Pour continuer l'examen des événements ayant succédé à l'assemblée des paroissiens de janvier 1997 (cliquer ici pour relire le message) et ayant précédé la fermeture de Notre-Dame-de-Grâce, nous assistions à la formation d'un comité de conservation de l'église qui, comme première grande action, lança une campagne de financement.
Il s'agissait du "Comité Édouard-Valmore-Lavergne, groupe de travail pour la conservation de l'église Notre-Dame-de-Grâce". Les membres du comité étaient :

"Comme vous le savez sans aucun doute, les autorités du diocèse de Québec ont
entrepris une vaste réorganisation de la structure paroissiale, pour contrer le
manque de ressources humaines et financières dont sont particulièrement victimes
les paroisses anciennes des quartiers centraux de la ville de Québec.
La paroisse Notre-Dame-de-Grâce, découpée dans la portion sud-est du quartier
Saint-Sauveur de Québec en 1924, n'échappera pas, semble-t-il, à cet effort de
rationalisation. Autrefois populeuse, la paroisse a perdu beaucoup de ses fidèles
qui ont émigré vers la banlieue; la population qui reste, peu nombreuse à
fréquenter l'église, a peine à couvrir les dépenses inhérentes à l'entretien d’un
lieu de culte. Les choses se compliquent davantage quand le bâtiment requiert des
travaux, ce qui est le cas de notre église. Notre église avait en effet été portée sur
la liste des bâtiments éligibles aux travaux financés par le programme des
infrastructures: nous n'avons pu recueillir à temps la part des fonds requis de la
fabrique. Puis, la décision de fermer la paroisse ne nous permet pas d'en appeler
à la Fondation du patrimoine religieux dont les fonds sont destinés aux lieux de
culte actifs.
Convaincus de la valeur de l'héritage, le curé, les marguilliers et les paroissiens
ont obtenu des autorités diocésaines que la paroisse survive jusqu'au 30 juin
1997, pour que les paroissiens et citoyens du quartier aient le temps de
s'organiser pour préparer la relève: le comité Édouard-Valmore-Lavergne a été
formé à cette fin. Notre projet est simple: s'il semble évident que la structure
paroissiale actuelle et les programmes actuels de financement des travaux de
restauration des églises ne permettent plus de maintenir l’église Notre-Dame-de-
Grâce comme lieu de culte, nous avons néanmoins la ferme volonté de sauver le
bâtiment érigé par nos familles et aînés en 1925-1926, comme un témoin de foi
et d'histoire. Ce monument symboliserait la réhabilitation/revitalisation de cette
partie de la basse-ville de Québec qui ne saurait tarder. C'est parce que nous
croyons en l'avenir de notre quartier et avons confiance dans son potentiel au
cœur de la cité de Champlain que nous pensons que l'église doit survivre au
centre d'un habitat que le troisième millénaire verra revivre avec intensité.
Notre comité pilote donc la préparation d'un plan stratégique qui prône la
reconversion/réutilisation du bâtiment et l'aménagement convivial de sa
périphérie. Dans cette optique, l'arrivée de nouveaux partenaires/usagers devrait
permettre de sauver le monument, ce qui consiste principalement à sauvegarder
les qualités architecturales de l'espace intérieur, chef-d'œuvre de l'architecture
religieuse du Québec des années 1920. Cet objectif atteint, il serait envisageable,
entre autres, qu'une portion du bâtiment puisse être utilisée comme chapelle, si
les autorités ecclésiastiques concluaient à sa viabilité. Si les habitants du quartier
ont réussi à ériger ce monument dans les années difficiles que l'on sait, nous
estimons que malgré les conditions difficiles que bien de nos concitoyens
traversent, ils méritent qu'on les aide à sauver et mettre en valeur ce monument,
l'un des rares de la basse-ville de Québec qui soit d'un intérêt national.
Nous sollicitons donc la bienveillante contribution de la paroisse dont vous
dirigez la destinée pour permettre l'atteinte de cet objectif. Dans l'immédiat, il
s'agirait d'aider par un don, aussi modeste soit-il, notre paroisse à rencontrer ses
obligations d'ici le 30 juin et ainsi de permettre la complétion du plan
stratégique dans un environnement budgétaire favorable. Nos revenus mensuels
sont de l'ordre de 2 500 $, au plus, et nos dépenses, difficiles à comprimer
plus, se chiffrent à quelque 5 000 $, ce qui laisse un déficit à combler de
quelque 10 000 $ pour les mois de mars, avril, mai et juin. Ce déficit s'explique
par le tarissement de plusieurs de nos revenus réguliers, notamment depuis que
les rumeurs sur la fermeture de la paroisse se font persistantes et aussi par
l'épuisement total de notre fonds de réserve qui a permis d'éponger les déficits
jusqu'ici. Vous trouverez en annexe une ébauche de budget pro forma pour les
prochains mois.
