Au 25e anniversaire, en 1944, de la présence des religieuses de Saint-François-d'Assise au Couvent de Notre-Dame-de-Grâce, le bilan rédigé alors nous avait permis d'approfondir les débuts de cette institution d'enseignement. Pour relire cet historique des débuts, on peut cliquer :
Pour connaître la suite, on peut se tourner vers un livre (photo) publié en 2004 par Lise Jacob intitulé :
"Loué sois-tu, pour mes sœurs les saisons. Les Soeurs de St-François-d’Assise au Canada 1904-2004."
Malheureusement dans l'historique, il y a un saut d'une vingtaine d'années, à partir de 1944 jusqu'en 1965. Nous avons donc très peu d'informations, pour ne pas dire aucune, concernant les années 50. Par exemple il serait intéressant de savoir en quelle année le Couvent a été rénové et a affiché une nouvelle façade sur la rue De Mazenod (photo ci-bas).
Je retiens une information concernant le début des années 60 à l'effet que la chorale des fillettes d'une 3e année avait répondu à la convocation par le poste de radio CHRC pour offrir un concert.
Je laisse Lise Jacob décrire les dernières années du Couvent :
Le 1er juillet 1965, les ouvriers de la Commission scolaire lavent, réparent, peinturent tous les locaux de l'école. C'est un ménage complet. Peut-être un peu comme se veut celui de la réforme scolaire en cours... Les registres de l'année 1965, où sont inscrits 400 élèves et 98 enfants de deuxième année pour la première communion, ne laissent augurer aucun signe de déclin pour l'institution. Les obédiences viennent même enrichir le personnel religieux déjà en place avec sœur Léonie Caron, professeure de catéchèse à l'école secondaire Marguerite-Bourgeoys, sœur Louisette St-Hilaire qui prend la direction d'une chorale mixte dans la paroisse et sœur Marie-Berthe Gagnon arrivant dans le milieu pour œuvrer en pastorale. Un comité de parents composé de dix membres se réunit mensuellement pour étudier des questions susceptibles d'améliorer le domaine de l'éducation.
Cependant, voilà qu'en mai 1971 sœur Anna Falardeau et sœur Marguerite Lambert sont informées officiellement qu'elles devront enseigner à l'école des garçons, rue Arago, sous la direction de monsieur Albert Mercier. Le couvent, dit « l'école des filles », sera alors uniquement consacré aux maternelles et au premier cycle du cours primaire. Avec une expérience de trente-neuf ans auprès des enfants, sœur Irène Rousseau quitte la direction après huit années consécutives de service dans cette école. Pour la consolation des sœurs, une ancienne élève, mademoiselle Madeleine Côté, la remplace. Le sort qui guette plusieurs maisons de la communauté atteint aussi le couvent Notre-Dame-de-Grâce.
En septembre 1973, la Commission scolaire annonce la fusion de celui-ci avec l'ancien collège de la paroisse. Les classes sont fermées définitivement, et désormais on ne verra plus aucune élève dans les murs du couvent! Les sœurs peuvent garder leur résidence, mais elles doivent se déplacer pour enseigner. Au printemps 1974, une réunion des citoyens du quartier Saint-Sauveur, tenue sous la présidence du maire J.-Gilles Lamontagne, se conclut par la décision que la ville se rendra propriétaire de l'établissement et le convertira en centre communautaire. Les sœurs devront donc se chercher un nouveau logement pour le mois de juillet.
Devant l'obligation d'avoir à quitter des lieux chers à plusieurs, le 25 mars 1974, sœur Yvonne Allard adresse une lettre à toutes ses sœurs pour les inviter à une ultime visite des lieux. Sœur Yvonne Allard écrivait en mars 1974 :
À la fin de ladite année scolaire, sœur Anna demande à être retirée de l'enseignement pour se dévouer auprès des personnes âgées tandis que sœur Marguerite, remerciée en raison d'un surcroît de personnel, obtient un poste à l'école Saint-Esprit. Ne voulant pas tourner définitivement la page sur une si belle histoire, sœur Marie-Thérèse Gagnon, supérieure provinciale, écrit au cardinal Roy: «Nous songeons à donner une nouvelle orientation à notre œuvre en ce milieu pauvre et à y exercer un apostolat de bienfaisance répondant aux appels de l'Église et aux besoins de l'heure. Mais notre effectif réduit nous oblige à sacrifier pour le moment ce désir.» C'est donc avec les cloches annonçant la célébration du Jubilé d'or de la paroisse (en 1974) que les Sœurs de Saint-François-d'Assise, témoins de sa naissance, quittent pour un temps le 565 rue de Mazenod dans la paroisse chère de Notre-Dame-de-Grâce.
(Le retour à NDG allait se faire au presbytère, en 1975. Plus de détails lors d'un prochain message.)
Michel.
Pour connaître la suite, on peut se tourner vers un livre (photo) publié en 2004 par Lise Jacob intitulé :"Loué sois-tu, pour mes sœurs les saisons. Les Soeurs de St-François-d’Assise au Canada 1904-2004."
Malheureusement dans l'historique, il y a un saut d'une vingtaine d'années, à partir de 1944 jusqu'en 1965. Nous avons donc très peu d'informations, pour ne pas dire aucune, concernant les années 50. Par exemple il serait intéressant de savoir en quelle année le Couvent a été rénové et a affiché une nouvelle façade sur la rue De Mazenod (photo ci-bas).
