samedi 29 juillet 2023

L'église NDG, même fermée depuis 1997, hébergeait deux organismes.

Voici un survol d'un chaînon manquant dans notre historique de la paroisse Notre-Dame-de-Grâce et de son église après sa fermeture au culte. En 1998 deux corporations, dont il fut question ici il y a quelques années, avaient leurs locaux dans l'église Notre-Dame-de-Grâce déjà fermée. 



D'une part "Ateliers entr'actes", fondé en 1994, avait ses locaux au 605 rue De Mazenod. Sa mission était "l'intégration des personnes vivant une  ou des situations de handicap" entre 13 et 60 ans. Les Ateliers comptaient 2 employés à temps plein et 12 à temps partiel avec une équipe de 12 animateurs, dont le coordonnateur était Pierre Dansereau, orthopédagogue  et danseur.

D'autre part, Le S.I.T.E inc. (Service d'Intégration au Travail l'Espoir inc.), fondé en 1993, résidait au 608 rue Colbert. L'organisme avait pour mission d'offrir aux personnes sans travail "des emplois durables et de  bonnes conditions de travail avec une rémunération équitable à la tâche et  sans discrimination". Le directeur général était Gilles Dorval.

Les gestionnaires des deux organismes ont alors demandé, probablement à l'agent de développement Richard Lavoie, de leur livrer "une étude de  préfaisabilité sommaire visant à définir les conditions de réalisation de la réhabilitation de l'église NDG à des fins communautaires". Ils voulaient créer un OBNL (organisme à but non lucratif) qui serait porteur  d'un projet d'acquisition et de gestion de l'immeuble que constituait  l'église, dont le propriétaire était l'Archevêché de Québec. D'autres  organismes pourraient se joindre à eux.

Il est bon de préciser que l'architecte Gilles Duchesneau avait procédé en janvier 1996 à un rapport qui identifiait les mesures minimales temporaires devant être mises en oeuvre pour assurer la conservation du  bâtiment et la sécurité des lieux. 

Jean Tremblay du département de construction du Diocèse de Québec demanda  à Gilles Duchesneau de procéder à la révision du rapport de 1996 afin de l'actualiser et de le mettre à jour. À la demande de M. Duchesneau,  l'ingénieur Yves-M. Gagnon effectua une visite sur place le 9 avril 1997.  Le but était de vérifier la possibilité de relocaliser les équipements de chauffage du bâtiment, alors situés sous le parvis de l'église. Il fut recommandé de relocaliser ces équipements dans le sous-sol de l'église à proximité de la cheminée. 

Nous verrons dans un prochain message quel fut, en 1998, le résultat de ces études, qui devaient affecter les décisions des organismes Ateliers entr'actes et SITE (l'Espoir).  

(La peinture de l'église NDG imaginée en danger est l'oeuvre de Marie-Pier Lapointe et a été partagée récemment dans Facebook ; merci à Patrick Anktil.)

Michel.