samedi 25 novembre 2017

Des projets pour la Grotte Notre-Dame-de-Lourdes et pour la rue Victoria.

La réunion du Conseil de quartier de Saint-Sauveur du 15 novembre a dévoilé des projets qui concernent Notre-Dame-de-Grâce.

La première partie de l'assemblée a été consacrée à un projet pour mettre en valeur ce qu'on appelle le "Parc de la Côte Sauvageau" ou encore la "Promenade Sauvageau", cette suite de marches d'escaliers et de paliers qui va de la Grotte de la rue De Mazenod jusqu'au sommet de l'escalier de la rue Victoria dans la Côte Sherbrooke.


C'est en particulier le "Parc Notre-Dame-de-Lourdes" qui est concerné par la proposition de Florent Tanlet, un résident du quartier depuis quelques mois. Il suggère une "placette", qui offrirait un endroit agréable pour le repos, les rencontres, la création, etc., sans créer de nuisance pour les résidents des alentours. Cet objectif pourrait se concrétiser par l'aménagement d'un terrain de pétanque, par exemple. L'emplacement serait agrémenté par des bancs, des balançoires, des bacs à fleurs, à légumes et/ou à fruits, des luminaires, un cabanon, etc. Le lieu pourrait être propice aussi à des activités comme la vente de produits locaux, l'organisation d'épluchettes, de cours de création artistique, d'expression par l'art urbain, de distribution d'arbres, de corvées de propreté. Les travaux d'aménagement s'effectueraient selon les forces et les talents de chacun.

L'implantation de ce site communautaire permettrait d'améliorer le verdissement pour lutter contre les îlots de chaleur, augmenter la beauté de la forêt dans la falaise qui est à proximité, de même que la mise en valeur de la grotte qui conserverait sa fonction religieuse.

Des partenaires se sont déjà montrés intéressés : les organismes "Nature Québec", "Verdir et divertir", "Les Ami-e-s du Coteau Saint-Geneviève" (sur Facebook) et certains commerçants. Le journaliste du Soleil, Jean-Marc Salvet, est déjà prêt à offrir de la visibilité au projet.

Le Coteau Saint-Geneviève a à sa disposition des sommes d'un PTI ("programme triennal d'immobilisations"), mais on ignore quel secteur du cap (de Saint-Roch à Sainte-Foy) en sera bénéficiaire. La place pourrait être d'abord considérée comme temporaire, comme d'autres placettes éphémères, en vue d'en faciliter l'accès à la permanence.

Monsieur Tanlet (photo) et le Conseil de quartier ont l'intention de tenir une consultation populaire et de travailler conjointement avec le nouveau conseiller municipal du district Saint-Roch-Saint-Sauveur, Pierre-Luc Lachance de l'Équipe Labeaume, qui est arrivé en retard à la réunion car il venait tout juste de se faire assermenter à l'Hôtel de Ville quelques minutes plus tôt !




RUE VICTORIA :

Peu de détails sont connus concernant le projet destiné à la rue Victoria, dans le cadre du "Fonds québécois pour le développement durable". L'intention est de la transformer en une rue "conviviale", c'est-à-dire une voie qui serait partagée par les piétons, les cyclistes et les automobilistes. Il existe déjà d'autres rues partagées, comme Du Pont, Saint-Ambroise, Montmagny, Turgeon et une partie de Saint-Vallier Ouest. Nous en saurons sans doute davantage lors des prochaines rencontres du Conseil de quartier.

UNE SURPRISE :

Une surprise est en réserve pour un prochain message. Pierre Robert a partagé avec nous des documents très précieux, qui devraient émerveiller les ami-e-s de NDG !

Michel.

(Pour un compte-rendu plus professionnel de la séance du Conseil de quartier concernant le site étendu de la Grotte, voici le lien vers un texte de Suzie Genest, journaliste du site "Mon Saint-Sauveur" (que je remercie aussi pour la photo de M. Tanlet) :

https://monsaintsauveur.com/2017/un-citoyen-veut-mettre-en-valeur-le-parc-de-la-cote-sauvageau )

jeudi 9 novembre 2017

Le curé de NDG avait décidé de parler de l'apparition à la Grotte.

Il y a peu de temps, il était souligné le 50ième anniversaire des présumées apparitions de la Vierge à la Grotte Notre-Dame-de-Lourdes. Les faits avaient été relatés dans l'article ici que l'on peut cliquer pour le (re-)lire.




Le curé de la paroisse Notre-Dame-de-Grâce, Gérard Lefebvre (photo), s'était fait discret face à ces événements, étant peu présent sur les lieux. Cependant après une couple de semaines, il a décidé de s'exprimer à ce sujet, dans un sermon ou un prône lors d'une messe dominicale. Le texte de son exposé a été publié dans le quotidien "L'Action" du samedi 30 septembre  1967 (page 2), dans la chronique "L'Église et sa fonction pastorale parmi nous", sous le titre "Un curé parle à ses fidèles". La chronique commençait ainsi :

"Les circonstances font qu'un pasteur de chez nous est bien chez lui dans notre chronique pastorale : écoutons les sages commentaires de M. le Curé de Notre-Dame-de-Grâce à ses paroissiens sur les récents événements de la Grotte."









