Environ un an après la fermeture de la paroisse Notre-Dame-de-Grâce et de son église, Dennys Bélanger du journal Le Carrefour rapportait le 5 juillet 1998 les propos du conseiller municipal du Progrès civique, Réjean Gignac :
On envisageait alors l'occupation du site par deux projets. D'une part, Sylvio Roy voulait aménager le bâtiment de façon à permettre à des organismes communautaires du milieu d'occuper les espaces libres tout en respectant l'architecture première qui prévaut à l'intérieur de l'édifice. De l'autre, Jacques Saint-Pierre, était actif dans le domaine des arts visuels.
Une demande de classement de l'église en vertu de la Loi sur les biens culturels fut déposée en janvier 1999 à la Commission des biens culturels du Ministère de la culture et des communications. Dans un texte de Katia Macias-Valadez (photo), l'une des raisons évoquées pour cette demande était que :
"Ils ont fait ce que j'appelle une vente de feu avec les biens de l'église. Pourtant les responsables du diocèse m'avaient assuré qu'avant de procéder à la liquidation, il y aurait une annonce publique. Ils ont omis de le faire !"
En effet tous ses objets de culte et son ameublement ecclésiastique (bancs, confessionnaux, chemin de croix, cloches, etc.) furent vendus à la faveur des autres lieux de culte du secteur ou des antiquaires, rapportant 27 000 $, soit le dixième de la valeur réelle des biens.
On envisageait alors l'occupation du site par deux projets. D'une part, Sylvio Roy voulait aménager le bâtiment de façon à permettre à des organismes communautaires du milieu d'occuper les espaces libres tout en respectant l'architecture première qui prévaut à l'intérieur de l'édifice. De l'autre, Jacques Saint-Pierre, était actif dans le domaine des arts visuels.
La Ville, de son côté, étudiait aussi un projet pour regrouper des organismes communautaires à volet socioculturel, en coordination avec deux projets du même type : l'école Sacré-Coeur et le centre Édouard-Lavergne, précisait Monsieur Gignac.
Presque au même moment (juillet 1998), l'agent chargé de projet de Développement Mazenod, Richard Lavoie, déposait l'étude de faisabilité (image) d'un projet de réhabilitation de l'église NDG.
À la fermeture en 1997, il avait été question d'une garderie et d'un centre de travail et d'apprentissage, auxquels étaient associés les noms de Pierre D'Anjou, Dany Langevin, Pierre-André Marquis, Daniel Pearl et Schohraya Spahis. Cette proposition enthousiasmait Jean Forcier, le secrétaire de district du conseiller municipal Jacques Fiset.
1999 :
Une demande de classement de l'église en vertu de la Loi sur les biens culturels fut déposée en janvier 1999 à la Commission des biens culturels du Ministère de la culture et des communications. Dans un texte de Katia Macias-Valadez (photo), l'une des raisons évoquées pour cette demande était que :"des entrepreneurs peu soucieux de la préservation de notre patrimoine collectif pourraient y voir une proposition alléchante pour la spéculation immobilière. D'autant plus que le quartier connaît depuis quelques années des phases de développement appréciables."
Au début de 1999 aussi, les Ateliers Entr'Actes et le SITE (dont il fut question dans un message précédent), obtinrent une subvention de la Ville de Québec pour faire réaliser une étude de faisabilité concernant la réhabilitation de l'église Notre-Dame-de-Grâce.
Michel.
(À suivre, pour les développements de ces démarches.)





