Sylvain Fournier, reconnu au début du mois (cliquer ici) non criminellement responsable du meurtre d'un touriste français à Québec en juillet 2015, demeurera détenu dans un hôpital psychiatrique. Le crime avait été commis à la coopérative L'Étale, située sur l'emplacement de l'ancien église Notre-Dame-de-Grâce.
Ici-Radio-Canada révèle la conclusion sur le sort du meurtrier :
Merci à Jean-François Nadeau.
Michel.
"Il a été déclaré accusé à haut risque en raison de la violence de son crime et du danger qu'il représente pour la société.
La fille de la victime, Christine Aracil, était soulagée d'entendre la décision du juge mercredi au palais de justice de Québec.
« Je suis vraiment contente que mon papa soit en paix. C'était ça qu'il me fallait pour essayer de faire mon deuil et essayer d'avancer », a-t-elle déclarée à sa sortie de la salle de cour, la voix brisée par les sanglots.
Plus tôt dans la journée, Christine a témoigné pour demander à ce que Sylvain Fournier reste détenu. L'accusé souffre de schizophrénie non contrôlée et il était dans un état de délire hallucinatoire lorsqu'il a tué Joachim Aracil, 82 ans, et grièvement blessé sa femme, Arlette Aracil.
(...)
Christine Aracil a raconté au juge que sa mère est restée paralysée du côté droit après l'agression et qu'elle revit la scène du drame plusieurs fois par jour. La petite-fille de la victime a également été traumatisée par cet événement. Elle a refusé de sortir de la maison pendant quatre mois et se sauve quand quelqu'un cogne à la porte.
Selon les deux psychiatres entendus à la barre des témoins, Sylvain Fournier représente un risque de récidive de faible à modéré s'il reste détenu à l'hôpital psychiatrique. Les experts Sébastien Proulx et Sylvain Faucher ont néanmoins fait valoir au juge que le risque serait plus grand s'il était libéré et se retrouvait dans un milieu plus stressant.
L'accusé a confié regretter son geste, mais soutient qu'il a agi pour se défendre. Il demeure donc détenu dans un institut psychiatrique. En tant qu'accusé à haut risque, il devra revenir devant un juge de la Cour supérieure s'il souhaite un jour être libéré."
Merci à Jean-François Nadeau.
Michel.

