samedi 24 septembre 2016

La conclusion sur le meurtre à NDG en 2015.

Sylvain Fournier, reconnu au début du mois (cliquer ici) non criminellement responsable du meurtre d'un touriste français à Québec en juillet 2015, demeurera détenu dans un hôpital psychiatrique. Le crime avait été commis à la coopérative L'Étale, située sur l'emplacement de l'ancien église Notre-Dame-de-Grâce.



Ici-Radio-Canada révèle la conclusion sur le sort du meurtrier :
"Il a été déclaré accusé à haut risque en raison de la violence de son crime et du danger qu'il représente pour la société. 
La fille de la victime, Christine Aracil, était soulagée d'entendre la décision du juge mercredi au palais de justice de Québec. 
« Je suis vraiment contente que mon papa soit en paix. C'était ça qu'il me fallait pour essayer de faire mon deuil et essayer d'avancer », a-t-elle déclarée à sa sortie de la salle de cour, la voix brisée par les sanglots. 
Plus tôt dans la journée, Christine a témoigné pour demander à ce que Sylvain Fournier reste détenu. L'accusé souffre de schizophrénie non contrôlée et il était dans un état de délire hallucinatoire lorsqu'il a tué Joachim Aracil, 82 ans, et grièvement blessé sa femme, Arlette Aracil. 
(...)

Christine Aracil a raconté au juge que sa mère est restée paralysée du côté droit après l'agression et qu'elle revit la scène du drame plusieurs fois par jour. La petite-fille de la victime a également été traumatisée par cet événement. Elle a refusé de sortir de la maison pendant quatre mois et se sauve quand quelqu'un cogne à la porte. 
Selon les deux psychiatres entendus à la barre des témoins, Sylvain Fournier représente un risque de récidive de faible à modéré s'il reste détenu à l'hôpital psychiatrique. Les experts Sébastien Proulx et Sylvain Faucher ont néanmoins fait valoir au juge que le risque serait plus grand s'il était libéré et se retrouvait dans un milieu plus stressant. 
L'accusé a confié regretter son geste, mais soutient qu'il a agi pour se défendre. Il demeure donc détenu dans un institut psychiatrique. En tant qu'accusé à haut risque, il devra revenir devant un juge de la Cour supérieure s'il souhaite un jour être libéré."

Merci à Jean-François Nadeau.

Michel.

samedi 10 septembre 2016

Le meurtrier de la coop L'Étale non criminellement responsable.

L'été dernier nous rapportions le meurtre à la coopérative L'Étale, située sur l'emplacement de l'ancien église Notre-Dame-de-Grâce (cliquer ici pour atteindre le message). Le 12 juillet 2015, Sylvain Fournier tuait Joachim Aracil et blessait grièvement Arlette, épouse de ce dernier. Un an plus tard, le tueur accusé de meurtre au premier degré a été jugé non criminellement responsable.

Le Soleil et le Journal de Québec expliquent les raisons qui ont conduit le juge Louis Dionne de la Cour supérieure à accepter ce verdict. Deux semaines avant le meurtre du touriste, l'accusé rencontra un psychiatre à l’hôpital. Il entendait toujours des voix mais il dit prendre sa médication. La spécialiste conclut qu’il est gérable en clinique externe. Connu pour des troubles schizophréniques paranoïdes, "il dit qu’il est scénariste depuis des années, mais qu’il se fait voler les scénarios de ses films et l’argent qui vient avec. Pour lui, la famille Disney et la famille Warner (et des célébrités comme George Lucas pour le film "Star Wars") sont dans le coup, et ce sont eux qui tentent de l’éliminer", a expliqué le psychiatre légiste Sébastien Proulx. Il était persuadé être persécuté par des extraterrestres et que Joachim Aracil était Walt Disney présent pour l'éliminer afin d'effacer des dettes. "Pour lui, tout cela était bien réel et l’attaque qu’il a commise était, selon sa vision à lui, une légitime défense face à des gens qui lui en voulaient", a ajouté le psychiatre.

Arlette Aracil n’a pas été capable de faire le voyage de Nice à Québec pour entendre le procès du meurtrier de son mari. L’agression a laissé son bras, sa main droite et sa bouche paralysés. La fille du couple, Christine Aracil, qui hébergeait ses parents pour quelques jours et qui vit toujours à Québec, a assisté à l’audience. S’adressant brièvement aux médias, elle a dit souhaiter que l’accusé soit interné pour longtemps.

La poursuite et la défense se sont entendues sur la conclusion de cette triste affaire. Sylvain Fournier reviendra devant le tribunal le 21 septembre puisque la Couronne veut le faire déclarer «accusé à haut risque». Le seul débat portera sur la durée et l’encadrement à lui donner à l’Institut universitaire en santé mentale.

Merci à Isabelle Mathieu (Le Soleil) et Kathleen Frenette (Journal de Québec).

Michel.