J'ai trouvé un document qui énumère les premières réalisations matérielles pour l'église de la paroisse Notre-Dame-de-Grâce.
D'abord voici comment on avait prévu les matériaux de la construction :
Dans un souci d'économie, les concepteurs choisirent des matériaux modestes, d'origine locale:
- Le bois pour l'intérieur : ils tirent parti des effets décoratifs vrais à partir d'une alternance des différentes essences de bois:
pour le décor, sapin, pin, et épinette,
et, pour le mobilier, érable, merisier, chêne, pin, noyer et frêne.
- La brique Citadelle, le bardeau d'amiante pour le revêtement extérieur, le granit de Rivière-à-Pierre;
- Le calcaire de Saint-Marc-des-Carrières.
Il semble que l'église fut dotée d'un premier chemin de croix, avant celui peint par Émilien Dion en 1931. Les donateurs du premier chemin de croix auraient été, pour les différentes stations :
Le 1er février 1925, la contribution des Congréganistes sera collectée pendant les retraites (probablement pour les vitraux).
En 1925, le curé reçoit un don anonyme de 100$ pour l'église.
Les 22 et 23 avril 1925, l'abbé Jean-Thomas Nadeau donna une conférence avec projection lumineuse sur les plans de la future église et du presbytère et sur l'art religieux en général. Début à 8h30 avec chant et musique. La salle paroissiale ne peut pas contenir plus que 500 personnes. Pour avoir droit à des cartes pour la conférence, il fallait être souscripteur et avoir donné au moins 3$ depuis le 1er janvier 1925.
Pour offrir une verrière, il faut débourser 300$ pour une des cinq dans l'abside et 50$ pour celles dans la nef.
C'est l'atelier «de travail artistique sur verre et décoration générale» de Jos. Bernard qui a eu le contrat pour la réalisation des vitraux de l'église NDG. Son atelier était situé sur la 6e Rue à Limoilou puis au 125 de la rue Grant. Les factures sont datées de 1926 et le coût pour les verrières du sanctuaire sont détaillées à 260$ (les 5 de l'abside), les autres le sont à 30$ et il y a aussi des verrières avec inscriptions à 15$. Ces prix ne semblent pas toujours inclure le temps de travail. Le maître est payé 70 cents de l'heure et l'apprenti (ou les apprentis), 20 cents de l'heure. Monsieur Bernard a fourni plusieurs sortes de verre différentes ; il a réalisé des vitres doubles, une vitre avec l'inscription «bureau privé», le dessus «en verre plombé» de la porte principale, etc.
C'est Philippe Roberge, sculpteur, et Alphonse Ferland, menuisier, tous deux de Saint-Jean-Chrysostôme, qui sont embauchés pour réaliser le maître-autel.
Alfred et Jos. Charbonneau de Saint-Sauveur ont sculpté les chapiteaux.
Messieurs Poulin et Messely de Limoilou ont réalisé la ferronerie d'art.
Adélard Dion, menuisier, a reçu en 1926 le contrat pour la fabrication des bancs. En 1928, l'Action catholique mentionne que Monsieur Dion termine les stalles et les corniches du sanctuaire.
En 1931, Dominique Cogné de Montréal vend à l'église NDG une statue en fonte de fer avec bronzage métallique représentant Jésus au Jardin des oliviers (275$). En 1933, il vend:
. une statue de Saint Joseph sans enfant (380$)
. un Christ en fonte de fer (de 5 pi. 10 po. de haut) avec une croix en pin jaune de Géorgie (285$)
. une statue de la Vierge (5 pi. 8 po.) pour 325$
. une statue de Saint Jean (5 pi. 8 po.) pour 325$
. une statue de l'Ecce Homo pour 360$
. une statue de Saint Michel (2 pi. 6 po.) pour 72,50$
En 1931, Émilien Dion (fils d'Elzéar Dion qui effectuait les travaux de peinture dans l'église) réalise le nouveau chemin de croix. Il est alors âgé de 21 ans. (Cliquer ici pour la liste des donateurs des stations de ce chemin de croix.)
Michel.
