lundi 15 octobre 2007

La corderie de chanvre.

En consultant la pancarte d’informations qui se tient à proximité de la grotte Notre-Dame de Lourdes, j’ai eu un second choc. On y voit un volet concernant une corderie de chanvre qui se trouvait, dans les années 1800, en majeure partie sur le territoire de Notre-Dame de Grâce. Je reproduis ici la magnifique photo qui montre cette fabrique de cordage invraisemblablement étendue (crédit de la photo : Jules-Ernest Livernois).

Le panneau précise que cette manufacture était située dans la bande comprise entre les rues de Mazenod et Signaï et commençait à la rue Arago pour se rendre aussi loin que la rue Bagot ! Cette « imposante fabrique de cordages a constitué un moteur pour le développement urbain dans le secteur près de la falaise et ses environs (et) embauchait plusieurs ouvriers. (…) Les piétons qui voulaient traverser de part et d'autre le long bâtiment devaient emprunter un escalier qui enjambait la corderie sur le toit », quelque part à la hauteur de la rue Hermine ou Christophe-Colomb.

Si comme moi vous vous êtes toujours étonné des crochets que les rues Franklin, Châteauguay et Christophe-Colomb effectuent afin de rejoindre le boulevard Langelier, la présence de cette corderie en est peut-être l’explication. Ces rues avaient été construites différemment de chaque côté de la manufacture. Alors quand cette dernière disparut lors de l’incendie du 14 octobre 1866 dans le quartier, les deux sections des rues ne se seraient pas rejointes parfaitement si on les avait prolongées vers l’est en conservant la même direction. Je suis peut-être dans l’erreur mais j’imagine que ceci est à peu près la raison du parcours courbé des rues près de Langelier.

Il m’aura fallu plus de cinquante ans de résidence dans le quartier pour apprendre l’existence passée de cette bâtisse!

Michel.

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