Si vous n'avez pas lu l'article de Prisca Benoit paru d'abord le 31 mars sur le site de Québec Express, en voici quelques propos.
Le texte décrit le parc de NDG :
"Le parc de la Côte Sauvageau, aussi appelé parc Colbert par les résidents du coin, a d'abord été popularisé comme lieu de pèlerinage. Encore aujourd'hui, on y voit les vestiges d'un ancien autel dans une grotte à même la falaise. Un peu plus tard en 2013, c'est pour ses bacs à seringue que l'endroit s'était tristement fait connaître."
Cette voie piétonne ne m'inspirait pas confiance. La série de courts escaliers de bois devient dangereuse, surtout en descendant, quand les marches ne sont pas déblayées. On a connu aussi une période où les tas de neige ont durci partout et sont devenus très glissants.
Rendu dans la Côte Salaberry, en haut de l'escalier Colbert, il était périlleux aussi d'atteindre la côte Sherbrooke. Le sentier le long de la falaise n'était pas entretenu non plus (photo). En y marchant quand même, presque à la hauteur de la clôture, on risquait de faire un mauvais pas et de tomber en bas du cap !
Pour le retour à Notre-Dame-de-Grâce (à la Basse-Ville), la Côte Salaberry était à éviter quand elle n'était pas entretenue. Il était alors préférable de descendre la Côte Sherbrooke qui, elle au moins, offre une rampe pour se retenir, afin d'atteindre l'escalier de la rue Victoria.
Bref, le parcours le plus sécuritaire aurait été de se rallonger en montant jusqu'au Chemin Sainte-Foy, ou encore de pénétrer à l'intérieur du Centre Lucien-Borne/école Perrault, ce qui n'est pas normal.
La journaliste Benoit rapporte la réaction de la conseillère municipale :
"Elle-même résidente du secteur, la conseillère municipale du district de Saint-Sauveur Chantal Gilbert a l'habitude de voir passer les piétons dans les sentiers du parc. «C'est presque ma cour arrière», blague-t-elle pour montrer sa proximité au site. La membre du comité exécutif ne se gêne pas pour qualifier les sentiers de véritable «autoroute pour piétons». «Ça circule énormément dans le secteur, convient-elle. Il y a de plus en plus de gens qui vont travailler à pied et ça paraît.»
La conseillère avait déjà demandé pourquoi les sentiers du site n'étaient pas déblayés l'hiver venu. «On m'avait répondu qu'il y avait une question de structure, explique Mme Gilbert. Ce sont des escaliers en bois et l'utilisation du sel ou du sable pourrait endommager la structure.» Elle explique qu'il serait probablement plus dangereux de déneiger sans dégeler le sol que de laisser la neige recouvrir les sentiers. Chantal Gilbert ne cache pas que derrière cette décision se cache aussi des raisons budgétaires. «Ça coûte très cher, concède-t-elle. Il y a une question de gestion de l'argent public aussi là-dedans.» Deux escaliers déneigés bordent également le site de part et d'autre, soit l'escalier Victoria et l'escalier Colbert. «Je suis persuadée qu'un moment donné, si on manifestait le désir que ce soit aussi déblayé, probablement que les choix budgétaires seraient révisés», croit toutefois la conseillère résidente du quartier."
La journaliste ajoute : "Après être allée aux sources, la conseillère municipale admet que le parc et tout l'ensemble du coteau Sainte-Geneviève ne sont pas une priorité pour la Ville à l'heure actuelle. (...) À long terme, la Ville aimerait lier tous les morceaux aménagés du coteau Sainte-Geneviève ensemble, dont ferait partie le parc de la Côte Sauvageau. (...) Chantal Gilbert voit tout de même un fort potentiel dans ce parc qui longe la falaise. «C'est plus qu'un escalier, c'est un parcours extraordinaire». En plus des piétons qui osent s'y aventurer, le parc de la Côte Sauvageau a aussi rejoint les planchistes urbains qui s'adonnent à leur sport d'hiver dans la côte et les amateurs de luge. «C'est difficile de conjuguer déneigement, marche à pied et du monde qui vont s'amuser dedans»"
En attendant que la neige/glace soit fondue, je vous souhaite de joyeuses Pâques !
Michel
(merci à la journaliste aussi pour ses photos)



