vendredi 27 janvier 2017

Le Carnaval à Notre-Dame-de-Grâce.

Avec le Carnaval de Québec qui commence, l'occasion est belle pour partager des photos d'activités carnavalesques en rapport avec NDG.

Partiellement sur le territoire de la paroisse, l'axe Boulevard Langelier-Côte Salaberry était l'un des lieux de choix du Carnaval. Le terre-plein du boulevard était idéal pour y construire des monuments de glace. Celui-ci de 1957 est facilement situable dans la section entre Arago et Franklin :

Jean-Paul Castonguay m'a contacté pour me faire part de détails supplémentaires. C'est la famille du boucher Josaphat Dinel qui a fait modeler ce monument de glace. C'est elle aussi, conjointement avec d'autres familles du boulevard Langelier, qui y a déjà érigé une glissade.


Les photos suivantes de Philippe Gingras du premier Carnaval, soit celui de 1894, ont été prises aussi sur le Boulevard. Si quelqu'un peut les situer plus précisément, nous lui en serions reconnaissants :




La Côte Salaberry (fermée à la circulation l'hiver) et le cap ou côteau Sainte-Geneviève se prêtaient bien à des compétitions hivernales, comme la descente en skis. L'arrivée des participants se faisait au niveau de la rue Arago. Le cliché suivant de 1957 en donne une petite idée :


Jean-Paul Castonguay se souvient que le premier trophée pour une compétition de ski féminin a été attribué à Thérèse Royer. Certains athlètes encore plus courageux s'essayaient à descendre la falaise !


Il y a évidemment aussi le bien connu Jean Anderson, originaire de NDG et champion de la course en canot de traversée du fleuve. Voici le canot du Château Frontenac A de son équipage gagnant de 2010 photographié pour le Journal de Québec :

Plus de détails concernant Jean Anderson peuvent être relus dans le message suivant :
http://ndgquebec.blogspot.ca/2010/03/les-anderson-champions-des-courses-en.html

Bon Carnaval 2017 !
Michel.
(merci à Claude Dinel et Simonne Dumont)

jeudi 12 janvier 2017

Le Conseil de Fabrique a consulté les paroissiens concernant la fermeture.

La campagne de financement qui battait son plein dans Notre-Dame-de-Grâce à la fin de 1996 et au début de 1997 avait permis de recueillir un bon montant, suffisamment pour survivre encore un bon moment.

Mais à la fin de janvier, face aux résultats qui n'avaient tout de même pas atteint complètement l'objectif visé, le Conseil de Fabrique sentit le besoin de consulter les paroissiens de NDG. Voici, pour fins de référencement, la lettre d'invitation qui fut distribuée :
"Janvier 1997. 
Aux paroissiens et paroissiennes de la paroisse Notre-Dame-de-Grâce. 
Chers amis et amies,  
Le 23 septembre dernier, lors d'une assemblée de paroisse, nous vous avons mis au courant de la situation précaire de notre église.  
Depuis cette date, nous avons étudié sérieusement ce problème. Nous avons fait appel à différentes compétences de notre diocèse. Nous avons eu une rencontre avec les responsables des différents services diocésains le 14 janvier dernier.  
Comme la situation n'a pas évolué depuis notre rencontre du 23 septembre dernier, avec le soutien des autorités diocésaines, nous arrivons à la conclusion qu'il nous sera impossible de continuer à utiliser notre église.
Avant de prendre une décision définitive, comme nous vous l'avions promis, nous convoquons une autre assemblée de paroissiens et paroissiennes.
Cette assemblée aura lieu dimanche le 9 février immédiatement après la messe de 9 heures 30. 
Vous y êtes tous invités. 
Votre Conseil de Fabrique" 

Deux options furent soumises :
Attendu que la pratique religieuse, dans la paroisse Notre-Dame-de-Grâce. a diminué au point que le nombre de pratiquants ne justifie plus l'existence d'un lieu de culte aussi vaste que l'église actuelle.  
Attendu que la participation à la vie pastorale du milieu est devenue pratiquement inexistante dans la paroisse (comité de pastorale, comité de liturgie, préparation aux sacrements, etc.).  
Attendu que l'analyse de la situation financière des dernières années nous démontre la non-viabilité de la Fabrique.  
Attendu que des réparations majeures et urgentes sont nécessaires pour conserver l'église et que la fabrique n'a pas les moyens financiers pour les faire exécuter.

Attendu que plusieurs autres lieux de culte sont facilement accessibles dans les environs immédiats de la paroisse.  
Option #1: (vente finale et définitive)  
Il est proposé et résolu à l'unanimité (ou résolu à la majorité) que l'église de la Fabrique Notre-Dame-de-Grâce ainsi que les terrains attenants soient mis en vente dans les meilleurs délais.  
Option #2: (vente et négociation avec le futur acheteur pour louer une partie des lieux)  
Il est proposé et résolu que l'église de la fabrique Notre-Dame-de-Grâce ainsi que les terrains attenants soient mis en vente dans les
meilleurs délais et que la Fabrique essaie de négocier, dans la mesure du possible, avec le futur propriétaire pour que des espaces soient loués par la Fabrique à des fins pastorales.
Il fut aussi soumis ce qui suit :
Résolution de fermeture de l'église comme lieu de culte
Il est proposé et résolu que l'église de la Fabrique Notre-Dame-de-Grâce soit fermée définitivement et ne soit plus utilisée comme lieu de culte à partir du 30 juin 1997. 

En conséquence de cette réunion, un comité pour la conservation de l'église fut formé en ce mois de février 1997. Nous examinerons bientôt l'une des premières actions effectuées par ce comité.

Michel.