelle", le journal de la paroisse à ses débuts, etc. Les curés et vicaires dévoués, les constructeurs, les marguilliers, les bénévoles ne seront pas oubliés.

Simonne Dumont.
(Photo de l'église prise le jour de la fermeture.)

vendredi 1 juillet 2011

La paroisse NDG en concert à la radio.

La paroisse de Notre-Dame-de-Grâce donna un concert à la station de radio CHRC le 19 ou le 20 janvier 1930, pour annoncer sa vente de charité qui allait avoir lieu du 20 au 24.

Voici le programme de ce spectacle qui dura une heure :

1. Orchestre paroissial

2. Légende, de Isaac Albeniz (piano par Bernadette Lavergne)

3. Enfants, voici la nuit (par la Maîtrise)

4. Priez, aimez, chantez, de Louis Gregh (par J.-Moïse Fradette, de la Chorale)

5. Orchestre

6. Le mât en mer (par la Maîtrise)

7. Les Fauvettes (par la Maîtrise)

8. Sous l'ormeau (duo par Lucien Fortier et Fernand Plante de la Maîtrise)

9. Montez toujours, de Hermas Lalande et Albert Larrieu (par J-Moïse Fradette)

10. Le Moulin (par la Maîtrise)

11. Les Croix de bois

La Bonne Nouvelle publia ensuite des lettres d'auditeurs qui décrivaient leurs réactions à ce concert radiodiffusé. En voici un exemple :

"Au Cher Frère Anselme,
École N.-D. de Grâce, Québec.

La populaire et jeune paroisse Notre-Dame-de-Grâce a donné hier soir, au poste CHRC, un concert des plus intéressant. Vraiment, pour les auditeurs, c'est réelle jouissance d'entendre tant et de si belles et bonnes choses.

Magnifique le discours de votre éloquent Curé. Il fit bien connaître le bel esprit de famille et de dévouement qui anime tous ses paroissiens. Mais, cher Frère, le mérite ne lui en revient-il pas en grande partie, et ne pourrait-on pas dire à son sujet: "Tel père, tels enfants"? Un prêtre de mes amis, qui était aux écoutes, me confiait la remarque suivante: "À Notre-Dame de Grâce, disait-il, il y a de la vie; les gens sont enthousiastes; quand il y a une organisation paroissiale, tout le monde y est. Aussi, est-ce une paroisse des plus prospère de la ville". L'observation est religieuse, certes, et je la crois fort méritée.

Tout nous a grandement intéressés au programme d'hier soir, en particulier les différentes pièces qu'exécuta, avec un brio remarquable, la si renommée Petite Maîtrise N.-D.-de-Grâce, que vous dirigez avec une compétence et un dévouement dignes de tous éloges. Soyez donc félicité, cher Frère Anselme, pour ce beau travail que vous faites pour la gloire de Dieu. Continuez ainsi avec vos chers petits chantres, et félicitez-les de ma part pour leurs louables succès.

Je vous remercie en particulier, cher Frère Anselme, pour avoir repris, sur demande spéciale des auditeurs, l'intéressante et si jolie chansonnette "Sous l'ormeau". Pour ne vous rien cacher, je vous dirai que cet auditeur qui a demandé ce rappel n'est autre que moi. En effet, j'ai appelé au téléphone votre digne Curé, l'ai félicité de son heureuse initiative et lui ai demandé ce rappel. Ne m'en voulez pas, cher Frère. Mais, je vous le répète, ce morceau a particulièrement été goûté ici. Vous avez actuellement des voix d'alto comme rarement on en rencontre. Encore une fois, cher Frère, toutes mes sincères félicitations. Au plaisir de vous entendre de nouveau.

Bien vôtre.
Frère Laurent."

jeudi 23 juin 2011

La Saint-Jean et la fête du Sacré Coeur de 1930

Au début de 1930, on prévoyait déjà que l'un des point culminants de l'année serait la fête de la Saint-Jean-Baptiste.

