mardi 23 octobre 2007

Légers crochets des rues croisant aussi Bayard.

Le phénomène de légers crochets des rues rencontrant Signaï, que l’on avait attribué à la présence puis à la disparition de la gigantesque corderie de chanvre, se répète pour la rue Bayard aussi. C’est particulièrement visible pour les rues Franklin, Châteauguay et Christophe-Colomb. En descendant la rue Bayard, j’ai même remarqué que Châteauguay change l'angle de sa direction en franchissant Bayard ! Ce n’est peut-être pas dû à la présence passée d’un bâtiment analogue à la corderie. Je soupçonne que l’explication pourrait être le fait que, comme on l’a vu, la rue Bayard avait constitué la ligne de séparation entre le domaine de Bas-Bijou (ou de Boisseauville) et la propriété de l’Hôtel-Dieu. Le développement des rues s’était peut-être faite légèrement différemment de chaque côté de Bayard et lorsqu’elles s’étaient finalement rejointes, elles n’étaient pas complètement dans le prolongement l’une de l’autre.

J’ai trouvé cette ressemblance entre Bayard et la bande Signaï-de Mazenod intéressante car elle s’accompagne d’une autre caractéristique commune : Bayard et de Mazenod (Sauvageau) étaient toutes deux de rares voies praticables du temps du domaine de Bas-Bijou. J’ajouterais que toutes les deux aussi se sont prolongées vers le sud pour servir d’accès à la Haute-ville. Au bout de Bayard on commence à gravir la côte Aqueduc (ou Sherbrooke) ; au bout de de Mazenod il y avait la côte Sauvageau et il y a maintenant la promenade Sauvageau. Et les deux côtes convergent au même endroit, pour conduire au Chemin Sainte-Foy. En somme, les rues avec leurs côtes suivent un parcours vaguement symétrique, un peu comme celle d’une ancienne bouteille ! Cette vieille photo de Philippe Gingras (que le site Ludovica indiqué dans les liens a trouvé à Bibliothèque et Archives nationales du Québec) de la côte de l’Aqueduc peut permettre de visualiser cette symétrie par rapport à la côte Sauvageau (voir la photo du message du 7 octobre).

Michel.

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