
Notre-Dame de Grâce était en effet l’une des paroisses les moins étendues. Mais malgré qu’elle était considérée comme une « petite paroisse », je pense que je n’étais pas le seul à en être bien fier. Quand j’étais plus jeune, j’approximais son territoire comme étant délimité par les grandes rues : boulevard Langelier, boulevard Charest, avenue de l’Aqueduc, et par la falaise. Elle était ainsi plus vaste qu’en réalité !
Je faisais de même pour les paroisses voisines :
- Pour moi, Saint-Sauveur était limité par Marie-de-l’Incarnation, Saint-Vallier ouest, Sainte-Catherine, des Commisssaires, Langelier, Charest et Marie-de-l’Incarnation.
- La paroisse Sacré-Cœur était ce qui se situait au nord de Saint-Vallier ouest et de Sainte-Catherine.
- Saint-Joseph était situé entre Aqueduc, Charest, Marie-de-l’Incarnation et la falaise.
- Ce qui était à l’ouest de Marie-de-l’Incarnation constituait Saint-Malo.
Tout ceci était bien sûr inexact car, par exemple, l’église de Saint-Malo serait installée à Saint-Sauveur ! Mais les noms des rues étaient quant à eux davantage déterminés par rapport aux grandes rues (si vous me permettez de m’en tenir aux toponymes d’avant l’harmonisation). Ainsi les rues de NDG descendant vers le nord, si elles conservaient leurs noms dans Saint-Sauveur en franchissant Charest, étaient pour la plupart débaptisées dans Sacré-Cœur une fois Saint-Vallier traversée.
La paroisse Sacré-Cœur est en effet très spéciale sous cet aspect : les rues changent souvent de noms. À quelques crochets près, notre rue de Mazenod et Saint-Ambroise auraient pu avoir un seul nom. De même pour Victoria avec Carillon (malgré la coupure due à la présence des église et école de Saint-Sauveur), pour Durocher avec Renaud et, un peu plus loin, pour Saint-Germain avec Bigaouette. Seule la rue Saint-Luc conservait son nom dans Sacré-Cœur, malgré un léger crochet sur Saint-Vallier. La situation est encore « pire » pour les rues de la paroisse Sacré-Cœur qui sont dans l’axe ouest-est; il y en a même qui portent trois noms différents, comme Sainte-Agnès – Dumonville – Chevrier !
Aujourd’hui je me suis amusé à descendre notre rue de Mazenod jusqu’au bout, c’est-à-dire arpenter aussi Saint-Ambroise, pour me retrouver près du parc Victoria et de la rivière Saint-Charles. J’aime aussi découvrir les petites rues des autres paroisses, comme le sont nos rues Colbert, Lavergne, Saint-Félix, etc. Récemment j’ai passé pour la première fois de ma vie sur la très petite rue Giroux dans Saint-Sauveur (elle est maintenant appelée la rue Jacques-Normand). Sur une carte, je découvre maintenant que notre rue Hermine, parallèle à Charest, traverse Charest et continue de l’autre côté ; ma prochaine mission sera de constater de visu cette improbabilité !
Michel.
J'ai bien aimé ce texte, où tu as réussi à ne pas te tromper dans tout ce charabia de noms de rues,et comprend les visiteurs à trouver que Québec est une ville mêlante.
RépondreEffacerTu sembles avoir un puits sans fonds pour les renseignements trouvés et donnés sur NDG de Québec.
Bravo.
Merci pour les commentaires. La ville de Québec est en effet mêlante. Ceci découle du choix qu'on a fait de lui donner des caractéristiques historiques, jusque dans le nom des rues.
RépondreEffacerUtiliser l'appellation "Rue no.1", "Rue No.2", etc., un peu comme à New York (ou à Limoilou), rendrait plus facile l'orientation dans la ville, mais enlèverait un cachet historique qui fait aussi son charme.
Mais Québec est un peu moins mélangeante que Paris où, j'en avais été stupéfait, la même rue change plusieurs fois de noms, même s'il n'y a pas de petits "crochets" qui inciteraient à ces changements !
Michel.