1930 était le cinquantième anniversaire du chant national "Ô Canada" et le 50e aussi du grand réveil patriotique de 1880 qui donna lieu à de grandes manifestations. Il y avait d'autre part 25 ans que la Société Saint-Jean-Baptiste de Saint-Sauveur avait reconnu officiellement le Carillon Sacré Coeur (photo) comme étendard des Canadiens-Français.
Les personnes intéressées à participer à cette fête devaient s'inscrire à l'avance auprès d'Albert Maheux ou de Fernando Giroux.

La section NDG de la Société Saint-Jean-Baptiste organisa trois chars allégoriques pour le procession du 24 juin, qui partit à 8h30 hres du marché Saint-Pierre pour se rendre à Saint François-d'Assise :

le 1er : "Nos chants canadiens" par la petite Maîtrise sous la direction du Frère Anselme ;
le 2e : "Notre Dame du Canada", par la chorale du Couvent sous la direction des Soeurs de Saint-François-d'Assise (pour voir la photo déjà publiée d'un char de N.-D. du Canada, cliquer ici);
le 3e : "La cabane à sucre", par le Cercle Dramatique N.-D.-de-Grâce.

Deux jours plus tard, le 26 juin 1930, c'était la fête du Sacré Coeur. Depuis plus de vingt ans, Saint-Sauveur s'appliquait à célébrer cette fête. Cette année-là de 1930, après trois ans de pourparlers plus ou moins actifs, les cinq paroisses du côté sud du Boulevard Charest, qui gardaient chacune jusque là un caractère personnel, s'unirent dans une grandiose procession. Elle partit de l'église du Sacré-Coeur et s'en alla finir à Saint-Malo, en passant sur le territoire des trois autres paroisses (Saint-Sauveur, Saint-Joseph et Notre-Dame-de-Grâce). À Saint-Malo, un vaste reposoir fut dressé sur la façade de l'église.Chaque participant devait cheminer avec un cierge allumé.

Michel.
(La photo du reposoir de l'église NDG de 1956 provient probablement de Roland Lamonde qui en aurait aussi écrit la légende. Monsieur Lalonde était le concepteur des reposoirs à Notre-Dame-de-Grâce.)

mercredi 15 juin 2011

La crise économique de 1929 fait créer une nouvelle association.

Je ne veux pas quitter 1929 sans dire un mot ou deux sur la crise économique qui frappait le monde entier. À NDG, il n'est pas surprenant d'assister à la création d'un nouveau comité, l'Association des Dames Compatissantes.
Elle a pour but de venir en aide aux jeunes mères qui souffrent de la pauvreté, au moment critique de la maternité. Cette association exerçait ses activités dans Saint-Sauveur et Notre-Dame-de-Grâce. Le Père Normand, oblat, mettait à son service son zèle et son savoir-faire. À la première assemblée annuelle qui a eu lieu le 16 octobre 1929, Mme O.N. Shink, secrétaire, a fait connaître le bilan de l'année.

La Bonne nouvelle écrivait :
"Il révèle des trésors de charité et de merveilleuses industries. On se demande comment ces dames sans ressources assurées peuvent arriver à de pareils résultats. Qu'on en juge! Au cours de l'année 1928-1929 à venir jusqu'à date, ces dames ont secouru 34 familles, distribué 1190 vêtements fabriqués à l'ouvroir, elles ont payé en soins médicaux, épiceries, lingeries, etc. $270. Ceci ne représente pas tout ce qui a été fait. Des marchands ont envoyé directement aux familles des secours que Dieu seul connaît, dont on ne trouve aucune trace dans les livres."
Lors de la guignolée de décembre 1929, l'organisateur dans la paroisse, Louis Plamondon, annonça que cette quête avait rapporté $84.42. Cependant il avait aussi obtenu du bureau central un chèque de $250. qui fut divisé entre le secrétariat des familles, les Dames compatissantes et la Conférence Saint-Vincent-de-Paul, "trois organisations de charité qui, sans réclame et sans tapage, rendent à nos pauvres de très grands services" (la Bonne nouvelle).

