« Je me rappelle, dit un curé, avoir un jour entendu le regretté cardinal Bégin appeler M. Lavergne "son bras droit dans le diocèse". J'ai vu votre curé à l'œuvre comme missionnaire diocésain. Pendant 15 ans, sa parole éloquente et enflammée a retenti à travers le Canada et jusqu'aux États-Unis... Nous lui devons un remarquable volume: SUR LES REMPARTS que Henri Bourassa "a salué comme le plus beau livre du siècle". »Le lendemain des cérémonies du jubilé d'argent, dans les écoles, il y eut présentation d'adresse et vœux. Chez les Frères et chez les Sœurs, les enfants donnèrent deux programmes différents.
En particulier, au couvent dans l'après-midi de ce 4 avril 1932, la présence du Curé de Thetford-les-Mines, l'abbé Gédéon Sauvageau, donna un éclat spécial à la fête. M. Sauvageau dans une courte allocution résuma la carrière du jubilaire. Les professeurs laïques de l'école et du couvent attendaient le curé avec une bourse très généreuse et une adresse où ils se dirent certains que cette obole soulagerait quelque détresse.
Une semaine plus tard, dimanche le 10 avril 1932, les membres du Comité Paroissial, l'Orchestre, le Cercle dramatique, avec toutes leurs familles, se sont réunirent à la salle paroissiale pour offrir, dans une fête de famille, leurs hommages au Curé à l'occasion de son 25e anniversaire. Le chroniqueur a raconté : "Ils avaient tenté de tenir la chose secrète; mais la mèche ayant été éventée, ils ont manœuvré de telle sorte que le Curé a cru, en se rendant à la salle, s'en aller prendre part à une fête organisée pour fêter M. l'abbé Paul Bouillé, directeur de la salle paroissiale. Aussi est-il reste paralysé d'émotion en constatant que, après huit jours, c'était encore lui l'objet de la fête. Si bien qu'il n'a pas pu trouver un mot de remerciement pour l'adresse et la belle croix d'argent solide qu'on lui présentait. Les auteurs du tour riaient aux larmes de cet embarras où ils s'étaient plu à mettre leur pauvre curé. C'était un droit que celui-ci leur a reconnu, jurant tout de même qu'on ne le reprendrait plus."La soirée s'est continuée par une amusante comédie interprétée par le Cercle dramatique. De plus, chacun y alla de sa chanson ou d'un instrument de musique approprié à son talent. Et le tout se termina par un léger goûter. "Le Curé espère que maintenant les fêtes sont finies jusqu'aux noces d'or et que la vie va reprendre son cours normal !"
Dans la Bonne Nouvelle du 16 avril, le curé Lavergne à nouveau remercia cordialement pour les belles fêtes organisées à l'occasion de ses 25 ans de sacerdoce :
"Une fois de plus, notre paroisse a démontré son dévouement et son habileté à conduire une entreprise à un très grand succès. Nos invités sont partis enthousiasmés, criant très haut leur admiration."Michel
(la photo montre l'église lors d'une cérémonie de ce 3 avril 1932, laissant apparaître à la chaire à gauche la silhouette du vicaire Paul Bouillé)
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