Dans un souci d'économie, les concepteurs choisirent des matériaux modestes, d'origine locale:
- Le bois pour l'intérieur : ils tirent parti des effets décoratifs vrais à partir d'une alternance des différentes essences de bois:
pour le décor, sapin, pin, et épinette,
et, pour le mobilier, érable, merisier, chêne, pin, noyer et frêne.
- La brique Citadelle, le bardeau d'amiante pour le revêtement extérieur, le granit de Rivière-à-Pierre;
- Le calcaire de Saint-Marc-des-Carrières.
Il semble que l'église fut dotée d'un premier chemin de croix, avant celui peint par Émilien Dion en 1931. Les donateurs du premier chemin de croix auraient été, pour les différentes stations :
1. Famille Télesphore Boutet
2. Famille feu Alphonse Sylvain
3. Joseph Albert Langlois
4. M. et Mme Napoléon Plante
5. Famille Théodore Gagnon
6. Pierre Drouin et sa fille
7. un paroissien
8. Gabrielle Mainguy
9. Joseph Villeneuve
10. Louis Lippi
11. Mme J.-M.Rochette
12. Omer Houde
13. Blanche Plamondon
14. Edmond Castonguay
Le 1er février 1925, la contribution des Congréganistes sera collectée pendant les retraites (probablement pour les vitraux).
En 1925, le curé reçoit un don anonyme de 100$ pour l'église.
Les 22 et 23 avril 1925, l'abbé Jean-Thomas Nadeau donna une conférence avec projection lumineuse sur les plans de la future église et du presbytère et sur l'art religieux en général. Début à 8h30 avec chant et musique. La salle paroissiale ne peut pas contenir plus que 500 personnes. Pour avoir droit à des cartes pour la conférence, il fallait être souscripteur et avoir donné au moins 3$ depuis le 1er janvier 1925.
Pour offrir une verrière, il faut débourser 300$ pour une des cinq dans l'abside et 50$ pour celles dans la nef.
C'est l'atelier «de travail artistique sur verre et décoration générale» de Jos. Bernard qui a eu le contrat pour la réalisation des vitraux de l'église NDG. Son atelier était situé sur la 6e Rue à Limoilou puis au 125 de la rue Grant. Les factures sont datées de 1926 et le coût pour les verrières du sanctuaire sont détaillées à 260$ (les 5 de l'abside), les autres le sont à 30$ et il y a aussi des verrières avec inscriptions à 15$. Ces prix ne semblent pas toujours inclure le temps de travail. Le maître est payé 70 cents de l'heure et l'apprenti (ou les apprentis), 20 cents de l'heure. Monsieur Bernard a fourni plusieurs sortes de verre différentes ; il a réalisé des vitres doubles, une vitre avec l'inscription «bureau privé», le dessus «en verre plombé» de la porte principale, etc.
C'est Philippe Roberge, sculpteur, et Alphonse Ferland, menuisier, tous deux de Saint-Jean-Chrysostôme, qui sont embauchés pour réaliser le maître-autel.
Alfred et Jos. Charbonneau de Saint-Sauveur ont sculpté les chapiteaux.
Messieurs Poulin et Messely de Limoilou ont réalisé la ferronerie d'art.
Adélard Dion, menuisier, a reçu en 1926 le contrat pour la fabrication des bancs. En 1928, l'Action catholique mentionne que Monsieur Dion termine les stalles et les corniches du sanctuaire.
En 1931, Dominique Cogné de Montréal vend à l'église NDG une statue en fonte de fer avec bronzage métallique représentant Jésus au Jardin des oliviers (275$). En 1933, il vend:
. une statue de Saint Joseph sans enfant (380$)
. un Christ en fonte de fer (de 5 pi. 10 po. de haut) avec une croix en pin jaune de Géorgie (285$)
. une statue de la Vierge (5 pi. 8 po.) pour 325$
. une statue de Saint Jean (5 pi. 8 po.) pour 325$
. une statue de l'Ecce Homo pour 360$
. une statue de Saint Michel (2 pi. 6 po.) pour 72,50$
En 1931, Émilien Dion (fils d'Elzéar Dion qui effectuait les travaux de peinture dans l'église) réalise le nouveau chemin de croix. Il est alors âgé de 21 ans. (Cliquer ici pour la liste des donateurs des stations de ce chemin de croix.)
Michel.