Michel
(La photo montre des "dames compatissantes" (pietose donne) en Italie.)

jeudi 9 juin 2011

Le Cercle dramatique de 1929 en réorganisation.



À l'automne de 1929, le Cercle dramatique de NDG connaissait un nouveau départ. La nouvelle organisation comportait Adélard Minguy (photo) à la présidence et Francis Boudreau (photo)(qui était associé au théâtre à NDG depuis 1924) à la direction. Elle accueillait de nouveaux acteurs et utilisait de nouveaux décors.

Comme premières pièces, le Cercle présenta en décembre 1929 :

la comédie "Lamadou détective amateur" de Louis Descombes (un poltron voulant faire le brave et demander secours à son domestique),

et le drame de 1895 "Le Signe de la Croix" (The Sign Of The Cross) de Wilson Barrett (la vie des premiers chrétiens et les luttes qu'ils ont eu à subir pour conserver leur foi ou recueillir la couronne du martyr). Trois ans après la performance du Cercle, cette pièce allait être transposée au cinéma, et ce film était régulièrement diffusé à la télévision jusque dans les années 60.Pour réserver une place à la salle paroissiale, le plan était déposé au magasin Langlais, 264 Arago (ancien numéro) où les billets étaient en vente.

Michel.

vendredi 3 juin 2011

Départ de l'abbé Deschênes, le nouveau vicaire Tanguay à la Messe des malades.

Dans notre historique chronologique, nous arrivons à la fin de 1929 et les changements se poursuivent.

Au début de septembre, l'abbé Guillaume Miville-Deschênes quittait NDG où il oeuvrait plus ou moins exclusivement, pour faire des études de perfectionnement à Rome. La paroisse l'honora lors une cérémonie pendant laquelle on lui remit une bourse rondelette.

C'est peut-être à ce moment que le vicaire Napoléon Tanguay entra en fonction. La première occasion où son nom fut mentionné dans La Bonne Nouvelle fut lors de la quatrième Messe des malades, soit celle du début d'octobre 1929. Il reçut les remerciements du curé Lavergne, en compagnie du vicaire Paul Bouillé et du Comité paroissial. Mgr Omer Plante célébra la messe et approcha chaque malade. Le curé écrivit entre autres :
"Cette année encore notre messe pour les infirmes a attiré une foule considérable. Un peu avant huit heures (20 h.), malades et infirmes ont été amenés à l'Église grâce à la générosité des maisons Moisan, Lépine et Bouchard qui avaient gracieusement fourni leurs ambulances (photo) et (de) quelques citoyens qui avaient mis leurs autos à notre disposition. Les uns reposent sur des lits. La pâleur des visages s'harmonise parfaitement avec la blancheur des couvertures. D'autres s'avancent sur des chaises roulantes auxquelles ils sont rivés pour ainsi dire depuis de longues années. Quelques-uns sont transportés sur les épaules d'un bon samaritain. Plusieurs déambulent à l'aide de béquilles et de cannes. Il en est enfin qui marchent sur leurs jambes, mais ils accusent une claudication prononcée. À 8 heures (20 h.), 132 malades sont là! Il y a des paralytiques, des aveugles, des boîteux, enfin des victimes de toutes les infirmités, venues de toutes les paroisses de la ville et des environs."
La consultation de nouveaux documents m'a fait réaliser qu'il y a eu, dans les messages sur les Messes des malades, des erreurs dans les dates. Par exemple, la première Messe eut lieu, non pas le 16 octobre 1928, mais plutôt le 21 mai 1928, dans la période où La Bonne Nouvelle fut interrompue temporairement. Les corrections sont maintenant effectuées dans ces messages.

Le nouveau vicaire Tanguay organisa aussi le "euchre" du 4 novembre 1929, conjointement avec les Enfants de Marie.

