Sans prendre l'habitude de couvrir toute l'actualité dans Notre-Dame-de-Grâce, les derniers jours ont donné lieu à quelques événements qui ont causé du stress à certains résidents de la paroisse et qu'il peut être intéressant de rapporter ici. En voici trois : la fuite de benzène, le meurtre à L'Étale et la réfection du boulevard Langelier.
L'hebdomadaire "Québec Hebdo" a publié aujourd'hui un résumé pratique des événements, rédigé par François Cattapan, qui ont concerné principalement les résidents de la rue Franklin entre Signaï et le boulevard Langelier, du côté nord :
-Dimanche en fin d'après-midi, un résident alerte les pompiers pour une odeur persistante de solvant dans son appartement.
-Les prélèvements réalisés sur place confirment la présence de benzène dans le sous-sol de trois immeubles de la rue Franklin.
-Aussitôt, en début de soirée, on décrète l'évacuation des 11 logements directement touchés.
-Pour la première nuit, la plupart des évacués ont été pris en charge et hébergés par la Croix-Rouge.
-Dès lundi matin, d'autres mesures ont été prises dans les immeubles pour confirmer la présence de benzène et son ampleur.
-Plusieurs partenaires dont Urgence-Environnement, la Santé publique et la Sécurité civile de la Ville de Québec sont appelés à collaborer avec les pompiers, afin d'élucider la source du problème.
-En cours de journée, deux autres logements voisins (un sur Langelier et un autre sur Christophe-Colomb) sont évacués après y avoir détecté également une faible présence de benzène.
-Un ancien conduit de benzène enseveli sous la rue Franklin a été excavé et vérifié pour confirmer qu'il était bien colmaté et non à l'origine des vapeurs toxiques.
-Les pompiers ont ventilé les conduits souterrains avant de relancer la circulation d'eau. Par mesure préventive, un avis de non-consommation de l'eau a été émis pour 38 logements et un commerce du secteur. Des bouteilles d'eau ont été distribuées.
-En soirée, il a été décidé de maintenir l'avis d'évacuation des 13 logements et les locataires sont demeurés sous la supervision de la Croix-Rouge.
-Dernière heure :
N'ayant toujours pas découvert la provenance des émanations de benzène dans les immeubles de la rue Franklin, la Ville de Québec prolonge l'évacuation d'une autre journée, le temps de mener des investigations plus poussées. Les avis d'évacuation et de non-consommation de l'eau sont prolongés jusqu'à mercredi, le temps qu'on identifie la source des émanations de benzène sur la rue Franklin.
«On cherche encore la source de odeurs décelées dans les sous-sols», précise Sylvain Gagné, conseiller en communications à la Ville de Québec.
D'autres analyses de qualité d'air seront effectuées en matinée par la firme Airmax. Il est également prévu d'excaver la rue Franklin pour fouiller le sol à proximité des fondations. Une réunion des intervenants aura lieu en fin d'après-midi pour faire le point et décider ou non d'autoriser les occupants à réintégrer leur logement.
«Au moins deux des 13 logements touchés sont déjà rendus accessibles. Dans leur cas, il a été confirmé que la source du problème était liée à des produits de types solvants et peintures mal entreposés. On revient donc à la case départ, avec 11 logements et 13 personnes évacuées», indique M. Gagné.
Patricia Cloutier a publié dans Le Soleil, il y a une semaine, un article qui faisait le point sur les conséquences du crime à l'une des coopératives d'habitation qui ont succédé sur la rue Colbert à la démolition de l'église NDG. En voici des extraits :
La coopérative d’habitation l’Étale, où est survenu le meurtre dimanche, est un milieu de vie accueillant à la fois une clientèle familiale et des gens souffrant de problèmes de santé mentale, question de favoriser la réinsertion et la mixité sociale.
Bien qu’étroite, la cour arrière où l’altercation a débuté sert de terrain de jeu à plusieurs enfants. «Ma fille était rentrée une demi-heure avant pour prendre son bain. C’est troublant», témoigne Nathalie Lortie, la voisine d’en bas du suspect, Sylvain Fournier. Selon elle, cette agression « n’est pas une surprise pour personne». M. Fournier, qui vit à cet endroit depuis «au moins cinq ans», avait des problèmes de consommation de drogue et d’alcool, qui, combinés à ses problèmes de santé mentale, le rendaient instable. «Les policiers étaient déjà venus pour lui», soutient Mme Lortie. Se présentant comme une femme «qui a déjà eu une deuxième chance aussi», Mme Lortie dit toutefois croire au bien-fondé de la mixité sociale. «Par contre, il faudrait qu’ils [les malades] soient mieux suivis», ajoute-t-elle.
Une autre voisine semblait quant à elle terrifiée hier matin. « C’est épouvantable. Je pense déménager», a-t-elle lancé, question de protéger ses enfants. Le résident qui est venu au secours de la dame qui s’est fait poignarder a raconté au Soleil être lui-même atteint de troubles anxieux. «Je suis médicamenté et suivi pour ça […] Est-ce que là, les gens vont avoir peur de moi, et des autres?» s’inquiète-t-il.
