mardi 30 novembre 2010

Bénédiction du grand crucifix en 1927

Dimanche soir le 13 novembre 1927 eut lieu la bénédiction du grand crucifix, placé dans la voûte de l'église Notre-Dame-de-Grâce. Elle fut faite par l'évêque auxiliaire de Québec, Monseigneur Omer Plante (photo), qui en était à sa première visite dans la paroisse. Ce crucifix était un don d'un paroissien du Faubourg Saint-Jean, qui a défendu de publier son nom.

Voici un résumé de la description que La Bonne Nouvelle avait faite de cette cérémonie.

Mgr Plante fit son entrée solennelle dans l'église, accompagné des abbés Jean-Thomas Nadeau et J.-A. Bissonnette, comme diacre et sous-diacre, et de son cérémoniaire particulier, l'abbé Lucien Savard, de l'Archevêché. Les enfants de choeur et ceux de la Maîtrise le précédaient dans la procession. Dès que l'évêque fut placé à son trône, la foule chanta: "Chrétiens, chantons à haute voix, Vive Jésus! Vive Sa Croix!"

Le curé Édouard Lavergne lui présenta alors une adresse de bienvenue. Mgr Plante répondit aussitôt, crosse en main et mître en tête. Il procéda ensuite à la bénédiction du crucifix, à l'issue de laquelle eut lieu l'illumination féérique de l'église. Des guirlandes de lumières ornaient le Sanctuaire et la foule chanta "Amour, amour au coeur de Jésus".L'abbé Jules Lockwell, ancien vicaire, maintenant vicaire à Saint-Roch, prononca alors le sermon de circonstance. Il prit pour texte le verset du psaume 92 "Mirabilis in altis Dominus" (Le Seigneur est admirable sur les hauteurs).

La cérémonie se termina par le Salut Solennel du Saint-Sacrement. Un programme musical avait été préparé pour la circonstance par le Frère Anselme.

Michel
(La photo du choeur de l'église NDG, qu'on peut cliquer pour l'agrandir, date de 1932, lors du 25e anniversaire de sacerdoce du curé Lavergne. Celle de Mgr Plante date de la même année.)

mercredi 24 novembre 2010

Automne 1927 à NDG, marqué par d'autres départs et par l'arrivée du vicaire Bissonnette.

Lors du recensement paroissial de l'automne 1927, on dénombrait 100 familles de moins. Mais ce n'étaient pas les seuls départs. Outre celui du vicaire Arthur Ferland et du remaniement à l'intérieur du Cercle Saint-Édouard, on peut ajouter :

Le vicaire Arthur Lévesque (photo de gauche) quittait Notre-Dame-de-Grâce, étant nommé vicaire à Pont-Rouge. Il n'y avait qu'un an que l'abbé Lévesque était en fonction. À la fin de novembre de 1927 était annoncée la nomination du remplaçant comme vicaire, l'abbé J.-A. Bissonnette (photo de droite). Né à Sainte-Claire de Dorchester, le 18 février 1899, le dixième d'une famille de 19 enfants, le nouveau vicaire, fit ses études classiques au petit Séminaire Sainte-Thérèse et ses études théologiques au Grand Séminaire de Québec où il entra en septembre 1920. Ordonné prêtre le 4 mai 1924, il fut nommé vicaire à Saint-Georges de Beauce le 27 mai de la même année. Il y demeura jusqu'au 12 novembre 1927, date où il fut nommé Notre-Dame-de-Grâce pour compléter le duo de vicaires avec l'abbé Eudore Bourbeau.

On notait aussi le départ du directeur du Comité paroissial, Georges Parent. Les documents d'archives ne m'ont pas permis de retracer le nom de son remplaçant immédiat.

Michel.

mardi 16 novembre 2010

Le Cercle Saint-Édouard en réorganisation, à l'automne de 1927.

