Soeur Marie-Berthe Gagnon, qui enseignait le piano à l'ancienne école primaire des filles de NDG, racontait ses souvenirs au Journal. La force des vents avait endommagé des dizaines de propriétés et d'immeubles, dont le Couvent, qui avait perdu son toit. Le matin,"la directrice avait décidé de renvoyer les élèves à la maison pour le reste de la journée. Puis, à l'heure du dîner et durant tout l'après-midi, le toit s'est mis à lever par grands bouts de planches qui allaient s'abattre par morceaux, brisant les fenêtres, les toits des maisons d'en face, cassant des poteaux d'électricité et écrasant deux autos stationnées (NDB: et d'autres en circulation sur la rue de Mazenod; voir la photo datant de 1971). On était dans le sous-sol et l'on entendait le bruit comme si quelqu'un arrachait ça d'un trait."La tempête avait fait une trentaine de victimes au Québec, la plupart mortes de froid ou d'un malaise cardique avant d'avoir pu regagner leur domicile. Les policiers avaient fait appel à des propriétaires de motoneiges pour aller secourir des automobiles en panne sur les voies publiques. Les pompiers avaient également eu fort à faire.
Je me souviens que cette catastrophe faisait suite à une autre "tempête du siècle" dévastatrice qui, le samedi 13 février 1971, avait renversé un char allégorique lors du défilé du Carnaval de la Basse-Ville.
Michel
(Merci à Marie-Berthe Gagnon.)
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