Michel.
(La photo date de 1930.)

vendredi 27 mai 2011

Photo panoramique de NDG vers 1940

Alors que je suis en train de consulter et "numériser" une quantité impressionnante de documents concernant la paroisse Notre-Dame-de-Grâce, qui serviront à de prochains messages, je ne peux m'empêcher de publier tout de suite cette magnifique photo panoramique de NDG vers 1940. Ce qui est particulièrement impressionnant est que, tout en montrant la section sud, l'image s'étend d'une côte à l'autre (de Salaberry à Sherbrooke), en passant par la promenade "Sainte-Geneviève" qui relie les deux escaliers (Colbert et Victoria).

N'oubliez pas de cliquer sur la photo pour l'agrandir. Sa richesse est presque illimitée !

Source : Bibliothèque et Archives nationales du Québec, Centre d'archives de Québec.

Michel.

mercredi 18 mai 2011

Dernier prône du curé Lavergne (section finale)

Ce qui suit est la troisième partie du dernier prône du curé Lavergne à Notre-Dame-de-Grâce :

Voici un autre fait.

Dans la vie de Sainte Marguerite Marie, l'apôtre du Sacré-Coeur, j'ai trouvé une belle lettre dont je ne vous citerai qu'un passage. Sainte Marguerite était maîtresse des novices. Elle avait renvoyé du noviciat une personne qu'elle jugeait inapte à la vie religieuse. 0r, cette jeune fille appartenait à la noblesse de France. Il y avait même dans sa parenté de hauts dignitaires ecclésiastiques. Un tel renvoi souleva toute une tempête. Sous la pression des parents de cette personne, les supérieurs enlevèrent à Sainte Marguerite la charge de maîtresse des novices et l'éloignèrent. D'où murmures chez les jeunes novices. Sainte Marguerite leur écrivit:
"Mes très chères et bien-aimées Soeurs dans le Sacré-Coeur de N.-S. J.-C., Je ne peux vous exprimer la douleur que je ressens du mauvais usage que nous faisons d'une si précieuse occasion pour donner au Sacré-Coeur des preuves de notre amour et fidélité. C'est lui-même qui a permis l'invention de cette croix pour nous préparer à sa Fête et, au lieu de l'embrasser amoureusement, nous ne cherchons qu'à la secouer et nous en défaire. Et, ne pouvant en venir à bout, nous y commettons mille offenses qui remplissent son divin Coeur de douleurs et d'amertumes contre nous."
Nous méditerons, mes frères, mille fois ces généreuses paroles et nous demanderons la grâce de nous les rappeler aux jours des épreuves.

La vie de tout chrétien comme la vie des saints en contient de nombreuses. Hélas, au lieu de bénir Dieu, trop souvent nous récriminons quand nous ne maudissons pas. Ainsi l'épreuve loin de nous guérir menace de nous perdre.

Si donc, nous apprenons à remercier Dieu en ces jours, notre récompense sera de le louer éternellement. Au livre II ch. 12 de l'Imitation de J.-C., il y a sur cette question des enseignements que je vous conseille de lire souvent.

Mais la reconnaissance se prouve par des actes. C'est ce que vous avez compris en me préparant la belle bourse que vous m'avez offerte. Noble sentiment qui déborde de vos âmes à mon égard, votre reconnaissance doit aller à Dieu. Je voudrais vous y exhorter en vous rappelant que donner à vos oeuvres paroissiales, c'est remercier Dieu. Vous continuerez donc à les aider avec la même générosité. À part vos oeuvres proprement paroissiales, je veux vous en signaler deux dont l'une nous est recommandée instamment par le Souverain Pontife: l'oeuvre de la Propagation de la Foi, et l'autre: l'oeuvre des Messes Chantées.

Vous savez avec quel dévouement les membres du Comité d'Action Catholique, chaque Dimanche depuis janvier 1934, sont allés de portes en portes recueillant de tous le sou de la Propagation de la Foi: ils ont ainsi recueilli une somme de $5,317.97 à venir au 31 octobre cette année.

Le même dévouement, ils l'ont mis à l'oeuvre des Messes Chantées. Ce qui a permis à plusieurs familles qui ne l'avaient jamais pu auparavant d'offrir pour leurs parents défunts une grand'messe par année. Ainsi nous avons chanté depuis octobre 1938 1,056 messes.

