Émilie Lapierre Pintal, que nous avons connue principalement pour ses Éditions Zemë qui ont publié le livre de Dale Gilbert "De cloches et de voix" en 2012, a fait une recherche concernant la corderie de chanvre des années 1800, située en majorité sur le territoire de NDG. Elle en a fait profiter le journal "Le Carillon" de mai 2015.
Elle a déterré des informations, que j'ignorais lors de la publication du message à ce sujet qu'on peut relire en cliquant sur le lien suivant :
http://ndgquebec.blogspot.ca/2007/10/la-corderie-de-chanvre.html
Pour le bénéfice des lecteurs qui n'ont pas pris connaissance de l'article du "Carillon", voici quelques détails qui y sont rapportés.
En 1806, Napoléon Bonaparte impose un blocus à l’Empire britannique, ce qui le coupe de sa principale source de bois. L’Angleterre se tourne alors vers sa colonie américaine pour s’approvisionner. Les exportations augmentent tellement que Québec devient l’un des cinq ports les plus importants au monde. Rapidement, les chantiers navals s’installent sur les berges du fleuve Saint-Laurent et de la rivière Saint-Charles.
C’est au début des années 1800 que la famille Rees immigre dans la ville de Québec. Evan Rees est un «Ropemaker» (fabricant de corde, destinée aux navires) et dès 1823 il fait construire une corderie (Rope Walk) à la Pointe-aux-Lièvres. Evan Rees Sr décède l’année suivante et son fils homonyme, Evan Rees Jr, âgé de 25 ans, assure, avec l’appui de sa mère Ann, la continuité de l’entreprise familiale. Pierre Boisseau cède vers 1845 la Villa Bas-Bijou à Evan Rees pour qu’il y réside avec sa famille. Ce dernier construit vers 1847 une corderie sur le terrain no 1 situé à la limite est de Boisseauville, principalement sur le futur territoire de la paroisse Notre-Dame-de-Grâce.
La corde était faite de chanvre, la plupart du temps importé de Russie ou des Philippines. La longueur de la corderie correspondait à celle de la corde qui y était fabriquée. Certains ouvriers de corderies américaines utilisaient même des bicyclettes pour se déplacer plus rapidement d’un bout à l’autre du bâtiment. Mesurant 350 mètres, cette corderie située dans le village de Saint-Sauveur, figure parmi les plus longues de son époque.
Evan Rees Jr décède en 1863 et sa veuve Mrs Evan Rees (née Ann Billing) déménage sur la rue Saint-Vallier.
Un extrait du journal Le Canadien, du 15 octobre 1866 décrit: "TERRIBLE DÉSASTRE. Ce fut vers 4 heures, hier matin, que l’alarme fut donnée. L’incendie traversa alors la rue St. Joseph, communiqua le feu au faubourg St. Sauveur, qui n’existe plus." (photo rare des Archives de la ville de Montréal)
L’incendie du 14 octobre 1866 fut l’un des plus dévastateurs que la ville de Québec ait connu. 2 500 bâtiments brûlèrent et plus de 20 000 personnes se retrouvèrent sur le trottoir à la veille de l’hiver. Les flammes de l’incendie, poussées par un vent nord-ouest consumèrent entièrement la corderie ainsi qu’une grande partie du village de Saint-Sauveur. Il est difficile de savoir qui exploitait la corderie à ce moment-là.
Merci à Émilie Lapierre Pintal pour avoir accordé sa permission d'utiliser sa recherche intitulée "La corderie de Boisseauville : une histoire de bois et de cendre" :
http://www.cccqss.org/IMG/pdf/2015-05_Carillon_WEB_final.pdf
Michel.
Elle a déterré des informations, que j'ignorais lors de la publication du message à ce sujet qu'on peut relire en cliquant sur le lien suivant :
http://ndgquebec.blogspot.ca/2007/10/la-corderie-de-chanvre.html
Pour le bénéfice des lecteurs qui n'ont pas pris connaissance de l'article du "Carillon", voici quelques détails qui y sont rapportés.
En 1806, Napoléon Bonaparte impose un blocus à l’Empire britannique, ce qui le coupe de sa principale source de bois. L’Angleterre se tourne alors vers sa colonie américaine pour s’approvisionner. Les exportations augmentent tellement que Québec devient l’un des cinq ports les plus importants au monde. Rapidement, les chantiers navals s’installent sur les berges du fleuve Saint-Laurent et de la rivière Saint-Charles.
C’est au début des années 1800 que la famille Rees immigre dans la ville de Québec. Evan Rees est un «Ropemaker» (fabricant de corde, destinée aux navires) et dès 1823 il fait construire une corderie (Rope Walk) à la Pointe-aux-Lièvres. Evan Rees Sr décède l’année suivante et son fils homonyme, Evan Rees Jr, âgé de 25 ans, assure, avec l’appui de sa mère Ann, la continuité de l’entreprise familiale. Pierre Boisseau cède vers 1845 la Villa Bas-Bijou à Evan Rees pour qu’il y réside avec sa famille. Ce dernier construit vers 1847 une corderie sur le terrain no 1 situé à la limite est de Boisseauville, principalement sur le futur territoire de la paroisse Notre-Dame-de-Grâce.
La corde était faite de chanvre, la plupart du temps importé de Russie ou des Philippines. La longueur de la corderie correspondait à celle de la corde qui y était fabriquée. Certains ouvriers de corderies américaines utilisaient même des bicyclettes pour se déplacer plus rapidement d’un bout à l’autre du bâtiment. Mesurant 350 mètres, cette corderie située dans le village de Saint-Sauveur, figure parmi les plus longues de son époque.
Evan Rees Jr décède en 1863 et sa veuve Mrs Evan Rees (née Ann Billing) déménage sur la rue Saint-Vallier.
Un extrait du journal Le Canadien, du 15 octobre 1866 décrit: "TERRIBLE DÉSASTRE. Ce fut vers 4 heures, hier matin, que l’alarme fut donnée. L’incendie traversa alors la rue St. Joseph, communiqua le feu au faubourg St. Sauveur, qui n’existe plus." (photo rare des Archives de la ville de Montréal)
L’incendie du 14 octobre 1866 fut l’un des plus dévastateurs que la ville de Québec ait connu. 2 500 bâtiments brûlèrent et plus de 20 000 personnes se retrouvèrent sur le trottoir à la veille de l’hiver. Les flammes de l’incendie, poussées par un vent nord-ouest consumèrent entièrement la corderie ainsi qu’une grande partie du village de Saint-Sauveur. Il est difficile de savoir qui exploitait la corderie à ce moment-là.
Merci à Émilie Lapierre Pintal pour avoir accordé sa permission d'utiliser sa recherche intitulée "La corderie de Boisseauville : une histoire de bois et de cendre" :
http://www.cccqss.org/IMG/pdf/2015-05_Carillon_WEB_final.pdf
Michel.