Vous trouverez en annexe un court texte qui expose l'intérêt du monument qui
nous tient à cœur et que nous aimerions conserver dans Saint-Sauveur, au nom et
au bénéfice de l'ensemble de la collectivité. Il va de soi que nous vous tiendrons
informés de notre projet et des démarches que nous entreprenons pour faire
connaître et reconnaître l'église Notre-Dame-de-Grâce, élément marquant du
patrimoine des Québécois.
En vous remerciant à l'avance de l'intérêt que vous porterez à cette requête, je
vous prie d'agréer, monsieur le Curé, l'expression de ma haute considération.
Simonne Dumont,
marguillier et présidente du comité."
Il semble que l'objectif de 10000$ de la campagne de financement ait été atteint et que les derniers mois d'existence de NDG allaient pouvoir s'écouler, non sans une recherche active de solutions pour la conservation de l'église.
RÉPONSES AUX JEUX DE VACANCES :
Avez-vous eu le temps de tenter de solutionner les deux quiz des Loisirs NDG ? (Cliquer ici pour relire les questions). Voici les réponses qui étaient données au jeu des croquis dans le numéro 1 du journal "Contact" du 8 septembre 1968 :
I Deux éléphants qui s'embrassent avec leur trompe (de profil).
II Un homme chauve qui fait des cercles de fumée avec sa pipe (d'en haut).
III Un moine qui baissa la tête en voyant qu'il a oublié de se faire couper les cheveux (d'en haut).
IV Adam qui mord la même pomme qu'Ève (de profil).
V Un rat assis sur une étagère, qui laisse pendre sa queue sur la tête d'un chat (de dos) !!!
Quant à l'énigme des deux additions, je ne sais pas quelle était l'intention de l'auteur mais, si on laisse les colonnes dans la position où elles sont et si on additionne les chiffres de chaque colonne, à partir de la droite, on obtient le même total pour les deux additions :
Il s'agissait du "Comité Édouard-Valmore-Lavergne, groupe de travail pour la conservation de l'église Notre-Dame-de-Grâce". Les membres du comité étaient :
Simonne Dumont, présidente
Jean-Guy Roberge, curé et président d'honneur
Cécile Delisle
Réjean Gignac
Yvan Gignac
Luc Noppen
Yvon Vézina
Le comité avait réussi, en février 1997, à faire retarder la fermeture de la paroisse jusqu'au 30 juin en intervenant auprès des autorités diocésaines. Cependant le besoin était ressenti de demander de l'aide financière pour survivre pendant les quatre mois subséquents durant lesquels des tentatives seraient faites pour conserver l'église. Des lettres ont donc été envoyées par le Comité aux curés de différentes paroisses et aux supérieures de plusieurs congrégations religieuses. Voici l'exemple de l'une de ces lettres :

Québec le 26 février 1997
"Comme vous le savez sans aucun doute, les autorités du diocèse de Québec ont
manque de ressources humaines et financières dont sont particulièrement victimes
les paroisses anciennes des quartiers centraux de la ville de Québec.
La paroisse Notre-Dame-de-Grâce, découpée dans la portion sud-est du quartier
Saint-Sauveur de Québec en 1924, n'échappera pas, semble-t-il, à cet effort de
rationalisation. Autrefois populeuse, la paroisse a perdu beaucoup de ses fidèles
qui ont émigré vers la banlieue; la population qui reste, peu nombreuse à
fréquenter l'église, a peine à couvrir les dépenses inhérentes à l'entretien d’un
lieu de culte. Les choses se compliquent davantage quand le bâtiment requiert des
travaux, ce qui est le cas de notre église. Notre église avait en effet été portée sur
la liste des bâtiments éligibles aux travaux financés par le programme des
infrastructures: nous n'avons pu recueillir à temps la part des fonds requis de la
fabrique. Puis, la décision de fermer la paroisse ne nous permet pas d'en appeler
à la Fondation du patrimoine religieux dont les fonds sont destinés aux lieux de
culte actifs.