Le Cercle Saint-Édouard subissait deux départs à l'automne de 1927. Il y a eu l'hospitalisation du vicaire Arthur Ferland (photo) qui, à cause d'une santé fragile, avait restreint son travail pour se consacrer à ce comité théâtral. À sa sortie de l'hôpital, on lui fit une fête à la Sainte-Catherine pour le remercier de son vicariat qui s'achevait à NDG. À peu près en même temps, le président du Cercle, Roméo Demers, restaurateur, quittait ses fonctions à cause de ses occupations nombreuses. Ce dernier fut remplacé par Gabriel Plante lors de l'élection d'un nouveau conseil qui comprenait aussi :

comme vice-président, René Huard,
et comme conseillers, Georges Thibault, Henri Boutet, Gérard Laliberté et Raoul Marcoux.

Afin de découvrir d'autres noms de résidents de la paroisse, voici la liste des membres réguliers du Cercle Saint-Édouard :

Henri Royer
Jos. Lajeunesse
Albert Daigle
Ludger Hébert
Adjutor Demers
Wilfrid Demers
Wilfrid Garns
Antonio Brind'amour
René Gignac
Lucien Garneau
Lucien Richard
Roméo Drouin
Jules Gamache
Paul-Émile Plante
Emmanuel Gignac
Josaphat Plante
Wilfrid Dubuc
Jean Pichette
Marcel Drolet
Alfred Bernier
Lauréat Bédard
Gérard Boucher
Marcel Cloutier
Roland Gamache
Gérard Gamache
Lucien Huot
Gérard Jobin
Philippe Pagé
P.-É. Plamondon
David Parent
Paul Robitaille
Elzéar Richard
Albert Chamberland
Lucien Thibodeau
Richard Pagé
Jean-Marie Pagé
Eugène Blais
Gérard Drolet

Ils étaient tous membres de la Ligue du Sacré-Coeur et ne devaient plus être écoliers mais plutôt célibataires et travailleurs autant que possible. Leur salle possèdait pool, piano et autres jeux appropriés à leur âge, comme parties de cartes avec prix, concerts boucane, euchre, rafles, etc. Un ou deux pique-nique à la campagne étaient organisés chaque année.

Tous les soirs excepté le samedi, la salle était ouverte aux membres de 19.30 heures à 22.00 hrs et, le dimanche, elle ouvrait aussi de 14.30 heures jusqu'à 17 hres. On se séparait au chant de :
"Bonsoir, mes amis, bonsoir!
Au revoir!
Quand on est si bien ensemble,
Pourquoi donc se séparer ?"

Les comédiens étaient déjà prêts pour jouer les pièces "Les deux timides" et "Monsieur Gavroche", les 5 et 6 décembre 1927. Ceux qui n'étaient pas comédiens secondaient de leurs efforts le travail des premiers. Le plan de la salle de spectacle était déposé au restaurant de Monsieur Demers.

À venir : d'autres départs.
Michel.

mercredi 10 novembre 2010

Biographie du curé Lavergne par Maude Routier, partie 07 et dernière : citations et conclusion

En 1998, une biographie du Curé Lavergne fut rédigée par Maude Routier sous le titre de "Édouard-Valmore Lavergne, 1879-1948, curé fondateur de Notre-Dame-de-Grâce. Esquisse biographique." Elle été reproduite ici dans NDG-Québec en plusieurs sections, avec peu de modifications (entre parenthèses). J'espère que nos remerciements sincères pourront parvenir jusqu'à l'auteure. Voici quelques citations suivies de la conclusion :

Le curé Lavergne au prône, le dimanche 21 avril 1935 :

"Vendredi à 8h00 dans la salle des Promotions de l'Université Laval, grand ralliement des jeunes gens de toute la ville. L'Honorable Monsieur (Charles-Joseph) Arcand, Ministre du Travail, sera présent. Les organisateurs de l'enquête sur la situation de la jeunesse dans la crise donneront les résultats de leur travail. Il s'agit d'obtenir du Gouvernement des mesures légales plus favorables à la jeunesse. Plus la démonstration sera nombreuse, plus les demandes ont de chances d'être plus favorablement accueillies. Il ne s'agit pas ni d'être bleu, ni d'être rouge; cette farce-là a déjà trop duré. Il s'agit de savoir si oui ou non nos gouvernements vont continuer à se désintéresser du sort de notre jeunesse et à l'amuser avec des promesses illusoires ; il s'agit de faire savoir aux chefs de la nation qu'une jeunesse monte, inquiète, écoeurée de l'inaction, prête à agir vigoureusement pour remplacer les partis et les gouvernements qui se moquent d'elle."