Le conseil d’administration de la coopérative a tenu une réunion d’urgence hier soir au sujet du meurtre. «Les gens sont sous le choc. Mais le centre de crise de Québec est dans le dossier et va rencontrer tous les membres», explique Sandra Turgeon, directrice générale de la Fédération des coopératives d’habitation de Québec, Chaudière-Appalaches. Mme Turgeon affirme que selon les règles de la Régie du logement, on ne peut pas discriminer un membre en raison de ses antécédents judiciaires. Elle espère qu’après avoir encaissé le choc, les membres de la coopérative vont garder «leur belle ouverture» par rapport aux gens atteints de problèmes de santé mentale.
Même souhait de la part de Benoît Côté, directeur général de PECH (Programme d'encadrement clinique et d'hébergement), l’organisme de Québec qui vient en aide aux personnes qui font l’objet de plaintes à la police alors qu’elles sont en détresse ou intoxiquées. « De tristes événements comme ça, ça véhicule une image que tous les malades mentaux sont dangereux, alors que c’est totalement faux», dit-il. Même s’il ne veut pas minimiser le «geste très grave» qui a été posé, il espère que la population ne cédera pas à la peur. «Ça fait 25 ans qu’on travaille avec ces gens-là, et jamais un de nos intervenants n’a été agressé de cette façon», indique-t-il. Sylvain Fournier n’était pas suivi par PECH, mais par «un autre organisme», indique M. Côté, sans spécifier lequel.
La réfection de la partie sud du boulevard Langelier cause depuis plusieurs semaines bien des maux de tête à des résidents du secteur, principalement à ceux de NDG, soit pour l'instant ceux du côté ouest. La Ville de Québec a publié à la fin de juin un court communiqué qui résume les modifications à la circulation :
"La Ville de Québec informe les automobilistes que des travaux sont en cours sur une portion du boulevard Langelier située entre les rues des Commissaires et Arago, direction sud.
La circulation sera interdite dans la zone des travaux. La circulation sera maintenue à une voie dans chaque direction dans le côté est du boulevard Langelier.
Des travaux de réfection des infrastructures souterraines et de surface seront effectués pour une période d’environ 2 mois, soit jusqu’au 4 septembre 2015."
Par la suite, ce sont surtout des résidents de Jacques-Cartier qui seront concernés par les travaux concentrés dans la partie est du boulevard, la circulation automobile se faisant probablement sur le côté ouest dans les deux directions.
Merci aux personnes-ressources.
Michel.
LA FUITE DE BENZÈNE
L'hebdomadaire "Québec Hebdo" a publié aujourd'hui un résumé pratique des événements, rédigé par François Cattapan, qui ont concerné principalement les résidents de la rue Franklin entre Signaï et le boulevard Langelier, du côté nord :
-Dimanche en fin d'après-midi, un résident alerte les pompiers pour une odeur persistante de solvant dans son appartement.
-Les prélèvements réalisés sur place confirment la présence de benzène dans le sous-sol de trois immeubles de la rue Franklin.
-Aussitôt, en début de soirée, on décrète l'évacuation des 11 logements directement touchés.
-Pour la première nuit, la plupart des évacués ont été pris en charge et hébergés par la Croix-Rouge.
-Dès lundi matin, d'autres mesures ont été prises dans les immeubles pour confirmer la présence de benzène et son ampleur.
-Plusieurs partenaires dont Urgence-Environnement, la Santé publique et la Sécurité civile de la Ville de Québec sont appelés à collaborer avec les pompiers, afin d'élucider la source du problème.
-En cours de journée, deux autres logements voisins (un sur Langelier et un autre sur Christophe-Colomb) sont évacués après y avoir détecté également une faible présence de benzène.
-Un ancien conduit de benzène enseveli sous la rue Franklin a été excavé et vérifié pour confirmer qu'il était bien colmaté et non à l'origine des vapeurs toxiques.
-Les pompiers ont ventilé les conduits souterrains avant de relancer la circulation d'eau. Par mesure préventive, un avis de non-consommation de l'eau a été émis pour 38 logements et un commerce du secteur. Des bouteilles d'eau ont été distribuées.
-En soirée, il a été décidé de maintenir l'avis d'évacuation des 13 logements et les locataires sont demeurés sous la supervision de la Croix-Rouge.
-Dernière heure :
N'ayant toujours pas découvert la provenance des émanations de benzène dans les immeubles de la rue Franklin, la Ville de Québec prolonge l'évacuation d'une autre journée, le temps de mener des investigations plus poussées. Les avis d'évacuation et de non-consommation de l'eau sont prolongés jusqu'à mercredi, le temps qu'on identifie la source des émanations de benzène sur la rue Franklin.
