mardi 29 septembre 2009

NOTE IMPORTANTE :

Le problème d'intégration des photos aux textes des blogues de "Blogspot" se prolonge. Nous devons donc retarder la publication de la plupart des messages concernant NDG. Des articles seront peut-être publiés si la présence de photos n'est pas immédiatement nécessaire.

Merci de votre compréhension.

Mise à jour du 5 octobre : Une solution a été trouvée au problème des images, qui était dû à une modification de la technique pour les télécharger. De mon côté, je n'avais pas eu la perspicacité de m'en rendre compte. Il faut croire que ma plainte et celles d'autres utilisateurs, dans le forum de "Blogger", ont eu un effet car la méthode habituelle d'installation des figures a été rétablie !

Michel.

lundi 21 septembre 2009

1759 - 1969 - 2009 (baseball)

Quel lien peut-il bien y avoir entre la bataille des Plaines d'Abraham et le baseball à Québec ? Peut-être que les amateurs de baseball de Notre-Dame-de-Grâce sont les seuls à le savoir !

Vendredi soir le 18 septembre, je me suis rendu au Stade municipal pour la joute de baseball où les Capitales de Québec pouvaient gagner la Coupe de la Ligue Can-Am. J'ai eu l'idée d'emprunter les rues de Mazenod (anciennement Sauvageau) et Saint-Ambroise, cet axe qui était autrefois l'un des seuls liens entre la Rivière Saint-Charles et la Haute-Ville via la Côte Sauvageau.

Je me suis donc rappelé qu'il y a 250 ans, à 5 jours près, des participants à la fameuse bataille des Plaines d'Abraham, à partir de la Basse-Ville, étaient passés par cette voie. L'auteur Joseph Marmette avaient imaginé une scène analogue dans une nouvelle que je mentionnais lors d'un message précédent (qu'on peut relire ICI). Il fut beaucoup question, cet été, de cette journée du 13 septembre 1759 où l'armée française dirigée par le Marquis de Montcalm, aidée de résidents de Québec et d'Amérindiens, avait été vaincue par le Général Wolfe à la tête de l'armée britannique.Toujours en descendant l'ancienne rue Sauvageau vendredi, je me suis souvenu que, 40 ans plus tôt, plus quatre jours, j'avais pris la même direction pour être témoin de la dernière joute qu'une équipe de baseball de Québec allait remporter lors du gain d'une Coupe à domicile. J'ai donc eu la chance de bifurquer vers le Stade du Parc Victoria ce 14 septembre 1969. C'était un dimanche après-midi et, à guichets fermés, 5600 spectateurs dont quelques milliers debout avaient assisté à la victoire finale des Indiens de Québec contre les Royaux de Drummondville dans la Ligue Provinciale de Baseball.Pour revenir en 2009, si vous n'êtes pas encore au courant, les Capitales ont bel et bien vaincu l'équipe de Worcester pour répéter un exploit vieux de 40 ans. Le Stade n'était pas plein mais l'enthousiasme y était quand même.

Si vous me suivez toujours, lors de mon trajet de retour, je me suis perdu dans la noirceur du Parc Victoria et, par un curieux hasard, je me suis retrouvé sur la rue Saint-Anselme à longer le terrain de l'Hôpital Général. On se rappelle qu'après la bataille des Plaines de 1759 cet hôpital, auquel le Boulevard Langelier conduit, avait été pris par un détachement de britanniques. Des militaires anglais et français y furent amenés pour soigner leurs blessures.

Vraiment 1759, 1969 et 2009 sont des années unifiées ; ce sont les gens de NDG qui peuvent le proclamer !

(Merci au site FureteurQuebecois.com et au quotidien l'Action pour les photos)
Michel.

dimanche 13 septembre 2009

Les supérieures (directrices) du Couvent

Pour compléter le message qui concernait le Couvent de Notre-Dame-de-Grâce, qu'on trouvait à cette adresse-ci , les photos des plus anciennes directrices (soeurs supérieures) se retrouvent ci-bas.

Malheureusement, la recherche de l'identité des directrices après 1949 n'a pas conduit aux résultats escomptés. Si vous (ou l'une de vos connaissances) avez fréquenté le Couvent NDG de la rue Signaï-de Mazenod dans les années 50, 60 ou au début des années 70, vous retrouverez peut-être le nom de l'une ou de plusieurs supérieures (ou d'enseignantes), qu'il nous fera grand plaisir de connaître.

Il est à remarquer que toutes ces religieuses furent des Soeurs de Saint François d'Assise.

