mardi 8 juillet 2008

Vers la construction de l'église.

De retour au début de 1925, la Bonne Nouvelle du 7 mars rapportait que les plans "pour la construction de notre église ont été approuvés par l'assemblée des marguilliers. Deux entrepreneurs menuisiers et un entrepreneur maçon ont révisé les devis."

Le premier février 1925, à une assemblée des marguilliers tenue au presbytère, "sur proposition de Wilfrid Charest secondé par Alfred Larose, il avait été décidé d'emprunter 100000$ pour la construction de notre église. La maison Hamel, MacKay, Fugère ltée (71 rue Saint-Pierre) s'est chargée de financer cette somme. Cependant l'emprunt ne pouvait être contracté sans la permission de Rome, car en vertu du Droit canonique, pour emprunter plus de 10000$, il faut obtenir une permission spéciale." Cette permission fut signifiée au curé par un document émanant du Cardinal, en date du 2 mars.

Puis le conseil d'administration de l'Archevêché les étudia et Monseigneur Langlois les approuva. Des séances à la salle paroissiale, au bénéfice de la future église, en projetèrent sur écran la façade et le sanctuaire. Les soumissions furent ensuite préparées et soumises.

Le curé Lavergne donna l'avis suivant :
"Les ouvriers dans la construction se partagent en trois groupes. Il y a les syndicats neutres, les ouvriers indépendants et les syndicats catholiques. (...) Or, le Souverain Pontife, ayant demandé instamment la fondation des syndicats catholiques pour les ouvriers, et ceux-ci ayant consenti de tels sacrifices pour obéir au Pape, le choix est tout indiqué. Ce sont les membres des syndicats catholiques qui seront appelés aux travaux de l'église et le contrat se signera avec les chefs et directeurs des syndicats. (...) Les ouvriers dans la construction qui désirent travailler feront bien de s'occuper tout de suite de s'affilier à un syndicat de leur métier.
La Bonne Nouvelle du 16 mai rapportait que, d'ici à quelques jours, les travaux allaient commencer. Le curé ajoutait :
"Ce ne sera l'église ni la plus riche, ni la plus massive de Québec. Tout l'effort des architectes (Jean-Thomas Nadeau, abbé, et Gérard Morisset, notaire) s'est tourné non pas à accumuler de gros matériaux, mais à dessiner des plans d'église qui fussent proportionnés à nos moyens. Tels quels, ces plans nous donneront une belle église, que cependant il ne sera pas possible de compléter immédiatement. Cela veut dire que le zèle et le dévouement, dont à peu près tous depuis le commencement ne cessent de faire preuve, doivent continuer. Il faudra plusieurs années avant que notre église soit pourvue de tout son mobilier. (...) La paroisse Notre-Dame de Grâce, née d'hier, s'est déjà signalée à l'attention et à l'admiration générale par sa façon de faire les choses. Et cela résulte de la paix et de la concorde qui n'ont cessé de régner entre les membres de cette grande famille. (...)"
"Chacun donne son obole. Des citoyens en vue comme Stanislas Gagnon et un autre ont donné chacun 1000$, les uns ont offert des statues, payé des vases sacrés, les autres des ornements et des fleurs."

Il y eut aussi, à partir du début de 1925, "La Part de Dieu" présentée comme une collecte hebdomadaire pour la construction de l'église. Les souscripteurs recevaient une enveloppe à cet effet à chaque semaine. À partir de la Bonne Nouvelle du 24 janvier, la liste des noms de tous les donateurs était diffusée accompagnés de leur adresse et de leur donation. (Ceci est pour notre site une source importante d'information pour connaître la plupart des paroissiens de la première heure.) La liste était divisée en trois parties, chaque tiers étant publiée une fois par mois. On justifiait cette diffusion en soulignant que cela permettait à chaque souscripteur de vérifier si son don s'était bien rendu. Je pense que la Part de Dieu exista dans la paroisse jusqu'à sa fermeture en 1997.

La prochaine fois : la démolition commence !
Michel.

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