dimanche 27 janvier 2013

Le 10e anniversaire de NDG (partie 3) : les lettres reçues.

Pendant le banquet du 10e anniversaire de Notre-Dame-de-Grâce, en soirée, le curé Lavergne fut le premier à prendre la parole pour faire lecture de la correspondance reçue exprimant des souhaits à cette occasion. Voici intégralement comment la Bonne Nouvelle avait décrit cette portion de la cérémonie.

"Le soir, banquet, dans la grande salle du Collège, que la Commission des écoles catholiques a voulu prêter aux paroissiens pour cette circonstance. Autour des tables que la charité et le dévouement avaient bien garnies, près de six cents convives. Et il y eut des discours.

D'abord M. le Curé, qui présidait le banquet, donna lecture des lettres reçus. Il renouvela la lecture du court billet que Son Éminence le Cardinal Villeneuve avait eu la bienveillance de lui adresser. Le matin, à la messe, l'assistance l'avait écouté debout, par respect pour l'éminente dignité et la haute autorité de celui de qui il venait. Le soir ce fut la même chose :
"Bénédiction spéciale vœux et félicitations aux paroissiens et au curé et vicaires de N-Dame de Grâce à l'occasion du 10e anniversaire de la fondation de la paroisse.
Cardinal J-M. Rodrigue VILLENEUVE, a.m.i., Archevêque de Québec.
À ces témoignages si précieux et qui excite en notre reconnaissance, il faut ajouter celui-ci de Mgr Laflamme, P.A., Curé de Notre-Dame de Québec. Aux premiers jours de notre paroisse. Mgr Laflamme avait daigné nous honorer de sa bienveillance, en assistant à la bénédiction de notre église et en nous versant une très généreuse contribution :
Québec, 2 novembre 1934.
M. l'abbé Éd.-V. Lavergne, Curé de Notre-Dame de Grâce, Québec.
Cher M. le Curé, 
Je vous remercie cordialement de votre aimable invitation. J'eusse été heureux d'assister aux fêtes destinées à commémorer le dixième anniversaire de la fondation de Notre-Dame de Grâce; mais des devoirs importants me retiendront au poste le dimanche 4 novembre. Je veux pourtant m'unir d'esprit et de cœur aux paroissiens et à leur dévoué Curé pour remercier Dieu des bienfaits qu'Il a accordés au cours de ces dix années. 
Dix ans, ce n'est pas très long dans l'existence d'une paroisse. Mais c'est une période très importante, quand il s'agit des dix premières années. C'est la période de la construction des édifices religieux, de l'organisation paroissiale, de la création des œuvres qui en assureront la vie et la fécondité. 
Notre-Dame de Grâce est aujourd'hui une paroisse bien organisée. Permettez-moi d'en féliciter le pasteur et ses ouailles qui ont travaillé d'un commun accord au progrès et à la prospérité de leur jeune mais bien vivante paroisse. 
Je prierai Dieu avec vous qu'Il continue de répandre ses bénédictions sur Notre-Dame de Grâce, sur le digne pasteur et ses dévoués auxiliaires, ainsi que sur tous les paroissiens. 
Veuillez me croire, cher M. le Curé, votre humble confrère in Xto. 
Eug.-Ch. Laflamme, Ptre.
Et l'Évêque de Valleyfield, qui nous a toujours honorés de son amitié, nous a écrit la lettre suivante, si cordiale et si aimable :
M. l'abbé É.-V. LAVERGNE, ptre.
Curé de Notre-Dame de Grâce Québec.

Cher Monsieur le curé,

J'apprends à l'instant que vous vous préparez à célébrer, dimanche, comme il convient, le 10è anniversaire de la fondation de "N.-D. de Grâce". Cet événèmént me touche bien au fond du coeur, car il me rappelle ce qu'éprouva, à l'automne de 1924, le jeune Évêque de Titopolis, quand il fut délégué par S. Ém. le Card. Bégin pour l'inauguration de sa chapelle temporaire où naquit votre si ardente et si sympathique paroisse.

Je voudrais être au milieu de vous autres pour revivre ces instants inoubliables et tant d'autres qui les ont suivis.

Retenu moi-même par la construction de ma Cathédrale je dois me priver de ce plaisir. Cependant je ne veux pas être tout à fait absent. Permettez donc, cher curé, au dernier survivant des trois Évêques qui se sont penchés sur votre berceau, de s'unir à vouS tous dans l'Action de grâce, et de féliciter curé et paroissiens du beau travail accompli chez vous pendant cette dernière décade.

Je fais des voeux pour que les belles oeuvres déjà opérées soient suivies de beaucoup d'autres, pour que les paroissiens de Notre-Dame conservent toujours leur bon esprit, leur générosité envers leur chère église et envers les pauvres pour que leur piété sincère continue de les soutenir pour les temps d'épreuve que nous traversons tous.

Je m'unis de tout coeur à votre vénéré Cardinal pour demander au bon Dieu de bénir tous mes bons amis de Notre-Dame de Grâce et leur intrépide curé.

Ad multos annos!
Votre bien sincère en N.S.