Je retiens une information concernant le début des années 60 à l'effet que la chorale des fillettes d'une 3e année avait répondu à la convocation par le poste de radio CHRC pour offrir un concert.
Je laisse Lise Jacob décrire les dernières années du Couvent :
Le 1er juillet 1965, les ouvriers de la Commission scolaire lavent, réparent, peinturent tous les locaux de l'école. C'est un ménage complet. Peut-être un peu comme se veut celui de la réforme scolaire en cours... Les registres de l'année 1965, où sont inscrits 400 élèves et 98 enfants de deuxième année pour la première communion, ne laissent augurer aucun signe de déclin pour l'institution. Les obédiences viennent même enrichir le personnel religieux déjà en place avec sœur Léonie Caron, professeure de catéchèse à l'école secondaire Marguerite-Bourgeoys, sœur Louisette St-Hilaire qui prend la direction d'une chorale mixte dans la paroisse et sœur Marie-Berthe Gagnon arrivant dans le milieu pour œuvrer en pastorale. Un comité de parents composé de dix membres se réunit mensuellement pour étudier des questions susceptibles d'améliorer le domaine de l'éducation.
Cependant, voilà qu'en mai 1971 sœur Anna Falardeau et sœur Marguerite Lambert sont informées officiellement qu'elles devront enseigner à l'école des garçons, rue Arago, sous la direction de monsieur Albert Mercier. Le couvent, dit « l'école des filles », sera alors uniquement consacré aux maternelles et au premier cycle du cours primaire. Avec une expérience de trente-neuf ans auprès des enfants, sœur Irène Rousseau quitte la direction après huit années consécutives de service dans cette école. Pour la consolation des sœurs, une ancienne élève, mademoiselle Madeleine Côté, la remplace. Le sort qui guette plusieurs maisons de la communauté atteint aussi le couvent Notre-Dame-de-Grâce.
En septembre 1973, la Commission scolaire annonce la fusion de celui-ci avec l'ancien collège de la paroisse. Les classes sont fermées définitivement, et désormais on ne verra plus aucune élève dans les murs du couvent! Les sœurs peuvent garder leur résidence, mais elles doivent se déplacer pour enseigner. Au printemps 1974, une réunion des citoyens du quartier Saint-Sauveur, tenue sous la présidence du maire J.-Gilles Lamontagne, se conclut par la décision que la ville se rendra propriétaire de l'établissement et le convertira en centre communautaire. Les sœurs devront donc se chercher un nouveau logement pour le mois de juillet.
Devant l'obligation d'avoir à quitter des lieux chers à plusieurs, le 25 mars 1974, sœur Yvonne Allard adresse une lettre à toutes ses sœurs pour les inviter à une ultime visite des lieux. Sœur Yvonne Allard écrivait en mars 1974 :
« Je vous présente notre groupe de six. Sœur Imelda Marcotte est notre cordon bleu; si vous n'avez jamais goûté à ses petits plats et surtout à sa spécialité, la soupe, je vous convie à notre table. Sœur Anna Falardeau, qui a démontré courage et générosité lors de la mort de sa maman, fait la classe à des enfants de 4e année. Sœur Marie-Berthe Gagnon détient la partie harmonieuse: la musique, la chorale paroissiale, la pastorale, si bien que monsieur le Curé l'a surnommée son deuxième vicaire. Sœur Stella Éthier enseigne en 3e secondaire à l'école Marguerite-Bourgeoys de Saint-Sauveur. Sa santé est bonne et elle est pleine de vie. C'est vraiment merveilleux après avoir été si malade! Sœur Marie-Berthe est bien aise qu'elle soit dans sa chorale avec sœur Anna et sœur Marguerite. Celle-ci est titulaire d'une classe de sixième année; c'est une petite femme qui en impose à ses trente et un marmots, lesquels se font valoir. Monsieur le directeur l'apprécie beaucoup. Sœur Yvonne fait partie de l'Âge d'or, c'est certain! Tout en s'occupant des pauvres, elle visite des personnes âgées au foyer Notre-Dame-de-Lourdes. Et voilà le personnel de notre maisonnée, pas nombreux mais toujours heureux de vivre sa mission!
Petit à petit, nous nous préparons au déménagement: emballage de vaisselle, de livres de bibliothèque, qu'il faut séparer et choisir. Ce n'est pas une mince affaire que de sélectionner des choses accumulées depuis plus de 50 ans ! Mais cela permet de ressasser de multiples bons souvenirs ! »
À la fin de ladite année scolaire, sœur Anna demande à être retirée de l'enseignement pour se dévouer auprès des personnes âgées tandis que sœur Marguerite, remerciée en raison d'un surcroît de personnel, obtient un poste à l'école Saint-Esprit. Ne voulant pas tourner définitivement la page sur une si belle histoire, sœur Marie-Thérèse Gagnon, supérieure provinciale, écrit au cardinal Roy: «Nous songeons à donner une nouvelle orientation à notre œuvre en ce milieu pauvre et à y exercer un apostolat de bienfaisance répondant aux appels de l'Église et aux besoins de l'heure. Mais notre effectif réduit nous oblige à sacrifier pour le moment ce désir.» C'est donc avec les cloches annonçant la célébration du Jubilé d'or de la paroisse (en 1974) que les Sœurs de Saint-François-d'Assise, témoins de sa naissance, quittent pour un temps le 565 rue de Mazenod dans la paroisse chère de Notre-Dame-de-Grâce.
(Le retour à NDG allait se faire au presbytère, en 1975. Plus de détails lors d'un prochain message.)
Michel.