Le curé Lavergne au prône, le dimanche 20 janvier 1935 :

"Conférence du Docteur Philippe Hamel (photo). Sujet : le trust de l'électricité (...). La séance sera très intéressante : le sujet est d'actualité.

L'Honorable M. Taschereau a dit de son siège en Chambre qu'il fallait sauver le Trust de l'électricité pour sauver les évêchés et les écoles. J'ai bien le droit de lui répondre au nom de la vérité que ça n'est pas vrai. C'est une odieuse affirmation qui tend à laisser croire que les évêchés et les collèges, en un mot le clergé, nous sommes solidaires des abus du trust et de ses canailleries.

Si M. Taschereau voulait être sincère, il confesserait que c'est moins les évêchés et les communautés religieuses qui l'intéressent, que ses émoluments dans ses 17 électorats de gros trusts plus ou moins liés aux manigances et abus du trust de l'électricité.

Je dis ceci pas dans un sentiment de haine contre M. Taschereau mais par souci de ne pas laisser s'accréditer dans votre esprit cette légende dénoncée par Pie XI dans (mot illisible) que nous sommes les alliés dans leurs coffres-forts contre le petit peuple. C'est un mensonge que j'ai le devoir de travailler à abattre, même s'il trouve des terres complices dans l'Honorable Premier Ministre.

Et ce soir, à la salle, j'aurai autre chose à dire."

Le curé Lavergne au prône, le 24 juin 1934 :

"Aimer sa race, son pays, est un devoir qui appartient à la vertu de charité. La fête nationale est une occasion favorable pour reprendre des résolutions et retremper son âme dans cette vertu en affirmant son patriotisme par les sacrifices que réclame cette fête. Prenons aujourd'hui la résolution d'aimer notre religion et notre nation au-dessus des partis politiques.

Je vous ai déjà dit que les deux partis se valent au point de vue national et au point de vue religieux. Les deux portent sur leur nom un égal nombre de la charge.

Les conservateurs à Ottawa viennent d'en commettre un nouveau. C'est au sujet des billets de la Banque Centrale qui, par leur faute, sera absolument anglais. Le fanatisme a triomphé et nos représentants canadiens-français ont trahi nos droits pour servir le parti, à l'exception de quatre que je veux nommer afin de ne pas l'envelopper dans la réprobation et le mépris que méritent les autres (...)

Il est bon de ne pas oublier qu'en pareilles circonstances notre grand Canadien Sir Wilfrid Laurier (photo à gauche) n'a pas mieux agi. C'est en s'appuyant sur l'une de ses déclarations que M. Bennett (photo à droite) a cru légitimer son favoritisme."

(Extrait d'un journal sans référence:)

"Et dans son discours, Laurier déclarait:
"Sans doute il y a des circonstances où le français doit être parlé, il y a des cérémonies publiques où il faut qu'il soit parlé mais c'est aller un peu trop loin, je crois, que d'affirmer, ainsi qu'on le fait, que le français doit être employé à toute occasion et que tout document public doit être imprimé en français d'un côté et en anglais de l'autre. Je comprends par exemple que mon honorable ami veut que les billes de banque soient imprimés, soit en français, soit en anglais."
La conclusion de ceci c'est que, des deux côtés, il n'y a rien à attendre au point de vue national ou religieux; il faut se tourner vers Dieu et le prier de venir à notre aide."

