dimanche 16 mars 2014

Incendie au presbytère de NDG en 1977

En 1977, le presbytère de Notre-Dame-de-Grâce fut victime d'un incendie. Pour vivre cet événement, voici une lettre de Soeur Lucille Lucas, des religieuses de Saint-François-d'Assise, qui en fit la description quelques semaines plus tard :

"Maison Sainte-Marie-des-Anges, le 25 septembre 1977

Bonjour, mes chères soeurs,

Le 30 août dernier, je recevais une obédience pour aller à Notre-Dame-de-Grâce. Je remplaçais une laïque à l'infirmerie pour la période de ses vacances ; ce qui a retardé mon départ pour cette maison. Je ne suis partie de Charlesbourg que le 7 septembre dernier. J'allais porter main forte à Soeur Thérèse Defoy, qui était cuisinière et responsable à la fois. Elle devait faire son "année doctrinale" ; elle n'y est pas allée ; elle a accepté cette obédience. Je puis vous dire que ce fut un vrai sacrifice pour elle ; mais elle l'a accepté généreusement.

Puis cette maison a été éprouvée par le feu, dans la nuit du 15 au 16 septembre. Vers minuit et 30, Monsieur le vicaire Jean-Luc Laflamme (photo) vient frapper à nos appartements pour nous dire "il y a du feu en haut, descendez vite au presbytère". On entendait des sirènes, des cris, des bruits de voitures, plusieurs personnes circulaient et parlaient, c'était vraiment excitant. Le feu fut provoqué par un court circuit dans le loyer au dessus du nôtre. Grâce à Monsieur le vicaire ainsi qu'aux marguilliers, nous avons pu sauver nos articles personnels. Il y a eu beaucoup de dommages et de pertes matériels ; les pompiers ont défoncé le plafond et le plancher ; je vous dis que ce n'était pas beau à voir ; toutes les poutres étaient calcinées ; beaucoup de débris sur le plancher : vaisselle, serviettes de table, fruits, pots de confiture et autres choses, plus les lattes du plafond et ampoules. Tout baignait dans l'eau. Les fils électriques de la salle à dîner des prêtres pendaient ainsi que les deux lustres. Le spectacle était triste à voir et je vous dis que l'on reste marqué par un tel événement.C'est comme la mort qui passe dans une famille ; ce souvenir ne s'efface pas facilement, il nous revient souvent à la mémoire. Je n'étais là que depuis 9 jours ; je suis entrée le 7 septembre au matin et le feu s'est déclaré le quinze aux petites heures. Vous pouvez être assurées que notre nuit fut courte car on craignait que ça recommence... nous étions toutes sur une tension nerveuse. Nous sommes parties le 16 au soir, pour nous réfugier à Charlesbourg, en attendant de savoir si nous retournerions bientôt. Il semble que ce sera assez long ; les assurances, les marguilliers, les soumissions... etc. Soeur Thérèse n'était là que depuis 15 jours. Le vicaire se nommait Jean-Luc Laflamme, on l'a taquiné ; on lui a demandé si c'était sa flamme qui avait mis le feu. Tout cela désoriente et les autorités et les soeurs. Il y a un gros travail à faire pour nettoyer ces logis.

Que nous réserve l'avenir ? Dieu seul le sait. Je puis ajouter que Monsieur le vicaire, les marguilliers, le sacristain et autres personnes dévouées ont aidé de différentes manières dans cet incendie. Ils n'ont rien ménagé. On peut dire que les gens de cette paroisse sont très unis et collaborent beaucoup dans les différentes organisations. Plusieurs personnes nous ont invitées à aller prendre nos repas dans leur famille vendredi et samedi. Nous avons été touchées de cette marque d'amitié et nous gardons un bon souvenir, même si le temps fut plutôt très court pour nous trois (Soeur Marie-Berthe Gagnon et nous deux).

Et voici l'histoire de l'incendie de notre "logis" à NOTRE-DAME-DE-GRÂCE...

Lucille Lucas, a.f.a."

Bientôt nous préciserons davantage l'engagement des Soeurs de François-d'Assise à NDG.
Michel.

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