mardi 27 novembre 2007

Danse à la salle du Collège il y a 40 ans


Dernier volet sur les loisirs de Notre-Dame de Grâce en 1967. Voici le contenu d'un message, distribué avec le feuillet paroissial, qui informait sur la tenue d'une soirée de danse.


"Dimanche 5 février 1967

Chers co-paroissiens,

La Corporation des Loisirs de votre paroisse est heureuse de vous annoncer une autre de ses activités.

Samedi, le 11 février à 8.30 P.M., à la salle du Collège, 390 Arago, il y aura danse avec les Wostocks.

Tous les jeunes, garçons et filles âgés de 16 ans et plus, y sont invités.

Les garçons devront porter le veston et une chemise.

Les jeunes filles devront porter soit une robe soit une jupe et une chemise.

Nous assurons tous les parents qu'il y aura de la surveillance sérieuse et s'il leur plaît de venir contrôler, ils sont les bienvenus.

Nous invitons instamment tous les parents à venir encourager leur ou leurs enfants (garçons ou filles) aux joutes de hockey, ballon-balai ou de patinage.

Nous félicitons les parents qui ont bien voulu consentir à ce que leur garçon soit examiné par le médecin.

L'examen médical pour les jeunes filles de moins de 10 ans est commencé d'hier, samedi, et se continuera les samedis suivants pour les autres.

Dans un prochain message, nous vous donnerons d'autres nouvelles.

LA CORPORATION DES LOISIRS N.-DAME DE GRÂCE.

Jean-Paul Drolet, président."


À suivre en 2008 pour quelques souvenirs des loisirs de 1968.
Photo: groupe inconnu.

Michel.

mardi 20 novembre 2007

Des activités des Loisirs exemplaires en 1967

Outre la visite gratuite à Expo '67, voici d'autres activités organisées par la Corporation des Loisirs de Notre-Dame de Grâce, telles que décrites dans la page du quotidien l'Action, pour plus de 600 jeunes (enfants et adolescents).

Depuis plusieurs années la Fabrique de la paroisse fournissait un terrain au coin des rues Arago et Colbert. En 1967, la ville de Québec donna en surplus la permission d'utiliser les cours des écoles de garçons et de filles et fournit (avec contribution financière de NDG) les services de cinq moniteurs. De plus les jeunes ont pu utiliser la piscine du Palais Montcalm une heure par jour, étant transportés par trois autobus. Il en fut de même pour le Parc Victoria afin de jouer à la balle-molle.
Les cinq moniteurs, soit Jacques Audy, coordonnateur, Pierre Paulin, Paul Lessard, Lucie Baillargeon et Claudette Samson, furent assistés d'une quinzaine de moniteurs bénévoles. Ils purent accueillir régulièrement plus de 175 jeunes dans le jour et environ 125 adolescents le soir.

Cette collaboration avait été amorcée au cours de l'hiver alors que la patinoire de l'aréna municipal avait été prêtée pendant 36 heures , de même que cinq autres patinoires à ciel ouvert, ce qui avait amusé de 400 à 500 jeunes.

La Commission scolaire rendit aussi disponibles les locaux et l'équipement pour des activités d'intérieur, dont la grande salle du collège pour la gymnastique et, pendant l'hiver, des soirées de danse.

La Fabrique de la paroisse offrit gratuitement aussi la salle paroissiale et le "message" des loisirs accompagnant le feuillet paroissial.

De plus, trois médecins et plusieurs infirmières, de même que divers spécialistes, ont fait subir un examen médical à plus de 300 enfants qui étaient intéressés, ceci sous la direction du Dr Charles Plamondon de l'hôpital de l'Enfant-Jésus. Décelant des carences vitaminiques chez plusieurs jeunes, la Corporation distribua plus de 6000 demiards de lait pendant la saison des terrains de jeux.

Du côté des projets, la Corporation, qui comportaient 600 membres en règle, demandait que la Commission scolaire construise un gymnase dans une des deux écoles de la paroisse. Elle axait son action future sur l'organisation de ballon-volant et de gouret de salon, qui s'ajouteraient au hockey. De plus elle voulait participer à l'Opération Départ : déjà en septembre, une classe de 25 adultes serait mise sur pied dans la paroisse pour permettre le recyclage au niveau du cours primaire. Des cours de danse, de personnalité, d'hygiène et de catéchèse seraient mis sur pied.

En conclusion, l'échevin Gérard Moisan déclarait, lors de la cérémonie de clôture de la saison de terrains de jeux, que Notre-Dame de Grâce s'était montrée de l'avant comme aucune autre paroisse de la ville pour l'organisation de loisirs, qui permirent de réduire la délinquance juvénile.

Michel.
(photo prise par Marcel Laforce lors de la cérémonie de clôture).

samedi 10 novembre 2007

Démolition de l'église.