Témoignage de Marguerite Matte, juin 1997 :

Marguerite Matte, qui était paroissienne lorsque le curé Lavergne était là, racontait que, dans les périodes d'élections, l'église était tellement bondée qu'il fallait ajouter des chaises dans les allées et barrer les portes de l'église. Souvent, des gens attendaient sur le perron pour assister à la messe suivante. Elle raconte aussi que les rues avoisinantes de l'église étaient bondés de voitures et que, puisque personne n'avait de voiture dans ce temps-là, cela démontrait bien le nombre de personnes étrangères à la paroisse qui venaient l'écouter.


Conclusion :

À la suite de sa démission (on peut lire son discours d'adieu à cet endroit-ci), le curé Lavergne déménage chez sa soeur Bernadette, épouse d'Aurélius Blouin (qui avait l'épicerie au coin Arago ouest et Victoria, dont on voit une annonce ci-contre). Sa retraite n'est certes pas inactive: il continue de prêcher pour les retraites fermées et de s'occuper des plus démunis. Il meurt le 19 juillet 1948, à l'âge de soixante-huit ans et onze mois, à l'hôpital Saint-François-d'Assise. Un service solennel est chanté pour lui à la paroisse Notre-Dame-de-Grâce et il est inhumé au cimetière du Collège de Lévis.

Sa mort est une douloureuse perte pour plusieurs membres de la communauté religieuse, pour ses confrères journalistes, pour tous ceux qui connaissaient sa grandeur d'âme et pour la majorité de ses anciens paroissiens. L'héritage du curé Lavergne c'est tout d'abord l'exemple d'une foi solide qui a inspiré nombre de jeunes paroissiens à entrer dans la vocation religieuse et qui a cimenté la foi de plusieurs de ses paroissiens. Son legs le plus important à la paroisse Notre-Dame-de-Grâce, au-delà d'une église et d'une vie communautaire dynamique, c'est aussi un enseignement sur Dieu et sur la vie en général. Ses écrits en sont le symbole vivant. À l'image de ses confrères du temps, il a été l'un des bâtisseurs de "l'empire catholique" du Québec dans la première moitié du XXe siècle.

Maude Routhier

(Merci à Jean-Paul Castonguay pour le détail concernant Aurélius Blouin.)
Michel.

mardi 2 novembre 2010

Biographie du curé Lavergne par Maude Routier, partie 06 : l'orateur

En 1998, une biographie du Curé Lavergne fut rédigée par Maude Routier sous le titre de "Édouard-Valmore Lavergne, 1879-1948, curé fondateur de Notre-Dame-de-Grâce. Esquisse biographique." Elle sera reproduite ici dans NDG-Québec en plusieurs sections, avec peu de modifications (entre parenthèses). J'espère que nos remerciements sincères pourront parvenir jusqu'à l'auteure. Voici le chapitre "L'orateur" :

L'ivrognerie, les danses, le travail du dimanche, les divertissements malsains, les journaux à scandales et toutes les sources de péché, tels sont les sujets sur lesquels discourt le plus souvent le curé Lavergne lors des sermons dominicaux. Son style éloquent et flamboyant le distingue des autres curés qui chassaient aussi les mêmes maux; ses sermons attirent toujours des auditoires considérables. Des anciens paroissiens tels Marguerite Matte, Germaine Lemelin et le Père Léo Plante se rappellent du curé Lavergne comme d'un grand orateur, mais aussi comme d'un homme de coeur.

Par exemple, le sermon qu'il prononce le 2 avril 1925 démontre bien le style qui le caractérisait. Dans son prône, il expose les résultats de son enquête sur la consommation de bière dans la paroisse Notre-Dame-de-Grâce.
"Chaque semaine 1 000 $ sont dépensés pour la bière, ce qui fait une moyenne d'à peu près 1.50$ par famille en chiffres ronds. Chaque semaine, nous ramassons par la collecte à domicile à laquelle se donnent inlassablement d'admirables jeunes filles, et par quêtes dans l'église, bancs compris, la somme de 320 $ au plus, ce qui fait une moyenne de 0.50$ par famille en chiffres ronds. Donc, le budget de la bière dans la paroisse est plus considérable que le budget du Bon Dieu. L'on ne mesquine pas pour satisfaire une soif grossière et brutale; on mesquine sur la part à faire à Dieu de ses biens."
Aussi, en novembre 1930, en compagnie d'autres curés de la ville de Québec, le curé Lavergne va même jusqu'à rencontrer M. Drouin de la Commission des liqueurs afin de demander la suppression de certaines tavernes, la fermeture des établissements à 10 h 00 du soir et la prohibition de toute publicité en faveur des boissons alcoolisées.

