Après la lecture des lettres reçues, le Curé Lavergne a prononcé la partie principale de son discours. Nous n'avons pas le texte intégral mais, en rassemblant les rapports rédigés dans la Bonne Nouvelle et dans l'Action catholique de la fin de 1934, nous pouvons avoir une bonne idée de son contenu :
Le Curé a souligné que l'union la plus complète régnait. Chacun a mis l'épaule à la roue, tout le monde a fait sa quote-part, et ce, tous les jours de l'année. C'est ce qui a permis la réalisation de l'oeuvre qui a été accomplie. Et pour donner une preuve de cette collaboration de tous, en une paroisse où les moyens de la plupart furent toujours modestes, et souvent moins, le curé a donné aussi quelques chiffres pour les recettes en 10 ans :
56,783$ location des places de banc (il n'y avait pas de vente annuelle)
2,110$ mariages, baptêmes et cloches
6,961$ grand'messes
19,487$ sépultures, services anniversaires
28,246$ quêtes hebdomadaires à l'église
18,233$ luminaires
54,114$ salle paroissiale, dons
94,882$ la part de Dieu (faite à domicile par les Enfants de Marie)
13,735$ divers
175,000$ emprunts faits
Parlant des dépenses en 10 ans, il ajouta ces chiffres :
48,031$ salaires
9,952$ cierges, hosties, vin de messe (232,000 communions en 1933)
19,582$ chauffage et éclairage
10,684$ assurances et taxes d'eau
18,666$ frais d'entretien
12,288$ grandes réparations
185,707 constructions
12,142$ ornements, vases sacrés
5,877$ cloches, orgue
7,784$ divers
82,864$ intérêts sur les emprunts
196,072$ dette initiale
47,122$ remboursement
donc:
147,950$ dette actuelle
"Si les paroissiens ne sont pas riches, la paroisse est à l'aise; elle fait face à toutes ses obligations. Les œuvres paroissiales, contrairement aux paroissiens, n'ont pas souffert de la crise, grâce à la générosité de tous."Il eut des paroles spéciales de remerciements à l'adresse des personnes et groupements paroissiaux qui ont préparé et rendu possible cette démonstration: le comité paroissial, la section locale de la Société Saint-Jean-Baptiste, les Dames de la Sainte-Famille, les Enfants de Marie, les vicaires de N.-D. de Grâce, Bouillé, Blais et Lanouette et l'abbé Guillaume Deschênes, qui secondaient leur curé.
Le curé remercia aussi toutes les personnes qui, au cours des dix années, ont contribué d'une façon ou d'une autre à l'organisation paroissiale, collaborant ainsi au succès que l'on constatait.
Il remercia aussi toutes les personnes qui avaient répondu à son invitation et celles qui, ayant été invitées, ont écrit pour s'excuser de ne pouvoir accepter et offrant au Curé et aux paroissiens de N.-D.-de-Grâce leurs félicitations et leurs meilleurs vœux, ajoutant le nom du père Eugène Guérin, curé de Saint-Sauveur, qui s'est fait représenter par le Père Choquette.
En terminant, l'abbé Lavergne rendit grâce à Dieu pour tout ce qui a été fait depuis dix ans :
"Tout n'est pas fini. Il nous faut maintenant accentuer le mouvement, celui de la piété surtout. C'est votre piété qui continuera à maintenir cet esprit de foi, cette générosité, cette collaboration dont sont nées les œuvres, qui font votre joie et l'admiration de vos amis."(à venir, les autres discours)
Michel

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