Depuis plusieurs années la Fabrique de la paroisse fournissait un terrain au coin des rues Arago et Colbert. En 1967, la ville de Québec donna en surplus la permission d'utiliser les cours des écoles de garçons et de filles et fournit (avec contribution financière de NDG) les services de cinq moniteurs. De plus les jeunes ont pu utiliser la piscine du Palais Montcalm une heure par jour, étant transportés par trois autobus. Il en fut de même pour le Parc Victoria afin de jouer à la balle-molle.

Les cinq moniteurs, soit Jacques Audy, coordonnateur, Pierre Paulin, Paul Lessard, Lucie Baillargeon et Claudette Samson, furent assistés d'une quinzaine de moniteurs bénévoles. Ils purent accueillir régulièrement plus de 175 jeunes dans le jour et environ 125 adolescents le soir.
Cette collaboration avait été amorcée au cours de l'hiver alors que la patinoire de l'aréna municipal avait été prêtée pendant 36 heures , de même que cinq autres patinoires à ciel ouvert, ce qui avait amusé de 400 à 500 jeunes.
La Commission scolaire rendit aussi disponibles les locaux et l'équipement pour des activités d'intérieur, dont la grande salle du collège pour la gymnastique et, pendant l'hiver, des soirées de danse.
La Fabrique de la paroisse offrit gratuitement aussi la salle paroissiale et le "message" des loisirs accompagnant le feuillet paroissial.
De plus, trois médecins et plusieurs infirmières, de même que divers spécialistes, ont fait subir un examen médical à plus de 300 enfants qui étaient intéressés, ceci sous la direction du Dr Charles Plamondon de l'hôpital de l'Enfant-Jésus. Décelant des carences vitaminiques chez plusieurs jeunes, la Corporation distribua plus de 6000 demiards de lait pendant la saison des terrains de jeux.
Du côté des projets, la Corporation, qui comportaient 600 membres en règle, demandait que la Commission scolaire construise un gymnase dans une des deux écoles de la paroisse. Elle axait son action future sur l'organisation de ballon-volant et de gouret de salon, qui s'ajouteraient au hockey. De plus elle voulait participer à l'Opération Départ : déjà en septembre, une classe de 25 adultes serait mise sur pied dans la paroisse pour permettre le recyclage au niveau du cours primaire. Des cours de danse, de personnalité, d'hygiène et de catéchèse seraient mis sur pied.
En conclusion, l'échevin Gérard Moisan déclarait, lors de la cérémonie de clôture de la saison de terrains de jeux, que Notre-Dame de Grâce s'était montrée de l'avant comme aucune autre paroisse de la ville pour l'organisation de loisirs, qui permirent de réduire la délinquance juvénile.
Michel.
(photo prise par Marcel Laforce lors de la cérémonie de clôture).
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