Cela n'est qu'un petit exemple du type de discours moralisateur qu'il clame à son auditoire. Il fait aussi plusieurs discours sur les retraites fermées et la vie sacerdotale. Le père (Léo) Plante (photo), qui a lui-même été conduit au sacerdoce par le curé Lavergne, se rappelle entre autres avoir vu plus de vingt jeunes gens prendre l'habit, dont sept sont devenus prêtres. Cependant, les sermons qui ont le plus retenu l'attention et dont on se souvient le plus souvent, ce sont probablement ceux concernant la politique.

Le politicien

La passion de la politique habite le curé Lavergne et malgré le fait que l'Église condamnait les curés qui s'en enthousiasmaient trop, il y consacre de nombreux sermons et beaucoup d'énergie. Les enjeux comme le trust de l'électricité, les écoles françaises en Saskatchewan, les périodes électorales, sont bien connus du curé Lavergne et de ses fidèles qu'il prend plaisir à renseigner. Malheureusement, durant la Deuxième Guerre, son goût pour la politique lui coûte son poste de curé. Les exemples abondent sur ce sujet, mais nous n'en aborderons qu'un seul, celui qui l'a fait connaître à l'échelle provinciale.

Le 17 novembre 1935, le curé Lavergne prononce un sermon à l'église Notre-Dame-de-Grâce où il expose ses vues sur les prochaines élections. Il expose la marche à suivre pour un bon gouvernement: "Votez en hommes libres, en patriotes, en bons chrétiens". (On peut lire le texte complet ici.) Son discours a de très grandes répercussions et des centaines d'exemplaires sont imprimés et distribués dans la ville. Ce qui popularise cette allocution, c'est l'accusation de chantage politique qu'il porte subtilement mais sûrement contre Louis-Alexandre Taschereau:
"Enfin, hier encore, le Chef du Régime lui-même signifiait par téléphone au Recteur de l'Université que cette institution en porterait les conséquences si tel prêtre ne supprimait pas la conférence qu'il doit prononcer à la radio, cet après-midi pour l'Heure Catholique. [...] Voilà des méthodes de chantage, un système d'oppression dont la conscience publique souffre, contre lesquels elle se révolte."
Ayant vent de cette accusation, Louis-Alexandre Taschereau écrit au recteur de l'Université Laval, Mgr Camille Roy, pour lui exposer les faits et lui demander une déclaration publique démystifiant le fait qu'il aurait reçu des menaces et qu'il aurait été victime de chantage. (On peut lire cette lettre ici.) Mgr Roy lui répond positivement et communique une déclaration à trois journaux de Québec.

À la suite de cet incident, le curé Lavergne reçoit des avertissements du clergé à l'effet de cesser de s'afficher ainsi sur la scène politique, mais il n'était pas homme à se laisser marcher sur les pieds ni à garder le silence quand il percevait une quelconque inégalité. Quand la Deuxième Guerre éclate et que le gouvernement commence à parler de conscription, il s'élève encore contre cet affront à la liberté et à la morale des catholiques qui prônent la paix. Il reçoit alors de nouveaux avertissements, mais son acharnement à défendre les Canadiens français qui ne voulaient pas aller à la guerre lui coûte sa cure. Il démissionne en octobre 1941 et c'est l'abbé (Joseph Falardeau) qui lui succède au poste de curé de Notre-Dame-de-Grâce.

À suivre.
Michel.
(Merci au Comité de mise en valeur de l'église NDG pour l'image de l'un des panneaux.)