Tout au long de l'année 1934, la pauvreté à NDG a été une préoccupation. Voici quelques aspects de ce problème qu'on pouvait retrouver dans La Bonne Nouvelle.
Les taudis.
Il y avait dans la rue Joliette, dans la rue Colbert et un peu partout à travers la paroisse des logements que le Bureau de santé pouvait considérer comme inhabitables. Une amélioration de la situation pouvait être espérée si ce Bureau de santé voulait collaborer avec le programme du Maire Grégoire. Un inspecteur des taudis a déjà été très dévoué. Il l'était considéré trop par certains propriétaires à qui ça ne faisait pas l'affaire. On l'a supprimé, ou du moins paralysé.
Les prix des places aux messes.
À toutes les messes, chacun devait normalement payer sa place 10 cents, ou encore des billets étaient en vente à trois pour 25 cents. Afin que les pauvres n'aient aucun prétexte de manquer la messe, ces billets pour les chaises leur étaient donnés à la demande, en sorte qu'ils n'aient pas la gêne de n'avoir rien à présenter quand passait le collecteur. Ainsi dans l'église, il n'y avait plus ni riches, ni pauvres, mais des paroissiens unis dans la charité: les riches donnaient un peu plus afin de suppléer à ce qui manquait du côté des pauvres.
Des enfants s'absentaient de l'école à cause de la pauvreté.
Dans une causerie à la station de radio CHRC, au printemps de 1934, le curé Lavergne s'indignait du dénuement dans lequel vivaient des enfants de la paroisse :
Le 6e anniversaire de la crise économique.
Dans la causerie du 6 novembre 1934, le curé analysait la situation qui perdurait depuis quelques années :
Michel.
Les taudis.
Il y avait dans la rue Joliette, dans la rue Colbert et un peu partout à travers la paroisse des logements que le Bureau de santé pouvait considérer comme inhabitables. Une amélioration de la situation pouvait être espérée si ce Bureau de santé voulait collaborer avec le programme du Maire Grégoire. Un inspecteur des taudis a déjà été très dévoué. Il l'était considéré trop par certains propriétaires à qui ça ne faisait pas l'affaire. On l'a supprimé, ou du moins paralysé.
Les prix des places aux messes.
À toutes les messes, chacun devait normalement payer sa place 10 cents, ou encore des billets étaient en vente à trois pour 25 cents. Afin que les pauvres n'aient aucun prétexte de manquer la messe, ces billets pour les chaises leur étaient donnés à la demande, en sorte qu'ils n'aient pas la gêne de n'avoir rien à présenter quand passait le collecteur. Ainsi dans l'église, il n'y avait plus ni riches, ni pauvres, mais des paroissiens unis dans la charité: les riches donnaient un peu plus afin de suppléer à ce qui manquait du côté des pauvres.
Des enfants s'absentaient de l'école à cause de la pauvreté.
Dans une causerie à la station de radio CHRC, au printemps de 1934, le curé Lavergne s'indignait du dénuement dans lequel vivaient des enfants de la paroisse :
"Ainsi dans ma paroisse, j'ai près de soixante enfants, probablement plus, qui ne vont pas à l'école parce qu'ils sont nu-pieds. J'ai des familles où l'on ne prend qu'un repas par jour. On se lève tard, pour manger moins en dormant plus, parfois sans paillasse et sans lit, sur un amoncellement de chiffon. Presque chaque jour des femmes viennent demander du secours, des lettres de recommandation, etc. J'ai déjà chaussé et habillé deux douzaines de petits garçons et de petites filles; mes ressources ne peuvent suffire. L'autre jour, un pauvre homme de mes paroissiens que je croyais à l'aise rôdait devant le presbytère. Il s'est décidé à dire: "J'ai perdu ma position depuis six mois: nous avons mangé nos dernières économies avant hier. Je suis sorti pour demander du secours. Mais je n'ai pas pu, j'avais trop honte. Je n'ai jamais mendié. Hier, on n'a pas mangé. Ma femme et mes enfants sont restés couchés. À matin, j'ai été réveillé par les plus jeunes qui pleuraient et demandaient à manger. Ça m'a décidé à venir vous voir, mais si vous n'aviez pas commencé, j'étais pour partir comme ça." "Rappelons que le Curé sollicita les auditeurs pour donner à l'ouvroir le linge qui encombrait les garde-robe, les tiroirs et les commodes et qu'il disposait d'une auto, au service des pauvres. "Appelez 8980", demandait-t-il (voir l'image).
Le 6e anniversaire de la crise économique.
Dans la causerie du 6 novembre 1934, le curé analysait la situation qui perdurait depuis quelques années :
"Depuis six ans bientôt que dure cette interminable et désastreuse crise. Quoiqu'en disent les optimistes, il n'apparaît pas que la situation s'améliore. Si quelqu'un en doute, qu'il vienne et nous le conduirons dans les familles jadis à l'aise, aujourd'hui à la veille d'être jetées sur le pavé. Nous lui montrerons des enfants mal vêtus, à la figure échignée, aux membres décharnés, chez qui tout annonce le manque d'une alimentation convenable et suffisante, et qui ont connu des jours meilleurs. Voici la sixième fois que l'hiver vient. Ayons la loyauté de l'admettre: le mal achève de ronger les économies de ceux qui, en prévision de l'avenir, avaient sagement accumulé le fruit de leurs restrictions et de leurs sacrifices."C'étaient 6 années sur les 10 ans d'existence de NDG qu'il ne fallait cependant pas s'empêcher de fêter (à venir ! ).
Michel.

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