Trois ans après la fermeture de l'église et de la paroisse Notre-Dame-de-Grâce, on sait que le Conseil d'administration de Développement de Mazenod adoptait le 1 juin 2000 un plan d'affaires dans le but d'étoffer son projet de sauvegarde de l'église et les demandes de subventions. Il y faisait connaître entre autres les principes et valeurs de son action. Voici ce qu'il en était :
L'utilité sociale et communautaire
Le refus de dédoubler ce qui existe
La complémentarité des diverses contributions
L'utilisation des réseaux
Diverses contributions à harmoniser
La conciliation de divers usages
Rigueur et respect
Odile Roy, conseillère associée au comité exécutif de la Ville de Québec ;
"La Corporation Développement de Mazenod situe son projet dans une perspective d'utilité sociale et communautaire. Son ambition est de redonner à l'église le rôle de lieu de convergence et de rencontre qu'elle a joué dans la paroisse, en adaptant ce rôle aux réalités actuelles.
La ligne de conduite qu'entend suivre Développement de Mazenod inclut la non-concurrence à ce qui existe déjà. Le projet développé par la Corporation évite de dédoubler ce qui se fait déjà et cette attitude devra guider les décisions à venir dans le fonctionnement de la corporation et dans l'utilisation de l'église. En pratique, cela signifie que l'église ne deviendra pas un centre communautaire comme le Centre Édouard-Lavergne, opéré par les Loisirs Notre-Dame-de-Grâce. Elle ne sera pas non plus un centre d'arts comme le Centre Alyne-Lebel, la Maison des métiers d'arts ou le projet Méduse, pas plus qu'elle ne peut devenir une salle de spectacle, au sens classique du terme. Elle n'a pas non plus à devenir le lieu de regroupement d'organismes à vocation socio-économique, comme la Maison de la Coopération.
La Corporation ayant choisi de donner une vocation mixte à l'église, elle cherchera à y associer des partenaires et des usagers intéressés à au moins une des dimensions constituantes de sa mission (patrimoniale, artistique, communautaire et récréo-touristique). Elle cherchera la complémentarité des diverses contributions au projet.
Le travail en réseau est également une autre caractéristique des façons de faire de Développement de Mazenod. On a vu que par leurs contacts avec le réseau du théâtre et des arts de scènes, les membres de la Corporation ont permis d'atteindre un niveau respectable d'utilisation de la nef et du chœur. Leurs contacts avec les milieux de l'architecture et du patrimoine ont assuré une certaine notoriété au projet. Le réseau communautaire sera également mis à contribution pour la recherche de nouveaux locataires ou usagers. Les liens avec le réseau récréo-touristique sont à développer.
La Corporation s'étant donné le défi de concilier plusieurs types d'usages des lieux, par divers utilisateurs, elle a aussi le devoir de développer un mode de gestion par conciliation. C'est particulièrement vrai dans la gestion des grands espaces comme la nef et le chœur, où des utilisations simultanées sont possibles et souhaitables pour la viabilité du projet. La Corporation aura donc pour rôle de définir les conditions permettant d'harmoniser l'action des divers utilisateurs. Elle doit aussi chercher à stimuler auprès de ses partenaires et locataires des projets conciliant plus d'une dimension de sa mission (patrimoniale, artistique, communautaire et récréo-touristique). Par exemple, les groupes intéressés au théâtre pourront être invités à développer des activités en lien avec l'histoire de l'église et de la paroisse, à l'occasion ou non d'événements touristiques comme les Fêtes de la Nouvelle-France. Les activités de préproduction peuvent aussi constituer un attrait pour amener des gens à visiter l'église. Certains artistes ont proposé de déterminer des jours fixes où des groupes (d'écoliers par exemple) 'pourraient visiter l'église, en même temps que prendre connaissance du processus de développement d'une production théâtrale (selon la formule du work in progress).
La conciliation de ces différents usages exige aussi l'application d'une certaine rigueur dans le respect des lieux et des personnes. La question de la sécurité des personnes, des lieux et des équipements devra toujours faire l'objet d'une attention sans faille."En résumé :
L'utilité sociale et communautaire
Le refus de dédoubler ce qui existe
La complémentarité des diverses contributions
L'utilisation des réseaux
Diverses contributions à harmoniser
La conciliation de divers usages
Rigueur et respect
Parmi les participants qui furent consultés pour l'élaboration du plan d'affaires se trouvaient aussi, entre autres :
Odile Roy, conseillère associée au comité exécutif de la Ville de Québec ;
Jacques Fiset, du CLD Québec-Vanier ;
Denise Garneau, coordonnatrice du Comité de citoyens de Saint-Sauveur ;
Camil Samson, adjoint spécial du Bureau régional des ministres fédéraux ;
Michel Choquette, du Service des loisirs, de la vie communautaire et de la culture de la Ville de Québec
Réjean Gignac, conseiller municipal du district Pierre-Boisseau ;
Le Père François Boissonneault, de la Direction administrative de l'Archidiocèse de Québec ;
Pierre Gignac, coordonnateur du Conseil de quartier Saint-Sauveur ;
Pierre Bernier, trésorier de la Corporation des loisirs Notre-Dame-de-Grâce (Centre Édouard-Lavergne) ;
Georgianne Gagnon, directrice de la Direction régionale du ministère de la Culture et des Communications ;
etc.
Des activités allaient suivre à l'église NDG : théâtre, exposition, conférences de presse, etc. Ces sujets nous occuperont bientôt.
Michel.






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