Cette mauvaise nouvelle allait survenir tôt ou tard. Le site Québec Urbain (http://www.quebecurbain.qc.ca) attirait l'attention cette semaine sur un article de Régys Caron dans le quotidien "Média Matin Québec" (http://www.mediamatinquebec.com/?section=Accueil&id=4357) de jeudi, qui n'est plus disponible :

"MÊME LES PRIÈRES N'ONT PU SAUVER L'ÉGLISE NOTRE-DAME DE GRÂCE

L’église Notre-Dame de Grâce n’échappera pas au pic des démolisseurs malgré sa grande valeur patrimoniale. Un projet de recyclage lancé en 2004 avait échoué en raison de l'augmentation des coûts.

Classée bâtiment patrimonial, l’église Notre-Dame de Grâce sera démolie au printemps 2008 pour faire place à la construction de quatre édifices à logements coopératifs.

Située au coeur du quartier Saint-Sauveur, l’église Notre-Dame de Grâce est venue bien près d’échapper au pic des démolisseurs. En 2004, un organisme à but non lucratif, appelé La Nef, avait obtenu une subvention de 3 millions de dollars du ministère de la Culture, ainsi qu’une participation financière de la Ville de Québec pour transformer l’ancien lieu de culte en salle multidisciplinaire où on devait notamment produire des spectacles.

Le projet a avorté en raison de l’augmentation des coûts causée par l’état dégradé de la structure du bâtiment, sis à l’angle des rues Arago et Colbert. «Bien que l’église Notre-Dame de Grâce soit considérée comme église à grande valeur patrimoniale, aucun projet de recyclage n’a pu voir le jour depuis 1996», signale le service d’aménagement du territoire de la Ville dans un mémoire remis au conseil.

La Ville de Québec et le gouvernement du Québec avaient conclu une entente afin de préserver le patrimoine religieux de la démolition. La stratégie n’a pas fonctionné dans Saint-Sauveur.

Le conseil de ville et le conseil d’agglomération ont adopté en début de semaine le règlement de zonage permettant la construction de quatre bâtiments qui offriront 46 nouveaux logements par l’entremise des coopératives d’habitation La Baraque et L’Étale. Les investissements totaliseront 7 millions de dollars et les logements y seront offerts à des prix réduits de 5 % à 8 % par rapport au marché privé, prévoit Alain Marcoux, coordonnateur au groupe Sosaco, de la Fédération des coopératives d’habitation de la région de Québec.

Les appels d’offres pour la démolition de l’église seront lancés en janvier et la démolition pourra débuter au printemps. Il faudra d’abord extraire du bâtiment les matériaux fabriqués avec des composés d’amiante avant de le démolir. La construction des futurs édifices à logements débutera en juin, prévoit M. Marcoux, et ils seront livrés quelque part en novembre 2008.

La Société d’habitation du Québec et la Ville de Québec verseront des subventions couvrant 65 % des coûts de construction. Le solde sera financé par des emprunts hypothécaires contractés par les deux coopératives. La moitié des 46 logements seront offerts à des ménages dont le revenu annuel est en deçà de 22 000 $. Ils ne paieront pas plus de 25 % de leur revenu pour leur loyer. Le solde sera couvert par le programme Supplément au loyer, financé à 90 % par la SHQ et à 10 % par la Ville de Québec."

Quel dommage que notre église, à valeur patrimoniale élevée et qui avait de si nombreuses caractéristiques uniques, subisse un tel sort...

(Merci aux médias à la source de cette information).

Michel.

mardi 6 novembre 2007

La clôture de la saison du terrain de jeux en 1967.

Poursuivant le retour 40 ans en arrière amorcé la semaine dernière, je précise que la page spéciale avait été publiée par l'Action à l'occasion de la clôture particulièrement réussie de la saison de l'O.T.J. (Organisation des terrains de jeux) de Notre-Dame de Grâce, le 31 août 1967. Plusieurs centaines de paroissiens, jeunes (voir la photo) et moins jeunes, étaient présents, de même que des représentants des principaux organismes qui avaient participé au succès de cette saison de loisirs.

Il est intéressant de faire la nomenclature de quelques-uns de ces invités, ce qui permet de rappeler certains noms :

M. Jean-Paul Drolet, président,
M. Paul-Émile Fournier, vice-président, et
M. Vincent Lachance, sécrétaire de la Corporation des loisirs de NDG ;
M. Yves Bélanger, directeur du Service des loisirs et des parcs de la ville de Québec,
M. Raymond Desrochers (ou Desroches), directeur de l'éducation physique à la Commission scolaire de Québec (CECQ),
M. Gilbert Hamel, animateur des loisirs pour le District,
M. Gérard Moisan, conseiller municipal à Québec, et bien sûr
M. l'abbé Gérard Lefebvre, curé.

Le maire de la ville, M. Gilles Lamontagne, avait fait une courte apparition au début de la célébration. Il avait voulu féliciter particulièrement les parents de la paroisse pour le travail accompli.

L'assistance avait pu assister successivement à une partie d'étoiles de ballon-volant, à une séance de gymnastique et à une danse folklorique. Il y avait eu aussi diverses remises de prix.

À suivre.

Michel.