Convaincus de la valeur de l'héritage, le curé, les marguilliers et les paroissiens
ont obtenu des autorités diocésaines que la paroisse survive jusqu'au 30 juin
1997, pour que les paroissiens et citoyens du quartier aient le temps de
s'organiser pour préparer la relève: le comité Édouard-Valmore-Lavergne a été
formé à cette fin. Notre projet est simple: s'il semble évident que la structure
paroissiale actuelle et les programmes actuels de financement des travaux de
restauration des églises ne permettent plus de maintenir l’église Notre-Dame-de-
Grâce comme lieu de culte, nous avons néanmoins la ferme volonté de sauver le
bâtiment érigé par nos familles et aînés en 1925-1926, comme un témoin de foi
et d'histoire. Ce monument symboliserait la réhabilitation/revitalisation de cette
partie de la basse-ville de Québec qui ne saurait tarder. C'est parce que nous
croyons en l'avenir de notre quartier et avons confiance dans son potentiel au
cœur de la cité de Champlain que nous pensons que l'église doit survivre au
centre d'un habitat que le troisième millénaire verra revivre avec intensité.
Notre comité pilote donc la préparation d'un plan stratégique qui prône la
reconversion/réutilisation du bâtiment et l'aménagement convivial de sa
périphérie. Dans cette optique, l'arrivée de nouveaux partenaires/usagers devrait
permettre de sauver le monument, ce qui consiste principalement à sauvegarder
les qualités architecturales de l'espace intérieur, chef-d'œuvre de l'architecture
religieuse du Québec des années 1920. Cet objectif atteint, il serait envisageable,
entre autres, qu'une portion du bâtiment puisse être utilisée comme chapelle, si
les autorités ecclésiastiques concluaient à sa viabilité. Si les habitants du quartier
ont réussi à ériger ce monument dans les années difficiles que l'on sait, nous
estimons que malgré les conditions difficiles que bien de nos concitoyens
traversent, ils méritent qu'on les aide à sauver et mettre en valeur ce monument,
l'un des rares de la basse-ville de Québec qui soit d'un intérêt national.
Nous sollicitons donc la bienveillante contribution de la paroisse dont vous
dirigez la destinée pour permettre l'atteinte de cet objectif. Dans l'immédiat, il
s'agirait d'aider par un don, aussi modeste soit-il, notre paroisse à rencontrer ses
obligations d'ici le 30 juin et ainsi de permettre la complétion du plan
stratégique dans un environnement budgétaire favorable. Nos revenus mensuels
sont de l'ordre de 2 500 $, au plus, et nos dépenses, difficiles à comprimer
plus, se chiffrent à quelque 5 000 $, ce qui laisse un déficit à combler de
quelque 10 000 $ pour les mois de mars, avril, mai et juin. Ce déficit s'explique
par le tarissement de plusieurs de nos revenus réguliers, notamment depuis que
les rumeurs sur la fermeture de la paroisse se font persistantes et aussi par
l'épuisement total de notre fonds de réserve qui a permis d'éponger les déficits
jusqu'ici. Vous trouverez en annexe une ébauche de budget pro forma pour les
prochains mois.
Vous trouverez en annexe un court texte qui expose l'intérêt du monument qui
nous tient à cœur et que nous aimerions conserver dans Saint-Sauveur, au nom et
au bénéfice de l'ensemble de la collectivité. Il va de soi que nous vous tiendrons
informés de notre projet et des démarches que nous entreprenons pour faire
connaître et reconnaître l'église Notre-Dame-de-Grâce, élément marquant du
patrimoine des Québécois.
En vous remerciant à l'avance de l'intérêt que vous porterez à cette requête, je
vous prie d'agréer, monsieur le Curé, l'expression de ma haute considération.
Simonne Dumont,
marguillier et présidente du comité."
Il semble que l'objectif de 10000$ de la campagne de financement ait été atteint et que les derniers mois d'existence de NDG allaient pouvoir s'écouler, non sans une recherche active de solutions pour la conservation de l'église.
RÉPONSES AUX JEUX DE VACANCES :
I Deux éléphants qui s'embrassent avec leur trompe (de profil).
II Un homme chauve qui fait des cercles de fumée avec sa pipe (d'en haut).
III Un moine qui baissa la tête en voyant qu'il a oublié de se faire couper les cheveux (d'en haut).
IV Adam qui mord la même pomme qu'Ève (de profil).
V Un rat assis sur une étagère, qui laisse pendre sa queue sur la tête d'un chat (de dos) !!!
Quant à l'énigme des deux additions, je ne sais pas quelle était l'intention de l'auteur mais, si on laisse les colonnes dans la position où elles sont et si on additionne les chiffres de chaque colonne, à partir de la droite, on obtient le même total pour les deux additions :
1 083 676 269
Bravo à vous si vous avez trouvé des réponses : vous avez réussi votre devoir de vacances !
Michel.