J. ALFRED LANGLOIS, Év. Vall.
Le Curé de St-Jean-Baptiste, cette belle paroisse qui nous domine sur les hauteurs du cap, a écrit au secrétaire du Comité d'organisation :
Québec, 2 novembre 1934.
Monsieur J.-R. Matte.
209, Arago, Québec. 
Mon cher Monsieur,  
Veuillez m'excuser si je n'assiste point aux fêtes du dixième anniversaire de la fondation de Notre-Dame de Grâce.
Je suis pris par la grippe et ne pourrai pas sortir d'ici à quelques jours. Je vous remercie de m'avoir adressé au nom de votre Comité votre aimable invitation. Je vous souhaite des fêtes parfaitement conformes à votre désir et je vous prie de m'excuser.  
Votre tout dévoué en N.-S. 
J.E. Laberge, Ptre.
Parmi les anciens vicaires, Messieurs les abbés (Napoléon) Tanguay et (Arthur) Lévesque se sont souvenus de la générosité des paroissiens à leur départ. Ils ont écrit des lettres d'excuse, et M. Lévesque a même eu la bonté d'y joindre une offrande pour les œuvres paroissiales.

Un excellent Jésuite, que notre Curé a le bonheur de compter parmi ses amis, lui a écrit:

Sault-au-Récollet, 6 nov. 34. 
Il faut saluer chapeau bas et féliciter de leurs œuvres magnifiques les bons ouvriers du Seigneur, même aprês dix ans seulement de dévouement intense. 
Telles noces dites de fer-blanc revêtent déjà parfois couleur encore plus précieuse, celle de l'or. J'envie ceux qui ont pu vous honorer de leur présence et contribuer au grand succès de la fête. À pareille distance, je m'unis au moins à vos actions de grâces et j'implore sur vous, sur votre exemple, sur vos œuvres si belles et toute votre paroisse, l'abondance des bénédictions du ciel. 
Que Dieu vous garde santé et vous accorde longue vie, en vue de sa gloire et du plus grand bien des âmes qui vous sont si chères. "Prospere procede et regna!" Avec respect et religieux dévouement, 
Votre humble serviteur en J.-C. 
J.A. Plamondon, a.j.
De l'Honorable M. Dupré. dans un télégramme :
Ottawa Ont. 1:18 P.M. Nov. 3 1934 
M. l'abbé Éd.-V. Lavergne, Curé de Notre-Dame de Grâce, Québec. 
J'ai bien reçu l'invitation du secrétaire du Comité, M. J.-R. Matte pour assister à la messe et au banquet à l'occasion du dixième anniversaire de la fondation de la paroisse. J'ai espéré jusqu'à la dernière minute pouvoir accepter votre si aimable invitation; malheureusement je suis retenu ici à Ottawa par affaires extrêment importantes et urgentes. Je serai donc privé de l'honneur et du plaisir d'être parmi vous. Veuillez me permettre de vous présenter ainsi qu'à tous vos paroissiens avec mes chaleureuses félicitations l'expression de mes meilleurs souhaits pour l'avenir. Que de progrès accomplis chez vous depuis dix ans; puissiez-vous continuer au grand avantage et à l'honneur des fidèles paroissiens de Notre-Dame de Grâce et de leur digne Curé. 
Maurice Dupré.
De l'Honorable Ministre des Travaux publics :
Québec, 2 novembre 1934.

M. l'abbé Éd.-V. Lavergne, Curé de Notre-Dame de Grâce, Québec,

Mon cher ami,

J'ai bien reçu ton aimable invitation d'assister, dimanche prochain, à huit heures et demie du soir, au banquet qui sera donné à l'occasion du dixième anniversaire de fondation de ta paroisse. 
Il m'aurait fait plaisir de prendre part à cette fête, mais je dois, malheureusement, m'absenter dimanche matin pour ne revenir à Québec que lundi. Je ne pourrai donc te rencontrer ce jour-là. 
Je te prie d'accepter mes sincères remerciements et de croire à mon entier dévouement. 
J.-N. (Joseph-Napoléon) Francœur.
De M. Oscar Drouin, ancien élève du Curé :
Québec, 2 novembre 1934.
Monsieur J-R. Matte, Secrétaire du Comité, Banquet et Messe, Notre-Dame de Grâce, 209, rue Arago, Québec.

Cher Monsieur,

J'accuse réception de votre invitation m'invitant, ainsi que Madame Drouin, à assister à un banquet dimanche prochain, le 4 novembre, à l'occasion du dixième anniversaire de la fondation de la paroisse.

Je vous remercie beaucoup pour cet envoi et vous voudrez bien remercier les membres du Comité pour moi. J'y serai présent avec plaisir, à moins que je sois forcé de partir pour Montréal demain, ce qui pourrait arriver à un moment donné. Mais si je suis à Québec, je m'accorderai ce plaisir.

Votre tout dévoué, 
Oscar Drouin

De notre architecte : 
Cap-Santé, le 31 oct. 1934 
Cher M. Lavergne, 
Je m'associe de tout cœur à la commémoration de la fondation de votre belle paroisse, et je vous remercie de l'invitation que vous me faites d'assister à la messe et au banquet qui auront lieu à cette occasion. 
Je ne pourrai pas, je le crains, assister à la célébration du 10e anniversaire de Notre-Dame de Grâce, car mon père est si malade que je m'attends qu'il ne verra pas la fin de la semaine... 
Toutefois, soyez assuré que le 4 novembre je n'oublierai pas ce petit coin de Québec, auquel je suis resté attaché intimement. 
Je vous prie, M. le Curé, de croire à mes respectueux sentiments, 
Gérard Morisset, 1, rue Turnbull, Québec."
Michel.

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