Enfin pour conclure, je vous exhorte à ne pas oublier tant d'enseignements que je vous ai répétés, sur lesquels j'ai insisté presque à temps, et à contre-temps, concernant notre devoir d'aimer Dieu de tout notre coeur pour l'exaltation de sa gloire.

Puissiez-vous sans relâche chercher le royaume de Dieu et sa justice, confiant que le reste vous sera donné par surcroît!

Puissiez-vous ne jamais oublier que la grâce de Dieu, notre Sauveur, a été manifestée aux hommes, non pour que nous vivions selon la chair, mais pour nous enseigner à renoncer à l'iniquité, aux convoitises mondaines et à tout ce qui peut nous éloigner de Dieu: même les plaisirs permis.

Saint Paul ne cessait d'y exhorter les fidèles de son temps.
"Faisons le bien, disait-il, tandis que nous en avons le temps."
(Gal. VI, 10.)

Puissions-nous vivre dans le siècle présent avec sagesse, justice et piété, en attendant la bienheureuse espérance, l'apparition de gloire de notre grand Dieu et Sauveur J.-C.

Et avec une confiance persévérante nous nous recommanderons:
À Saint Joseph comme à un modèle de vie humaine populaire divinisée par la présence de N.-S. J.-C.
À Marie, la Vierge Immaculée, comme des fils aimants à la meilleure et à la plus tendre des Mères: paroissiens de N.-D. de Grâce comme à notre patronne.
Au Sacré-Coeur, comme au roi d'amour qui s'immole chaque jour pour nous au Saint Sacrifice de la messe, et se donne en nourriture à nos âmes afin que, selon la parole de Saint Paul, "nous ne soyons pas des enfants qui flottent emportés à tous vents de doctrine par la tromperie des hommes et leur astuce à nous induire en erreur: mais que, confessant la vérité, nous continuions à croître à tous égards dans la charité en union avec Celui qui est notre chef N.-S. J.-C." (Éph. IV.)

Et ainsi, après les tristesses de cette vie, les luttes et les combats, après les séparations douloureuses de ce bas monde, nous en avons l'espoir très ferme, nous nous retrouverons unis dans la Trinité Sainte, chantant les miséricordes du Sacré-Coeur pendant la bienheureuse éternité. Ainsi soit-il.

Édouard V. Lavergne, ptre
160, Avenue Murray, Québec
Tél.: 6598 ou 8859

(Rappelons que notre collaboratrice Simonne Dumont s'est vu offrir un autre trésor, par l'entremise de Liliane Gignac. Cette dernière a obtenu, de la part Jean-Claude Ménard et Mariette Boutet, le document, en parfait état, de ce dernier prône du curé Lavergne dans la paroisse NDG, le 9 novembre 1941, contenant aussi son dernier sermon. Merci aux intervenants qui ont permis cette diffusion.)

Michel.

mardi 10 mai 2011

Porte ouverte pour l'exposition de vitraux

Pour avoir la chance de voir de près des objets de patrimoine religieux, vous êtes invités à une porte ouverte pour l'exposition consacrée aux biens et à l’histoire de la paroisse Notre-Dame-de-Grâce, principalement de son église qui a été démolie en 2009.

Il est rare que des oeuvres d'importance soient sauvées lors de la démolition d'une église. À Notre-Dame-de-Grâce, elles ont été récupérées in extremis, restaurées et exposées au Centre Communautaire. Vous pouvez profiter de votre visite à l'exposition du Cercle des Fermières et aux autres activités de l’événement "porte ouverte" pour observer les vitraux et le mobilier d'église. Un ascenseur est à votre disposition pour monter au 3e étage. Puis en descendant dans l'escalier, vous pourrez admirer les fresques sur l'histoire de la paroisse.