Voici la transcription des propos du Curé Lefebvre :


"Ce n'est pas le rôle du curé de se prononcer à la légère sur la valeur d'événements merveilleux. Il faut s'attacher aux valeurs surnaturelles existantes sûres comme l'Église, les sacrements, l'état de grâce, la pratique religieuse, l'observance des commandements, respect du nom de Dieu et de son Jour, dévotion authentique à la Sainte Vierge, etc.

Votre curé a encore la foi : il croit en Dieu, en l'Église et à tout l'enseignement de l'Église. Je crois en la Vierge que j'aime. J'aime la Vierge, ai-je dit, et je vénère la Grotte que j'ai toujours considérée comme un lieu béni. Déjà, dans le passé, je vous ai invités à venir nettoyer ce terrain...ce fut "la corvée de la Vierge". Nous avons voulu planter des fleurs ; je vous ai déjà recommandé de ne pas en faire un terrain de jeu, ni de stationnement, ni de rencontres nocturnes. En mai 1965 et 1966, je vous ai invités à venir prier la Vierge, et l'on pouvait facilement compter les assistants... Moi-même, à quelques pas de la Grotte, je récite mon bréviaire et mon Rosaire...pour vous.

La Grotte est un lieu de paix et de respect, le prolongement de votre église, où règne la propreté, la dévotion. La Grotte est un lieu de prières mariales. Mais, attention, et ne mêlons pas les cartes et les valeurs. Sur le coup d'une émotion subite et passagère, ne négligeons pas L'ESSENTIEL...pour l'accessoire. La Vierge est médiatrice : elle conduit à son Fils Jésus et ne fait pas oublier les sacrements, la vie chrétienne et la vie surnaturelle.

Sans nier le merveilleux, le surnaturel, n'allons pas voir du miraculeux partout. Les apparitions, les révélations, les faits miraculeux sont d'un domaine trop délicat pour pouvoir s'y engager sans réflexion. Les apparitions sont possibles, puisqu'il y en a eu déjà, mais en petit nombre, et l'Église prend du temps à les reconnaître à cause justement des illusions qui peuvent s'y mêler. C'est l'Église enseignante (Pape et Évêques) qui a la tâche de distinguer le vrai du faux, l'authentique de l'imagination.

Je m'efforce de ce temps-ci de me tenir sur la réserve dans mes dires pour n'avoir pas à me dédire, dans mes décisions aussi pour n'avoir pas à les regretter. Ainsi ouvrir un comptoir d'objets de pitié, médailles, chapelets, lampions, etc.? Ce n'est pas indiqué dans les circonstances. Les mieux intentionnés seraient les premiers à me blâmer plus tard. Si notre paroisse était appelée à connaître un regain de vie surnaturelle, à devenir un lieu de prières mariales, tant mieux, j'en serais très heureux. Alors, ne serions-nous pas les premiers obligés à donner le bon exemple, à vivre chrétiennement, à entendre et mettre en pratique le message de la Vierge transmis à la Salette (1846), Pontmain (1871), Fatima (1917), Beauraing (1932).

En toutes ces apparitions reconnues, la Vierge a demandé ceci : de se convertir, d'éviter le péché, d'observer le dimanche, la prière, le chapelet, la sainte communion. "Je suis venue, disait Marie à Fatima, pour exhorter les fidèles à changer de vie, à ne plus affliger Notre Seigneur, à réciter le chapelet et à faire pénitence." Voilà ses consignes, ses garanties de paix : vie chrétienne, état de grâce, amour de Dieu et du prochain, L'Évangile quoi ! la doctrine de son Fils !

Chers paroissiens, je vous demande enfin la Charité communautaire, le sens social, la paix dans notre paroisse qui prend la vedette des nouvelles locales. Il ne faut pas que notre paroisse soit victime d'une publicité tapageuse. Le bruit ne fait pas toujours le bien, même si le bien peut parfois éveiller les consciences endormies."


Il peut être intéressant de (ré-)écouter le reportage diffusé à Ici Première de Radio-Canada, le 20 septembre 2017, où la saga des apparitions a été rappelée. L'un des intervenants fut Dale Gilbert, auteur du livre sur NDG. On peut cliquer sur le lien suivant pour faire cette audition incluse dans l'émission "L'heure du monde" :

http://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/l-heure-du-monde/episodes/390178/audio-fil-du-mercredi-20-septembre-2017

Je trouve personnellement exagéré le titre "Dernier sursaut de pitié", car je pense qu'en 1967 l'impact de la religion était encore presque à son paroxysme !

Michel.