mardi 15 septembre 2015

Une fois dépouillée, l'église NDG fut l'objet de projets de conversion.

Environ un an après la fermeture de la paroisse Notre-Dame-de-Grâce et de son église, Dennys Bélanger du journal Le Carrefour rapportait le 5 juillet 1998 les propos du conseiller municipal du Progrès civique, Réjean Gignac :
"Ils ont fait ce que j'appelle une vente de feu avec les biens de l'église. Pourtant les responsables du diocèse m'avaient assuré qu'avant de procéder à la liquidation, il y aurait une annonce publique. Ils ont omis de le faire !" 
En effet tous ses objets de culte et son ameublement ecclésiastique (bancs, confessionnaux, chemin de croix, cloches, etc.) furent vendus à la faveur des autres lieux de culte du secteur ou des antiquaires, rapportant 27 000 $, soit le dixième de la valeur réelle des biens. 

On envisageait alors l'occupation du site par deux projets. D'une part, Sylvio Roy voulait aménager le bâtiment de façon à permettre à des organismes communautaires du milieu d'occuper les espaces libres tout en respectant l'architecture première qui prévaut à l'intérieur de l'édifice. De l'autre, Jacques Saint-Pierre, était actif dans le domaine des arts visuels.

La Ville, de son côté, étudiait aussi un projet pour regrouper des organismes communautaires à volet socioculturel, en coordination avec deux projets du même type : l'école Sacré-Coeur et le centre Édouard-Lavergne, précisait Monsieur Gignac.

Presque au même moment (juillet 1998), l'agent chargé de projet de Développement Mazenod, Richard Lavoie, déposait l'étude de faisabilité (image) d'un projet de réhabilitation de l'église NDG. 

À la fermeture en 1997, il avait été question d'une garderie et d'un centre de travail et d'apprentissage, auxquels étaient associés les noms de Pierre D'Anjou, Dany Langevin, Pierre-André Marquis, Daniel Pearl et Schohraya Spahis. Cette proposition enthousiasmait Jean Forcier, le secrétaire de district du conseiller municipal Jacques Fiset. 

1999 :

Une demande de classement de l'église en vertu de la Loi sur les biens culturels fut déposée en janvier 1999 à la Commission des biens culturels du Ministère de la culture et des communications. Dans un texte de Katia Macias-Valadez (photo), l'une des raisons évoquées pour cette demande était que :
"des entrepreneurs peu soucieux de la préservation de notre patrimoine collectif pourraient y voir une proposition alléchante pour la spéculation immobilière. D'autant plus que le quartier connaît depuis quelques années des phases de développement appréciables."
Au début de 1999 aussi, les Ateliers Entr'Actes et le SITE (dont il fut question dans un message précédent), obtinrent une subvention de la Ville de Québec pour faire réaliser une étude de faisabilité concernant la réhabilitation de l'église Notre-Dame-de-Grâce.

Michel.
(À suivre, pour les développements de ces démarches.)



mercredi 2 septembre 2015

Le Collège NDG a commencé à perdre des spécialités ou années en 1949.

Pendant l'année scolaire 1948-1949, le Collège Notre-Dame-de-Grâce avait "le plein" des années et des spécialités. Les années allaient de la 1ère à la 12ème et les spécialités de la 12ème étaient le scientifique et le commercial.

L'année 1949-1950 commença avec la perte du cours commercial de la douzième année, au profit du Collège Saint-Jean-Baptiste, où le Frère Cyrille dut lui aussi déménager. Voici une photo de la dernière classe de 12ème comportant un secteur commercial à NDG, en 1948-49 :


L'année 1950-51 connut une autre perte : le Collège qui comptait précédemment deux classes de 11ème année en perdit une, suite à un réajustement à la Commission scolaire de Québec.

Le Collège commença à offrir des options "générale" et "spéciale", en plus de la "scientifique", en 1952-53. Ce fut alors le cas de deux sections dans le même groupe de 11ème année.

En 1953-54, bizarrement le Collège n'offrit pas la première année du primaire. Mais l'année suivante, elle en comptait deux groupes !

L'année 1955-56 au Collège débuta avec une perte de deux années : les 8ème et 9ème. Voici les photos de dernières classes de ces deux niveaux du Frère Roméo et de Philippe Bédard, en 1954-55 :


En 1958-59, ce fut au tour de la 10ième année à disparaître. Voici les deux dernières classes de 10ème année des Frère Octave et Marc, en 1957-58 :


L'année 1959-60 fut marquée par le début de groupes constitués de deux années dans une. Ce fut le cas de celle de 2ème et 3ème années de la classe d'Aline Tremblay, dont voici une photo :


1960-61 fut le début de l'ajout de nouvelles dénominations : on utilisait les expressions "sciences-math." et "sciences-lettres". C'est ainsi qu'en 1961-62 le Collège NDG compta 5 groupes de 11ème année : une sciences-maths, deux sciences-lettres et deux générales !

À la dernière année scolaire dirigée par les Frères des écoles chrétiennes, soit 1963-64, l'école NDG commença à perdre des années du primaire. Cette année-là, la 1ème année disparut. Voici la photo de la dernière classe de première année d'Huguette Laperrière, en 1962-63 :


En 1969-70, en plus d'avoir perdu le niveau secondaire lors de l'arrivée des directeurs laïques quelques années auparavant, ce fut au tour de la 2ème année de disparaître. Il y eut alors une classe regroupant les 3ème et 4ème années et deux classes de 4ème.

Voilà terminé un survol des réaménagements des niveaux et nomenclatures qui survinrent au Collège de NDG.

Michel.