Mère Victorine
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Mère Laurentine
Mère Angélique
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Mère Saint Clément
Mère Marie Aurélie
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Mère Saints Séraphins
Mère Sainte Colette

Merci à l'avance de votre participation.
Michel.

dimanche 6 septembre 2009

La Fête du travail 1926, peu après la grève dans la chaussure.

La Fête du travail du 6 septembre 1926 revêtit un caractère très spécial dans la paroisse Notre-Dame-de-Grâce. D'abord pour la raison que le curé Lavergne expliquait ainsi :
"Nous sommes reconnaissants aux organisateurs de la Fête du Travail d'avoir choisi notre église pour la partie religieuse de leur fête. Cela nous a été un honneur et une joie. Nos Syndicats Catholiques méritent l'appui de tous les catholiques éclairés."
Puis parce que, depuis 25 ans, ils avaient lutté et souffert, pour utiliser le mot employé dans la Bonne Nouvelle. L'historien Jean-Marie Lebel, dans "Québec 1608-2008", résume les événements de 1926 :
"Le 28 avril, à l'annonce de la décision de la Commission d'arbitrage donnant raison aux patrons, les ouvriers de la chaussure se mettent en grève. Le conflit sera long et difficile. L'arrivée des briseurs de grève et l'implication de la police provinciale provoqueront des échaffourés. Affamés et démoralisés, les ouvriers cesseront leur grève en août."

Le curé Lavergne s'était dévoué et avait beaucoup écrit dans la Bonne Nouvelle au sujet de cette situation. Le passage qui, d'après moi, est le plus émotif est celui-ci de la Bonne Nouvelle du 19 juin 1926 :
"J'ai vu l'autre soir une scène pénible et dangereuse, dont la responsabilité retombe sur les auteurs de ce conflit et condamne leur obstination à le faire durer. C'était au Boulevard Langelier, vers les six heures du soir, au moment où les "scabs" sortaient des usines. À tous les coins de rue, des piquets de police par groupes de deux, trois ou quatre. Sur le Boulevard à peu près sept ou huit cents hommes, en majorité des grévistes. Ils regardaient venir les "scabs" ; des étrangers importés en ville, même de Toronto, pour faire durer le conflit et aggraver la provocation : des ouvriers jadis chassés des Unions à la demande des patrons et aujourd'hui employés par eux pour briser les Unions. Enfin des êtres quelconques, transfuges aux mains à tout faire. On se les montrait avec des injures. Dans les propos grondait une si violente exaspération, dans les yeux flambait une telle haine, que je craignais une bagarre, toujours à redouter dans ces moments de colère et causes d'actes malheureux qui seraient de thèmes à déclamation contre les ouvriers sous la plume des scribes, genre "L'Événement". Heureusement, à part quelques violentes interpellations, il n'y eut aucune voie de fait. Mais, je me demandais "Combien de temps cela va-t-il durer? Combien de jours encore cette foule va-t-elle contenir sa colère?"

Songez que, depuis six semaines bientôt, cette scène se répète deux fois par jour. Songez que l'amertume s'accumule dans les âmes, que le mécontentement s'exaspère en proportion de ce que les économies fondent à la Banque et que les crédits deviennent plus difficiles chez les fournisseurs. Et l'on s'étonne que de temps en temps il y ait quelques échappées de colère! Et l'on s'étonne que nos aumôniers ouvriers ne puissent pas toujours contenir toutes les unités de cette foule! Allons donc! Mais ce qu'il y a de merveilleux en cela et que l'on évite de voir et de signaler à "L'Événement" et parmi ses semblables et ses patrons, c'est que du sein d'une foule d'hommes oisifs, dont les femmes et les enfants commencent à crier de faim, ne sortent pas des désordres plus graves. Et cela est à l'éloge de notre peuple."
En août 1926, à NDG, une manifestation religieuse fut tenue en faveur des ouvriers en grève et réunit environ 3000 personnes.
"Grâce au concours précieux de la fanfare Lambilotte, des Chasseurs de Salaberry et d'un corps de police, la démonstration extérieure a revêtu un cachet de fête dont nous garderons longtemps le souvenir," écrivait encore le curé Lavergne.
Une page d'histoire qui a, sans nulle doute, marqué la paroisse et, en particulier, la Fête du travail de 1926.

(La photo d'un atelier de chaussures, qui n'en est pas un de Québec, provient du site de France :
http://www.hasparren-histoire.frindustrialisatioindex.html) qui n'est plus disponible.
Michel.