jeudi 6 octobre 2016

En 1995, on pouvait pressentir la fermeture de la paroisse Notre-Dame-de-Grâce.

Ce que l'administrateur des équipements diocésains de Québec, le père François Boissonneault, pressentait (cliquer ici) vers la fin de 1994, concernant la disparition de quelques paroisses, devint de plus en plus sérieux en 1995.

L'historien d'architecture Luc Noppen tombait à point avec sa série de conférences publiques au sujet du patrimoine religieux de Québec en mars 1995. L'une d'elles eut lieu en l'église Notre-Dame-de-Grâce le 21 mars. Sous le thème général de "L'architecture et le patrimoine religieux de la ville de Québec", la rencontre à NDG organisée par le Centre de développement urbain de la Ville de Québec portait spécifiquement sur "L'église Notre-Dame-de-Grâce : Trésor caché de l'art sacré du Canada français".

Sur la lancée de l'ouvrage en trois volumes "Lieux de culte situés sur le territoire de la ville de Québec", publié conjointement avec Lucie K.-Morisset, les trois autres conférences que Luc Noppen prononça à Québec eurent lieu à l'église Saint-Dominique le 7 mars, à l'église Saint-Jean-Baptiste le 14 mars et à l'église Jacques-Cartier le 28 mars 1995.

Deux mois plus tard, Yves Therrien publia un article intitulé "Diocèse de Québec : 27 paroisses dans le rouge" dans Le Soleil du 16 mai 1995. Il rapportait que le regroupement de paroisses en un seul lieu de culte et la vente de presbytères faisait l'objet de discussions importantes dans les réunions paroissiales. Plusieurs d'entre elles étaient obligées de mettre à pied des agents de pastorale ou encore d'offrir des postes à temps partiel au lieu de temps plein. Selon les régions, la pratique religieuse variait entre 8% et 30%, le plus faible pourcentage se retrouvant dans les villes, ce qui était néfaste pour les finances paroissiales.

En 1996, la paroisse NDG espérait encore trouver des solutions (à suivre).

Michel.