dimanche 18 mars 2018

Les marguilliers refusèrent de voter la fermeture de l'église.

Avançant toujours dans le temps, nous nous situons le 21 mai 1997, lors d'une rencontre au presbytère Notre-Dame-de-Grâce entre les marguilliers et prêtres de NDG et des représentants de l'administration du Diocèse de Québec.



La présidence de l'assemblée fut assurée par Lucienne Boisvert, membre du Bureau de l'Archevêque en tant que chancelière et directrice du Bureau du Droit. Elle fit une présentation de la situation, dont voici quelques extraits :

"Cette rencontre veut faire part de la décision du Bureau de l'Archevêque. Nous vous informons que la paroisse Notre-Dame-de-Grâce sera dissoute et que le lieu de culte sera désaffecté. À la mi-juin, cette décision sera soumise au Conseil presbytéral. Le 30 juin, l'église sera fermée en tant que lieu de culte. 

Au plan pastoral, il y a une diminution effective de la population et du nombre de participants. Comme on le soulignait lors de la rencontre d'information en septembre 1996, on ne compte qu'un petit nombre de baptêmes, de confirmations, de premières communions. On ne répond plus aux critères de vitalité d'un communauté chrétienne. De plus on ne peut prévoir que la situation pastorale et financière puisse s'améliorer.

Vous aviez déjà été réunis et informés en janvier dernier que le lieu de culte se devait d'être désaffecté en tenant compte des raisons déjà mentionnées et des réparations majeures nécessaires à la bâtisse. Au point de vue pastoral, il y aura fusion avec la paroisse Saint-Sauveur. Il y a déjà des liens en terme de pasteurs, de Conseil pastoral paroissial et de Services d'initiation sacramentelle. Durant les 60 jours qui suivent le décret, la Fabrique existe encore. Cela permet aux marguilliers de régler les papiers."

Le curé Jean-Guy Roberge exprima le désir que l'église puisse servir aux gens.

La secrétaire de la rencontre, Marthe Boudreau animatrice de pastorale à la région Québec-Centre, écrivit que l'administrateur des équipements diocésains de Québec, le père François Boissonneault, ajouta : "l'argent sera mis en fiducie pour l'entretien minimal du temple, tels chauffage et assurances. Pour les gens qui sont actuellement locataires de la Fabrique, il y aura une entente de proposée." Il souligna qu'au Colloque international sur l'avenir des biens d'église, une activité à l'intérieur de l'église était prévue avec de jeunes architectes pour chercher une vocation nouvelle de la bâtisse et qu'il y avait un réel vouloir de la sauvegarder.

Il fut écrit aussi que les marguilliers refusèrent de faire toute proposition ou de prendre le vote (contrairement à la situation de la paroisse Notre-Dame-du-Chemin où les marguilliers avaient accepté de signer le document de fermeture de l'église). À la réunion suivante d'Assemblée de Fabrique, ils feraient mention de leur opposition.

Les marguilliers présents étaient :

Simonne Dumont
Anita Duperron
Florida Gagnon
Réjean Gignac
Maurice Roberge et
James Vallis

Les autres participants non encore mentionnés furent :

André Cyr, vicaire
Ghislaine Côté, animatrice de pastorale
Cécile Delisle, secrétaire à la paroisse

La date importante du 30 juin 1997 approchait...

Michel.

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