«On cherche encore la source de odeurs décelées dans les sous-sols», précise Sylvain Gagné, conseiller en communications à la Ville de Québec.
D'autres analyses de qualité d'air seront effectuées en matinée par la firme Airmax. Il est également prévu d'excaver la rue Franklin pour fouiller le sol à proximité des fondations. Une réunion des intervenants aura lieu en fin d'après-midi pour faire le point et décider ou non d'autoriser les occupants à réintégrer leur logement.
«Au moins deux des 13 logements touchés sont déjà rendus accessibles. Dans leur cas, il a été confirmé que la source du problème était liée à des produits de types solvants et peintures mal entreposés. On revient donc à la case départ, avec 11 logements et 13 personnes évacuées», indique M. Gagné.
LE MEURTRE À LA COOP L'ÉTALE
Patricia Cloutier a publié dans Le Soleil, il y a une semaine, un article qui faisait le point sur les conséquences du crime à l'une des coopératives d'habitation qui ont succédé sur la rue Colbert à la démolition de l'église NDG. En voici des extraits :
La coopérative d’habitation l’Étale, où est survenu le meurtre dimanche, est un milieu de vie accueillant à la fois une clientèle familiale et des gens souffrant de problèmes de santé mentale, question de favoriser la réinsertion et la mixité sociale.
Bien qu’étroite, la cour arrière où l’altercation a débuté sert de terrain de jeu à plusieurs enfants. «Ma fille était rentrée une demi-heure avant pour prendre son bain. C’est troublant», témoigne Nathalie Lortie, la voisine d’en bas du suspect, Sylvain Fournier. Selon elle, cette agression « n’est pas une surprise pour personne». M. Fournier, qui vit à cet endroit depuis «au moins cinq ans», avait des problèmes de consommation de drogue et d’alcool, qui, combinés à ses problèmes de santé mentale, le rendaient instable. «Les policiers étaient déjà venus pour lui», soutient Mme Lortie. Se présentant comme une femme «qui a déjà eu une deuxième chance aussi», Mme Lortie dit toutefois croire au bien-fondé de la mixité sociale. «Par contre, il faudrait qu’ils [les malades] soient mieux suivis», ajoute-t-elle.
Une autre voisine semblait quant à elle terrifiée hier matin. « C’est épouvantable. Je pense déménager», a-t-elle lancé, question de protéger ses enfants. Le résident qui est venu au secours de la dame qui s’est fait poignarder a raconté au Soleil être lui-même atteint de troubles anxieux. «Je suis médicamenté et suivi pour ça […] Est-ce que là, les gens vont avoir peur de moi, et des autres?» s’inquiète-t-il.
Le conseil d’administration de la coopérative a tenu une réunion d’urgence hier soir au sujet du meurtre. «Les gens sont sous le choc. Mais le centre de crise de Québec est dans le dossier et va rencontrer tous les membres», explique Sandra Turgeon, directrice générale de la Fédération des coopératives d’habitation de Québec, Chaudière-Appalaches. Mme Turgeon affirme que selon les règles de la Régie du logement, on ne peut pas discriminer un membre en raison de ses antécédents judiciaires. Elle espère qu’après avoir encaissé le choc, les membres de la coopérative vont garder «leur belle ouverture» par rapport aux gens atteints de problèmes de santé mentale.
Même souhait de la part de Benoît Côté, directeur général de PECH (Programme d'encadrement clinique et d'hébergement), l’organisme de Québec qui vient en aide aux personnes qui font l’objet de plaintes à la police alors qu’elles sont en détresse ou intoxiquées. « De tristes événements comme ça, ça véhicule une image que tous les malades mentaux sont dangereux, alors que c’est totalement faux», dit-il. Même s’il ne veut pas minimiser le «geste très grave» qui a été posé, il espère que la population ne cédera pas à la peur. «Ça fait 25 ans qu’on travaille avec ces gens-là, et jamais un de nos intervenants n’a été agressé de cette façon», indique-t-il. Sylvain Fournier n’était pas suivi par PECH, mais par «un autre organisme», indique M. Côté, sans spécifier lequel.
LA RÉFECTION DU BOULEVARD LANGELIER
Dorénavant le boulevard Langelier n'aura plus tout à fait cette allure.
"La Ville de Québec informe les automobilistes que des travaux sont en cours sur une portion du boulevard Langelier située entre les rues des Commissaires et Arago, direction sud.
La circulation sera interdite dans la zone des travaux. La circulation sera maintenue à une voie dans chaque direction dans le côté est du boulevard Langelier.
Des travaux de réfection des infrastructures souterraines et de surface seront effectués pour une période d’environ 2 mois, soit jusqu’au 4 septembre 2015."
Par la suite, ce sont surtout des résidents de Jacques-Cartier qui seront concernés par les travaux concentrés dans la partie est du boulevard, la circulation automobile se faisant probablement sur le côté ouest dans les deux directions.
Merci aux personnes-ressources.
Michel.



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