Entre autres, des vitraux nouvellement restaurés sont exposés sur un mur complet. Dans l'ensemble, vous serez emballés par la finesse et la gracilité de ces oeuvres exposées.
Une invitation spéciale est lancée aux paroissiens, professeurs et élèves qui ont fréquenté Notre-Dame-de-Grâce.

Prenez note des coordonnées de l'opération porte ouverte:
samedi le 14 mai, entre 9 heures et 16 heures
au Centre Communautaire Édouard-Lavergne,
390 rue Arago Ouest, dans le quartier Saint-Sauveur.
Entrée gratuite.

Pour renseignements, 525-5389 ou 691-7190

vendredi 6 mai 2011

La Fête des mères de 1944

Notre collaboratrice Simonne Dumont a récupéré un autre document historique : le programme pour une pièce de théâtre à l'occasion de la Fête des mères de 1944.

Le menu de la soirée du 14 mai 1944 "Hommage à nos mères" comportait :

Ouverture : souhaits et chorale.
Concours de l'Oncle Arsène (Vaillancourt) organisé par le Comité Saint-Jean-Baptiste-École, avec les meilleurs élèves des 6e à 9e années des écoles de NDG.
Théâtre par les élèves du Couvent : "Le Triomphe de la foi" (de Marie Vernet) en 4 actes, entrecoupés d'intermèdes musicaux.
Choeur final : "Salut Québec".

Les rôles étaient tenus ainsi :

Vanda, princesse de Moldavie : Marie-Paule Cauchon
Liane, fille de Vanda : J. Savard
Niobé, intendante de Yanda puis Comtesse Héléna : J. Royer
La Comtesse Rosemonde : R. Lafond
Yva, fille de Rosemonde : E. Villeneuve
Sarah, la bohémienne : T. Royer
servantes de la princesse :
Yamouna : Marguerite Matte
Gulnare : P. Fortier
Inès : M. Gagnon
Cora : G. Letarte
Francesca : P. Rhéaume

Le comité du questionnaire de l'oncle Arsène comprenait aussi Raymond Dion, Mme Léopold Genest et, comme maître de cérémonie, Jean-Paul Drolet.

Dans un commentaire au présent message, Jean-Paul Castonguay nous informe que la famille photographiée sur la couverture du programme était la sienne, donc celle de son père Edmond Castonguay et de sa mère Sophie Thibault, qui était le centre de la fête !

Bonne fête à toutes les mères !

Michel.
(je suis désolé pour la tache circulaire sur la page couverture du programme.)

vendredi 29 avril 2011

Dernier prône du Curé Lavergne (section 2)

Voici la deuxième partie du dernier prône du curé Lavergne à Notre-Dame-de-Grâce, en reprenant le paragraphe précédent :

"Vous le dirai-je? J'ai été pendant quelques jours comme absourdi par la multiplicité et la diversité des témoignages d'attachements et de sympathies auxquels j'étais loin de m'attendre, qui me sont venus même du dehors de la paroisse.

Mais je ne veux pas insister. Souvent, je vous ai parlé de la nécessité de surnaturaliser notre vie en reportant tous nos actes à Dieu. Or, l'un des sentiments qu'il souhaite le plus voir monter de nos coeurs, c'est la reconnaissance.

Aussi, je voudrais en terminant auprès de vous ma mission de curé vous exhorter à surnaturaliser ce sentiment dont vous venez de me donner un témoignage si éclatant et si touchant.

Saint Bernard nous a laissé des chrétiens de son temps ce portrait peu flatteur: "Empressés à demander, impatients aussi longtemps qu'ils n'ont pas reçu, ingrats dès qu'ils sont exaucés."

Est-il téméraire de penser que plusieurs d'entre nous peuvent se reconnaître à ces traits ? Nous demandons beaucoup et nous remercions peu. La reconnaissance est cependant une dette d'honneur, un besoin des coeurs nobles et délicats. Vous pouvez vous en convaincre aisément en songeant au déshonneur irréparable qui flétrit l'ingratitude: en vous rappelant la sévérité de nos propres jugements contre nos obligés quand ils négligent de nous remercier, et la peine que nous ressentons de leur indifférence et de leurs oublis. Aussi est-ce avec tenacité que nous leur fermons en retour notre coeur et notre main! Au contraire, notre coeur nous porte à renouveler et à multiplier nos bienfaits en proportion de la reconnaissance qui nous en est témoignée.

