La première Caisse populaire à Notre-Dame de Grâce a été fondée le 23 août 1925. Avant d'en arriver là, la Caisse de la paroisse Saint-Sauveur continuait de desservir les résidents de NDG. La Bonne Nouvelle du 10 janvier incluait le rapport financier annuel de Saint-Sauveur tel que déposé à l'assemblée générale du 30 novembre 1924, de même que le résultat des élections des officiers du Bureau de direction et des Commissions d'organisation, de crédit et de surveillance. Le docteur Jos Gosselin avait été élu à la présidence du Bureau de direction et Alfred Larose figurait à la Commission de crédit.Une première étape, à NDG, consista à convoquer les jeunes à une conférence-concert donnée le 19 avril 1925 par l'abbé Philibert Grondin (initiateur des Caisses populaires) sur la Caisse de prévoyance, dont les bases furent jetées. La finalisation eut lieu le 1 juin, lors d'une réunion de la Ligue du Sacré-Coeur. Le Conseil d'administration fut nommé ainsi :
Henri Royer, président;
Joseph Blouin, vice-président;
Joseph Lajeunesse, secrétaire;
Lucien Proulx, assistant-secrétaire;
Roméo Demers, trésorier;
Octave Paquet, assistant-trésorier;
Alexandre Grenier, Arthur Pichette, Philippe Pouliot, Adjutor Demers et Joseph Langlois, directeurs adjoints;
Ulric Roberge et Alphonse Paquet, au Conseil de surveillance.
Les dépôts des jeunes gens, à partir de cinq sous, pouvaient se faire au presbytère tous les vendredis.
Le 15 juin, c'était au tour des paroissiens d'être convoqués par l'abbé Grondin pour une causerie sur le fonctionnement d'une caisse populaire. Cela conduisit donc à la fondation de celle de NDG, le 23 août 1925, par l'adoption de la proposition : "Que la Caisse populaire de N.-D. de Grâce fasse partie de l'Union régionale de Québec" et l'adoption des statuts. Puis ce fut la nomination des membres du Conseil d'administration, de la Commission du crédit et du Conseil de surveillance. À titre de président d'honneur de la Caisse, Joseph Laflamme, de Lévis, fut désigné, tandis que Monseigneur J.-Alfred Langlois en était nommé patron. On décida que le maximum de parts d'un sociétaire soit fixé à 40 (200$) et que le maximum du montant de prêt consenti à un sociétaire soit aussi de 200$.
La même journée furent tenues les premières séances des comités. Alfred Larose fut élu président de la Commission du crédit (où, on se rappelle, il figurait aussi auparavant à Saint-Sauveur) par les deux autres membres : Théophile Maheux et Alphonse Paquet.
Albert-P. Drolet fut élu comme président du Conseil d'administration, Jos. Côté, comme vice-président, et Antonio Larose, comme secrétaire-gérant, par les autres membres Nap. Robitaille et Séverin Coulombe. Il fut résolu que la taxe d'entrée soit fixée à dix sous par part sociale.
Quant au Conseil de surveillance, il comprenait Alfred Robitaille (président), J.-Raoul Matte et Albert Maheux.
La Bonne Nouvelle du 29 août énumérait les noms des paroissiens qui avaient déjà fait leur entrée à la Caisse, le nombre de parts variant de 1 à 10. Puis chaque semaine à partir du 19 septembre, le journal rédigea une colonne pour expliquer les "nature, but et champ d'action" de la Caisse populaire.
Enfin en septembre 1925, les demoiselles de la paroisse étaient invitées à assister à un exposé de l'abbé Grondin, dans l'intention de fonder une "Caisse-dotation".
Michel.
N.B. L'annonce de la Caisse populaire était au dos du feuillet paroissial de 1958.
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