

Reculant à nouveau avant la fondation de Notre-Dame de Grâce, l'une des deux écoles était le couvent de l'Immaculée-Conception sur la rue De Mazenod (dans le quadrilatère complété par les rues Châteauguay, Signaï et Franklin). En 1924, l'hebdomadaire "La Bonne nouvelle" donnait le tableau d'honneur des différentes années données dans cette école. Les filles étaient présentes dans les "classes" de la première à la huitième, la 4ème classe étant même répartie entre "classe A" et "classe B". De plus chaque classe comportait des première et deuxième "divisions". Que signifiaient ces niveaux de "classes" et de "divisions" ? Je n'en ai pas d'idée, mais peut-être un lecteur connaîtrait davantage de détails et pourrait nous en faire part. Les années des garçons allaient de la première classe à la quatrième classe.
Le 3 janvier 1925, des statistiques étaient fournies, incluant le nombre d'institutrices religieuses (12) et d'institutrices laïques (3), et le nombre d'élèves, qui était environ de 500, soit 310 filles et 190 garçons. J'ai conservé une photo d'une classe du couvent dans les années ‘20, qui incluait mon père Joachim (qui, s'il était encore vivant, aurait fêté son 95e anniversaire de naissance cette semaine). Je l’ai incluse ici.
Le cahier du 25e anniversaire de NDG précisait, en 1949, que cette école avait été fondée en 1918. La supérieure fondatrice avait été la révérende Mère Victorine, qui dirigea le couvent jusqu’en 1925. Lui avaient succédé :
Mère Laurentine en 1925-26, puis
Mère Angéline de 1926 à 1932,
Mère Saint Clément de 1932 à 1938,
Mère Marie Aurélie de 1938 à 1945,
Mère Saints Séraphins en 1945-46 et
Mère Sainte Colette à partir de 1946.
Malheureusement, l’équivalent de la revue « Le Flambeau » du collège des garçons n’existait pas pour les filles et ma liste des mères supérieures s’arrête donc en 1949. Dès 1918, c’étaient les religieuses de Saint François d’Assises qui avaient la charge du couvent. Suite à la fermeture de l’école, à l’été de 1973, elles quittèrent en septembre 1974 leur résidence qui s’y trouvait, certaines allant loger au presbytère de l’église en 1975 jusqu’au 15 septembre 1977, date où il y eut une incendie. Ainsi c’est probablement en 1973-74 que le Collège de la rue Durocher redevint mixte et que des religieuses retournèrent y enseigner.
Le Couvent, qui s’appelait « l’Académie Notre-Dame de Grâce », fut démoli pour faire place à des logements. Le cahier du 70e anniversaire de NDG, en 1994, précisait que des religieuses retournèrent au presbytère en septembre 1988.
Il est intéressant de terminer en rajoutant que la grande salle du Couvent (entrée par la rue Signaï, voir la photo), pouvant accueillir 450 personnes, avait servi de chapelle à partir du premier novembre 1924 (offices de la Toussaint) jusqu’à la fin de la construction de l’église en 1926. Je me souviens qu'il en fut de même à la fin de 1966 lorsque l'église fut rénovée.
Et le toit qui s'est envolé lors de la "tempête du siècle" (la vraie) pour s'écraser dans la rue De Mazenod, tu as déjà oublié? ;-)
RépondreEffacerC'est vrai, tu me fais penser de l'ajouter dans la table des matières comme sujet à venir. Je pense que j'ai au moins un article de journal à ce sujet ; j'en ferai un billet particulier.
RépondreEffacerJ'ai été à cette école quand j'étais au primaire une enseignante m'avait donné un sac d'école vu on était pas riche. Les religieuses ont été très gentilles dont soeur marguerite Lambert et soeur falardeau. Beau souvenir.
RépondreEffacer