lundi 17 août 2015

Après la fermeture de l'église NDG, sa sauvegarde commençait à s'organiser.

Au moment où l'église Notre-Dame-de-Grâce accueillait, en juin 1997, le premier Colloque international sur l'avenir des biens d'église, l'annonce de la fermeture de l'église et de la paroisse venait de retentir. Ce colloque fut convoqué par le maire de Québec, Jean-Paul L'Allier. À cette occasion, l'Ordre des architectes de Québec publiait un numéro de la Revue d'architecture (ARQ) (image). Luc Noppen et Lucie K. Morisset (photo) y avaient rédigé entre autres un article intitulé "Monument en péril : l'église de Notre-Dame-de-Grâce". En voici quelques extraits :



"La décision est tombée, prévue mais néanmoins brutale: l'église de la paroisse Notre-Dame-de-Grâce fermera ses portes le 30 juin prochain. Dans la foulée de plusieurs annonces de même nature, partout au Québec, et devant le fait que bien d'autres églises seront fermées avant que ne s'amorcent les célébrations de l'Année sainte à Rome, il ne s'agit au départ que d'une mauvaise nouvelle pour un petit nombre de paroissiens d'un des quartiers les plus démunis de Québec. Plusieurs se confortent cependant à l'idée que la restructuration des paroisses dans les villes-centres permettra, pour un certain temps du moins, de garder ouvertes quelques églises historiques situées dans des paroisses voisines, plus anciennes. Et puis, une fois fermée, l'église Notre-Dame-de-Grâce pourrait aisément être démolie pour permettre la construction de logements; des promoteurs sont d'ailleurs déjà à l'œuvre, dans ce secteur que favorise une aide municipale.
La disparition de l'église Notre-Dame-de-Grâce serait une perte considérable pour le Québec tout entier. Ce petit monument, né dans des circonstances difficiles, a aussi une histoire bien particulière. Mais surtout, ses concepteurs l'ont établi comme un manifeste architectural. L'objet se voulait nouveau et contestataire; il discourt sur l'état de l'architecture dans les années 1920 et incarne une volonté de changement. Dense d'un point de vue sémantique - chose déjà peu commune au Québec - le bâtiment est aussi exceptionnel ; il ravit tous ceux qui se livrent à l'exercice de sa découverte. 
(...) 
À l'heure actuelle, le bâtiment requiert des travaux de quelque 200000 $ ; l'entretien annuel représente une dépense de l'ordre de 30000 $. C'est peu pour un monument de cette qualité et de cette importance dans notre histoire de l'architecture. 
Le comité Édouard-Valmore Lavergne a été créé pour tenter de sauver le monument; il s'agit d'asseoir sa notoriété, de lui trouver une forme de reconnaissance qui assurerait une protection légale (municipale, provinciale ou fédérale) et enfin de préparer un plan stratégique en vue d'assurer sa conservation avec l'aide de nouveaux partenaires."


Dans le rapport "Le plan d'affaires de Développement de Mazenod" adopté en juin 2000, on trouvait l'historique du début de la mobilisation pour la sauvegarde de l'église NDG. On y apprenait qu'au cours de l'année 1998, les organismes locataires de l'église (les Ateliers Entr'Actes (image) et le Service d'Intégration au Travail l'Espoir ou SITE) créèrent, avec l'appui de citoyens du quartier et de différents partenaires, un comité voué à la réhabilitation de l'église. Ils entreprirent une série de démarches pour sensibiliser la population et les décideurs à la nécessité de réhabiliter la bâtisse et de lui donner une nouvelle vocation.


À suivre : les actions de 1999.
Michel.
(merci au photographe Paul Laliberté)

lundi 3 août 2015

Les cadets du collège NDG.

À compter du Flambeau de 1949-50, le Collège Notre-Dame-de-Grâce souligna les activités des cadets de son école secondaire.



Le 25 avril 1950, le caporal Comtois et le lieutenant Boucher passèrent en revue les cadets en uniformes, jugeant "brillante" la démonstration dont ils avaient été témoins. (photo du corps de tambours et clairons)




Autres exemples : le 4 mai 1955, les cadets des frères Octave et Raoul s'attirèrent des louanges des lieutenants-colonels Caron et Deshaies. André Racine gagna la médaille du meilleur cadet.

Cette année-là les officiers des cadets, qui formaient précisément le Corps no.2246 de la RCAC (Royal Canadian Air Cadet) ou CRAC (Cadets Royaux de l'Armée Canadienne), comprenaient :









André Racine (meilleur cadet), cadet-major (commandant)
Pierre Cardinal (second commandant)
Gilles Martel, Robert Dubuc, Claude Beaupré et André Boisvert (commandants de pelotons)
J.-M. Gaudreau (sergent-major)
Édouard Richard, Maurice Dumas, Claude Goulet et Jacques Simard (sergents)



Le 18 mars 1957, l'école NDG reçut deux trophées :
- le trophée Corbett du meilleur franc tireur, attribué à Claude Hardy (à gauche)
- le trophée de la Fondation de Lord Strathcona, mérité par Pierre Laterrière (à droite)
remis par le frère Louis.



Lors de la même cérémonie, le lieutenant-gouverneur Gaspard Fauteux décora un cadet de NDG :


L'année suivante, le corps de cadets NDG se mérita à nouveau, en mars, les honneurs du trophée Strathcona. 
Il faisait des démonstrations dans la cour du Collège. 





Le même mois de mars 1958, il y eut une conférence sur l'École de marine de Rimouski.







Les cadets défilaient dans les rues de la paroisse NDG (photo de 1956) et aussi à l'extérieur du quartier (photo de mai 1959).







Lors des dernières participations de la Garde Sainte-Jeanne-D'Arc (costumée en brun) aux différents défilés des fêtes à Québec, je me souviens qu'elle incorporait des cadets, qui se différenciaient par la couleur beige d'une partie de leur costume, un peu comme sur la photo ci-contre de 1955.





Lors du retrait des Frères des écoles chrétiennes vers 1964, les Cadets ne devinrent probablement plus qu'un souvenir.

Michel.