Dieu a droit à nos remerciements plus qu'aucun autre bienfaiteur. Ses faveurs tombent de plus haut, ses dons surpassent les bienfaits que peuvent nous prodiguer les hommes.

Les dons de Dieu nous les recevons toujours gratuitement, puisque nos services ne peuvent être à Dieu d'aucune utilité.

Le reconnaissance ouvre le coeur de Dieu à de nouvelles largesses et l'ingratitude arrête dans sa main les grâces que cette main allait répandre... Conduite qui n'est point de sa part effet de rancune ou de vengeance, qui ne sont là que sentiments humains.

Mais, Dieu aime l'ordre qui est justice et vérité. Or, l'ordre veut que la reconnaissance soit récompensée par la multiplication des bienfaits dont elle apprécie la valeur et que l'ingratitude soit punie par le refus de faveurs qu'elle ne sait ni estimer ni mettre à profit.

Et cette reconnaissance envers le Bon Dieu doit se manifester non seulement quand les choses nous favorisent dans l'ordre temporel, mais même quand il nous en arrive de désagréables. C'est souvent entre les mains de Dieu un moyen de nous ramener sur le chemin du Ciel dont nous étions peut-être en train de nous détourner.

Dans la vie de Saint François d'Assise, il est rapporté une conversation qu'il eut avec son compagnon de route le Frère Léon (illustration). Je cite la dernière partie. Frère Léon demandait à Saint François de lui expliquer où il pourrait trouver la "joie parfaite!"Et Saint François lui répondit:
"Supposons que, poussés par la faim et le froid, et l'approche de la nuit, nous frappions à la porte du couvent suppliant avec des larmes le frère portier de nous laisser entrer pour l'amour de Dieu, et supposons que le frère se fâche, s'élance sur nous avec un bâton, nous saisisse par le capuchon, et nous jette à terre, nous roule dans la neige, et nous frappe!

"Eh bien! Si nous supportons cela patiemment et gaiement en songeant aux souffrances de N.-S. J.-C., en nous disant combien c'est une bonne chose pour nous de souffrir par amour pour lui, c'est en cela que consisterait la joie parfaite.

"Par-dessus toutes les grâces et tous les dons du Saint-Esprit, que Dieu accorde à ses amis, il y a plus de joie encore à se vaincre soi-même et à supporter volontiers, pour l'amour de J .-C., toute souffrance et toute injustice. Car, de tous les autres dons de Dieu, nous n'avons pas le droit de nous vanter puisqu'ils ne viennent pas de nous, mais de Dieu. Aussi, l'Apôtre dit-il: "Que possèdes-tu que tu n'aies reçu? Et puisque tu as reçu, pourquoi t'en glorifies-tu comme si tu possédais cela de toi-même?" Mais de nos épreuves, de nos souffrances et de nos croix, nous avons le droit de nous glorifier; et c'est pour cela que l'Apôtre dit encore: « Je ne veux me glorifier de rien d'autre que de la croix de Jésus Christ. »"
Avouons que nous avons du chemin à parcourir avant d'en arriver à de tels sentiments."


Suite et fin bientôt. Coïncidence qui tombait bien, le film "François et le chemin du soleil" était télédiffusé le soir de Pâques, la semaine passée.

Michel.
(Rappelons que notre collaboratrice Simonne Dumont s'est vu offrir un autre trésor, par l'entremise de Liliane Gignac. Cette dernière a obtenu, de la part Jean-Claude Ménard et Mariette Boutet, le document, en parfait état, de ce dernier prône du curé Lavergne dans la paroisse NDG, le 9 novembre 1941, contenant aussi son dernier sermon. Merci aux intervenants qui ont permis cette diffusion.)